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Archive for the ‘Remerciements’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2154

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Souvenirs de rentrée

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La rentrée des classes aura lieu cette année jeudi prochain pour 12 millions d’écoliers.

L’occasion m’est donc offerte pour publier une nouvelle fois, sur le forum, un article que j’avais rédigé il y a quelques années en hommage à l’un de mes instituteurs, monsieur Georges Cosson.

J’écrivais donc, en son temps, ce qui suit à propos de cet homme dont je conserve, en mon âme, de merveilleux souvenirs d’une époque aujourd’hui totalement révolue.

Portrait d’un homme intègre

En rédigeant tout à l’heure une réponse à un commentaire m’ayant été adressé par une amie concernant un certain Karl Marx, grand théoricien, il m’est revenu en mémoire, par associations d’idées une époque, aujourd’hui révolue : l’école à « l’ancienne », celle du temps que nos récents ministres de l’Education Nationale n’ont jamais pu connaitre puisque la plupart d’entre eux n’étaient pas encore nés ou n’étaient pas en âge de comprendre.

En ce temps là, les instituteurs étaient gens respectables et respectés tout autant qu’admirés, voire imités et cela sans qu’ils aient eu besoin de faire d’efforts particuliers. Dans les petites villes et les villages ils occupaient d’ailleurs souvent le poste de secrétaire de mairie puisqu’ils détenaient le savoir.

J’ai eu le privilège de bénéficier de l’enseignement de l’un de ces hommes de l’Art, à la fin des années 1950.

Cet homme exceptionnel, à plus d’un titre s’appelait monsieur Georges Cosson et exerçait son métier à Montargis (Loiret)

J’ai suivi son enseignement deux années durant, en 1958 et en 1959 et c’est au cours de ces 2 années scolaires que j’ai appris l’essentiel de ce qui reste aujourd’hui, plus de 58 ans plus tard, mon bagage intellectuel.

Georges Cosson était un homme imposant à plus d’un titre et tous ses élèves, sans exception, lui portaient un respect qu’il savait leur rendre. Nul besoin, pour lui, de lever la main sur un élève pour être compris ; sa stature physique et son regard tout autant que sa voix posée savaient convaincre quiconque dans les meilleurs délais.

Cet homme sévère mais juste avait une pédagogie efficace et chacun de ses élèves se faisait un point d’honneur de retenir l’enseignement dispensé.

Il était communiste convaincu mais ne le chantait pas sur les toits bien qu’il en soit fier. Il mettait en pratique les plus nobles théories du communisme, à savoir le partage et ce qu’il nous apprenait ne faisait pas toujours partie du programme pédagogique de l’Education Nationale mais il savait éveiller nos esprits, nous intriguer tout autant que nous intéresser aux choses de la vie, celles que nous allions mettre en pratique quelques années plus tard.

Georges Cosson reste le meilleur des professeurs que j’ai eu au cours de toute ma scolarité, y compris mes années de lycée et je continue de porter haute estime à son âme. Si ma vocation première était de vouloir devenir professeur afin de transmettre mon savoir aux autres c’est incontestablement à Georges Cosson que je le dois.

Je souhaite à chaque élève d’avoir au cours de sa scolarité un professeur tel que lui.

Merci, monsieur Cosson, pour ce que vous avez fait pour nous.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Instituteur, Vocation, Hommage, Savoir, Georges Cosson,

 

Georges Cosson

Monsieur Georges Cosson, mon instituteur (1958)

Classe de Georges Cosson 1959

Monsieur Georges Cosson et sa classe (1958)

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2142

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Journal de guerre d’un poilu

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Yann Bouvier, un professeur d’histoire d’un lycée de Fonsorbes, une ville de la région toulousaine, a eu l’excellente idée, dans le cadre d’un atelier pédagogique dont le but est d’entretenir le nécessaire "Devoir de mémoire", de faire travailler ses élèves sur ce qu’on appelle couramment la "Grande guerre".

L’idée de départ de ce professeur était de faire paraitre, au jour le jour et à 100 ans d’intervalle exactement, le journal rédigé par un poilu et de publier le travail de ses élèves sur les deux plus grands réseaux sociaux existant sur Internet.

Je me suis abonné à la page concernant le "journal de guerre de Frederic B." et je regarde donc tous les jours ou presque les parutions publiées concernant le poilu ayant rédigé ce journal de compte-rendu au jour le jour, il y a 100 ans de cela, exactement.

Hormis le fait qu’il est particulièrement émouvant de penser que les écrits de Frederic B. franchiront les siècles, ce journal témoigne, bien mieux que le plus beau des livres d’histoire, de l’incroyable atrocité de cette guerre, véritable boucherie à ciel ouvert.

J’avoue que certains billets publiés font froid dans le dos et m’ont fait écraser quelques larmes au gout salé…

Bien que ce journal de bord soit assez précis il ne peut être que le pale reflet de ce qu’ont subi tous ces "braves" durant ces 5 années insupportables, pour eux tous, mais aussi pour leurs familles.

J’imagine volontiers le cran qu’il a fallu à tous ces valeureux soldats pour sortir de leurs tranchées sous la mitraille et la canonnade allemande, la peur au ventre et la bouche sèche et partir à l’assaut des lignes ennemies sans savoir s’ils allaient en revenir vivants…

Cette guerre ne peut et ne doit pas tomber dans les oubliettes de l’histoire, ne serait-ce que par respect pour tous les jeunes hommes ayant combattu au sacrifice de leur vie dans ces hideuses et insalubres tranchées et ailleurs pour qu’aujourd’hui nous puissions être fiers d’être français, ne serait-ce que pour eux.

