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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2171

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Merci pour ce moment

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On pensait, après 5 ans de galère, pour beaucoup, être enfin débarrassés du malheur et pouvoir espérer une sensible amélioration de la vie courante.

On pensait finies les magouilles, tripatouillages et détournements d’argent public à des fins personnelles.

Eh bien, non !

Fort de ces constatations mais aussi de la colère et de l’évidente exaspération du corps électoral, dimanche dernier et contre toute attente, les électrices et électeurs ont enfin renversé la table et balayé ceux qui les ont bernés et dupés depuis plus de 30 ans en s’appropriant le pouvoir et en restant sourds aux attentes de la France, préoccupés qu’ils sont depuis toujours, non pas pour le bien du pays mais plutôt pour leur carrière.

Devant cette bérézina prévisible de longue date, l’intelligentsia au pouvoir tente, de manière grossière, d’avancer un pion sur l’échiquier afin de sauvegarder ses avantages.

Le spectre de la catastrophe se profilant à l’horizon si d’aventure le vent tournait soudainement, l’arsenal habituel se met en place en pareil cas avec l’aide des médias œuvrant pour la sauvegarde de la classe dirigeante, celle de la finance, pour battre ou faire battre le "loup nationaliste" qu’ils jugent dangereux pour les "privilèges" de la caste dirigeante.

On dit que le peuple est souverain. J’espère, cette fois, que ce peuple saura nous le démontrer dans l’action et ce de bien belle manière…

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Privilèges, Colère, Exaspération,

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Pour aller plus loin :

http://www.ouest-france.fr/medias/cnews-suspend-audrey-pulvar-d-antenne-pour-une-petition-anti-le-pen-4951232?utm_source=neolane_of_newsletter-generale&utm_medium=email&utm_campaign=of_newsletter-generale&utm_content=20170427&vid=1934384&mediego_euid=1934384

https://www.insolentiae.com/journee-de-merde-ledito-de-charles-sannat/

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2170

ocjkpk2z

Aux âmes bien nées

Le doigt accusateur

"Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années", avait écrit jadis, un célèbre dramaturge et poète rouennais, loin, très loin même des discours d’un dramatique homme politique français, né, lui aussi à Rouen et qui sévit depuis cinq longues années déjà, pour le malheur du plus grand nombre de ses concitoyens…

Certes !

Mais l’habit n’a jamais fait le moine, du moins j’en connais quelques uns qui n’auraient jamais pu être "hommes de Dieu" même si le plus grand nombre pense que tous ces "grands personnages" auraient tendance à nous servir, non pas la soupe, la leur est si bonne d’ailleurs qu’ils se battent tous pour avoir du rab, mais tous ces gens qui nous prennent presque tous de très haut nous servent plutôt la "messe cathodique" depuis un moment déjà, à tel point que nous sommes en pleine indigestion intellectuelle.

Il ne suffit pas d’avoir un beau costume, fort cher au demeurant, même pour ceux qui travaillent, un costume taillé sur mesure pour faire illusion en usant et abusant de discours hermétiques et lénifiants comme ceux d’un énarque ; pourtant on apprend dans les écoles qui se "respectent" à toujours se mettre au niveau et à la portée de ses "auditeurs", en d’autres termes il faut parler un langage compréhensible par le plus grand nombre pour pouvoir être compris et éventuellement suivi dans ses prétentions et espérances…

Mais il faut également savoir rester humble, voire modeste et ne surtout pas se croire "arrivé", pas plus qu’il ne faut croire que les suffrages des électrices et électeurs sont acquis. Les voix des électrices et électeurs n’appartiennent à personne, les consignes données ne servent donc à rien, le corps électoral étant majeur le choix lui appartient, en dernier ressort.

Rester humble, certains l’ont oublié et la réponse des votantes et votants s’est chargée de les rappeler à l’ordre dimanche dernier créant une véritable hécatombe dans les rangs de ceux qui jadis avaient pignon sur rue. Le coup étant pourtant prévisible puisqu’il est le résultat de plus de 40 ans de mensonges et de tromperies en tous genres. La leçon portera-t-elle ? Pas sur !

Autre chose, on peut aisément constater depuis un bon mois la trahison de certains envers leurs amis politiques de longue date à grand renfort d’annonces. Certains sont des champions dans le retournement de leur "veste", que ne ferait-on pas pour espérer retrouver un poste de député, voire de ministre ou de secrétaire d’état !

