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Archive for the ‘regrets’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2185

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L’empereur est mort

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J’apprends avec stupeur et une grande émotion que le plus grand cuisinier de France, que d’aucuns surnommaient l’Empereur de la gastronomie française s’en est allé…

Paul Bocuse

Paul Bocuse nous a quittés ce jour à 91 ans après une vie bien remplie et consacrée à la gastronomie pour la plus grande joie des très nombreux clients de son établissement "l’Auberge du Pont de Collonges" à Collonges-au-Mont-d’Or, près de Lyon.

Nommé "Cuisinier du siècle", Paul Bocuse était connu et apprécié dans le monde de la gastronomie française et mondiale. Sa recette fétiche, la "soupe aux truffes noires" était particulièrement goûtée et appréciée et lui a apporté une réputation méritée.

Paul Bocuse était une référence absolue au plan culinaire et il a formé les plus grands chefs de cuisine au cours d’une carrière de plus de 70 ans.

Son établissement de réputation mondiale a été classé 3 étoiles au guide Michelin, la bible de référence de la cuisine, pendant un demi siècle sans discontinuer. C’est un record absolu.

En revanche ce que l’on sait moins concernant Paul Bocuse est que c’était un passionné d’instruments mécaniques, genre orgues de barbarie, orgues de foire, limonaires et autres Gavioli. Il possédait d’ailleurs une des plus belles collections d’Europe de ce genre d’instruments de musique. Certaines pièces étaient d’ailleurs exposées à la vue de tous dans son établissement.

J’ai possédé, jadis, dans ma discothèque un disque Erato d’œuvres d’Emile Waldteufel enregistrées sur l’un des orgues de la collection de Paul Bocuse.

Pour la petite histoire Paul Bocuse a emmuré un grand orgue de foire pour qu’il ne tombe pas aux mains des Allemands durant la seconde guerre mondiale. Il fallait oser.

Les plus grands chefs de cuisine sont en train de lui rendre hommage un peu partout dans le monde ainsi que la presse, unanime devant l’homme qu’il a été

J’ai un très grand respect pour l’homme qu’à été Paul Bocuse, pour sa cuisine et ses qualités de formateur et de pédagogue bien sur mais aussi parce qu’il aimait par dessus tout les instruments mécaniques, tout comme je les aime également depuis fort longtemps.

Je me retire, sans bruit pour aller essayer les larmes qui coulent en ce moment même de mes yeux rougis.

Merci Paul Bocuse pour ce que vous avez entrepris et réussi.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Paul Bocuse, Décès, Collonges-au-Mont-d’Or, Chef cuisinier, Cuisinier du Siècle,

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Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bocuse

https://www.dijonbeaunemag.fr/bienvenue-dans-le-monde-fabuleux-de-la-musique-mecanique-de-monsieur-paul/

https://www.youtube.com/watch?v=3jGaoSVEDz8

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2175

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Une très grande "Dame" s’en est allée

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C’est avec une immense tristesse que j’ai appris ce matin la disparition d’une très grande dame qui a toujours su faire honneur à l’Europe, à son pays et à ses convictions tout autant qu’elle a su défendre avec brio la condition féminine.

Madame Simone Veil, une des personnalités préférées des Français, s’est éteinte ce matin à Paris. Elle allait avoir 90 ans le 13 juillet prochain.

Rescapée de la "Shoah", Icône de la lutte pour le droit des femmes, Instigatrice et initiatrice de la loi sur l’"Interruption Volontaire de Grossesse", première Présidente du Parlement Européen, magistrate, ministre de la santé, des affaires sociales et de la ville, élue comme membre de l’Académie Française, Grand Croix de la Légion d’Honneur, Simone Veil a fait l’unanimité autour de son nom et de ses valeurs.

Simone Veil a été et restera pour toujours un exemple à suivre.

Merci, madame pour tout ce que vous avez réalisé au cours de votre vie illuminée au bénéfice du plus grand nombre. Je m’incline avec déférence et respect devant votre âme, madame.

