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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2135

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"Tout va très bien, madame la marquise"

Le doigt accusateur

Dans 12 heures l’année 2015, une des années les plus noires de notre pays, disparaitra, engloutie par les annales de l’Histoire, pour laisser sa place à la suivante.

Dans la soirée de la Saint-Sylvestre "Moi, Président", prononcera son "traditionnel" discours depuis l’Elysée pour nous dire que tout va bien et que tout ira pour le mieux l’an prochain ; les forces de l’ordre, mises à rude épreuve depuis trop longtemps déjà, seront sur le pied de guerre en ces temps tourmentés, tout comme les personnels hospitaliers, secouristes et pompiers. Des voitures de paisibles citoyens partiront en fumée au cours de la nuit ; comme tous les ans à pareille époque !

La France profonde, celle qui s’exprime ou ne vote pas, continuera d’avoir des pensées pour les disparus de "Charlie" ainsi que pour ceux du Bataclan, tout autant que pour les Françaises et Français ayant eu la malchance de se trouver aux terrasses de cafés et de restaurants parisiens en cette soirée du 13 novembre…

La France des travailleurs continuera de souffrir à cause des drames engendrés par le chômage, généré et entretenu par l’Intelligentsia en place depuis bien trop longtemps… La courbe du chômage continuera de progresser à l’apparent, mais apparent seulement, grand dam de celles et ceux dont le rôle principal est d’y pallier et d’y remédier ; des dirigeants et "politicards" brassant du vent mais continuant d’engranger, malgré tout, leurs milliers d’euros mensuels.

La France va mal, très mal même, embrumée qu’elle est par les discours fumeux de ceux qui n’écoutent pas la voix du peuple…

Nos Français, SDF et autres mal logés, continueront d’être ignorés et occultés par le pouvoir en place ; un pouvoir et une oligarchie aux ordres de la finance, trop occupés à ne pas déplaire à l’Europe pour ne pas être montrés d’un doigt accusateur concernant les "migrants", une simple photo montage faisant plus de ravages qu’un long discours. Tout cela est possible dans la mesure où le "pouvoir" est aidé en cela par des journalistes à la botte de ce dernier ; des journalistes ne parlant que d’une voix "orientée" et "édictée", de peur de perdre les avantages liés à leurs privilèges fiscaux en cas de "velléités libertaires".

Quelle vaste fumisterie !

Jean Claude Lataupe, Pamphlétaire.

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Mots clés de cet article :

Drames, Chômage, Pouvoir, Oligarchie, Fumisterie,

 

Oudon

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2131

ocjkpk2z

Nous prendrait-on pour des crétins ?

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J’ai entendu lors des informations de 11 heures sur Radio Classique que l’Insee a annoncé que la croissance de la France était de + 0, 7 % au premier trimestre 2015 mais cette même croissance avait été nulle au second trimestre de cette même année.

Ce qui fait dire à Michel Sapin que cette annonce le conforte dans l’idée que la prévision de 1% annoncée pour 2015 lui parait réaliste.

« L’Insee confirme que la reprise est à l’œuvre« , s’est félicité le ministre, dans une courte déclaration.

Je ne vois pas comment, au cours des deux prochains trimestres, la France pourrait obtenir 1% de croissance alors que le taux de chômage, chez nous, ne cesse de grimper, de mois en mois, depuis plusieurs années alors qu’il baisse partout ailleurs dans les pays industrialisés (Grande-Bretagne, Allemagne, Etats-Unis, etc.) !

Michel Sapin tente de nous rouler dans la farine, lui et tous ses compères, d’ailleurs ; eux qui sont tous trop grassement payés, cela dit en passant, en voulant nous faire avaler ses « couleuvres » particulièrement indigestes.

