Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for the ‘Remords’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2151

ocjkpk2z

Funérailles d’Emilie Loridan

in39san6

Ce matin, à 9 h 30 va se tenir, à Armentières dans le département du Nord, une cérémonie à la couleur particulière.

Cette cérémonie va avoir lieu dans l’église Notre-Dame-du-Sacré-Cœur. C’est en ce lieu qu’on va, en effet, célébrer les funérailles d’Emilie Loridan.

Emilie Loridan était une maman qui a mis fin à ses jours le 3 juillet dernier suite à d’insurmontables tracasseries administratives vécues et subies par cette malheureuse maman de la part de l’administration française, notamment de la part de la Caisse d’Allocations Familiales.

Une CAF qui verse des larmes de crocodile, par message interposé, comme vous pouvez le voir ci-dessous mais qui a eu l’outrecuidance extrême de réclamer à Emile Loridan le remboursement de prestations de RSA trop perçues… Comme l’indique le journal "20 minutes" sous la plume d’Olivier Aballain.

Capture

 

Comment Emilie Loridan aurait-elle pu rembourser quoi que ce soit alors qu’elle n’avait plus que 398 euros mensuels pour tenter de "survivre" avec ses 2 enfants de 8 et de 6 ans, dont une fillette atteinte de Trisomie 21 ?

A l’heure à laquelle la France distribue à tour de bras des aides et subventions de toutes sortes il est inadmissible de devoir constater que des organismes administratifs persécutent des gens acculés n’ayant aucune solution pour s’en sortir si ce n’est celle de mettre fin à leurs jours ; hélas !

J’avoue avoir parfois le sentiment profond de me sentir honteux d’être Français ; honteux, oui !

En cette journée de tristesse j’ai des pensées particulièrement émues pour les enfants d’Emilie mais aussi pour la sœur et pour l’oncle d’Emilie Loridan, durement éprouvés par cette disparition et je peux les assurer de toute ma sympathie ainsi sans doute que celle des lectrices et lecteurs du "forum de l’écrivain".

Pour terminer je tiens à saluer et à remercier Delphine Tonnerre, journaliste à la "Voix du Nord" pour ses 2 articles publiés récemment concernant Emilie Loridan tout comme je remercie également Olivier Aballain, journaliste à "20 minutes" pour son article publié dans les colonnes de son journal.

Ecrivainparisien

50588337

Mots clés de cet article :

Emilie Loridan, Funérailles, Armentières, Prestations, CAF, Honte, France

1167770088_B979156772Z.1_20160708070324_000_GR47677D8.1-0

 

Pour aller plus loin :

http://www.20minutes.fr/lille/1885079-20160708-nord-mere-suicide-apres-imbroglio-franco-belge-allocations

http://www.lavoixdunord.fr/region/emilie-maman-privee-d-allocations-et-desemparee-a-ia11b49726n3619290

!cid_1BF09EFA4580452F8CF55227E782153F@BonnetduSault

 

 

Read Full Post »

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2146

ocjkpk2z

Suicide ? Pas sur !

20

Les plus anciens se souviennent sans doute de Robert Boulin, une figure politique comme on n’en voit plus guère de nos jours, n’en déplaise aux bien-pensants.

Le journal « Le Parisien » a publié récemment un très long dossier concernant Robert Boulin, un dossier tiré des archives de ce journal.

Lorsqu’on consulte le gros dossier du Parisien on y découvre que la thèse officielle du « suicide » concernant la mort de Robert Boulin, ministre du travail de Valéry Giscard-d’Estaing, est mise à mal plusieurs années après la mort de ce ministre par un certain nombre de pistes sérieuses ayant été écartées, voire totalement occultées lors de l’instruction initiale concernant cet épineux dossier puisqu’il implique la mort d’un ministre de la république. Je n’en veux pour preuve que ce qu’écrivait le Parisien en 1983 expliquant qu’une nouvelle autopsie vient mettre en doute la version officielle. Le corps de Robert Boulin présente plusieurs fractures au nez et à la mâchoire, pouvant correspondre à «un choc direct ou une chute sur une substance dure ou contondante». Pour les trois médecins légistes, ces blessures correspondant aux ecchymoses relevées sur le visage du ministre ont été probablement subies de son vivant. Plusieurs zones d’ombres sont également relevées sur le premier examen pratiqué en 1979 : aucune dissection du crâne n’avait été ordonnée malgré les ecchymoses et aucune analyse des poumons – indispensable pour déterminer une noyade – n’apparaît dans le dossier.