J’adresse mes pensées les plus émues aux membres de sa famille, à ses ami(e)s et à toutes les personnes qui l’estimaient.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Simone Veil, IVG, Femmes, Académie Française, Shoah,

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Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Simone_Veil

http://www.lepoint.fr/politique/en-direct-simone-veil-est-decedee-a-89-ans-30-06-2017-2139466_20.php?&m_i=%2B9RbwGztAz9VwBEqN9Z_Us_ujwgb0JeP9qlz7_wko5CEvlscc8R9Om7MTm_2I0KpV5PnowX6DatYy4pmUyoLnI6%2BGvk%2B%2Bn&boc=441010&M_BT=92314814717#xtor=EPR-57-[Push-email]-20170630-12h30

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2146

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Suicide ? Pas sur !

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Les plus anciens se souviennent sans doute de Robert Boulin, une figure politique comme on n’en voit plus guère de nos jours, n’en déplaise aux bien-pensants.

Le journal « Le Parisien » a publié récemment un très long dossier concernant Robert Boulin, un dossier tiré des archives de ce journal.

Lorsqu’on consulte le gros dossier du Parisien on y découvre que la thèse officielle du « suicide » concernant la mort de Robert Boulin, ministre du travail de Valéry Giscard-d’Estaing, est mise à mal plusieurs années après la mort de ce ministre par un certain nombre de pistes sérieuses ayant été écartées, voire totalement occultées lors de l’instruction initiale concernant cet épineux dossier puisqu’il implique la mort d’un ministre de la république. Je n’en veux pour preuve que ce qu’écrivait le Parisien en 1983 expliquant qu’une nouvelle autopsie vient mettre en doute la version officielle. Le corps de Robert Boulin présente plusieurs fractures au nez et à la mâchoire, pouvant correspondre à «un choc direct ou une chute sur une substance dure ou contondante». Pour les trois médecins légistes, ces blessures correspondant aux ecchymoses relevées sur le visage du ministre ont été probablement subies de son vivant. Plusieurs zones d’ombres sont également relevées sur le premier examen pratiqué en 1979 : aucune dissection du crâne n’avait été ordonnée malgré les ecchymoses et aucune analyse des poumons – indispensable pour déterminer une noyade – n’apparaît dans le dossier.

Tout ceci est fort curieux et pourrait laisser penser que l’on ait pu vouloir, en « haut lieu », que l’opinion publique ne connaisse pas la vérité sur cette affaire, pour le moins trouble, s’agissant, peut-être, de ce qu’on nomme une « affaire d’Etat »

Plus récemment le Parisien expliquait que les témoignages allant dans le sens d’un assassinat continuent pourtant de s’accumuler. En 2002, le docteur Juliette Garrat, qui a autopsié le corps, n’a aucun doute sur la cause du décès : «mon intime conviction est qu’il y a eu meurtre, probablement camouflé en suicide». La spécialiste accuse : «les légistes ont eu interdiction d’autopsier le crâne, une étape obligatoire. (…) Les bocaux contenant les poumons ont disparu mystérieusement, quelqu’un ayant fracturé le frigo de l’Institut. Or, seule leur analyse aurait pu confirmer la noyade.»

Il semblerait que la Justice ait enfin récemment décidé de retirer ses œillères concernant les conclusions (hâtives ?) sur le « mystère » entourant la mort de Robert Boulin, dont le corps avait été retrouvé sans vie il y a… 37 ans sur le bord d’un étang des Yvelines.

Longtemps cramponnée à la version officielle, la Justice vient donc de décider finalement de faire machine arrière, comme l’écrivait récemment le Parisien.

Le 10 septembre 2015, le parquet de Versailles a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration suivis de mort ou assassinat», confiée à la juge Aude Montrieux. C’est à elle que s’est confié, le médecin réanimateur qui a constaté le décès. Il n’avait jusque-là jamais été entendu.

Souhaitons que, pour l’honneur de la Justice, la vérité soit enfin connue prochainement. C’est ce que je souhaite pour la veuve et pour les enfants de Robert Boulin ainsi que pour la mémoire de cet homme apprécié mais aussi pour tous ceux qui se font une haute opinion de la Justice dans notre pays.