Depuis trois ans la France va mal, encore plus mal, toujours plus mal ; c’est ce que constatent les Français puisque l’ensemble des classes moyennes, notamment, paie et cela au prix fort, les résultats de la politique de gauche, notamment au plan des impôts directs et indirects, au plan de la Justice ainsi qu’à celui de la sécurité ; notamment.

L’agriculture et l’élevage sont étranglés puisque cette corporation, indispensable à tous, travaille à perte depuis longtemps déjà.

Les artisans et autres professions indépendantes sont tout autant à la peine avec le Régime Social des Indépendants. Avec un tel régime social ils ne peuvent et ne veulent pas embaucher, je les comprends.

Comment donc, dans les conditions qui sont actuellement les nôtres, se pourrait-il que la France puisse avoir une croissance de 1 % sur l’ensemble de l’année 2015 ?

Je ne suis ni politicien, ni économiste, encore moins prévisionniste ou illusionniste, pas plus que je ne suis voyant mais je pense, sans grand risque d’erreur, que la situation de la France va continuer de se dégrader ; du moins jusqu’en 2017.

Après, c’est le mystère et la nuit noire qui risque de nous échoir, je le crains…

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe

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Mots clés de cet article :

Croissance, Insee, Michel Sapin,

 

Pour aller plus loin :

http://www.charentelibre.fr/2015/09/23/selon-l-insee-la-croissance-en-france-a-ete-nulle-au-deuxieme-trimestre,2018626.php

 

 

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2128

ocjkpk2z

Réflexions concernant certaines informations du jour

Le doigt accusateur

Quand la France a les yeux plus grands que le ventre (ou quand "Moi, Président", n’a pas les moyens de "sa" politique)

En écoutant les informations diffusées ce soir par Radio Classique j’ai noté un certain nombre d’informations qui m’interpellent au plus haut point.

Alors que les députés et sénateurs Français ont récemment voté une loi qui impose à la grande distribution de ne plus jeter de nourriture, certains irresponsables égoïstes, ne pensant qu’à leurs petits avantages et privilèges ont déversé, au mépris de toute règle humanitaire, plusieurs tonnes de carottes devant le ministère des finances à Paris aujourd’hui alors que des milliers de Français ne mangent pas à leur faim ; sans parler des réfugiés arrivés chez nous suite à l’exode actuelle.

Puisque j’en suis à parler de réfugiés, "Moi, Président" s’est engagé récemment, au nom de la France, à accueillir 24 000 réfugiés syriens et autres en l’espace de deux ans.

Comment allons-nous pouvoir accueillir 24 000 réfugiés chez nous en l’espace de 2 ans et s’en occuper dignement alors que notre pays est totalement incapable de trouver une solution concrète pour gérer humainement la vie et le sort des milliers de SDF qui vivent dans nos rues, à Paris mais aussi dans toute la France et cela depuis plus d’une décennie ?

D’autre part "Moi, Président", s’était engagé, lors de la dernière campagne présidentielle, a fermer la centrale nucléaire de Fessenheim en octobre de cette année. Dans les faits nous apprenons ce jour que la fermeture définitive de cette centrale nucléaire n’interviendra finalement qu’en 2018, c’est à dire plus de 3 ans après les promesses de "Moi, Président", devenues lettre morte suite à ce que d’aucuns considèrent comme une trahison de plus de la part du locataire de l’Elysée.

Nous ne sommes plus à une trahison ou à un mensonge près de la part de l’exécutif, nous y sommes maintenant habitués depuis plus de 3 ans.

Pauvre France, malade de ses incohérences multiples. Pauvres chômeurs et autres exclus de tous poils qui n’ont pas choisi, pour la grande majorité d’entre eux, de vivre ainsi !