Tout ceci est fort curieux et pourrait laisser penser que l’on ait pu vouloir, en « haut lieu », que l’opinion publique ne connaisse pas la vérité sur cette affaire, pour le moins trouble, s’agissant, peut-être, de ce qu’on nomme une « affaire d’Etat »

Plus récemment le Parisien expliquait que les témoignages allant dans le sens d’un assassinat continuent pourtant de s’accumuler. En 2002, le docteur Juliette Garrat, qui a autopsié le corps, n’a aucun doute sur la cause du décès : «mon intime conviction est qu’il y a eu meurtre, probablement camouflé en suicide». La spécialiste accuse : «les légistes ont eu interdiction d’autopsier le crâne, une étape obligatoire. (…) Les bocaux contenant les poumons ont disparu mystérieusement, quelqu’un ayant fracturé le frigo de l’Institut. Or, seule leur analyse aurait pu confirmer la noyade.»

Il semblerait que la Justice ait enfin récemment décidé de retirer ses œillères concernant les conclusions (hâtives ?) sur le « mystère » entourant la mort de Robert Boulin, dont le corps avait été retrouvé sans vie il y a… 37 ans sur le bord d’un étang des Yvelines.

Longtemps cramponnée à la version officielle, la Justice vient donc de décider finalement de faire machine arrière, comme l’écrivait récemment le Parisien.

Le 10 septembre 2015, le parquet de Versailles a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration suivis de mort ou assassinat», confiée à la juge Aude Montrieux. C’est à elle que s’est confié, le médecin réanimateur qui a constaté le décès. Il n’avait jusque-là jamais été entendu.

Souhaitons que, pour l’honneur de la Justice, la vérité soit enfin connue prochainement. C’est ce que je souhaite pour la veuve et pour les enfants de Robert Boulin ainsi que pour la mémoire de cet homme apprécié mais aussi pour tous ceux qui se font une haute opinion de la Justice dans notre pays.

Je tiens à remercier, pour finir, le journal le Parisien pour avoir publié ce gros dossier très complet concernant Robert Boulin.

Ecrivainparisien

50588337

Mots clés de cet article :

Robert Boulin, Justice, Le Parisien,

 

Pour aller plus loin :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/dans-le-retro-la-mort-de-robert-boulin-un-mystere-jamais-resolu-08-06-2016-5866239.php

 

 

5866239_boulin_1000x625

Remerciements le Parisien

Read Full Post »

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2143

ocjkpk2z

Témoignages

114044297

Il y a plus de 48 ans que je cherchais à retrouver un disque que je possédais en 1968, disque créé et produit par Jean-Marc Tennberg. C’est chose faite aujourd’hui grâce à Internet par l’intermédiaire d’Anouchka qui a eu l’excellente idée de diffuser le disque dont parle cet article.

Qui se souvient encore de nos jours de Jean-Marc Tennberg ?

Plus grand monde sans doute puisqu’il nous a quittés il y a 45 ans, victime d’un accident d’avion survenu à Lourmarin, dans le Vaucluse.

Jean-Marc Tennberg était un acteur et poète français mais également un conteur hors pair grâce à sa parfaite diction et au timbre de sa voix riche d’inflexions et de multiples émotions qui passaient très bien au micro.

Il a joué dans 45 films au cinéma entre 1945 à 1970 ainsi que dans 2 films diffusés par la télévision. Il a également joué dans 7 pièces de théâtre de 1945 à 1967.