Dans le même ordre d’idées on peut également constater l’acharnement de certains à dénigrer un parti que l’on dit être dangereux et tenter de tout faire pour le discréditer au maximum mais en oubliant un détail : ce sont les électrices et électeurs qui choisissent ceux qu’ils veulent voir les représenter…

Tout se paie un jour ou l’autre, d’aucuns viennent d’en faire la douloureuse et cruelle expérience ainsi que les frais et cette expérience pourrait parfaitement se reproduire en juin prochain et ce ne sera sans doute pas "Champagne pour les uns et caviar pour les autres" comme le chantait Jacques Higelin.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Présidentielles, Trahison, Dénigrement,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2169

ocjkpk2z

Attentat sur les Champs-Elysées

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Hier soir, peu avant 21 heures, un "présumé" terroriste a ouvert le feu en direction d’un car de police stationné sur "la plus belle avenue du monde" faisant ainsi un mort et au moins 2 blessés parmi les forces de l’ordre. Cet attentat a entrainé un mouvement de panique dans la foule, nombreuse, se trouvant sur les Champs-Elysées et se réfugiant, tous azimuts, en direction des magasins et restaurants se trouvant sur l’avenue dans le but de tenter de protéger leur vie.

Le "présumé" terroriste a été abattu par les forces de l’ordre se trouvant sur les lieux.

A l’heure à laquelle je rédige cet article toutes mes pensées ainsi que ma compassion la plus totale s’en vont en direction de la famille du policier abattu, victime de son devoir mais elles s’en vont également en direction de ses collègues blessés lors de cet attentat terroriste mais aussi en direction de tous mes compatriotes qui sont tombés sous les balles des terroristes durant les deux dernières années, à commencer par les journalistes de Charlie Hebdo, victimes de leurs dessins, sans oublier les deux fonctionnaires de police assassinés à Magnanville et le fonctionnaire de police chargé de protéger l’équipe de Charlie Hebdo, abattu froidement, lui aussi, sur un trottoir de la capitale…

Je souhaite également un prompt rétablissement aux deux fonctionnaires de police blessés hier soir lors de cet attentat.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Attentat, Champs-Elysées, Terrorisme,

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Pour aller plus loin :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/04/20/01016-20170420LIVWWW00360-en-direct-fusillade-coups-de-feu-champs-elysees-paris-policier.php

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2168

ocjkpk2z

Le loup est dans la bergerie…

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Alors que nous sommes à moins d’un mois du premier tour des élections présidentielles chacun, en très haut lieu, s’ingénie à œuvrer pour faire ce qu’il pense être le mieux pour préserver avant tout ses "petits avantages" mais en voulant nous faire croire que ce qui est bon pour lui sera forcément bon pour nous.

D’aucuns, retournant allègrement leur veste, bafouent leur parole en tournant casaque, tels des girouettes en direction d’un vent "macronien" semblant en apparence quelque peu porteur d’espérances hautement lucratives.

Le play-boy flamboyant, parlant parfois de manière énigmatique engrange, ravi, les ralliements quelquefois contre nature d’une cour "d’opportunistes pur sucre", qui espère bien se faire une place au soleil d’ici peu.

Valls par exemple, reconnu comme traitre à la cause, prétentieux et bouillant aficionado et l’un des responsables du déclin de la France, ainsi que quelques autres, presque aussi "mouillés" que lui, se sont ralliés au "panache blanc" de ce "Messie" d’un monde en marche ayant une haute idée de sa petite personne mais qui est loin, très loin même d’avoir ce que le général possédait comme une seconde nature, chevillée au corps : la grandeur de la France ainsi que sa place dans le monde.

Mais tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, celui de Macron, grand ami de la finance nationale et internationale mais duquel le français "moyen" ne peut rien espérer ni rien attendre, puisque le général de corps d’armée Bertrand Soubelet, ex numéro 3 de la gendarmerie qui, on s’en souvient, a été promu et muté sur une voie de garage loin, très loin de la métropole, puis rapidement radié de la gendarmerie, pour avoir osé exprimer devant une commission de députés de l’Assemblée Nationale la réalité des problèmes sécuritaires dans notre pays avait, dans un premier temps, rallié cette mouvance en marche mais vient de s’en désolidariser et de s’en expliquer de manière claire comme vous pourrez le voir en cliquant sur le lien situé au bas de mon article et lui étant consacré.