Je voudrais remercier de tout cœur Yann Bouvier, ce professeur du Lycée de Fonsorbes qui a su communiquer à ses élèves la fièvre de la recherche et l’envie de créer quelque chose de remarquable au bénéfice de tous mais je voudrais également remercier les élèves ayant travaillé sérieusement sur ce projet pédagogique pour permettre de faire toucher du doigt à tous l’horreur et l’inhumanité de cette guerre.

Remerciements émus également en direction de Frederic B. ce poilu remarquable ayant eu l’idée de transcrire ce qu’il a pu vivre et ressentir au cours de ces longues, ces très longues années de guerre.

Je ne voudrais pas terminer cet article sans apporter ma "petite" pierre à l’édifice en publiant l’un de mes articles ainsi que l’une de mes œuvres, composés il y a quelques années en hommage aux poilus.

Vous trouverez le tout ci-dessous :

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Devoir de mémoire

La « Der des ders »

Il y a 94 ans celle que les poilus surnommaient la « Der des ders », autrement dit la guerre de 1914-1918 appelée aussi la « Grande guerre » prenait fin, laissant l’Europe exsangue.

Huit millions de morts et plus de six millions de blessés tel est l’affreux bilan d’un conflit inhumain.

Tout le monde a eu dans sa famille, qui un grand-père, qui un arrière grand-père s’étant illustré ou étant tombé au Chemin des dames ou encore à Verdun.

J’ai composé, en hommage à la mémoire de ces glorieux soldats l’œuvre qui suit :

 

La « Der des ders »

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Ils étaient partis avec les idées qu’on leur avait serinées

Ils devaient bouffer du boche, c’était notre ennemi juré !

Leurs conditions de survie étaient vraiment inhumaines

Certaines unités se sont mutinées, cependant sans haine.

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Cette guerre effroyable fut une boucherie pour matamores

Des chefs envoyaient sciemment les hommes vers la mort

Certains combats durèrent des jours pour avancer à peine

Le mètre regagné coutait des centaines de vies humaines.

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L’artillerie allemande pilonnait sans relâche nos positions

Un déluge de feu s’abattait sur nos poilus en pleine action

Combien furent instantanément ensevelis à Douaumont ?

Combien sont morts à Verdun et dans toute cette région ?

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L’ypérite a fait des ravages considérables dans nos rangs

Nos braves étaient peu instruits quant à ces gaz puissants

Nos soldats ont combattu vaillamment  durant ces années

Ceux qui n’y sont pas restés sont rentrés mutilés ou gazés.

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Qu’ajouter de plus concernant cette guerre de vrais soldats

Tout ou presque a déjà été dit et relaté, cela bien avant moi

Il me semblait très important de revenir sur cet évènement

Parler de ces vaillants soldats n’est jamais perte de temps.

 

Ecrivainparisien 11 novembre 2012

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Ecrivainparisien

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Mots clés concernant cet article :

Journal de guerre, Fréderic B., Poilus, Devoir de mémoire, Yann Bouvier, Elèves Lycée de Fonsorbes,

Pour aller plus loin :

https://www.facebook.com/Le-Journal-de-Guerre-de-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-B-844081638959962/?notif_t=notify_me_page&notif_id=1461159026724232

http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/25/2311188-eleves-mettent-peau-poilu-twitter.html

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2105

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Je suis triste

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Macabre début d’année 2015 pour l’ensemble de la France dans sa globalité qui est frappée de plein fouet par des actes odieux qui nous révoltent quasiment tous.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Comment, de simples dessins de presse, peuvent-ils ainsi valoir la mort à leurs auteurs ?

Cela est impensable en démocratie, je le sais, mais cela s’est malheureusement produit. Hélas.

Plus rien ne sera comme avant comme l’ont très justement écrit et développé quelques plumes qui font autorité.

Des témoignages, venant du monde entier, inondent les médias et nous réconfortent dans cette pénible épreuve.

Car c’est bien une lourde et dure épreuve que nous sommes quasiment tous en train de vivre et d’affronter. Et cette épreuve c’est la tentative de mainmise et de suppression progressive des valeurs qui sont les nôtres par des groupuscules terroristes composés de monstres, de fous et d’exaltés sans foi ni loi qui veulent réduire au silence et inféoder l’esprit critique de la France toute entière.

Nous sommes tous concernés par cette troisième guerre mondiale qui ne veut pas dire son nom mais qui vient de pénétrer chez nous de manière si spectaculaire avec ce carnage sans précédent perpétré par deux ou trois hommes qui ne respectent pas les règles établies chez nous depuis 1789.

Des voix s’élèvent de toutes parts pour condamner ces actes inqualifiables ; des rassemblements de masse se font jour, de manière plus ou moins spontanée, pour montrer aux yeux du monde l’engagement et l’attachement de la France aux valeurs que nous ont légué nos anciens et dont certains sont morts debout pour que nous puissions en bénéficier et en profiter, à l’instar de Charb et de tous ses valeureux confrères qui n’ont jamais reculé, qui ne se sont jamais auto censuré pour respecter les engagements moraux étant les leurs depuis plus de trois décennies.

La France ne cèdera ni au chantage ni à la peur ni à la surenchère et fera face pour qu’on ne vienne pas lui arracher ses valeurs inaliénables, par respect pour la mémoire de ceux qui sont partis.

