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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2154

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Souvenirs de rentrée

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La rentrée des classes aura lieu cette année jeudi prochain pour 12 millions d’écoliers.

L’occasion m’est donc offerte pour publier une nouvelle fois, sur le forum, un article que j’avais rédigé il y a quelques années en hommage à l’un de mes instituteurs, monsieur Georges Cosson.

J’écrivais donc, en son temps, ce qui suit à propos de cet homme dont je conserve, en mon âme, de merveilleux souvenirs d’une époque aujourd’hui totalement révolue.

Portrait d’un homme intègre

En rédigeant tout à l’heure une réponse à un commentaire m’ayant été adressé par une amie concernant un certain Karl Marx, grand théoricien, il m’est revenu en mémoire, par associations d’idées une époque, aujourd’hui révolue : l’école à « l’ancienne », celle du temps que nos récents ministres de l’Education Nationale n’ont jamais pu connaitre puisque la plupart d’entre eux n’étaient pas encore nés ou n’étaient pas en âge de comprendre.

En ce temps là, les instituteurs étaient gens respectables et respectés tout autant qu’admirés, voire imités et cela sans qu’ils aient eu besoin de faire d’efforts particuliers. Dans les petites villes et les villages ils occupaient d’ailleurs souvent le poste de secrétaire de mairie puisqu’ils détenaient le savoir.

J’ai eu le privilège de bénéficier de l’enseignement de l’un de ces hommes de l’Art, à la fin des années 1950.

Cet homme exceptionnel, à plus d’un titre s’appelait monsieur Georges Cosson et exerçait son métier à Montargis (Loiret)

J’ai suivi son enseignement deux années durant, en 1958 et en 1959 et c’est au cours de ces 2 années scolaires que j’ai appris l’essentiel de ce qui reste aujourd’hui, plus de 58 ans plus tard, mon bagage intellectuel.

Georges Cosson était un homme imposant à plus d’un titre et tous ses élèves, sans exception, lui portaient un respect qu’il savait leur rendre. Nul besoin, pour lui, de lever la main sur un élève pour être compris ; sa stature physique et son regard tout autant que sa voix posée savaient convaincre quiconque dans les meilleurs délais.

Cet homme sévère mais juste avait une pédagogie efficace et chacun de ses élèves se faisait un point d’honneur de retenir l’enseignement dispensé.

Il était communiste convaincu mais ne le chantait pas sur les toits bien qu’il en soit fier. Il mettait en pratique les plus nobles théories du communisme, à savoir le partage et ce qu’il nous apprenait ne faisait pas toujours partie du programme pédagogique de l’Education Nationale mais il savait éveiller nos esprits, nous intriguer tout autant que nous intéresser aux choses de la vie, celles que nous allions mettre en pratique quelques années plus tard.

Georges Cosson reste le meilleur des professeurs que j’ai eu au cours de toute ma scolarité, y compris mes années de lycée et je continue de porter haute estime à son âme. Si ma vocation première était de vouloir devenir professeur afin de transmettre mon savoir aux autres c’est incontestablement à Georges Cosson que je le dois.

Je souhaite à chaque élève d’avoir au cours de sa scolarité un professeur tel que lui.

Merci, monsieur Cosson, pour ce que vous avez fait pour nous.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Instituteur, Vocation, Hommage, Savoir, Georges Cosson,

 

Georges Cosson

Monsieur Georges Cosson, mon instituteur (1958)

Classe de Georges Cosson 1959

Monsieur Georges Cosson et sa classe (1958)

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