Je tiens à remercier, pour finir, le journal le Parisien pour avoir publié ce gros dossier très complet concernant Robert Boulin.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Robert Boulin, Justice, Le Parisien,

 

Pour aller plus loin :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/dans-le-retro-la-mort-de-robert-boulin-un-mystere-jamais-resolu-08-06-2016-5866239.php

 

 

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Remerciements le Parisien

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2120

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Insupportable

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Connaissant mes engagements en faveur des animaux une très chère amie m’a alerté ce matin sur un éventuel cas de maltraitance animale manifeste en m’adressant une alerte créée par l’association "Savoir donner".

Vous trouverez, à la fin de cet article, le lien direct pointant vers l’alerte dont je parlais plus avant et vous y verrez également une photo d’un malheureux cheval n’ayant plus que "la peau sur les os"

Je ne pouvais rester passif devant une telle photographie et je me suis mis en devoir d’alerter madame le maire de la commune concernée.

Vous trouverez mon courrier ci-dessous dans lequel j’alerte le maire de la commune concernant cette alerte de l’association "Savoir donner"

Origine : ecrivainparisien ( ecrivainparisien@hotmail.fr )

Destinataire : Madame le maire du Touquin (77131)

( mairie.touquin@wanadoo.fr )

Objet de mon message : signalement d’apparents cas de maltraitance animale sur le territoire de votre commune.

Madame le Maire,

Votre temps est précieux, je le sais fort bien mais si je me permets de vous contacter c’est que la raison me semble être légitime et sérieuse pour devoir vous alerter.

Une amie m’a signalé ce jour un probable cas de maltraitance animale qui se déroulerait sur le territoire de votre commune. Le cas est signalé sur les réseaux sociaux par l’association "Savoir donner". Vous trouverez, ci-dessous, le lien direct montrant et expliquant l’horreur dont sont apparemment victimes les animaux dans le lieu signalé sur l’alerte ; vous y verrez également les nombreux commentaires de personnes, horrifiées par cette affaire, tout comme moi-même, cela va sans dire.

 

https://www.facebook.com/savoir.donner.7/photos/a.428020817309550.1073741827.428020310642934/656512161127080/?type=1&fref=nf&pnref=story

L’image de ce malheureux cheval fait vraiment pitié à voir et m’a personnellement fait verser des larmes.

J’aimerais tant vous avoir dérangé pour rien, je l’avoue, Madame le Maire, en espérant que cette information soit inexacte. Je crains malheureusement qu’il n’en soit rien et je me devais de ne pas rester passif devant une telle situation, totalement intolérable si elle s’avère être exacte ; j’aime trop les animaux pour cela.

Je vous prie de croire, Madame le maire, en l’assurance de mon profond respect.

Ecrivainparisien, citoyen français, respectueux de la vie et des animaux

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Mots clés de cet article :

Savoir donner, Maltraitance animale, Le Touquin (77131)

Lien direct vers l’alerte diffusée :

https://www.facebook.com/savoir.donner.7/photos/a.428020817309550.1073741827.428020310642934/656512161127080/?type=1&fref=nf&pnref=story

Touquin

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2119

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Honneur et hommage à l’adresse de la BSPP

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Un incendie s’est déclaré vendredi soir à Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis). Au cours de l’intervention deux sapeurs-pompiers de la BSPP (Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris), en poste à la caserne de Bondy, ont été grièvement brûlés.

Le caporal-chef Aurélie Salel n’a malheureusement pas survécu à ses blessures.

Cette jeune femme est le premier sapeur-pompier décédé en intervention d’incendie a déclaré l’Etat-major des Pompiers de Paris.

Devant ce drame je tenais, à titre personnel, mais aussi au nom d’une majorité de français, à m’associer à la douleur des parents d’Aurélie mais aussi à la tristesse du Corps des Sapeurs-Pompiers de Paris devant la perte de l’une des leurs.