Je pense que "Moi, Président", ne connait aucunement les paroles de la chanson "Fernand" écrite par le grand Jacques Brel ; des paroles sur lesquelles il devrait méditer en urgence et qui disent ce qui suit, entre autre chose : " Moi, si j’étais l’Bon Dieu, je crois qu’j’aurais des remords. Et puis si j’étais l’Bon Dieu, je crois que je ne serais pas fier. Je sais, on fait ce qu’on peut, mais il y a la manière…"

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Carottes, Bercy, SDF, Réfugiés, Fessenheim, Promesses, Trahisons,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2125

ocjkpk2z

La grande pagaille

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Les éleveurs et producteurs français, excédés de continuer à travailler à perte depuis trop longtemps déjà, pendant que la grande distribution continue de les prendre pour des esclaves en n’omettant pas, depuis toujours, de les ponctionner copieusement, ces travailleurs méritants commencent à montrer légitimement les dents en barrant des routes stratégiques. La colère monte dans les rangs de cette France là et risque d’en entrainer d’autres.

Notre trop lâche et trop poltron ministre de l’agriculture refuse de rencontrer ces femmes et ces hommes en colère, il n’a en effet rien à leur proposer concrètement pour les calmer si ce n’est de la poudre aux yeux. Mais cette France de la terre, exaspérée, on le serait à moins, veut maintenant du concret et ne se contentera pas de discours lénifiants ni de poudre aux yeux, fut-elle mêlée et enrobée de paillettes.

Aux dernières nouvelles, le ministre de l’agriculture va finalement se déplacer à Caen, cet après-midi. Pour faire quoi ? Mystère !

Mais devant une situation quasiment explosive ou sur le point de le devenir, "Moi, Président", l’homme de toutes les situations, surtout les plus désespérées, a sorti un lapin de son chapeau en annonçant, à grands renforts de communication, des mesures "concrètes en faveur des éleveurs et producteurs. Formidable !

Grandioses les quelques miettes que "Moi, Président" va consentir à la France agricole ! Pendant que ses amis actionnaires et dirigeants des grosses sociétés de l’agroalimentaire vont continuer de se goinfrer, comme toujours, sur le dos des travailleurs de la terre mais aussi de tous les autres, bien sur.

Ne trouvez-vous pas que ça commence à faire beaucoup, mes ami(e)s ?

Ne dites pas à ma mère que je suis un vilain réactionnaire, elle me croit militant socialiste.

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Jean Claude Lataupe, politiquement incorrect, toujours et plus que jamais libre de ses opinions.

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Mots clés de cet article :

Eleveurs, Producteurs, Grande distribution, Bénéfices, Pertes, Crise, France profonde.

Lien :

http://www.ouest-france.fr/agriculteurs-en-colere-direct-les-barrages-du-mont-saint-michel-leves-3575066

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2113

ocjkpk2z

La raison du plus fort

Le doigt accusateur

J’ai le plaisir de vous offrir, en lecture ou en relecture, un article rédigé par mes soins et mis en ligne sur cet espace de liberté le 26 juin 2007

La raison du plus fort.

« Travaillez, travaillez ! Il en restera toujours quelque chose. »

Bonjour à tous,

« Travailler plus pour gagner plus. »

Telle est l’une des professions de foi de notre nouveau Président qui a « sanctifiée » cette maxime durant les mois précédents.

Pour ce qui me concerne je dirais plus volontiers : « Travailler si toutefois cela est encore possible »

Je vais m’expliquer plus avant pour ce qui concerne cette formule, utilisée par aucun parti politique.

Pourtant !

Plusieurs milliers de français, jeunes et moins jeunes, séniors pour la plupart, tentent désespérément de trouver « un » travail.

Pour ces « exclus » il n’est pas question de gagner plus mais il est plus simplement question de travailler pour gagner un peu, seulement un peu d’argent, histoire de ne pas rester des « parias » de notre société devenue égoïste et s’étant refermée sur elle-même à hauteur de son nombril.

Des gens compétents, laissés sur la touche sous prétexte qu’ils sont trop « vieux » est devenu aujourd’hui lieu commun.

Ces séniors sont pourtant d’authentiques professionnels qui possèdent compétence, amour du travail bien fait, respect de soi et des autres.