Il est bien évident que tous les "bons samaritains" susnommés, eux qui veulent notre "bien" et veulent aussi et surtout nous influencer sont mal placés, très mal placés même, pour nous donner des leçons puisque voulant réfléchir à notre place, eux qui confondent intérêt du peuple et intérêts personnels. N’est-ce pas madame et monsieur Fillon ? N’est-ce pas monsieur Bayrou? N’est-ce pas monsieur Leroux ? N’est-ce pas monsieur Joulaud ? N’est-ce pas madame Royal ?

La France en a marre de toutes ces girouettes intéressées qui nous asphyxient et nous pourrissent la vie.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Elections présidentielles, Girouettes, Opportunistes,

Liens en rapport avec cet article :

http://www.rtl.fr/actu/politique/presidentielle-2017-le-general-bertrand-soubelet-lache-emmanuel-macron-7787863243

http://www.rtl.fr/actu/politique/macron-valls-hamon-primaire-ps-7787870861

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2167

ocjkpk2z

Ce qui est légal n’est pas pour autant moral.

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L’élection présidentielle bat son plein et s’accélère depuis un moment. Cette campagne devient totalement insupportable au point, qu’à moins de 30 jours du premier tour, beaucoup d’électrices et d’électeurs ne savent toujours pas pour qui voter ni à qui pouvoir apporter leur suffrage.

Dans cette élection incroyable chacun devrait pouvoir choisir sereinement par rapport à un programme, si tant est qu’il existe, soit chiffré et semble être cohérent. Mais chacun peut constater que les programmes des prétendants sont un peu occultés par les "affaires" des uns et des autres…

Il est vrai, par exemple, qu’entre un Fillon, "droit dans ses bottes" mais englué dans des soupçons de corruption, d’emplois présumés fictifs, de faits d’escroquerie aggravée, de faux et d’usage de faux en écriture, de cadeaux généreusement distribués, de costumes à des prix ahurissants, de généreuses commissions attribuées, un Macron, poussé au devant de la scène politique par l’intelligentsia en place alors qu’il n’a aucune expérience prouvée dans la gouvernance régalienne et que son programme n’est qu’un exemple navrant de flou artistique avéré et qu’enfin, une Le Pen qui, pour l’instant, ne prouve à la France que sa maitrise a narguer la justice devant les faits lui étant légitimement reprochés, ne peuvent que laisser les électrices et électeurs dans une expectative parfaitement compréhensible.

Employer des membres de sa famille en qualité d’assistants parlementaires, quel que soit l’âge de celles et de ceux-ci est parfaitement légal au plan strict de la loi, bien sur, mais il n’en reste pas moins vrai que ces pratiques sont totalement immorales, amorales et condamnables dans la mesure où celles et ceux qui en usent, voire en abusent couramment de longue date, demandent aux Françaises et aux Français de se serrer la ceinture alors qu’eux-mêmes, censés être irréprochables puisque briguant la fonction suprême, ne se soucient pas et ne s’embarrassent aucunement de ces "détails d’intendance"

Je souhaite que le futur Président de notre République ait, entre autre priorité, le courage de modifier, voire de supprimer la loi concernant l’attribution et l’usage des indemnités parlementaires de "nos" élus afin de redonner une certaine moralité et une non moins nécessaire décence à l’usage fait de l’argent public…

Il serait également de bon ton que notre futur Président puisse réduire, de manière drastique, le nombre de députés et de sénateurs ainsi que les énormes avantages s’attachant à leur fonction afin de réduire sensiblement les dépenses d’Etat, pour le mieux être de tous.

Bon courage, Monsieur le Président.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Campagne présidentielle, Affaires, Moralité, Train de vie,

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Liens utiles :

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/03/21/01016-20170321ARTFIG00372-affaire-fillon-l-enquete-elargie-a-des-faits-d-escroquerie-aggravee-faux-et-usage-de-faux.php

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/02/03/emmanuel-macron-peut-il-etre-inquiete-dans-l-affaire-des-frais-de-bouche_5074081_4355770.html

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/02/02/les-trois-affaires-qui-menacent-marine-le-pen-et-le-front-national_5073473_4355770.html

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2166

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Une République propre ? !