Je tiens à remercier, d’autre part le journal le Parisien et notamment Nathalie Perrier, pour les articles que le journal a consacré à cet évènement.

4603769_salel Le caporal-chef Aurélie Salel

Message personnel

Pendant que quelques illuminés s’en vont faire une guerre de folie, assassinant sans vergogne leur prochain au prétexte qu’il pense autrement, d’autres mettent au service de la collectivité leur idéal profondément enraciné en leur for intérieur pour servir, de la plus belle manière qui soit, une cause et un idéal justes. C’était votre cas, Aurélie Salel, puisque vous avez servi avec grande efficacité au cours de votre engagement de sapeur-pompier dans différentes unités d’intervention.

La Brigade des Sapeurs-Pompiers de Paris perd, avec vous, un élément de grande valeur puisque vous avez péri au cours d’une mission d’intervention d’incendie à Livry-Gargan.

Le Corps des Sapeurs-Pompiers en général et la BSPP, en particulier, sont fiers de vous avoir comptée dans leurs rangs. La France toute entière est également fière de vous pour diverses raisons dont la plus importante, peut-être, est le fait de savoir que de jeunes femmes et de jeunes garçons sont, encore aujourd’hui, animés par la foi d’un idéal au service des autres.

Je m’incline avec respect, par la pensée, devant vous Aurélie Salel, vous qui avez rempli votre mission de belle et noble manière et qui avez péri au cours d’une mission d’intervention incendie.

Je présente mes condoléances les plus attristées à l’adresse de vos parents pour cette perte infiniment douloureuse tout comme je les présente également au Corps des Sapeurs-Pompiers pour lequel j’éprouve la plus grande estime, comme la majorité de mes compatriotes.

Salutations respectueuses.

Ecrivainparisien, 15 mars 2015

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Mots clés de cet article :

Incendie, Livry-Gargan, Caporal-chef Aurélie Salel, BSPP

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Pour aller plus loin :

http://www.leparisien.fr/faits-divers/incendie-de-livry-gargan-toute-petite-aurelie-revait-d-integrer-les-pompiers-de-paris-15-03-2015-4605057.php#utm_content=notification&utm_campaign=extension&utm_medium=extension&utm_source=ExtensionFactory.com&xtor=AD-32280603-[notification]

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2116

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Actualité récente

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Le général de corps d’armée de gendarmerie Soubelet, numéro 3 de la Gendarmerie nationale, a été récemment limogé, cela par le Conseil des Ministres, du poste qu’il occupait au sein de la gendarmerie indiquait il y a quelques mois le journal le Figaro comme vous pourrez le constater grâce au lien pointant vers l’article et se trouvant à la fin de ce billet.

En regardant la vidéo intégrale concernant l’intervention du général Soubelet face à la commission de l’Assemblée Nationale, vidéo dont vous trouverez également à la fin de mon article le lien pointant vers celle ci, je fais le constat que le général de corps d’armée de gendarmerie Soubelet a été droit et intègre et n’a fait que son devoir : constater et rendre compte, à la commission l’ayant auditionné, de la situation actuelle pour ce qui concerne les forces de gendarmerie au plan de l’insécurité dans notre pays.

Le constat de cet officier général de haut rang, chiffres à l’appui, est sans appel et démontre, notamment, les insuffisances et le laxisme du système judiciaire français.

En “bonne logique” on l’a limogé puisqu’il a appuyé du doigt là où ça fait mal mais cette réponse catégorique n’est pas celle qui convient, à l’évidence, du moins à mes yeux.

Il serait souhaitable que le laxisme général constaté, notamment, dans le domaine de la justice par l’ensemble de la population française, en particulier celle des victimes, mais aussi supporté, pour ne pas dire subi, chaque jour, par les forces de gendarmerie mais aussi de police, cesse dans les meilleurs délais.