Tous ces martyrs, morts debout au nom de la liberté d’expression sont de véritables héros tout comme les deux policiers morts en service et dont la mission était de les protéger.

Je pense, en cet instant et avec beaucoup d’émotion, à toutes ces personnes qui nous ont quittés mais j’ai également des pensées pour les familles endeuillées dont la vie a été brisée en un instant.

Je pense également aux survivants de cette effroyable tuerie qui ne verront sans doute plus du tout la vie de la même manière mais je sais que toutes ces morts les fortifieront, sans aucun doute, pour qu’ils aient l’envie et la nécessité morale de faire honneur à la mémoire de leurs ainés en ayant à cœur de continuer le travail entrepris il y a plus de trois décennies maintenant par cette équipe de dessinateurs fantastiques.

Ces dessinateurs, tout à la fois caricaturistes et altruistes, étaient des gens responsables, quoi qu’on puisse en penser ; des femmes et des hommes toujours soucieux de dénoncer, par dessins interposés, les erreurs et les errances de notre société afin de tenter de faire évoluer les mentalités et les consciences, notamment au plan du nucléaire, des religions, de l’obscurantisme, du syndicalisme, du monde animal et de l’écologie, entre autres sujets importants.

Ils ont accompli leur mission au-delà de leurs espérances puisque la France entière, lectrice ou pas de Charlie Hebdo, s’est mobilisée pour montrer que la liberté d’expression est une valeur à laquelle elle tient.

Aujourd’hui je suis fier de Charb, de Cabu, de Wolinski, de Tignous, de Bernard Maris également tout comme je suis admiratif de Luce Lapin, de Patrick Pelloux et des survivants blessés et choqués auxquels je souhaite, du fond du cœur, un prompt rétablissement.

Oui je suis fier de tous ces héros, morts debout au nom de la Liberté chère à nos cœurs, tout comme je suis fier également de ceux qui restent au sein de cette équipe, décapitée et décimée par une haine et une sauvagerie indicibles, qui incarnaient et continueront de perpétuer, à mes yeux, les valeurs véritables et profondes de l’esprit français.

Je suis Charlie, je suis fier mais je suis triste aussi tout comme je suis en colère, oui en colère contre tous ceux qui profitent de ces drames pour tenter de « faire du fric » en ayant le toupet de vouloir vendre de manière éhontée des objets portant la griffe « Charlie Hebdo » à des prix proprement prohibitifs.

Je suis sur que tous ces profiteurs ne l’emporteront pas au paradis.

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A toute l’équipe de Charlie Hebdo… Avec mon admiration

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Charlie Hebdo, Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Ahmed, Luce Lapin, Patrick Pelloux, Profits honteux,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2101

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Hommage à un Frère Franciscain

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J’ai aperçu hier, sur le fil de l’eau du plus grand réseau social de la planète, une petite photo d’un acteur allemand, quelque peu oublié aujourd’hui puisqu’il est actuellement âgé de 86 ans ; mais cet excellent acteur a eu son heure de gloire dans les années 70 en interprétant, notamment, le rôle principal d’un film tiré d’un livre racontant la véritable histoire exceptionnelle, au plan humain, d’un homme d’Eglise. Cette histoire est celle d’un franciscain qui a fait honneur à ses engagements d’homme d’Eglise, véritable serviteur et « soldat » de Dieu au sens le plus élevé du terme.

Avant de parler de ce frère franciscain, humain au-delà de la norme courante, je dois préciser que l’acteur allemand dont il est question ici a refusé de percevoir un quelconque cachet pour avoir interprété ce rôle d’envergure et cela est si rare que je me devais de le préciser avant d’aller plus loin.

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Lorsque j’ai vu la photo d’Hardy Krüger, puisque c’est de l’acteur dont il s’agit, des souvenirs se sont soudainement bousculés dans ma tête. J’ai donc revu apparaitre des photos que j’ai réalisées il y a 2 ans au cours d’un de mes reportages du côté de Saint-Mammès, une commune seine-et-marnaise, proche de Moret-sur-Loing, dans laquelle se trouve une villa qui a abrité quelque temps le frère franciscain dont il est question dans cet article. Sur le pilier droit du portail d’entrée figure une plaque souvenir commémorative que j’ai découvert et qui parle de ce franciscain. Je connaissais l’histoire de cet homme dans les grandes lignes mais j’ignorais qu’il avait vécu si près de chez moi.

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J’ai repensé avec beaucoup de respect et d’émotion à cet homme durant quelques minutes avant de réaliser les photos que vous trouverez à l’issue de cet article que je voulais et que je me devais d’écrire depuis pas mal de temps, dans le cadre du Devoir de Mémoire, du aux jeunes générations. Vous trouverez également à la fin de cet hommage des liens directs le concernant et qui racontent, par témoignages interposés, la vie de cet homme exemplaire, à plus d’un titre.

Le nom de cet homme est peu connu, sauf dans les régions françaises où il a exercé son « ministère » avec beaucoup de zèle et ce ne sont pas les personnes qui en ont bénéficié qui me démentiront puisque ces dernières, du moins celles encore en vie, lui portent une certaine forme d’admiration, de respect d’empathie et de culte en l’honneur de sa mémoire et des actions conduites par ce « moine soldat »

Ce serviteur de Dieu se nomme Alfred Stanke, de son vrai nom Aloïs-Joseph Stanke, dit de lui une biographie lui étant consacré. Il est né le 25 octobre 1904 près de Dantzig. Son père, Léonhard Staniozewski, qui avait fait germaniser son nom pour pouvoir travailler aux chemins de fer prussiens, meurt en 1913.
L’éducation du jeune Aloïs-Joseph est confiée aux Frères Franciscains. Attiré par cette famille spirituelle, il entre à 16 ans dans un institut de frères tertiaires réguliers, les « Frères hospitaliers de la Sainte-Croix ». C’est là qu’il prend le nom d’Alfred.