Jean-Marc Tennberg a également créé des disques dans lesquels il déclame de la poésie, notamment des œuvres de Jacques Prévert, Guillaume Apollinaire, Charles Baudelaire, Jean Cocteau, Alphonse Daudet, Jean de La Fontaine, Arthur Rimbaud et Paul Verlaine.

De plus il a obtenu le grand prix du disque de l’Académie Charles Cros en 1957 pour son enregistrement intégral d’œuvres de François Villon à Jacques Prévert au cours d’un récital unique donné au Théâtre Fontaine l’année précédente.

Mais ce n’est pas tout puisque Jean-Marc Tennberg a créé et produit, en 1968 un disque dont je parlais au début de mon article.

Ce disque, intitulé "Le sang des hommes, un flic dort en chacun de nous" est un témoignage sans concessions concernant les évènements de Mai 68 et la torture en France au cours de la guerre d’Algérie. Ce disque traite également de la torture perpétrée par les américains au cours de la guerre du Viêt-Nam mais ce disque parle également des tortures commises par les nazis au cours de la dernière guerre mondiale.

Je viens de réécouter ce disque que je n’avais pas réentendu depuis 1968 et ce témoignage poignant me fait toujours aussi froid dans le dos qu’il y a 48 ans…

Ce disque est un réquisitoire glaçant autant qu’implacable contre la torture pratiquée dans le monde et Jean-Marc Tennberg a eu le courage de créer ce "monument" mais aussi de le produire et de l’éditer pour faire prendre conscience à tous de l’horreur que représente la torture.

Vous trouverez, ci-dessous, des liens pour aller plus loin, notamment la bande sonore intégrale du disque dont il est question ici (second lien) mais aussi un article que j’ai publié le 2 septembre 2007 sur le "forum de l’écrivain" concernant ce sujet épineux et vous verrez que ma mémoire marche encore assez correctement.

Je souhaite à toutes et à tous une bonne écoute.

Pour terminer cet article que j’ai plaisir et émotion à diffuser, je voudrais remercier Jean-Marc Tennberg pour ce travail remarquable, bien sur, mais je souhaite aussi dire merci à "Anouchka" grâce à qui j’ai pu réentendre cette œuvre qu’elle a eu la bonne idée de diffuser sur Internet.

Ecrivainparisien

50588337

Mots clés de cet article :

Jean-Marc Tennberg, Torture, Mai 68, Viêt-Nam, Nazis, Anouchka

jean-marc-tennberg-de-villon-a-prevert-integral-

Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Marc_Tennberg

https://www.mixcloud.com/Selecta_Anouchka/le-sang-des-hommes-un-flic-dort-en-chacun-de-nous-jean-marc-tennberg-1968/

https://ecrivainparisien.wordpress.com/2007/09/02/le-sang-des-hommes/

I07144645

Read Full Post »

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2101

ocjkpk2z

Hommage à un Frère Franciscain

2vo8xpqo

J’ai aperçu hier, sur le fil de l’eau du plus grand réseau social de la planète, une petite photo d’un acteur allemand, quelque peu oublié aujourd’hui puisqu’il est actuellement âgé de 86 ans ; mais cet excellent acteur a eu son heure de gloire dans les années 70 en interprétant, notamment, le rôle principal d’un film tiré d’un livre racontant la véritable histoire exceptionnelle, au plan humain, d’un homme d’Eglise. Cette histoire est celle d’un franciscain qui a fait honneur à ses engagements d’homme d’Eglise, véritable serviteur et « soldat » de Dieu au sens le plus élevé du terme.

