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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2180

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Les langues se délient

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Je dédie cet article à toutes les femmes, victimes de sévices, d’agressions sexuelles, voire de viols et dont certaines ont, en plus de cela, perdu la vie…

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L’affaire que l’on nomme communément maintenant "Weinstein" n’en finit pas de faire des vagues aux Etats-Unis mais aussi chez nous, en France.

Suite à ce tsunami médiatisé (remerciement aux journalistes qui ont eu le courage de publier des articles sur cet épineux sujet malgré l’importance et le "poids" du personnage présumé "coupable") les langues commencent à se délier et de plus en plus de femmes n’hésitent plus à porter plainte contre leurs agresseurs, ce en quoi, je les en félicite chaleureusement.

Malheureusement le chemin sera long à s’opérer avant le changement des mentalités masculines puisque, régulièrement, bien des hommes pensent encore que les femmes qui se font agresser, voire violer sont à l’origine de leur malheur.

Ben voyons !

Je rappelle, pour mémoire, que les agressions sexuelles à l’encontre du sexe opposé sont considérées comme des délits ; les viols sont, quant à eux, considérés comme des crimes, au sens du "Droit" français et se doivent d’être punis très sévèrement par les Cours d’Assises.

Malheureusement on constate, trop couramment, hélas, que bien des victimes féminines de crimes et de sévices sexuels ont beaucoup de mal à faire reconnaitre leurs droits ; les procès intentés et instruits à l’encontre des violeurs "présumés" sont généralement longs, voire très longs et les agresseurs "présumés ne sont pas toujours condamnés par les tribunaux, ce qui est, à mes yeux, révoltant ! Les victimes, dans ce cas, sont laissées pour compte avec leurs nombreux déboires, traumatismes et désagréments inhérents à l’agression subie qui a impacté l’intégrité de leurs personnes…

Un dernier rappel avant que de vous quitter pour aujourd’hui : les hommes n’ont absolument aucun droit de supériorité et d’emprise sur les femmes qui sont libres de leurs vies, de leurs choix mais aussi… De leurs corps !

A méditer, pour certains…

Ecrivainparisien

P 7

Mots clés de cet article :

Weinstein, Sévices, Agressions, Viols, Traumatismes, Cours d’Assises,

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Pour aller plus loin :

http://www.20minutes.fr/monde/2151099-20171015-affaire-harvey-weinstein-cinquieme-actrice-accuse-producteur-viol

Le doigt accusateur

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2164

ocjkpk2z

Les déracinés

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Depuis un mois, voire deux, la chaine « France O », chaine « France Télévisions » de l’outre-mer, a diffusé plusieurs films et émissions documentaires concernant un sujet qui m’a beaucoup touché et qui m’interpelle au plus haut point puisque traitant d’une flagrante injustice. Je voulais donc parler de ce sujet douloureux.

Je vais vous raconter une histoire triste et scandaleuse, mais une histoire vraie et douloureuse pour celles et ceux qui l’ont subie, contraints et forcés.

Bien peu de gens connaissent cette histoire vraie, vieille de plus de 50 ans, mais elle est restée cependant ignorée, non révélée et celée, volontairement, bien des années, par bon nombre de journalistes. Elle n’est pas à la gloire de la République Française, non ; j’irais même jusqu’à affirmer que cette histoire, baptisée « Les enfants de la Creuse » est vraiment une honte, une véritable honte pour la France au plus haut niveau puisque c’est elle qui l’a initiée, en la personne d’un certain Michel Debré, député de l’île de la Réunion.

A ce sujet Wikipedia explique, je cite « De 1963 à 1982, au moins 2 150 enfants réunionnais « abandonnés ou non » et immatriculés de force par les autorités françaises à la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales, furent déplacés par les autorités dans le but de repeupler les départements métropolitains victimes de l’exode rural comme la Creuse, le Tarn, le Gers, la Lozère, les Pyrénées-Orientales. Ce déplacement d’enfants fut organisé sous l’autorité de Michel Debré qui était à cette époque député de La Réunion. »

 

Voilà donc plus de 2000 enfants réunionnais arrachés, voire kidnappés et enlevés à leur famille qu’on envoie par avion à 17 000 kilomètres de leur île. A leur arrivée à Guéret les fratries sont séparées puis envoyées en famille d’accueil.