Et l’auteur de cette même biographie ajoute  » A Bourges, les années d’occupation auraient été différentes si un Franciscain allemand n’avait pas été affecté, comme caporal infirmier, à la prison du Bordiot. » Et ce caporal deviendra pour tous, le « Franciscain de Bourges« 

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En parcourant les articles lui étant consacré on peut lire qu’Alfred Stanke, bien qu’Allemand avait une profonde haine du nazisme, ceci explique sans doute une grande partie de ses actions au profit des prisonniers français victimes des interrogatoires de la gestapo.

Mais au début beaucoup de prisonniers de la prison du Bordiot de Bourges se méfiaient de lui car il leur paraissait inconcevable qu’un Allemand, même infirmier, puisse se conduire de manière humaine. Et cet homme, qui deviendra pour tous le « Franciscain de Bourges » redonnera l’espoir à beaucoup. Il verra passer dans les cellules du Bordiot, des hommes comme le sénateur Marcel Plaisant ou le colonel Marcel Haegelen, il fera tout pour soulager leur misère.

La biographie, consacrée par Roland Narboux à Alfred Stanke, le Franciscain de Bourges, cite également le nom de Georges Ruetsch, qui fut interprète à la préfecture. Ce dernier a beaucoup aidé le franciscain dans des démarches administratives souvent difficiles. Sa fille témoigne :

 » Mon père parlait couramment allemand. Il était d’ailleurs né en Alsace en 1911 lorsque l’Alsace n’était pas encore devenue française. Ce qui pouvait paraître équivoque à l’esprit de certains Berrichons. Ayant changé sa nationalité après le traité de Versailles, il était venu s’établir en Berry en 1936 où il s’était marié ».

Une fois embauché à la préfecture, Georges Ruetch forme avec le frère Alfred un duo très efficace.

C’est cette amitié entre Georges Ruetch et Alfred Stanke qui est à l’origine de la dernière sépulture du Franciscain de Bourges.

En effet, le franciscain parlait assez mal le français, en particulier lorsqu’il arrive à Bourges, et c’est Georges Ruetch qui fut donc interprète, qui va l’aider dans la compréhension de la langue française.

Ils étaient donc devenus amis et parmi ses dernières volontés le Franciscain de Bourges demanda à être enterré à proximité de son ami Ruetch, ce qui fut fait, ce dernier étant de Saint Doulchard où il est enterré.

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On peut lire encore, plus loin, dans la remarquable biographie de Roland Narboux un témoignage lui étant parvenu, par courrier en 2004 qui dit ce qui suit :

« C’est avec surprise que je trouve votre article sur Alfred Stanke, le franciscain qui a sauvé bien des gens des pires effets de leur séjour avec la gestapo pendant la 2e guerre mondiale. Ma tante, née Jeannette Pierry à Gracay, et son mari Gilbert Doireau, qui habitaient la région a l’époque, ont été arrêtés le jour de l’an 1943.

J’ai entendu toute mon enfance parler du fait que le frère Alfred leur a permit de se parler en prison, leur permettant de présenter un front uni aux interrogations, ou du moins suffisamment consistant. Il les a soignés après les tortures infligées par la Gestapo, leur permettant de survivre physiquement à la déportation qui a suivi. Et il les a encore plus aidés en leur permettant de se voir avant le départ, de savoir qu’ils avaient tous les deux survécu, ce qui leur a donné suffisamment d’espoir pour assurer leur survie éventuelle.

Ils sont revenus tous les deux, et ont habité a Royan le reste de leurs jours. Malheureusement, ils sont maintenant morts tous les deux, mais relativement récemment. Ma tante a passé beaucoup de temps à expliquer à tous les enfants de la famille (au moins) la différence entre un Nazi et un Allemand, à nous rappeler à tous que c’était un fasciste français qui les avait dénoncés, que c’était un allemand qui les avait principalement sauvés.

Sans parler de beaucoup d’autres encore qui avaient eu pitié d’eux plus tard et risqué leurs vies pour leur passer un peu de nourriture.
Et ma tante a réussi plus tard à retrouver M. Stanke et à organiser un voyage de réunion avec d’autres déportés.

Ca a été un privilège de ne pas grandir avec les sentiments bêtement anti-allemands qui étaient encore très en vogue dans ma jeunesse.
J’apprécie autant la chance que j’ai eue d’avoir été proche de ma tante qu’elle appréciait celle d’avoir rencontré le frère Alfred. Je voudrais donc vous remercier de l’avoir inclue dans votre histoire de Bourges.

Sa présence a été une contribution à tout ce qu’on pourrait souhaiter de mieux dans une belle ville.