Il y va de la motivation profonde et du moral des femmes et des hommes de terrain étant confrontés chaque jour, dans le cadre de leurs missions pluridisciplinaires à une insécurité omniprésente. Mais il y va, tout autant, de l’exaspération et d’un sentiment d’écœurement grandissant de la part de l’ensemble des citoyennes et des citoyens de notre pays, qui doivent subir, contraints et forcés, une telle situation ; ce qui explique probablement, du moins en partie, les défaites successives de la gauche lors des élections récentes et probablement à venir.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Général Soubelet, Limogeage, Le Figaro, Commission, Assemblée Nationale, Conseil  des Ministres,Constat, Laxisme,

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Pour aller plus loin :

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2014/07/30/97001-20140730FILWWW00418-depart-du-n3-de-la-gendarmerie.php

https://www.youtube.com/watch?v=h4ZJLQYM0oM

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2106

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Piratage supposé

Le doigt accusateur

Il semblerait, selon toute vraisemblance, que le compte et la page que j’utilisais sur le plus grand réseau social de la planète, page de "Jean Claude Lataupe" aient été piratés.

Je ne peux pas supprimer ce compte puisque pour pouvoir le faire il me faudrait pouvoir me connecter, chose impossible maintenant puisque mon habituel mot de passe n’est plus reconnu depuis 14 heures ce jour.

J’avise donc les ami(e)s de ma page, "Jean Claude Lataupe", hébergée sur le plus grand réseau social de la planète que je ne puis être tenu pour responsable si d’aventure on utilisait cette page à des fins non conformes à la bienséance, ceci à compter de ce jour.

Je présente par avance, à toutes et à tous, des excuses pour les éventuels désagréments qu’ils auraient éventuellement à déplorer.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Piratage, Compte Facebook, Jean Claude Lataupe

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2105

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Je suis triste

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Macabre début d’année 2015 pour l’ensemble de la France dans sa globalité qui est frappée de plein fouet par des actes odieux qui nous révoltent quasiment tous.

Comment pourrait-il en être autrement ?

Comment, de simples dessins de presse, peuvent-ils ainsi valoir la mort à leurs auteurs ?

Cela est impensable en démocratie, je le sais, mais cela s’est malheureusement produit. Hélas.

Plus rien ne sera comme avant comme l’ont très justement écrit et développé quelques plumes qui font autorité.

Des témoignages, venant du monde entier, inondent les médias et nous réconfortent dans cette pénible épreuve.

Car c’est bien une lourde et dure épreuve que nous sommes quasiment tous en train de vivre et d’affronter. Et cette épreuve c’est la tentative de mainmise et de suppression progressive des valeurs qui sont les nôtres par des groupuscules terroristes composés de monstres, de fous et d’exaltés sans foi ni loi qui veulent réduire au silence et inféoder l’esprit critique de la France toute entière.

Nous sommes tous concernés par cette troisième guerre mondiale qui ne veut pas dire son nom mais qui vient de pénétrer chez nous de manière si spectaculaire avec ce carnage sans précédent perpétré par deux ou trois hommes qui ne respectent pas les règles établies chez nous depuis 1789.

Des voix s’élèvent de toutes parts pour condamner ces actes inqualifiables ; des rassemblements de masse se font jour, de manière plus ou moins spontanée, pour montrer aux yeux du monde l’engagement et l’attachement de la France aux valeurs que nous ont légué nos anciens et dont certains sont morts debout pour que nous puissions en bénéficier et en profiter, à l’instar de Charb et de tous ses valeureux confrères qui n’ont jamais reculé, qui ne se sont jamais auto censuré pour respecter les engagements moraux étant les leurs depuis plus de trois décennies.

La France ne cèdera ni au chantage ni à la peur ni à la surenchère et fera face pour qu’on ne vienne pas lui arracher ses valeurs inaliénables, par respect pour la mémoire de ceux qui sont partis.

Tous ces martyrs, morts debout au nom de la liberté d’expression sont de véritables héros tout comme les deux policiers morts en service et dont la mission était de les protéger.

Je pense, en cet instant et avec beaucoup d’émotion, à toutes ces personnes qui nous ont quittés mais j’ai également des pensées pour les familles endeuillées dont la vie a été brisée en un instant.

