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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1865

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Chronique de la torture ordinaire

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J’ai été interpelé récemment par un certain nombre de messages alarmants tout autant que consternants quant au contenu de certains de ceux-ci. Ces messages me sont arrivés par l’intermédiaire de mon ami Mario Valenza, le très actif Président de la Brigade Anti Corrida de la bonne ville de Marseille.

Le premier de ces messages, envoyé sous forme de lien concerne la Société d’Alain Afflelou, un homme d’affaires habituellement particulièrement avisé et œuvrant dans le domaine de la lunetterie tout autant que dans celui des milieux sportifs.

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L’union fait la force :

Le message de Mario disait en substance que la Société Afflelou sponsorisait les fêtes tauromachiques de Bayonne et avait signé un contrat de partenariat avec cette ville, la plus ancienne ville française à pratiquer des corridas avec mises à mort de taureaux. Ce contrat s’élève à 500 000 euros par an et il a été initialement établi pour durer 3 ans.

La France est en pleine crise économique, tout le monde le sait mais certains se permettent, dans le contexte actuel de distribuer de l’argent pour sponsoriser des activités coupables puisque la corrida est un acte barbare, issu en droite ligne des jeux du cirque pratiqués du temps de l’Empire romain ; des activités d’ailleurs classées hors la loi par la charte du droit de l’animal, en vigueur dans toute l’Europe depuis une décennie et cette charte parle d’assassinats dans son article 3 pour ce qui concerne les taureaux.

Dans cette affaire monsieur Afflelou n’a pas été avisé je pense ou alors il aura été bien mal conseillé à mes yeux ; à moins qu’il n’ait voulu « aider » son grand ami, monsieur le maire de Bayonne, par ailleurs actuel président de l’Association des villes taurines de France en lui « consentant » une subvention puisque les activités taurines de la ville de Bayonne sont en déficit chronique depuis plusieurs années ; un déficit payé par les contribuables bayonnais, amateurs de corridas ou non, soit dit en passant.

La question est posée.

Toujours est-il que j’ai décidé de faire savoir à monsieur Afflelou ma manière de penser par lettre ouverte interposée, une lettre que vous trouverez ci-après.

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Lettre ouverte aux dirigeants de la maison Afflelou

Mesdames, Messieurs,

Votre enseigne commerciale est connue en qualité de société commercialisant de l’optique, puisque vous avez beaucoup investi pour cela afin de vous faire connaitre d’un large public.

Cependant, suivant le vieil adage, souvent vérifié hélas, selon lequel « les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés », vous devriez utiliser certaines de vos productions pour votre propre compte ; cela vous permettrait, à défaut de voir l’avenir en rose (couleur dans l’ère du temps depuis environ deux mois), cela vous permettrait, disais-je, de voir distinctement les outrances de la gestion de vos investissements.

En effet « offrir 500 000 euros » pour subventionner, c’est-à-dire cautionner les actes barbares d’un autre âge que sont les corridas, des assassinats qui ne veulent pas avouer leur nom est déjà chose impardonnable au plan humain dans la mesure où, si vous souhaitez vous faire nom et aura respectables, votre subvention pourrait servir plus utilement des causes humanitaires, nobles et valorisantes qui ne manquent pas dans notre pays, voire à l’étranger.

Vous préférez, plutôt que « donner » dans le « social » ou l’humanitaire, ce qui ne serait qu’un juste retour de « rétribution morale » au profit de ceux qui vous permettent d’exister et de prospérer, vous préférez donc, disais-je, jouer une carte qui n’est plus en odeur de sainteté chez nous, en France, mais aussi chez nos voisins espagnols et portugais tout autant que bien loin de chez nous aux Amériques.

C’est bien sur votre droit le plus absolu, certes, mais je suis certain que c’est un choix qui vous desservira à court terme puisque la corrida, pratique bestiale d’un autre âge, s’apparentant aux jeux du cirque de l’Empire romain reste une pratique qui est en voie de disparition à court ou moyen terme, que vous le vouliez ou non.

Un jour prochain vos actionnaires ne manqueront pas, à juste titre de vous réclamer des comptes.