Avant de parler de ce frère franciscain, humain au-delà de la norme courante, je dois préciser que l’acteur allemand dont il est question ici a refusé de percevoir un quelconque cachet pour avoir interprété ce rôle d’envergure et cela est si rare que je me devais de le préciser avant d’aller plus loin.

s_aec04_-_cm_-_hardy_kruger_-_2_-__035

Lorsque j’ai vu la photo d’Hardy Krüger, puisque c’est de l’acteur dont il s’agit, des souvenirs se sont soudainement bousculés dans ma tête. J’ai donc revu apparaitre des photos que j’ai réalisées il y a 2 ans au cours d’un de mes reportages du côté de Saint-Mammès, une commune seine-et-marnaise, proche de Moret-sur-Loing, dans laquelle se trouve une villa qui a abrité quelque temps le frère franciscain dont il est question dans cet article. Sur le pilier droit du portail d’entrée figure une plaque souvenir commémorative que j’ai découvert et qui parle de ce franciscain. Je connaissais l’histoire de cet homme dans les grandes lignes mais j’ignorais qu’il avait vécu si près de chez moi.

2vo8xpqo (2)

J’ai repensé avec beaucoup de respect et d’émotion à cet homme durant quelques minutes avant de réaliser les photos que vous trouverez à l’issue de cet article que je voulais et que je me devais d’écrire depuis pas mal de temps, dans le cadre du Devoir de Mémoire, du aux jeunes générations. Vous trouverez également à la fin de cet hommage des liens directs le concernant et qui racontent, par témoignages interposés, la vie de cet homme exemplaire, à plus d’un titre.

Le nom de cet homme est peu connu, sauf dans les régions françaises où il a exercé son « ministère » avec beaucoup de zèle et ce ne sont pas les personnes qui en ont bénéficié qui me démentiront puisque ces dernières, du moins celles encore en vie, lui portent une certaine forme d’admiration, de respect d’empathie et de culte en l’honneur de sa mémoire et des actions conduites par ce « moine soldat »

Ce serviteur de Dieu se nomme Alfred Stanke, de son vrai nom Aloïs-Joseph Stanke, dit de lui une biographie lui étant consacré. Il est né le 25 octobre 1904 près de Dantzig. Son père, Léonhard Staniozewski, qui avait fait germaniser son nom pour pouvoir travailler aux chemins de fer prussiens, meurt en 1913.
L’éducation du jeune Aloïs-Joseph est confiée aux Frères Franciscains. Attiré par cette famille spirituelle, il entre à 16 ans dans un institut de frères tertiaires réguliers, les « Frères hospitaliers de la Sainte-Croix ». C’est là qu’il prend le nom d’Alfred.

Et l’auteur de cette même biographie ajoute  » A Bourges, les années d’occupation auraient été différentes si un Franciscain allemand n’avait pas été affecté, comme caporal infirmier, à la prison du Bordiot. » Et ce caporal deviendra pour tous, le « Franciscain de Bourges« 

2vo8xpqo (2)

En parcourant les articles lui étant consacré on peut lire qu’Alfred Stanke, bien qu’Allemand avait une profonde haine du nazisme, ceci explique sans doute une grande partie de ses actions au profit des prisonniers français victimes des interrogatoires de la gestapo.

Mais au début beaucoup de prisonniers de la prison du Bordiot de Bourges se méfiaient de lui car il leur paraissait inconcevable qu’un Allemand, même infirmier, puisse se conduire de manière humaine. Et cet homme, qui deviendra pour tous le « Franciscain de Bourges » redonnera l’espoir à beaucoup. Il verra passer dans les cellules du Bordiot, des hommes comme le sénateur Marcel Plaisant ou le colonel Marcel Haegelen, il fera tout pour soulager leur misère.

La biographie, consacrée par Roland Narboux à Alfred Stanke, le Franciscain de Bourges, cite également le nom de Georges Ruetsch, qui fut interprète à la préfecture. Ce dernier a beaucoup aidé le franciscain dans des démarches administratives souvent difficiles. Sa fille témoigne :

 » Mon père parlait couramment allemand. Il était d’ailleurs né en Alsace en 1911 lorsque l’Alsace n’était pas encore devenue française. Ce qui pouvait paraître équivoque à l’esprit de certains Berrichons. Ayant changé sa nationalité après le traité de Versailles, il était venu s’établir en Berry en 1936 où il s’était marié ».