Je pense également aux survivants de cette effroyable tuerie qui ne verront sans doute plus du tout la vie de la même manière mais je sais que toutes ces morts les fortifieront, sans aucun doute, pour qu’ils aient l’envie et la nécessité morale de faire honneur à la mémoire de leurs ainés en ayant à cœur de continuer le travail entrepris il y a plus de trois décennies maintenant par cette équipe de dessinateurs fantastiques.

Ces dessinateurs, tout à la fois caricaturistes et altruistes, étaient des gens responsables, quoi qu’on puisse en penser ; des femmes et des hommes toujours soucieux de dénoncer, par dessins interposés, les erreurs et les errances de notre société afin de tenter de faire évoluer les mentalités et les consciences, notamment au plan du nucléaire, des religions, de l’obscurantisme, du syndicalisme, du monde animal et de l’écologie, entre autres sujets importants.

Ils ont accompli leur mission au-delà de leurs espérances puisque la France entière, lectrice ou pas de Charlie Hebdo, s’est mobilisée pour montrer que la liberté d’expression est une valeur à laquelle elle tient.

Aujourd’hui je suis fier de Charb, de Cabu, de Wolinski, de Tignous, de Bernard Maris également tout comme je suis admiratif de Luce Lapin, de Patrick Pelloux et des survivants blessés et choqués auxquels je souhaite, du fond du cœur, un prompt rétablissement.

Oui je suis fier de tous ces héros, morts debout au nom de la Liberté chère à nos cœurs, tout comme je suis fier également de ceux qui restent au sein de cette équipe, décapitée et décimée par une haine et une sauvagerie indicibles, qui incarnaient et continueront de perpétuer, à mes yeux, les valeurs véritables et profondes de l’esprit français.

Je suis Charlie, je suis fier mais je suis triste aussi tout comme je suis en colère, oui en colère contre tous ceux qui profitent de ces drames pour tenter de « faire du fric » en ayant le toupet de vouloir vendre de manière éhontée des objets portant la griffe « Charlie Hebdo » à des prix proprement prohibitifs.

Je suis sur que tous ces profiteurs ne l’emporteront pas au paradis.

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A toute l’équipe de Charlie Hebdo… Avec mon admiration

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Charlie Hebdo, Charb, Cabu, Wolinski, Tignous, Bernard Maris, Mustapha Ourrad, Ahmed, Luce Lapin, Patrick Pelloux, Profits honteux,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2104

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Hommage à la Liberté de la presse et aux journalistes de Charlie Hebdo assassinés, en particulier.

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A vos âmes

A vous, amis journalistes satiristes qui nous regardez de là-haut maintenant puisque vous avez tous été assassinés lâchement et de sang froid par des barbares, je veux témoigner mes remerciements pour tout ce que vous avez fait au cours de vos trop courts parcours professionnels pour porter haut et avec brio, à votre manière si particulière, cette liberté d’informer qui vous aura finalement couté la vie. Mais vous n’êtes pas morts pour rien car je sais que vous avez ouvert la voie d’une certaine forme de liberté et la relève va venir se substituer à vous pour continuer, voire amplifier votre travail.

Je m’incline respectueusement devant vos âmes valeureuses.

Ecrivainparisien – 7 janvier 2015

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A Stéphane Charbonnier, Jean Cabut, Tignous, Wolinski

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Mots clés de cet article :

Assassinats, Charlie Hebdo, Stéphane Charbonnier, Jean Cabut, Tignous, Wolinski, …

 

Capture Charlie

 

!cid_D9143B535E2C4BB9BCBED3D8252BACEC@BonnetduSault

 

Merci…

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2101

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Hommage à un Frère Franciscain

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J’ai aperçu hier, sur le fil de l’eau du plus grand réseau social de la planète, une petite photo d’un acteur allemand, quelque peu oublié aujourd’hui puisqu’il est actuellement âgé de 86 ans ; mais cet excellent acteur a eu son heure de gloire dans les années 70 en interprétant, notamment, le rôle principal d’un film tiré d’un livre racontant la véritable histoire exceptionnelle, au plan humain, d’un homme d’Eglise. Cette histoire est celle d’un franciscain qui a fait honneur à ses engagements d’homme d’Eglise, véritable serviteur et « soldat » de Dieu au sens le plus élevé du terme.