Le doigt accusateur

La campagne pour la désignation du futur président de tous les Français bat son plein, une campagne entachée sérieusement par des affaires graves de "costumes", d’emplois fictifs "présumés", de gens malhonnêtes qui veulent aller jusqu’au bout et d’incompétents ne connaissant rien aux rouages de la politique mais pensant faire illusion par l’intermédiaire d’un vocabulaire qu’on leur a seriné au sein des belles et grandes écoles de notre République…

Pour tous ceux-là, je publie, modestement et pour la seconde fois, un petit rappel (que je rédigeais sur le forum de l’écrivain, il y a plus de 10 ans, déjà !) à l’adresse des manipulateurs, fraudeurs et tricheurs de tous poils qui se fichent royalement de la France profonde et ne s’intéressent exclusivement qu’à la progression de leur écœurant train de vie :

J’ai quelques pistes de réflexion qui permettraient de valoriser et d’assainir sensiblement l’image des élus. Ceci donnerait peut-être à un plus grand nombre de Françaises et de Français l’envie de s’intéresser à la politique et d’y prendre part activement, ne serait-ce qu’en s’exprimant lors des scrutins.

La toute première de ces pistes est qu’il serait souhaitable de modifier certaines règles qui s’appliquent concrètement et de ce fait ternissent l’image de la politique.

Je vais m’en expliquer plus avant.

Il serait de bon ton, pour que la morale soit sauve et reprenne ses droits, que tous les « politiques » ayant été condamnés par la justice soient définitivement déchus à vie, de leurs droits parlementaires ou d’élus de collectivité, en d’autres termes qu’ils démissionnent de leurs mandats de représentant des citoyens.

S’ils n’ont pas le courage, l’honnêteté ou la volonté de le faire il faut les y contraindre par tous moyens qui restent à définir mais qui sont, somme toute, faciles à élaborer.

Si jamais il prenait l’envie irrésistible à ces personnes d’avoir l’outrecuidance de briguer un nouveau mandat électif, il serait impératif de les contraindre à renoncer à leurs ambitions et de les condamner, en prime, à payer une amende proportionnelle à la gravité des sanctions pénales qu’ils ont encourues.

Ces sommes seraient versées à une caisse communautaire gérée et contrôlée par des représentants des citoyens, désignés parmi les électeurs inscrits sur les listes électorales, comme on le fait pour désigner un jury d’assises.

Les sommes ainsi collectées seraient redistribuées au profit des mal lotis de notre société.

Pour aller plus loin dans ma démarche je souhaite également que ces personnes deviennent inéligibles à vie pour toutes fonctions relatives à une mission en rapport avec une collectivité, quelle qu’elle soit.

Comment en effet pouvoir accorder crédit et confiance à une personne qui a bafoué toutes les règles pour les détourner et les utiliser à son profit personnel ?

Ces individus, peu scrupuleux, dont la faute a été démontrée, doivent comprendre qu’ils ont obligation de respect envers les électeurs.

Ils doivent également admettre qu’ils ne peuvent plus, compte tenu du contexte, débattre avec d’éventuels adversaires politiques, de quelque bord que soient ceux ci, puisqu’ils ont enfreint les règles les plus élémentaires de la droiture intellectuelle.

La seconde piste de réflexion que je vais énoncer ici concerne le cumul des « mandats »

Il serait tout à fait objectif de limiter, pour tout élu quel qu’il soit, le nombre de mandats représentatifs à deux au maximum.

Comment pouvoir en effet honorer la noble mission confiée par les représentants du peuple si l’on se disperse dans diverses tâches et missions parfois incompatibles et contradictoires entre elles ?

Ce postulat élémentaire, parfaitement objectif, pour peu que l’on analyse raisonnablement les choses, devrait être de mise.

Une troisième règle me semble également devoir retrouver sa place au sein du débat qui s’instaure régulièrement lors de consultations électorales.

Il serait souhaitable, pour le renom de la politique, que certaines personnes soignent leur vocabulaire en ne parlant pas comme des charretiers.

Il serait de bon ton également que certains des individus susnommés respectent leurs interlocuteurs et ne soient plus des spécialistes du coup bas, des sous entendus voire des calomnies à l’encontre de certains de leurs adversaires.

Cette manière de faire ne peut que desservir ceux qui usent de cette technique qui ne les hisse pas dans l’échelle des valeurs de la « sympathie » et de l’estime populaires.

Je rappelle qu’adversaire ne veut pas dire ennemi et, de toute façon, on se doit, lorsqu’on est un être adulte et responsable, de respecter tout le monde, y compris ses ennemis.