Une fois embauché à la préfecture, Georges Ruetch forme avec le frère Alfred un duo très efficace.

C’est cette amitié entre Georges Ruetch et Alfred Stanke qui est à l’origine de la dernière sépulture du Franciscain de Bourges.

En effet, le franciscain parlait assez mal le français, en particulier lorsqu’il arrive à Bourges, et c’est Georges Ruetch qui fut donc interprète, qui va l’aider dans la compréhension de la langue française.

Ils étaient donc devenus amis et parmi ses dernières volontés le Franciscain de Bourges demanda à être enterré à proximité de son ami Ruetch, ce qui fut fait, ce dernier étant de Saint Doulchard où il est enterré.

2vo8xpqo

On peut lire encore, plus loin, dans la remarquable biographie de Roland Narboux un témoignage lui étant parvenu, par courrier en 2004 qui dit ce qui suit :

« C’est avec surprise que je trouve votre article sur Alfred Stanke, le franciscain qui a sauvé bien des gens des pires effets de leur séjour avec la gestapo pendant la 2e guerre mondiale. Ma tante, née Jeannette Pierry à Gracay, et son mari Gilbert Doireau, qui habitaient la région a l’époque, ont été arrêtés le jour de l’an 1943.

J’ai entendu toute mon enfance parler du fait que le frère Alfred leur a permit de se parler en prison, leur permettant de présenter un front uni aux interrogations, ou du moins suffisamment consistant. Il les a soignés après les tortures infligées par la Gestapo, leur permettant de survivre physiquement à la déportation qui a suivi. Et il les a encore plus aidés en leur permettant de se voir avant le départ, de savoir qu’ils avaient tous les deux survécu, ce qui leur a donné suffisamment d’espoir pour assurer leur survie éventuelle.

Ils sont revenus tous les deux, et ont habité a Royan le reste de leurs jours. Malheureusement, ils sont maintenant morts tous les deux, mais relativement récemment. Ma tante a passé beaucoup de temps à expliquer à tous les enfants de la famille (au moins) la différence entre un Nazi et un Allemand, à nous rappeler à tous que c’était un fasciste français qui les avait dénoncés, que c’était un allemand qui les avait principalement sauvés.

Sans parler de beaucoup d’autres encore qui avaient eu pitié d’eux plus tard et risqué leurs vies pour leur passer un peu de nourriture.
Et ma tante a réussi plus tard à retrouver M. Stanke et à organiser un voyage de réunion avec d’autres déportés.

Ca a été un privilège de ne pas grandir avec les sentiments bêtement anti-allemands qui étaient encore très en vogue dans ma jeunesse.
J’apprécie autant la chance que j’ai eue d’avoir été proche de ma tante qu’elle appréciait celle d’avoir rencontré le frère Alfred. Je voudrais donc vous remercier de l’avoir inclue dans votre histoire de Bourges.

Sa présence a été une contribution à tout ce qu’on pourrait souhaiter de mieux dans une belle ville.

Marie-Christine »

2vo8xpqo

En 1967, Marc Tolédano, ancien résistant incarcéré au Bordiot, écrivit un livre pour retracer l’action du Franciscain. Peu après, Claude Autant-Lara en fit un film qui fit connaitre à la France entière le « Franciscain de Bourges », une page de l’histoire de la guerre et de l’occupation dans le Cher, où passait la ligne de démarcation. Frère Alfred est revenu plusieurs fois à Bourges et dans la région, pour rencontrer ses amis, et il avait écrit au maire de Saint-Doulchard pour demander à être enterré dans ce cimetière près de son ami Georges Ruetsch, qui l’a aidé dans son action, et des aviateurs anglais tombés en mission. Il y repose depuis le mois de septembre 1975, après des obsèques solennelles en la cathédrale de Bourges. Sa mort fut causée par un incendie accidentel au couvent Saint-Antoine de Sélestat (Bas-Rhin) où il se trouvait, et d’où il avait été transporté à l’hôpital de Metz. Elle provoqua une grande émotion et rassembla beaucoup de personnalités et d’anonymes qui avaient tous à lui manifester leur gratitude.