Marie-Christine »

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En 1967, Marc Tolédano, ancien résistant incarcéré au Bordiot, écrivit un livre pour retracer l’action du Franciscain. Peu après, Claude Autant-Lara en fit un film qui fit connaitre à la France entière le « Franciscain de Bourges », une page de l’histoire de la guerre et de l’occupation dans le Cher, où passait la ligne de démarcation. Frère Alfred est revenu plusieurs fois à Bourges et dans la région, pour rencontrer ses amis, et il avait écrit au maire de Saint-Doulchard pour demander à être enterré dans ce cimetière près de son ami Georges Ruetsch, qui l’a aidé dans son action, et des aviateurs anglais tombés en mission. Il y repose depuis le mois de septembre 1975, après des obsèques solennelles en la cathédrale de Bourges. Sa mort fut causée par un incendie accidentel au couvent Saint-Antoine de Sélestat (Bas-Rhin) où il se trouvait, et d’où il avait été transporté à l’hôpital de Metz. Elle provoqua une grande émotion et rassembla beaucoup de personnalités et d’anonymes qui avaient tous à lui manifester leur gratitude.

Les liens entre Frère Alfred et ses amis du Berry, de la Nièvre et d’ailleurs, ne se sont pas interrompus à la mort du Franciscain. Tous les ans, ses amis se réunissent pour lui rendre hommage devant la prison, au cimetière, et au cours d’une messe en sa mémoire. En 2003, une association a été créée pour entretenir le souvenir de son action, auprès des générations qui ne l’ont pas connu. Les municipalités de Bourges et de Saint-Doulchard sont associées à cette commémoration.

Voilà donc racontée, dans le cadre du Devoir de Mémoire, la vie fort remplie d’Alfred Stanke, le « Franciscain de Bourges » un religieux qui a œuvré pour le rapprochement franco-allemand, soit dit en passant.

J’ai éprouvé bien des émotions à l’écriture de cet article, je ne vous le cache pas, mes ami(e)s.

Je tiens à remercier mon amie Angélique Haley qui m’a donné l’envie d’écrire cet article, chose que je voulais faire depuis quelque temps déjà, tout comme je remercie Hardy Krüger, le Franciscain de Bourges du film de Claude Autant-Lara.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Hardy Krüger, Claude Autant-Lara, Alfred Stanke, Le Franciscain de Bourges, Georges Ruetch, Roland Narboux, Bourges, Saint-Doulchard,

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Liens complémentaires à cet article :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hardy_Kr%C3%BCger

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Franciscain_de_Bourges

http://www.encyclopedie-bourges.com/franciscain.htm

http://www.berrypedia.org/doku.php?id=alpha:s:stanke_alfred

https://www.youtube.com/watch?v=iUSHURn_3eQ

Alfred Stanke

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2078

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Histoire d’un sauvetage

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Tchoutchou

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Mon amie Florence Laurens, https://www.facebook.com/florentzia63?fref=ts

a été récemment contactée par Laurence G., la responsable de l’association "Hegalaldia", Association Départementale pour la Sauvegarde de la Faune Sauvage du département des Pyrénées-Atlantiques pour lui proposer de trouver des parrains et marraines pour tenter de sauver un bébé écureuil de la mort. L’association se chargeant de veiller sur ce bébé et de lui prodiguer les soins nécessaires puis de le rendre à la nature une fois qu’il serait en état de reprendre sa vie sauvage.

N’écoutant que son cœur Florence a accepté avec plaisir d’être la marraine de cette gentille petite bestiole tout comme je l’ai fait moi-même lorsqu’elle m’a proposé ce chalenge. Il fallait donner un nom de baptême à notre filleul et j’ai proposé spontanément de le nommer "Tchoutchou", cette onomatopée symbolisant à mes oreilles une notion de vélocité propre aux écureuils.

Nous venons de recevoir le premier compte-rendu et les premières photos de notre protégé qui semble reprendre du poil de la bête de jour en jour, cela grâce aux soins lui étant prodigués régulièrement par l’équipe d’Hegalaldia que je tiens à remercier publiquement ici.

Vous trouverez donc ci-après le premier compte-rendu d’Hegalaldia à notre intention concernant notre petit Tchoutchou.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Faune, Sauvetage, Ecureuil, Hegalaldia,

Pour aller plus loin :

https://www.facebook.com/Hegalaldia64

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Longue vie à Tchoutchou !

Coeur

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2074

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Devoir de Mémoire

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Cette journée du 18 juin sera encore une journée du souvenir et du Devoir de Mémoire pour ce qui me concerne.

Il y a précisément 74 ans aujourd’hui, un général de brigade, né à Lille en 1890, opiniâtre, déterminé, décidé et visionnaire, oui, visionnaire, prononça un discours depuis les bureaux de la BBC de Londres pour exhorter les Français à entrer ouvertement en résistance et à refuser les conditions édictées par l’ennemi, conditions acceptées, au nom de la France, par l’ancien héros de la Grande Guerre, le maréchal Pétain qui par cette acceptation, cette capitulation a donc trahi son pays, notre pays, après l’avoir sauvé 20 ans plus tôt.

Le général Charles de Gaulle, puisque c’est de lui dont je parle au début de cet article, chacun l’aura compris, a eu le courage de mener un combat exemplaire et a su, par ses actions et son discours redonner à la France et aux Français leur fierté perdue, vendue, dilapidée par un gouvernement d’irresponsables.

Dans son discours, dont vous trouverez le lien pointant vers la page concernée à la fin de cet article, le général de Gaulle a demandé aux militaires Français de le rejoindre à Londres pour continuer le combat contre l’ennemi. Il a également invité les populations civiles à faire de même.