Certains n’ont appris que beaucoup plus tard, qu’un frère ou une sœur vivaient à seulement quelques kilomètres d’eux puisque les autorités restaient muettes concernant le placement des fratries.

Parmi ces enfants certains ont même été violés avant leur adoption et personne ne semble s’en être ému…

France Inter s’est fait l’écho de cette affaire et en dit ce qui suit :

Extrait de l’article « C’est l’une des histoires méconnues du passé de la France. Durant 19 ans, des enfants réunionnais vont être pris, pour certains, à leurs parents, d’autres sont orphelins et amenés en métropole. Avec un objectif : repeupler les départements victimes de l’exode rural. L’opération débute en 1963 sous l’impulsion du député de l’île à l’époque, un certain Michel Debré. Si les gouvernements se succèdent, la pratique va rester en place jusqu’en 1982. Au moins 2 150 enfants vont ainsi être déracinés selon la commission nationale des enfants de la Creuse créée en février dernier. »

Aujourd’hui et plus de 50 ans après le début de cette « exode volontairement orchestré » les autorités françaises, sans doute pour se donner « bonne conscience » ont créé, en octobre 2013 sur l’Ile de la Réunion une commission concernant ce qu’il est convenu d’appeler un « problème grave ». En janvier 2014 une nouvelle commission s’est réunie, commission composée de 5 experts, chargés d’écouter les « préoccupations » de ces enfants, laissés pour compte sur « l’autel des profits » entre autre chose… Une autre réunion devait suivre le 8 janvier 2014 à Guéret.

J’espère sincèrement, cela pour le renom de la France, que tous ces enfants, devenus adultes aujourd’hui et dont certains sont en âge d’être en retraite, certains s’étant regroupé au cœur de la « Fédération des enfants déracinés » vont pouvoir, pour le moins être correctement indemnisés, même si l’argent ne peut tout faire en l’espèce et ne peut être qu’une petite reconnaissance du mal qu’on leur a infligé au cours de toutes ces années.

Car c’est bien l’Etat Français et personne d’autre qui est responsable de ce gâchis destructeur et broyeur d’existences envers toutes ces personnes ayant besoin de se construire, voire se reconstruire et de retrouver certains éléments manquants à leur vie.

C’est tout ce que je souhaite pour toutes et tous ces déracinés.

Pour la « petite histoire » il s’est produit ce même genre d’exode du côté de la Martinique, de la Guadeloupe, voire de la Guyane… Ceci pour les mêmes mauvaises raisons puisque, là aussi, on a également déraciné nos compatriotes.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Déracinés, Arrachement aux familles, Séparation frères et sœurs, Fédération des enfants déracinés, Réunion, Guadeloupe, Martinique, Guyane, Guéret, Michel Debré, Main d’œuvre gratuite, Repeuplement des campagnes, Viols, Bonne conscience, Enfants de la Creuse

 

Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Enfants_de_la_Creuse

 

https://www.franceinter.fr/societe/la-france-continue-d-entendre-les-enfants-de-la-creuse

 

 

Enfants de la Creuse

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2015

ocjkpk2z

Une certaine apologie du viol et des violeurs

Le doigt accusateur

L’article que je vais publier ce soir parlera d’un sujet excessivement grave puis qu’il aborde le viol, qui comme chacun le sait ou devrait le savoir est un crime qui est puni, dans certains pays, par la peine capitale, tout comme le rapt d’enfant d’ailleurs.

Les violeurs, des malades atteints de pathologies compulsives diverses et variées, tout comme les pédocriminels ne mesurent aucunement, ni avant, ni après l’horreur de leur geste et toutes les conséquences presque multiples à l’infini, souvent pour de longues années voire la vie entière qu’implique le viol qu’ils ont commis sur leur victime.

Il est pour le moins curieux, voire incroyable et désespérant de devoir constater que d’éminents pédopsychiatres de renom tiennent, le plus sérieusement du monde, des propos propres à minimiser le rôle du responsable d’un viol, quelquefois multi récidiviste en lui accordant des circonstances atténuantes et en considérant la victime comme étant consentante et dont le discours passerait donc pour de la fabulation. Un célèbre exemple me vient instantanément à l’esprit, les drames d’Outreau qui illustrent parfaitement mes propos.