Il est révoltant de constater que certains « patrons » préfèrent « liquider » les « valeurs humaines » de leur entreprise, dilapider leur patrimoine, vampiriser leur trésor, tout cela pour embaucher des jeunes qu’ils paieront des salaires de misère plutôt que conserver ceux qui ont fait que leurs belles sociétés sont devenues aujourd’hui ce qu’elles sont.

Des larmes d’impuissance et de rage perlent en ce moment à mes paupières devenues douloureuses.

Pour « remettre » les pendules à l’heure je vous offre le pamphlet qui suit et me tenait à cœur.

Bonne lecture à tous.

Fable politico-financière

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(Librement inspirée d’une œuvre de Monsieur Jean de la Fontaine)

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Un jeune élégant se pressentant investi d’une mission capitale

Harangua les foules avec un discours qu’il pensait triomphal :

« Gardez-vous dit-il de vous contenter de bien maigres salaires

Trente cinq heures ne peuvent vous offrir qu’injustice et misère

Travaillez encore et toujours plus, investissez vous sans relâche !

Vous récupèrerez les fruits de votre labeur, je ne serai pas lâche »

Le jeune élégant devenu Président le pays travailla d’arrache pied

Si bien qu’en quelques années la nation était totalement éreintée

La plus value tellement vantée et espérée fut bien maigre en vérité

Mais le Président avait su montrer avec talent à cette foule crédule

Qu’on ne prêtera toujours qu’aux riches qui ont déjà un beau pécule.

Ecrivainparisien, pamphlétaire, 26 juin 2007

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Mots clés de cet article :

Travailler plus, Promesses,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2100 (deux mille cents)

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Bilan d’une année catastrophique

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L’année 2014 est sur le point de se terminer et cette année noire laissera de bien mauvais souvenirs dans nos esprits comme la disparition d’un certain nombre d’avions et de passagers lors de crashs aériens, par exemple. Il se trouve que 2014 reste l’année la plus noire de la décennie pour l’aviation civile commerciale.

Une année noire également que cette année 2014 pour le monde occidental qui a vu nombre d’otages être décapités par une organisation terroriste internationale d’envergure. La mort de tous ces otages Américains, Anglais et notre Français, Hervé Gourdel, tombé dans un guet-apens en Algérie, reste absolument insupportable et ne doit pas être oubliée.

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Lorsqu’on est un être humain civilisé on ne peut qu’éprouver du dégout et condamner de la manière la plus ferme qui soit une organisation « mafieuse » qui souhaite instituer la terreur en commettant des crimes abjects avec des mises en scène d’un machiavélisme et d’un cynisme sciemment et savamment calculés au nom d’une religion qui ne peut aucunement se reconnaitre dans les actes de tous les bourreaux fanatiques qui ôtent la vie et qui ne sont finalement, qu’on le veuille ou non, que des assassins de droit commun aux yeux de la loi. La religion, quelle qu’elle puisse être, ne prône que l’amour et le bien-être, la tolérance, la compassion et l’esprit d’empathie par définition et par principes de base, en aucun cas la mort de ceux qui n’y adhèrent pas. Il ne faut aucunement faire un amalgame, plus que dangereux, entre des assassins de bas étage et des pratiquants d’une religion qui ne veulent et ne peuvent pas se reconnaitre dans des pratiques condamnables.