Ce jour là, vous serez sans doute mis à l’index, voire en minorité en expliquant que votre investissement « corrida » n’avait pour seul et unique but que d’aider votre « ami » le maire de Bayonne qui sombre sous les difficultés financières liées à l’inquiétant recul de fréquentation des pratiques tauromachiques.

Je ne voudrais pas être à votre place, ce jour là, mesdames et messieurs du staff Afflelou.

Salutations attristées.

Jean Claude Lataupe, alias ecrivainparisien, écrivain pamphlétaire et journaliste indépendant et politiquement incorrect.

Copie adressée, pour information à :

Crac Europe, aux bons soins d’Hélène Vaquier, Présidente et Jean-Pierre Garrigues, vice-président

Bac Marseille, aux bons soins de Mario Valenza, Président

Toutes associations anti corrida ainsi que celles défendant les animaux ayant pignon sur rue par l’intermédiaire des réseaux sociaux

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Lorsque l’information de départ a été connue, à savoir le contrat de partenariat entre la société Afflelou et la ville de Bayonne, la société Afflelou a reçu des centaines, voire des milliers de fax, de messages et autres coups de téléphone lui indiquant l’indignation générale du public suite à ce partenariat destiné à financer des assassinats de taureaux. Et ce public, particulièrement mécontent achète des lunettes, bien sur et a menacé la société Afflelou de s’approvisionner pour l’achat de ses futures lunettes auprès des enseignes concurrentes.

Il y a deux jours Alain Afflelou, en personne a publié un communiqué indiquant qu’il annulait son partenariat avec la ville de Bayonne.

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Le second message de Mario me disait que le groupe Casino avait imposé à l’ensemble du personnel de son supermarché Grand Casino, situé à Istres, dans les Bouches-du-Rhône, le port d’un uniforme rappelant la corrida durant la Féria organisée récemment dans cette ville de tradition tauromachique également.

Ma plume pamphlétaire a parlé, là encore pour rédiger une nouvelle lettre ouverte que je vous offre ci-dessous :

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Lettre ouverte à la direction du Groupe Casino, Saint-Etienne

Mesdames, Messieurs,

J’ai appris que vous imposiez le port d’un uniforme vantant les mérites de la corrida à tous les personnels de votre succursale d’Istres durant les fêtes de la féria.

Je me permettrai de vous faire respectueusement observer que vous imposez le port d’un uniforme et ce, sans concertation, à l’ensemble des personnels de cet établissement, ce qui est en soi regrettable puisque cette obligation s’apparente à un dictat mais, chose infiniment plus grave encore à mes yeux : en imposant cet accoutrement vous cautionnez la barbarie que représente la corrida et vous vous faites les complices de tortures et d’assassinats aux portes de votre établissement en dépit de la charte du droit de l’animal, une charte en vigueur dans toute l’Europe.

Vous vous faites donc les complices de tueries moyenâgeuses, Mesdames et Messieurs les responsables, tout comme les aficionados et le réquisitoire, ci-dessous vous concerne autant que ces êtres insensibles aux valeurs qui font la grandeur de l’Homme

Réquisitoire contre un monstre patenté

Eh, toi, oui, toi assis là bas sur le troisième gradin, c’est à toi que je m’adresse !

N’as-tu pas le sentiment d’être complice d’un assassinat programmé qui va bientôt intervenir là, sur le sable de cette arène qui va rougir du sang versé, comme devrait rougir de honte ton front puisque tu cautionnes, par ta présence cette barbarie moyenâgeuse s’apparentant aux jeux du cirque de l’Empire Romain ?

Complice tu l’es déjà, pour commencer, par préméditation puisque tu as fait l’acquisition de ce billet te permettant d’assister à cette descente aux enfers, prévue en plusieurs étapes capitales, comme la peine du même nom, une peine que l’on va infliger sous tes yeux de voyeur à un être vivant qui va souffrir avant d’agoniser n’étant plus en mesure de se défendre loyalement puisqu’on l’a préalablement « préparé » au sacrifice par des actions de sape perpétrées contre lui.

Complice, tu l’es en effet pour continuer, toi, l’aficionado qui va te délecter des coups portés par le picador enfonçant sa lame dans l’échine du taureau qui commence à faiblir !

Complice, tu continueras de l’être et tu persisteras quand tu applaudiras l’exécuteur des basses œuvres dans son habit de lumière, plantant, de manière appuyée et rageuse ses banderilles dans l’échine du taureau à plusieurs reprises.