J’ai même entendu, outré, les propos d’un psychiatre sur une grande antenne de radio il y a une vingtaine d’années qui expliquait le plus sérieusement du monde que certaines femmes ayant été violées ont été désinhibées de leurs tabous et blocages psychologiques par ce viol.

Tenir des propos de cette teneur lorsqu’on est censé être médecin psychiatre relève de la plus haute trahison du Serment d’Hippocrate, pour le moins.

J’ai eu l’occasion également d’écouter ou de voir un très médiatique et très « réputé » pédopsychiatre, qui n’est pas toujours neutre quant à ses propos lorsqu’il est question de viol.

On croirait presque, à entendre certains « professionnels » de la psychiatrie qu’ils dévoilent publiquement et manifestement sans aucune pudeur les aspects les plus sombres de leur libido lorsqu’ils parlent de viol.

Dans le drame qu’est le viol la victime, bien qu’elle soit l’agressée se sent toujours coupable et honteuse, salie au plus profond de son être par l’horreur sans nom qu’elle a subie, toujours contre son gré et garde des séquelles parfois irréversibles tout au long de sa vie qui se trouve le plus souvent détruite par ce crime insupportable au sens littéral du mot.

Il m’est arrivé de recevoir, en ma qualité d’ami de confiance les confessions de quelques femmes ayant été violées et ce à plusieurs reprises. En faisant une analyse rapide de leur calvaire j’ai entendu chaque fois, les mêmes mots, les mêmes expressions, le même sentiment de haine indicible à l’égard de leur bourreau. Des mots qui font mal, très mal même : inceste, salissure, souillure, déchirure, mal être, impression de vide, perte de confiance en soi mais aussi envers les êtres du sexe opposé, envie d’en finir, haine viscérale à l’encontre de leur violeur, souvent dénommé bourreau.

Tout le monde connait Françoise Dolto, la très médiatique pédiatre et psychanalyste en son temps, décédée en 1988 qui s’est consacrée, en particulier à la psychanalyse de l’enfance.

Dans une interview à la revue «Choisir » de novembre 1979 Françoise Dolto a tenu des propos proprement incroyables concernant le viol.

Je vous laisse apprécier cet article figurant ci-dessous auquel j’apporterai mes commentaires à l’issue.

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Françoise Dolto :
(Entretien cité dans Le Viol du Silence de Eva Thomas)
(Françoise Dolto interrogée par la revue Choisir, en novembre 1979).
" Choisir – Mais enfin, il y a bien des cas de viol ?
F.Dolto – Il n’y a pas de viol du tout. Elles sont consentantes.
Choisir – Quand une fille vient vous voir et qu’elle vous raconte que, dans son enfance, son père a coïté avec elle et qu’elle a ressenti cela comme un viol, que lui répondez-vous ?
F.Dolto – Elle ne l’a pas ressenti comme un viol. Elle a simplement compris que son père l’aimait et qu’il se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l’amour avec lui. "
Et plus loin :
" Choisir – D’après vous, il n’y a pas de père vicieux et pervers ?
F.Dolto – Il suffit que la fille refuse de coucher avec lui, en disant que cela ne se fait pas, pour qu’il la laisse tranquille.
Choisir – Il peut insister ?
F.Dolto – Pas du tout, parce qu’il sait que l’enfant sait que c’est défendu. Et puis le père incestueux a tout de même peur que sa fille en parle. En général la fille ne dit rien, enfin pas tout de suite. " (Entretien cité dans Le Viol du Silence de Eva Thomas)

Que penser des propos incroyables proférés par madame Dolto qui était à cent lieues des réalités ? Elle considérait, à l’en croire, que le viol n’existe pas puisque d’après elle, les victimes sont consentantes ! [Ben voyons.]

Madame Dolto n’avait sans doute pas le temps de lire les journaux, rubrique faits divers pour proférer de telles inepties.

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Dans les extraits d’un autre ouvrage, je vous laisse apprécier le cynisme absolu de madame Dolto :

Quelques extraits du livre : L’enfant, le juge et la psychanalyste ; entretien entre F. Dolto et A. Ruffo, Gallimard, 1999.