Cela ne fait que faire grandir l’image que l’on peut donner de soi même.

Voilà donc énoncées trois des plus importantes règles qui devraient, si elles étaient mises en application, assainir les choses et revaloriser l’image que tout un chacun pourrait avoir de la politique et de ses représentants.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Honnêteté, Droiture intellectuelle, Mensonges, Train de vie,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2165

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Message d’utilité publique

Le doigt accusateur

N’allez jamais à l’hôpital Georges Pompidou

Chère lectrice, cher lecteur,
L’hôpital Georges-Pompidou est un bâtiment monstrueux bâti dans le 15e arrondissement de Paris.
Je le connais bien, j’habitais à côté pendant les travaux.
Les hauts fonctionnaires du ministère de la Santé ont voulu réunir toutes les spécialités médicales du monde au même endroit. L’État leur a donné carte blanche pour dépenser.
Résultat : un bâtiment cauchemardesque digne du film The Kingdom de Lars von Trier, un thriller qui se déroule dans les couloirs infinis et ténébreux d’un hôpital hanté au Danemark.

L’hôpital Georges-Pompidou est tristement célèbre depuis les suicides du cardiologue Jean-Louis Mégnien qui s’est jeté par la fenêtre le 17 décembre 2015, et de l’infirmier mort de la même manière le 6 février 2017. [1]

Mais il se pourrait bien qu’un autre spectre vienne hanter, au moins en conscience, les concepteurs fous de l’hôpital Georges-Pompidou.

La terrifiante agonie de Jean-Pierre Rouchy

On ne sait pas encore le fin mot de l’histoire mais les premiers faits qui ont filtré laissent entendre qu’il s’est produit un drame aussi aberrant qu’inhumain.
D’après le compte-rendu publié par RTL, on comprend les faits suivants : [2]
Le 25 janvier 2017, Jean-Pierre Rouchy, 47 ans, arrive à l’hôpital Georges-Pompidou, en provenance de l’hôpital St-Anne (connu pour sa spécialité en psychiatrie).
Le 28 janvier à 7 h 40, une infirmière constate qu’il n’est plus dans sa chambre. Personne, dans les couloirs, ne s’est aperçu de rien, alors qu’il s’agissait par définition d’un patient dans un état de grande fragilité psychologique et physique (il a été transféré pour une possible embolie pulmonaire), qui devrait donc être surveillé avec attention.
Mais non. Personne dans les couloirs n’avait remarqué sa disparition.
À ce stade, il y a déjà négligence grave. Mais ce n’est que le début.
Malgré cette disparition inquiétante, personne ne s’inquiète ou, en tout cas, personne ne songe à donner l’alerte.
Ce n’est que sept heures plus tard que la disparition sera signalée.
Les services de l’hôpital décident alors de déclarer que Jean-Pierre a fait « une fugue ». Il aurait quitté l’hôpital, selon eux.
Mais la famille, arrivée sur les lieux, s’aperçoit immédiatement que Jean-Pierre n’a pris ni ses chaussures ni même ses chaussettes. Dans ces conditions, elle estime certain qu’il n’a pas voulu partir dans la rue. Non. Jean-Pierre a quitté sa chambre pour, peut-être, essayer d’entrer en contact avec quelqu’un, peut-être descendre à la cafétéria comme il l’a déjà fait la veille. Et il n’a trouvé personne, et il n’a pas réussi à revenir tout seul.
Cela parait plus probable, dans ce dédale d’escaliers, de couloirs et d’ascenseurs.
Mais les fonctionnaires de l’hôpital ne l’écoutent pas. Ils estiment que c’est au commissariat du quartier de gérer ce problème, et y déposent une déclaration de disparition.
Ils demandent toutefois aux agents de sécurité de l’hôpital d’aller voir s’ils ne trouvent pas Jean-Pierre dans le bâtiment. Mais les agents de sécurité se contentent de déambuler, comme d’habitude, le long des couloirs interminables de cet immeuble kafkaïen. Il serait trop long, et trop compliqué, de pousser une à une les 5 000 portes que compte l’hôpital Georges-Pompidou et qui ouvrent sur des réduits, des salles de stockage, de matériel, etc.
La famille est de plus en plus inquiète. Elle sait qu’une tragédie est peut-être en train d’avoir lieu. Mais elle n’a aucun moyen de prendre une initiative face à une bureaucratie inerte où personne ne veut rien entendre, où on se contente de pousser des dossiers.