Complice tu le resteras, bien sur quand tu assisteras, excité et jouisseur au moment suprême qui sera venu quand le bourreau, dans son habit d’apparat et le bras armé, plongera son glaive dans l’échine pour atteindre le cœur de l’animal abruti, assommé et hébété par la somme de coups lui ayant été portés au cours de cette mascarade ; un animal qui bientôt chancellera puis s’agenouillera dans le sable rougi avant de s’effondrer latéralement et de tomber dans le coma provoquant à cet instant un tonnerre d’applaudissements de la part des monstres venus là, comme toi, pour jouir du spectacle de la mort qui vient de passer sur l’autel de la barbarie où le sadique assassin s’est délecté à sophistiquer la mort qu’il a choisie et portée pour votre plus grand plaisir obscène et malsain puisqu’inhumain comme aucun.

Complice, tu l’es finalement mais irresponsable aussi, comme beaucoup de ceux qui sont là, comme toi, pour assister à cette messe noire ; car tu as entrainé avec toi cet enfant auquel tu imposes de subir un spectacle pour lequel il n’est pas préparé, le traumatisant ainsi gravement pour longtemps, peut-être pour toujours.

Complice, tu l’es donc et sans circonstances atténuantes ; c’est ce que te répondra, un jour, le Grand Homme lorsque tu te présenteras à lui et qu’il t’infligera alors le châtiment que tu mérites : bruler dans les flammes de l’enfer pour l’éternité, ainsi que tous ceux, qui, comme toi, picadors et matadors en tête, se sont délectés leur vie durant en participant ou en assistant à ces messes noires.

Comme je te plains, toi, le monstre sadique, sanguinaire et jouisseur !

Ecrivainparisien

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J’ai reçu une réponse type émanant du Groupe Casino qui admet avoir imposé un uniforme aux personnels de son Géant Casino d’Istres durant la Féria mais qui reconnait également qu’il y a des problèmes dans les arènes de cette ville.

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Le troisième message reçu concerne la présidente d’une association anti corrida qui s’approprie, à titre personnel la victoire que représente le retrait de l’opération de partenariat de la Société Afflelou avec la ville de Bayonne.

J’ai fait connaitre, là encore, à cette personne d’une mauvaise foi éhontée ma manière de penser quant à sa malhonnêteté morale dans cette affaire. Ma lettre ouverte se trouve ci-dessous et clôturera cette chronique de la torture ordinaire.

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Lettre ouverte à la Présidente de l’Association Anti Corrida

Madame,

J’ai eu l’occasion de voir des documents de votre association faisant état de votre satisfecit suite au retrait du partenariat de la société Afflelou au profit de la ville de Bayonne.

Vous avez l’outrecuidance de vouloir vous approprier malhonnêtement, au plan moral s’entend et à titre personnel une victoire collective concernant le retrait du partenariat accordé précédemment par la société Afflelou à la ville de Bayonne.

Je me permettrais respectueusement de vous faire observer, Madame que votre association et vous-même ne représentez qu’une petite partie des associations tout autant que des personnes qui ont fait que ce succès ne vous appartient nullement à titre personnel.

Si l’on observe dans les médias les prises de position qui sont les vôtres depuis quelque temps on peut légitimement se poser la question de savoir dans quel camp vous vous situez.

La démarche consistant à vous démarquer de manière déloyale, voire malhonnête vis-à-vis d’autres associations de défense relève plus d’une action « commerciale » pour faire prospérer votre association, élevée au rang de société lucrative grâce aux subventions que vous percevez plutôt que d’une action honorifique en faveur des animaux que vous êtes censée défendre. Par vos actions destructrices vous ne faites que desservir la cause que vous êtes normalement censée honorer, en qualité de présidente d’association de défense. Je ne suis pas loin de penser d’ailleurs que vos propos trouvent un écho favorable dans les rangs des lobbies taurins.

J’espère objectivement que les adhérents de votre association ne resteront pas dupes éternellement et sauront prochainement vous faire comprendre, démocratiquement que vous n’êtes plus digne de les représenter.

Je vous salue, Madame la Présidente.

Ecrivainparisien

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