Les liens entre Frère Alfred et ses amis du Berry, de la Nièvre et d’ailleurs, ne se sont pas interrompus à la mort du Franciscain. Tous les ans, ses amis se réunissent pour lui rendre hommage devant la prison, au cimetière, et au cours d’une messe en sa mémoire. En 2003, une association a été créée pour entretenir le souvenir de son action, auprès des générations qui ne l’ont pas connu. Les municipalités de Bourges et de Saint-Doulchard sont associées à cette commémoration.

Voilà donc racontée, dans le cadre du Devoir de Mémoire, la vie fort remplie d’Alfred Stanke, le « Franciscain de Bourges » un religieux qui a œuvré pour le rapprochement franco-allemand, soit dit en passant.

J’ai éprouvé bien des émotions à l’écriture de cet article, je ne vous le cache pas, mes ami(e)s.

Je tiens à remercier mon amie Angélique Haley qui m’a donné l’envie d’écrire cet article, chose que je voulais faire depuis quelque temps déjà, tout comme je remercie Hardy Krüger, le Franciscain de Bourges du film de Claude Autant-Lara.

Ecrivainparisien

50588337

Mots clés de cet article :

Hardy Krüger, Claude Autant-Lara, Alfred Stanke, Le Franciscain de Bourges, Georges Ruetch, Roland Narboux, Bourges, Saint-Doulchard,

08c7928c3e728cbef6c0f1d11ed84fba

Liens complémentaires à cet article :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hardy_Kr%C3%BCger

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Franciscain_de_Bourges

http://www.encyclopedie-bourges.com/franciscain.htm

http://www.berrypedia.org/doku.php?id=alpha:s:stanke_alfred

https://www.youtube.com/watch?v=iUSHURn_3eQ

Alfred Stanke

A Stanke

MR6J1688

MR6J1689

MR6J1690

MR6J3454

vbxjR

!cid_1BF09EFA4580452F8CF55227E782153F@BonnetduSault

Read Full Post »

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2100 (deux mille cents)

ocjkpk2z

Bilan d’une année catastrophique

2vo8xpqo

L’année 2014 est sur le point de se terminer et cette année noire laissera de bien mauvais souvenirs dans nos esprits comme la disparition d’un certain nombre d’avions et de passagers lors de crashs aériens, par exemple. Il se trouve que 2014 reste l’année la plus noire de la décennie pour l’aviation civile commerciale.

Une année noire également que cette année 2014 pour le monde occidental qui a vu nombre d’otages être décapités par une organisation terroriste internationale d’envergure. La mort de tous ces otages Américains, Anglais et notre Français, Hervé Gourdel, tombé dans un guet-apens en Algérie, reste absolument insupportable et ne doit pas être oubliée.

in39san6

Lorsqu’on est un être humain civilisé on ne peut qu’éprouver du dégout et condamner de la manière la plus ferme qui soit une organisation « mafieuse » qui souhaite instituer la terreur en commettant des crimes abjects avec des mises en scène d’un machiavélisme et d’un cynisme sciemment et savamment calculés au nom d’une religion qui ne peut aucunement se reconnaitre dans les actes de tous les bourreaux fanatiques qui ôtent la vie et qui ne sont finalement, qu’on le veuille ou non, que des assassins de droit commun aux yeux de la loi. La religion, quelle qu’elle puisse être, ne prône que l’amour et le bien-être, la tolérance, la compassion et l’esprit d’empathie par définition et par principes de base, en aucun cas la mort de ceux qui n’y adhèrent pas. Il ne faut aucunement faire un amalgame, plus que dangereux, entre des assassins de bas étage et des pratiquants d’une religion qui ne veulent et ne peuvent pas se reconnaitre dans des pratiques condamnables.