Pour la petite histoire tous les hommes de l’Ile de Sein disponibles ont entendu son appel et sont partis, les premiers, en direction de Londres pour rejoindre ce général fédérateur qui refusait, pour son pays, notre pays de capituler.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont entendu cet appel et sont entrés en résistance en cette année 1940.

Merci au général de Gaulle d’avoir redonné sa grandeur et sa dignité à la France.

In Memoriam

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Général de Gaulle, 18 juin 1940, Discours, Ile de Sein, Résistance, Bretagne

De Gaulle

Pour écouter l’appel du 18 juin, c’est ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=tjPeo1IY05o

Pour aller plus loin :

Churchill

 

Discours de Winston Churchill adressé aux Français le 21 octobre 1940

https://www.youtube.com/watch?v=CHBCMjyHxwQ

Commémoration de l’Appel du 18 juin (Montigny-sur-Loing)

https://www.youtube.com/watch?v=9yFqldqHtYo

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2064

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Merci à toi

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Ô toi, "l’enfoiré", il y a bien longtemps que l’on t’a empêché de nous faire rire définitivement et l’histoire de ton mec restera fort longtemps en nos cœurs orphelins, tu sais.

Bien sur que tu nous manques, Michel, et tu nous manqueras toujours au plus haut point.

Ha si tu étais encore là aujourd’hui tu aurais bien du pain sur la planche, mon bon Michel car la vie politique actuelle et ceux qui la font et la défont t’inspireraient quantité de sketchs dans lesquels tu t’autoriserais des trucs, comme tu le disais, jadis dans certaines de tes histoires drôles en parlant des milieux autorisés…

Tu étais homme pétri et empli de compassion et d’empathie, Michel et tu avais un cœur particulièrement généreux ; du moins c’est l’image que tu as laissé dans les nôtres lorsque tu es parti si brutalement sur cette moto qui t’a emporté vers cet ailleurs qu’un jour ou l’autre nous connaitrons toutes et tous et ce jour là, bien des gens viendront te serrer la main, Michel ! Généreux tu l’as été et bien du monde a d’ailleurs profité de tes largesses durant nombre d’années. Désintéressé tu l’auras été également et ce ne sont pas les responsables de l’œuvre que tu as créée pour les plus démunis qui pourront me dire le contraire. Ces restos t’ont survécu et resteront car ils continuent de faire le plein, d’année en année… Hélas !

Tu as été un "drôle" de mec, quand même Michel et j’ai souvenir que tu as fait trembler bien du monde il y a des années en émettant l’idée de vouloir te présenter aux élections "pestilentielles" comme tu les appelais.

Certains chefaillons avaient d’ailleurs si peur de toi qu’ils ont fait un chantage éhonté et indigne d’un politique à celles et ceux parmi les édiles qui oseraient signer pour que tu puisses obtenir ces fameuses 500 signatures nécessaires à la validation de ta candidature.

Tu as été un redoutable aiguillon et la conscience politique d’une certaine France profonde ; là n’est pas ton moindre mérite, Michel.

Je suis sur d’une chose c’est que ta lessive aurait lavé plus blanc que blanc si tu étais encore parmi nous tu sais, tout comme la presse à ragots lave toujours plus noir, un de ces noirs dont tu n’as pas même idée mon bon Michel mais qui t’aurait forcément inspiré quantité de belles et bonnes choses…

Bon, je te laisse à ton inspiration et je retourne à mes occupations puisque j’ai encore la chance d’avoir un métier que j’aime et qui me le rend bien.

Salut, "l’enfoiré", à bientôt et merci !

Jean Claude Lataupe, pamphlétaire, politiquement incorrect.

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Mots clés de cet article :

Michel Coluche, Les Restos du Cœur, Enfoiré, Politique

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2063

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Improvisation

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Un hommage aux jazzmen et aux artistes classiques de tous crins (d’archets)

Cotton Club

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Quand le "Duke" et le "Count" se voient désormais là-haut ils ne dialoguent plus que par soli de cuivres interposés et ça fait vraiment une chouette musique céleste à laquelle viennent s’ajouter les tutti et la voix grave de "Satchmo" mais aussi celle d’Ella, une perle de cristal venu d’ailleurs relayée par un Nougaro plus vrai que nature entonnant Toulouse, cette ville qu’il a tant aimée et qui le lui rend bien ; ça a vraiment fière allure, croyez-moi mes amis.

Ca bouge et ça swingue dans tous les coins du paradis. On voit même, certains jours, ce bon Saint-Pierre battre du pied la mesure de cette musique céleste offerte par cet orchestre organisant un bœuf improvisé, s’imposant l’excellence pour divertir agréablement tous les anges ; une musique qui donne vie à toutes choses sur lesquelles s’attarde ce chant de l’âme comme le fait souvent un soleil d’été qui irradie le monde et n’en finit jamais de briller, tout comme la musique d’ailleurs.

Vive la musique du cœur, vive le Jazz et le Classique des modernes mais aussi des "Baroqueux", ces aristocrates de la corde faite de boyau véritable qui enchantent nos oreilles par les accents acidulés de leurs magnifiques instruments mais aussi par leur musique divine, le tout ciselé comme une sculpture antique ou comme un cristal de Baccarat d’une grande pureté générant d’indicibles émotions qui parfois nous brouillent la vue, l’espace d’un instant.

Continuez à enchanter et à illuminer nos vies parfois lourdes à trainer, chers Jazzmen que j’aime tant mais aussi vous les Classiques et les "Baroqueux" que je vénère par dessus tout puisque vous me permettez régulièrement de me hisser vers les chemins qui mènent à la lumière céleste.