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page 11 (préface) :
La juge : « Ce jour là, Françoise Dolto nous a parlé avec l’assurance que lui donnait sa longue expérience clinique de psychanalyste, son respect des enfants. »
Page 33
La juge : […] ce que je veux dire c’est qu’il arrive souvent avec des enfants de douze, treize ans, qu’on nous dise: « Cet enfant a des troubles de comportement », parce qu’il a vécu un inceste, parce qu’il a été rejeté, parce qu’il a été méprisé. Mais moi je refuse de lui accorder la protection pour ses troubles.
F. Dolto : mais vous avez tout à fait raison parce que l’important c’est : puisqu’il a survécu, qu’est-ce qu’il y a eu de suffisant pour y prendre son pied ? Si un être est vraiment traumatisé, il tombe malade ; si un être n’a pas de quoi vivre, il ne continue pas.

Page34
F. Dolto : Si les enfants savaient que la loi interdit les privautés sensuelles entre adultes et enfants,
[Madame Dolto considérait que le viol était une chose sensuelle, pas sexuelle. Ben voyons, de plus en plus fort – ndlr] et bien, à partir du moment où un adulte le lui demande, s’il accepte, c’est qu’il est complice, il n’a pas à
se plaindre. Mais il peut avoir, sans se plaindre, à dire : « mais ça m’a fait très mal. – Oui. Pourquoi t’es-tu laissé faire puisque tu savais que ce n’était pas permis… »
À partir du moment où l’enfant est au courant, très jeune de la loi, il est complice et on peut l’aider beaucoup mieux.
La juge : Je comprends très bien. À ce moment-là, on ne lui donne pas un rôle de victime.

Page 53
La juge : Oui. Les enfants se sentent tellement coupables ! C’est leur donner la permission de grandir de leur dire qu’ils ne sont pas responsables de leurs parents.
F. Dolto : Ils sont responsables de laisser les parents commettre un acte qui les avilit dans leur relation à leurs enfants.
[On nage en plein délire, là !]

Page 81
La Juge : Mais quand le père nie et que la mère est complice, que la mère refuse ou est incapable de protéger son enfant, qu’il faut le retirer du milieu familial, qu’arrive t-il de cette relation avec le père ?
F. Dolto : Ça dépend de chaque enfant, et je crois que ça dépendra de la relation
maturante [? un adjectif ne figurant dans aucun dictionnaire – ndlr] qu’il va rencontrer avec la famille dans laquelle il sera placé, ou avec l’éducateur avec qui il pourra parler et qui pourra justement lui faire comprendre que l’excitation dans laquelle était son père, peut-être sans l’avoir cherché, l’enfant en était complice. Parce que je crois que ces enfants sont plus ou moins complices de ce qui se passe… Il faudra leur dire très tôt… Qu’ils ont un devoir de se dérober à ça pour que leurs parents restent des parents pour eux…

Page 83
F. Dolto : Les enfants fabulent beaucoup, oui, c’est vrai. Vous voulez dire : est-ce qu’ils fabulent sur les agressions dont ils sont l’objet ?
La Juge : Oui, par exemple, un enfant dit : « Papa a fait ceci ou cela avec moi. »
F. Dolto : Oui, justement, et les enfants ne pourraient plus le faire s’ils avaient été informés avant. « Et là pourquoi as-tu laissé faire puisque tu savais que tu ne devais pas, pourquoi l’as-tu laissé faire ? Ton rôle d’enfant, c’était de l’empêcher. »
[Là on frise le scandale, la faute lourde, l’exclusion – ndlr]

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Tels étaient donc les « talents » cachés de madame Dolto.

Pendant ce temps des filles mais aussi des garçons, des femmes, des mères, des enfants, voire des bébés, eh oui, continuent de subir ces outrages, je ne parle même pas des tournantes qualifiées de « viols en réunion » par le législateur.

Aujourd’hui de plus en plus de personnes ayant été violées n’ont plus honte d’aller porter plainte. Toutes ces personnes font preuve d’un grand courage car, même encore aujourd’hui, elles sont souvent suspectées ; pas le présumé coupable, ou pas suffisamment.

Le grand « déballage » qu’elles ont à subir lors de leur dépôt de plainte, une sorte de « parcours du combattant » leur remet en mémoire les douloureux moments qu’elles ont vécu.

Voilà donc ce que je tenais à dire au sujet du viol en cette fin de premier mai.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Viols, Inceste, Maux de société, Françoise Dolto, Psychiatres, Pédopsychiatres, Crimes, Victimes, Destruction, Faits de société,

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