Avant de parler de ce frère franciscain, humain au-delà de la norme courante, je dois préciser que l’acteur allemand dont il est question ici a refusé de percevoir un quelconque cachet pour avoir interprété ce rôle d’envergure et cela est si rare que je me devais de le préciser avant d’aller plus loin.

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Lorsque j’ai vu la photo d’Hardy Krüger, puisque c’est de l’acteur dont il s’agit, des souvenirs se sont soudainement bousculés dans ma tête. J’ai donc revu apparaitre des photos que j’ai réalisées il y a 2 ans au cours d’un de mes reportages du côté de Saint-Mammès, une commune seine-et-marnaise, proche de Moret-sur-Loing, dans laquelle se trouve une villa qui a abrité quelque temps le frère franciscain dont il est question dans cet article. Sur le pilier droit du portail d’entrée figure une plaque souvenir commémorative que j’ai découvert et qui parle de ce franciscain. Je connaissais l’histoire de cet homme dans les grandes lignes mais j’ignorais qu’il avait vécu si près de chez moi.

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J’ai repensé avec beaucoup de respect et d’émotion à cet homme durant quelques minutes avant de réaliser les photos que vous trouverez à l’issue de cet article que je voulais et que je me devais d’écrire depuis pas mal de temps, dans le cadre du Devoir de Mémoire, du aux jeunes générations. Vous trouverez également à la fin de cet hommage des liens directs le concernant et qui racontent, par témoignages interposés, la vie de cet homme exemplaire, à plus d’un titre.

Le nom de cet homme est peu connu, sauf dans les régions françaises où il a exercé son « ministère » avec beaucoup de zèle et ce ne sont pas les personnes qui en ont bénéficié qui me démentiront puisque ces dernières, du moins celles encore en vie, lui portent une certaine forme d’admiration, de respect d’empathie et de culte en l’honneur de sa mémoire et des actions conduites par ce « moine soldat »

Ce serviteur de Dieu se nomme Alfred Stanke, de son vrai nom Aloïs-Joseph Stanke, dit de lui une biographie lui étant consacré. Il est né le 25 octobre 1904 près de Dantzig. Son père, Léonhard Staniozewski, qui avait fait germaniser son nom pour pouvoir travailler aux chemins de fer prussiens, meurt en 1913.
L’éducation du jeune Aloïs-Joseph est confiée aux Frères Franciscains. Attiré par cette famille spirituelle, il entre à 16 ans dans un institut de frères tertiaires réguliers, les « Frères hospitaliers de la Sainte-Croix ». C’est là qu’il prend le nom d’Alfred.

Et l’auteur de cette même biographie ajoute  » A Bourges, les années d’occupation auraient été différentes si un Franciscain allemand n’avait pas été affecté, comme caporal infirmier, à la prison du Bordiot. » Et ce caporal deviendra pour tous, le « Franciscain de Bourges« 

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En parcourant les articles lui étant consacré on peut lire qu’Alfred Stanke, bien qu’Allemand avait une profonde haine du nazisme, ceci explique sans doute une grande partie de ses actions au profit des prisonniers français victimes des interrogatoires de la gestapo.

Mais au début beaucoup de prisonniers de la prison du Bordiot de Bourges se méfiaient de lui car il leur paraissait inconcevable qu’un Allemand, même infirmier, puisse se conduire de manière humaine. Et cet homme, qui deviendra pour tous le « Franciscain de Bourges » redonnera l’espoir à beaucoup. Il verra passer dans les cellules du Bordiot, des hommes comme le sénateur Marcel Plaisant ou le colonel Marcel Haegelen, il fera tout pour soulager leur misère.