Vive la musique du cœur.

En mémoire de Duke Ellington, Count Basie, Ella Fitzgerald, Claude Nougaro, Toulouse, Louis Armstrong, Sydney Bechet, mais aussi Claudio Abbado et quelques autres noms illustres qu’il serait long et fastidieux de nommer ici.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Musique, Jazz, Classique, Baroque, Duke Ellington, Count Basie, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Claudio Abbado,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2051

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Message aux lectrices et lecteurs du forum de l’écrivain

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A vous toutes et tous, lectrices et lecteurs de cet espace de liberté, connus et inconnus, de France et d’ailleurs je tiens à vous exprimer du fond de mon cœur toute ma gratitude, de me faire la gentillesse de suivre mon travail depuis que cet espace existe.

Je sais que certaines et certains me suivent depuis le 23 décembre 2005, date de création de cet espace dédié à la mémoire de mes trois amies tragiquement disparues il y a dix ans et qui a vu naitre, au cœur de ses pages plus de 2000 articles.

Quelle somme de travail, quels doutes et quelles incertitudes m’ont assailli aussi parfois lors de l’élaboration de ce travail de longue haleine que je ne regrette aucunement.

Je me devais de respecter mon serment initial : celui de continuer à honorer la mémoire de ces trois femmes magnifiques qui m’ont ouvert les yeux sur les chemins de lumière.

Merci à elles trois et à vous toutes et tous, amis lectrices et lecteurs pour votre fidélité ; merci également à WordPress.com, l’hébergeur de cet espace.

Ecrivainparisien, 31 décembre 2013

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Mots clés de cet article :

Hommage, Remerciements, WordPress.com

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2046

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Jacques Brel : hommage spécial

9 octobre 1978 – 9 octobre 2013 : 35 ans déjà !

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Six pieds sous terre : il était une fois « l’Homme de la Mancha »

Il y aura 35 ans, à 4 heures 10, Jacques, Romain, Georges Brel s’éteignait à l’hôpital Avicenne de Bobigny, laissant des milliers d’admirateurs consternés et sans réactions, de par le monde, face à la disparition de l’acteur, auteur, compositeur, réalisateur et cinéaste, tout autant que skipper et pilote d’avion.

Il n’avait que 49 ans.

Il nous a laissé nombre de souvenirs heureux ainsi qu’un patrimoine culturel et artistique conséquent qui ont fait de lui un homme exceptionnel et exemplaire à plus d’un titre ; exemplaire il l’aura été au cours de sa carrière de chanteur et d’interprète tout autant que dans celle d’acteur mais aussi dans sa vie d’homme.

Jacques ne trichait pas et lorsqu’il a compris qu’il pourrait sombrer dans la facilité grâce à son talent exceptionnel de compositeur et d’interprète il a fait ses adieux ; des adieux réels et définitifs, lui permettant de se consacrer à autre chose ; à d’autres choix, à d’autres voies, à d’autres expériences comme le cinéma et la comédie musicale par exemple.

Jacques a eu la chance de pouvoir vivre quasiment tous ses rêves et s’est exprimé de manière éclatante dans tout ce qu’il a touché en allant jusqu’au bout de sa démarche, jusqu’au bout de son idée, jusqu’à la démesure parfois ; qui pourrait lui en vouloir ? Jusqu’à la déchirure même, comme il l’avait écrit et merveilleusement interprété dans « La quête ».

Jacques avait la passion qui bouillonnait en permanence au fond des veines ; c’était un puriste, un écorché vif, un perfectionniste qui écrivait ses paroles de chansons debout, dans les chambres d’hôtels qu’il occupait finalement fort peu au cours des ses nombreuses tournées annuelles puisqu’il dormait relativement peu. Il était toujours le dernier à aller se coucher ; aimant parler et découvrir les gens au cours de ses tournées mais il était également toujours le premier levé pour repartir vers d’autres destinations, d’autres aventures, d’autres succès, parfaitement mérités.

Sur scène il n’avait pas son pareil pour captiver, saisir et émouvoir son public et tous ceux qui ont eu la chance d’assister à l’un de ses récitals ne peuvent l’oublier. Jacques chantait avec sa voix si pénétrante mais aussi avec son corps, en particulier avec ses mains et avec ses bras. Jacques nous faisait vivre pleinement ses chansons ; on les voyait ses bigotes, les yeux baissés comme si Dieu dormait sous leurs chaussures et ses Vieux à la démarche hésitante qui nous ont tant ému en s’excusant déjà de n’être pas plus loin ; tout comme ces marins qui pissaient comme il pleurait, lui Jacques, sur les femmes infidèles !

Jacques était unique, tout comme l’étaient son univers et ses personnages ; des personnages qui nous ont ému, nous ont fait sourire mais aussi quelquefois nous ont fait pleurer. Jacques c’était tout à la fois Mathilde, la perfide Fanette ou bien encore Frida, belle comme un soleil, mais aussi Marieke tout autant que Madeleine. Jacques c’était quelquefois Jeff, l’ami d’infortune, ou bien encore Zangra qui, hier, trop vieux général quittait le fort de Belonzio qui domine la plaine alors que l’ennemi est là et qu’il ne sera pas héros, lui qui rêvait quelquefois d’être Vasco de Gama.