Le doigt accusateur

Cette année 2014 est une année néfaste à oublier au plus vite également pour la grande majorité des Français qui continue d’être dirigée et régie par des irresponsables, quasiment tous sourds et aveugles, voire malhonnêtes pour certains d’entre eux et dont l’un des seuls soucis est de continuer à engranger tranquillement les milliers d’euros que leur attribue mensuellement la manne républicaine, eu égard à leur statut d’élus auxquels on ne réclame aucune obligation de résultat d’ailleurs, pour faire encore grossir leur patrimoine personnel mais qui se gardent bien d’en « distribuer » quelques miettes aux plus démunis de leurs compatriotes, baptisés les « sans-dents » par « Moi, Président » ; du moins ce sont les propos que lui a prêté une femme revancharde, vindicative, jalouse et emplie d’un esprit de vengeance hautement développé suite à son éviction qu’elle n’a toujours pas digérée et que je ne remercie personnellement pas pour ce « moment » qui donne une image désastreuse de notre pays à l’étranger ; une image dont la France fait les frais et dont elle pourrait fort bien se passer si l’incommensurable bêtise d’une femme opportuniste et aveuglée par un esprit de vengeance primaire n’avait étalé sur la place publique et aux yeux de qui voulait le lire ou l’entendre, ses histoires personnelles ; des histoires peu crédibles au demeurant dans la mesure où tous ces bruits « d’alcôve » ne sont absolument pas vérifiables. Cette opportuniste de la pire espèce ne connait que l’odeur de l’argent, comme beaucoup, au détriment de toute considération d’éthique professionnelle liée à sa fonction et elle ne va pas manquer d’empocher de conséquents droits d’auteur concernant son brûlot, cela sans aucun état d’âme.

En somme « liberté, égalité, fraternité mais aussi solidarité » ne sont que des mots pour notre classe politique, dans sa très grande majorité ; en aucun cas des actions valorisantes qu’elle réalise personnellement…

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Les actions valorisantes sont bien souvent l’apanage de celles et de ceux qui n’ont rien ou pas grand chose mais qui connaissent le poids d’un geste gratuit, eux ; à l’instar du regretté Henri Grouès, devenu l’abbé Pierre ou encore de Sœur Emmanuelle, une religieuse belge exemplaire née dans une famille bourgeoise et qui a renoncé au « confort » lié à l’argent familial pour consacrer sa vie aux plus démunis. Quel noble sacerdoce que celui de ces deux belles personnes pour lesquelles j’éprouve beaucoup d’admiration.

Voilà donc brossée, dans les grandes lignes et dans ce deux mille centième article de votre « serviteur », cette année 2014 que je vais m’empresser d’oublier tout comme j’oublierai, au plus vite également, un certain député atteint de « phobie administrative »

Pour terminer sur une note un peu plus optimiste et chargée d’espoir, je présente à toutes les lectrices et à tous les lecteurs du « forum de l’écrivain » tous mes vœux de bonheur, de plaisir et de réussite, totale ou partielle, pour leurs entreprises personnelles et professionnelles pour l’année qui arrive à grand pas.

Je vous donne rendez-vous l’an prochain pour la suite de mes combats épistolaires en terminant par une citation du grand Jacques Brel (Fernand) « Et puis si j’étais le Bon Dieu je crois que je ne serais pas fier. Je sais, on fait ce qu’on peut, mais il y a la manière »

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Crashs aériens, Terrorisme, Décapitations, Dégout, Mafia, Liberté, Egalité, Fraternité, Solidarité, Abbé Pierre, Sœur Emmanuelle, Sacerdoce, Gouvernement, Don de soi, Phobie administrative, Brûlot,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2098

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Mort dans l’indifférence (rediffusion)

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Je fais suite dans cet article à mon billet d’hier, intitulé "Minuit Chrétien" dans lequel  je parlais, entre autres choses, des déshérités.

J’ai publié, il y a fort longtemps sur cet espace un article dédié à un déshérité ayant quitté cette terre suite à une agression physique contre sa personne de la part de 3 jeunes.

Je publie donc, une nouvelle fois mon article intitulé "Mort dans l’indifférence" accompagné de l’article du parisien, seul journal ayant parlé de ce "banal" fait divers.

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 908

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Mort dans l’indifférence

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J’ai appris, hier soir, par l’agent d’accueil de la Chapelle, qu’un homme y ayant séjourné durant plus d’un an, est mort tout récemment des suites d’une agression qu’il a subie il y a environ trois semaines.