Le doigt accusateur

Cette année 2014 est une année néfaste à oublier au plus vite également pour la grande majorité des Français qui continue d’être dirigée et régie par des irresponsables, quasiment tous sourds et aveugles, voire malhonnêtes pour certains d’entre eux et dont l’un des seuls soucis est de continuer à engranger tranquillement les milliers d’euros que leur attribue mensuellement la manne républicaine, eu égard à leur statut d’élus auxquels on ne réclame aucune obligation de résultat d’ailleurs, pour faire encore grossir leur patrimoine personnel mais qui se gardent bien d’en « distribuer » quelques miettes aux plus démunis de leurs compatriotes, baptisés les « sans-dents » par « Moi, Président » ; du moins ce sont les propos que lui a prêté une femme revancharde, vindicative, jalouse et emplie d’un esprit de vengeance hautement développé suite à son éviction qu’elle n’a toujours pas digérée et que je ne remercie personnellement pas pour ce « moment » qui donne une image désastreuse de notre pays à l’étranger ; une image dont la France fait les frais et dont elle pourrait fort bien se passer si l’incommensurable bêtise d’une femme opportuniste et aveuglée par un esprit de vengeance primaire n’avait étalé sur la place publique et aux yeux de qui voulait le lire ou l’entendre, ses histoires personnelles ; des histoires peu crédibles au demeurant dans la mesure où tous ces bruits « d’alcôve » ne sont absolument pas vérifiables. Cette opportuniste de la pire espèce ne connait que l’odeur de l’argent, comme beaucoup, au détriment de toute considération d’éthique professionnelle liée à sa fonction et elle ne va pas manquer d’empocher de conséquents droits d’auteur concernant son brûlot, cela sans aucun état d’âme.

En somme « liberté, égalité, fraternité mais aussi solidarité » ne sont que des mots pour notre classe politique, dans sa très grande majorité ; en aucun cas des actions valorisantes qu’elle réalise personnellement…

2vo8xpqo

Les actions valorisantes sont bien souvent l’apanage de celles et de ceux qui n’ont rien ou pas grand chose mais qui connaissent le poids d’un geste gratuit, eux ; à l’instar du regretté Henri Grouès, devenu l’abbé Pierre ou encore de Sœur Emmanuelle, une religieuse belge exemplaire née dans une famille bourgeoise et qui a renoncé au « confort » lié à l’argent familial pour consacrer sa vie aux plus démunis. Quel noble sacerdoce que celui de ces deux belles personnes pour lesquelles j’éprouve beaucoup d’admiration.

Voilà donc brossée, dans les grandes lignes et dans ce deux mille centième article de votre « serviteur », cette année 2014 que je vais m’empresser d’oublier tout comme j’oublierai, au plus vite également, un certain député atteint de « phobie administrative »

Pour terminer sur une note un peu plus optimiste et chargée d’espoir, je présente à toutes les lectrices et à tous les lecteurs du « forum de l’écrivain » tous mes vœux de bonheur, de plaisir et de réussite, totale ou partielle, pour leurs entreprises personnelles et professionnelles pour l’année qui arrive à grand pas.

Je vous donne rendez-vous l’an prochain pour la suite de mes combats épistolaires en terminant par une citation du grand Jacques Brel (Fernand) « Et puis si j’étais le Bon Dieu je crois que je ne serais pas fier. Je sais, on fait ce qu’on peut, mais il y a la manière »

Ecrivainparisien

50588337

Mots clés de cet article :

Crashs aériens, Terrorisme, Décapitations, Dégout, Mafia, Liberté, Egalité, Fraternité, Solidarité, Abbé Pierre, Sœur Emmanuelle, Sacerdoce, Gouvernement, Don de soi, Phobie administrative, Brûlot,

cid_1bf09efa4580452f8cf55227e782153fbonnetdusault_thumb

Read Full Post »