Jacques c’était tout ça à la fois et beaucoup plus encore : Jacques c’était Benjamin Ratry, docteur à Clamecy ou bien François Pignon, cet emmerdeur si attachant ou bien encore Franz, ce paumé du petit matin au grand cœur.

Jacques c’était l’ami de quelques uns mais surtout celui de Georges Pasquier, dit Jojo, un ami exceptionnel auquel il avait accordé aveuglément sa confiance et qui le lui rendait bien. Il lui avait d’ailleurs consacré un merveilleux et émouvant hommage musical après sa disparition qui l’avait beaucoup marqué mais il avait également donné le nom de ce secrétaire, dévoué au-delà de la norme courante, à son Bichcraft avec lequel il faisait le taxi ainsi que des évacuations sanitaires mais également régulièrement le facteur dans ces iles qu’il aimait tant.

Le nom de Brel est indissociable de celui de François Rauber, son pianiste, chef d’orchestre et arrangeur, de Gérard Jouannest, son accompagnateur sur scène mais aussi de Jean Corti, son accordéoniste attitré durant 6 ans (1960-1966).

En ce jour, si particulier pour quelques amputés du cœur qui ont trop ouvert les mains, mes pensées se tournent vers France, sa seconde fille, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel à laquelle je dédie cet article tout autant qu’à « Miche », sa mère, et femme de Jacques veillant aux destinées des éditions « Pouchenel » mais aussi aux nombreux admirateurs de Jacques et j’offre, à tous, l’œuvre qui suit, composée en ce jour de mémoire dédié à Jacques, notre ami.

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors ! Là-bas, au large, dans le petit cimetière d’Atuona à Hyva Oa, tout près de Paul Gauguin ; sur ce petit atoll perdu du Pacifique à 1800 kilomètres de Tahiti.

Ecrivainparisien 9 octobre 2013

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Patrimoine en or

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Il y a eu trente cinq ans, la vie quittait ton corps

Le destin injuste nous aura privés de ton talent en or

Ta voix reste cependant en nous comme un joli trésor

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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L’Askoy 2 restera, fort longtemps, amarré au port

Quelques vieux chevaux blancs servent bien le décor

Là-bas, sous les beaux cocotiers, le vent chante encore

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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A Vesoul, aujourd’hui, tu resteras bien le plus fort

L’ennemi sera là mais il y aura aussi Terpsichore

La perfide Fanette sera toujours en parfait désaccord

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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Ton œuvre est très riche, nous sommes tous en accord

On pourrait créer avec tes succès nombre de collectors

Tu détiens, toujours bien quelques très beaux records

Non, Jacques, oh non, non, tu n’es pas mort, tu dors !

Ecrivainparisien 9 octobre 2013

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Pour refermer ce livre des émotions, je remercie du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui m’ont fait l’honneur de la lecture de ce modeste hommage que j’ai rédigé avec fierté, plaisir et émotion concernant celui qui restera, pour toujours, « notre » ami à tous.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Commémoration, Jacques Brel, Fondation internationale Jacques Brel, Atuona, Hyva Oa,

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Quelques liens pour compléter cet hommage concernant Jacques Brel :

Site officiel Jacques Brel : http://www.jacquesbrel.be/

Jacques Brel sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel

Les Editions Jacques Brel sur Facebook :

https://www.facebook.com/pages/Editions-Jacques-Brel-Bruxelles/101828353235640?sk=map&activecategory=Photos&session_id=1333944953

Historique de Jojo, le Bichcraft de Jacques (belles images) :

http://brel.pfiquet.be/jojoparcours.htm

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-jojo-lavion-de-jacques-brel–24348.htm

http://tahitinui.blog.lemonde.fr/2007/01/28/jojo-lavion-de-jacques-brel/

Une partie de l’histoire de l’Askoy 2, le voilier de Jacques :

http://www.audierne.info/pagesphp/actualites/articles/2012/askoy.php

Nombreux liens pointant vers Jacques Brel :

http://www.google.fr/search?client=safari&rls=en&q=jacques+brel+wikipedia&ie=UTF-8&oe=UTF-8&redir_esc=&ei=2MhyUO20EarV0QXFmYDIDg

Quelques informations sur France Brel, la seconde fille de Jacques, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel (avec une très jolie photo) :

http://www.tbx.be/fr/VIB/170/app.rvb

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Informations concernant :

Madly Bamy, la dernière compagne de Jacques lors de son séjour aux Marquises :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maddly_Bamy

François Rauber, chef d’orchestre et arrangeur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Rauber

Gérard Jouannest, pianiste et accompagnateur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gérard_Jouannest

Jean Corti, accordéoniste attitré de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Corti

Quelques précisions concernant sa tombe au cimetière d’Atuona :

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-tombe-de-jacques-brel-24347.htm

Interview de « Miche », la femme de Jacques Brel :

http://www.polyamour.be/news.php?extend.59

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Je n’ai malheureusement rien trouvé de transcendant concernant Georges Pasquier, dit « Jojo », l’ami de toujours, rencontré en 1955 ; juste une petite photo et une ligne, une malheureuse petite ligne dans une des biographies de Jacques qui précise «Georges Pasquier (alias " Jojo ") qui deviendra son régisseur et l’un de ses plus fidèles compagnons. » C’est bien mince pour résumer 23 ans d’une amitié d’une densité exceptionnelle…. J’en suis véritablement désolé mes ami(e)s

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabrielle_Vincent

 

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http://primerose.blog.club-corsica.com/art-un-hommage-a-jacques-brel,-pps-merveilleux_31352.html?wt=1

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