Aucun journal, hormis Le Parisien, n’a écrit une seule ligne sur cet homme ni même évoqué sa mort. Le drame vécu par ce « laissé pour compte» bien que ne faisant pas « vendre » dérange la conscience des « bienheureux ».

Triste constat d’impuissance et d’indifférence !

J’ai entendu parler de cet homme. Au hasard des discussions, glanées à droite et à gauche,  il ressort que cet homme était correct et bien plus que cela à vrai dire. Il était apprécié et avait de véritables amis. Il parlait avec tout le monde sans faire de discrimination d’aucune sorte.

Il a été agressé du côté de Maison Blanche, parait-il, pour de sordides raisons forcément inavouables d’après ce que j’ai pu comprendre après avoir « trié » les informations que j’ai entendues.

Cet homme s’appelait Louis Brouillard et avait l’âge d’être le père de beaucoup de personnes qu’il côtoyait journellement dans cette vie d’infortune qui était la sienne et celle de nombres de « déracinés ».

Bien que ne le connaissant pas je me devais de parler de sa mort qui nous concerne tous.

Un inconnu s’en est allé

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Je ne vous connaissais pas j’ai pourtant un immense respect pour vous

Vous avez quitté la triste communauté des hommes en ce mois d’août

Vous êtes parti, comme nombre de frères, dans l’indifférence générale

Vous étiez pourtant digne d’intérêt, vous qui n’avez jamais fait de mal.

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Vous avez vécu sous la Chapelle, près du Bon Dieu, durant plus d’un an

Aujourd’hui c’est lui qui va veiller au bien être de votre âme naturellement

Il veille sur vous comme il veillera sur vos frères avec bonté et déférence

Vous le valez bien, même si, pour certains, vous n’étiez pas une référence.

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Vous aimiez le dialogue qui vous amenait forcément à écouter les autres

Vous avez été pris à parti par des gens qui n’étaient pas de bons apôtres

Vous avez subi martyre vraiment inhumain après cette cruelle agression

Aujourd’hui vous avez été admis à la droite de notre Père à juste raison.

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Une seule journaliste a écrit un article sur ce véritable drame de la société

Ce manquement pointe un doigt très accusateur en direction de l’autorité

Je vous dédie ces mots, Louis Brouillard, pour qu’on n’oublie nullement

Je sais que Notre Seigneur aura miséricorde pour votre âme assurément.

Ecrivainparisien

21 août 2007

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 912

Je reproduis, ci-après, le seul article, paru dans « Le Parisien » en fin de semaine dernière ou hier, concernant Louis Brouillard dont je vous ai entretenu dans mon billet n° 908, intitulé « Mort dans l’indifférence »

Lu sur Le Parisien (date de l’article inconnue)

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La rue après une agression

(Neuilly sur Marne)

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Il avait une tête de Titi parisien. Peut-être un peu moins de gouaille, mais le caractère à la fois bien trempé et jovial. Pour tout le monde il était « P’tit Louis », un gars sans maison mais pas sans amis, qui partageait sa vie avec celles de la quarantaine de sans-domicile accueillis par l’association parisienne Cœur des Haltes à l’hôpital Maison-Blanche de Neuilly sur Marne. Jeudi soir, Louis Brouillard dit P’tit Louis est mort sur le pavé de l’avenue Jean Jaurès, à quelques dizaines de mètres du pavillon 66 qu’il regagnait chaque soir.