Comme dans les oubliettes d’un château fort

Pourtant, pendant ce temps-là, Jean-Pierre n’est en fait qu’à quelques pas de sa chambre.
Il a en effet voulu descendre vers la cafétéria. Mais il est descendu jusqu’au sous-sol, au niveau -1 qui correspond au parking, et il s’est retrouvé coincé derrière une porte par un dispositif coupe-feu qu’il n’a jamais réussi à rouvrir !!
A partir de là, on ne peut qu’imaginer le scénario horrible qui s’est passé.
Jean-Pierre, sans doute, a appelé, crié, tambouriné. Mais l’épaisse porte de sécurité, qui répond à toutes les « normes » de sécurité, n’a laissé passer aucun son.
Jean-Pierre a paniqué. Les heures se sont écoulées et personne n’est venu. Il a commencé à avoir faim, et soif. Il a eu peur.
Pendant ce temps-là, dans l’hôpital, on remplissait des papiers, des formulaires. La « procédure » suivait son cours, et rien d’efficace n’était entrepris pour retrouver Jean-Pierre.
Seule une caméra de sécurité filme l’atroce agonie dans la pièce. Seulement, cette caméra n’est reliée à aucun écran surveillé par aucune personne humaine.
La nuit s’écoule, puis la journée. Et encore une nuit. Et encore une journée. Jean-Pierre est épuisé. Torturé par la soif et la faim, il sent ses forces le quitter. Il finit par perdre conscience, mourant de déshydratation et d’inanition. Dans son supplice, il s’est sans doute réveillé plusieurs fois, comme dans un cauchemar. Puis il s’est effondré, pour la dernière fois.
Ce n’est que trois jours après sa disparition que la porte a enfin été poussée, par hasard. Le corps de Jean-Pierre gisait là, sans vie.

Personne n’est responsable

Grâce à la caméra, toutes les images sont là et peuvent être visionnées. « La caméra de l’hôpital Pompidou a filmé les trois jours d’agonie de mon frère », a déclaré Jean-Louis Rouchy, le frère aîné de Jean-Pierre. [3]
La presse évoque des « interrogations » suite à cette affaire. Une enquête a été ouverte. Mais, pour l’instant, chacun se renvoie la balle. Personne n’a reconnu sa responsabilité. « C’est pas moi, M’sieur l’agent… »
Le directeur de l’AP-HP (hôpitaux de Paris) Martin Hirsch s’est contenté d’envoyer sa réaction sur… Twitter : « L’AP-HP reconnait sa responsabilité dans les dysfonctionnements », s’est-il borné à déclarer, comme s’il s’agissait d’un incident de procédure anodin.
L’hôpital, de son côté, a annoncé que « des mesures seront prises pour éviter qu’un drame similaire se produise ».
« Des dispositifs de localisation pourraient notamment être proposés aux patients volontaires. Le système de vidéosurveillance, dont les pannes étaient connues depuis septembre 2016, est, lui, redevenu fonctionnel », peut-on lire dans les comptes-rendus [4].
Et moi, excusez-moi, mais je réponds : « Mon œil ! ».
Car cette affaire révèle avant tout deux choses :

  • que, dans nos hôpitaux ultramodernes, on peut désormais mourir comme dans les plus sombres oubliettes des temps barbares ;
  • et que les procédures, l’organisation, la planification, ont fini par nous priver de la chose qui nous est la plus précieuse, surtout dans un hôpital, où on est là pour soigner des gens : l’humain.

Une mère qui aurait perdu son enfant aurait eu tôt fait d’« ouvrir les portes » alentour pour vérifier qu’il n’était pas coincé derrière. Et quant à laisser s’écouler trois longues journées jusqu’à ce qu’il meure, c’est proprement impensable.
Mais voilà ce qu’on obtient quand on entreprend de déshumaniser la médecine et les rapports entre les gens. On perd la capacité de penser même aux évidences. Personne n’est responsable. D’ailleurs, si l’on est obligé d’écrire, de prévoir dans la procédure de « proposer aux patients un dispositif de location volontaire » au cas où ils se perdraient et pourraient mourir de faim dans un recoin de l’hôpital, c’est qu’on est arrivé au bout de la logique ou, plutôt, de l’absurdité.
Bien à vous,
Jean-Marc Dupuis

Relayé par Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Hôpital Georges Pompidou, Négligences, Mort, Patient,

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