« Malaise cardiaque », ont conclu les secours, impuissants à ranimer le fragile sexagénaire. Mais ce malaise n’avait rien de fatal : Louis Brouillard, 62 ans, et le cœur fragile, venait de se faire agresser et frapper par trois jeunes croisés en chemin. Il était 17h30, au bord d’une nationale où ne s’élèvent que les hôpitaux de Maison-Blanche et de Ville-Evrard. Selon les témoignages de plusieurs automobilistes qui ont assisté à la scène et prévenu les secours, il aurait reçu un seul coup assez violent pour entrainer sa chute. Les trois jeunes gens se sont ensuite enfuis et ont grimpé dans un bus. Plus encore que « l’œil au beurre noir » qui marquait son visage, c’est l’émotion qui a tué Louis. Le contrecoup, sur un homme que les cahots de la vie n’ont pas ménagé.

« Tout le monde l’aimait, il n’avait que des amis »

Hier matin, dans le pavillon 66 où vivait Louis depuis deux ans, sa jovialité presque légendaire faisait place au silence et à l’abattement parmi les compagnons du SDF et les responsables de l’association. Le repas de midi s’est tristement ouvert sur deux minutes de recueillement. La bonne humeur tranquille, le regard piquant de Louis manquaient décidément dans ce pavillon dit de « stabilisation » (voir ci-dessous après l’article signé Elodie Soulié)

Francis Motemps, le directeur de l’urgence sociale à l’association connaissait P’tit Louis depuis une dizaine d’années, lorsque ce sans-abri était secouru par les maraudes à Paris et accueilli dans les foyers. « Il avait travaillé dans la mécanique de précision, croit se souvenir le représentant de Cœur des Haltes, puis il s’était retrouvé seul. Il est tombé malade et a vécu une période de vaches maigres. » Depuis deux ans, il avait sa chambre à Neuilly, de nouveaux repères et « tout le monde l’aimait, il n’avait que des amis ici », soupire Francis Motemps. Louis Brouillard gardait de loin en loin contact avec ses deux enfants, même s’il les voyait peu.

Que s’est-il vraiment passé, jeudi après-midi à trois minutes de « chez lui » ? Confiant dans l’enquête de la police judiciaire, l’entourage de Louis reste partagé entre la condamnation d’une violence gratuite et la conscience que, hélas, peut-être, le sans-abri aurait pu provoquer l’incident. A Cœur des Haltes, on ne veut pas se voiler la face : quand Louis partait ainsi vivre sa vie, comme beaucoup de ces « accidentés de la vie », il lui arrivait d’un peu trop remplir son verre. Il pouvait « avoir le verbe haut et le langage fleuri… », devenir « un peu vif ». Jamais agressif, « c’était un gentil », répète Francis Motemps. Alors même si le sexagénaire a pu croiser le verbe avec les trois jeunes aperçus par les témoins, il n’empêche, « c’est leur violence qui l’a tué, ça nous fout tous en l’air »

Elodie Soulié

Un pavillon pour les SDF vieillissants

L’Association Cœur des Haltes gère aujourd’hui deux anciens pavillons de l’hôpital Maison-Blanche, où elle accueille environ 80 sans-abris. Le bâtiment 66 est réservé depuis son ouverture, en 2006, aux SDF les plus âgés pris en charge par l’équipe de Cœur des Haltes : Tous ont plus de 55 ans, l’âge où « certains attendent d’aller en maison de retraite, d’autres un hypothétique retour dans leur famille. Mais beaucoup resteront ici », explique Francis Motemps, le directeur de l’urgence sociale de l’association. « Le principe est de toute façon de ne pas prendre en compte la notion de temps. Trois mois ou dix ans, qu’importe, ces gens ont besoin de se poser. » Logés dans des chambres doubles, pour la plupart, et quelques chambres individuelles, les hommes accueillis à Neuilly-sur-Marne peuvent y rester en permanence ou en partir quand ils le décident, « Ils vivent ici dans les règles de toute vie en communauté ». A quelques mètres, un autre pavillon héberge des hommes plus jeunes. Les 80 places d’hébergement ne connaissent en tout cas pas de morte-saison.

E.S

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Mots clés de cet article :

Drame, Mort, Agression, Louis Brouillard, Le Parisien

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