La biographie, consacrée par Roland Narboux à Alfred Stanke, le Franciscain de Bourges, cite également le nom de Georges Ruetsch, qui fut interprète à la préfecture. Ce dernier a beaucoup aidé le franciscain dans des démarches administratives souvent difficiles. Sa fille témoigne :

 » Mon père parlait couramment allemand. Il était d’ailleurs né en Alsace en 1911 lorsque l’Alsace n’était pas encore devenue française. Ce qui pouvait paraître équivoque à l’esprit de certains Berrichons. Ayant changé sa nationalité après le traité de Versailles, il était venu s’établir en Berry en 1936 où il s’était marié ».

Une fois embauché à la préfecture, Georges Ruetch forme avec le frère Alfred un duo très efficace.

C’est cette amitié entre Georges Ruetch et Alfred Stanke qui est à l’origine de la dernière sépulture du Franciscain de Bourges.

En effet, le franciscain parlait assez mal le français, en particulier lorsqu’il arrive à Bourges, et c’est Georges Ruetch qui fut donc interprète, qui va l’aider dans la compréhension de la langue française.

Ils étaient donc devenus amis et parmi ses dernières volontés le Franciscain de Bourges demanda à être enterré à proximité de son ami Ruetch, ce qui fut fait, ce dernier étant de Saint Doulchard où il est enterré.

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On peut lire encore, plus loin, dans la remarquable biographie de Roland Narboux un témoignage lui étant parvenu, par courrier en 2004 qui dit ce qui suit :

« C’est avec surprise que je trouve votre article sur Alfred Stanke, le franciscain qui a sauvé bien des gens des pires effets de leur séjour avec la gestapo pendant la 2e guerre mondiale. Ma tante, née Jeannette Pierry à Gracay, et son mari Gilbert Doireau, qui habitaient la région a l’époque, ont été arrêtés le jour de l’an 1943.

J’ai entendu toute mon enfance parler du fait que le frère Alfred leur a permit de se parler en prison, leur permettant de présenter un front uni aux interrogations, ou du moins suffisamment consistant. Il les a soignés après les tortures infligées par la Gestapo, leur permettant de survivre physiquement à la déportation qui a suivi. Et il les a encore plus aidés en leur permettant de se voir avant le départ, de savoir qu’ils avaient tous les deux survécu, ce qui leur a donné suffisamment d’espoir pour assurer leur survie éventuelle.

Ils sont revenus tous les deux, et ont habité a Royan le reste de leurs jours. Malheureusement, ils sont maintenant morts tous les deux, mais relativement récemment. Ma tante a passé beaucoup de temps à expliquer à tous les enfants de la famille (au moins) la différence entre un Nazi et un Allemand, à nous rappeler à tous que c’était un fasciste français qui les avait dénoncés, que c’était un allemand qui les avait principalement sauvés.

Sans parler de beaucoup d’autres encore qui avaient eu pitié d’eux plus tard et risqué leurs vies pour leur passer un peu de nourriture.
Et ma tante a réussi plus tard à retrouver M. Stanke et à organiser un voyage de réunion avec d’autres déportés.

Ca a été un privilège de ne pas grandir avec les sentiments bêtement anti-allemands qui étaient encore très en vogue dans ma jeunesse.
J’apprécie autant la chance que j’ai eue d’avoir été proche de ma tante qu’elle appréciait celle d’avoir rencontré le frère Alfred. Je voudrais donc vous remercier de l’avoir inclue dans votre histoire de Bourges.

Sa présence a été une contribution à tout ce qu’on pourrait souhaiter de mieux dans une belle ville.

Marie-Christine »

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En 1967, Marc Tolédano, ancien résistant incarcéré au Bordiot, écrivit un livre pour retracer l’action du Franciscain. Peu après, Claude Autant-Lara en fit un film qui fit connaitre à la France entière le « Franciscain de Bourges », une page de l’histoire de la guerre et de l’occupation dans le Cher, où passait la ligne de démarcation. Frère Alfred est revenu plusieurs fois à Bourges et dans la région, pour rencontrer ses amis, et il avait écrit au maire de Saint-Doulchard pour demander à être enterré dans ce cimetière près de son ami Georges Ruetsch, qui l’a aidé dans son action, et des aviateurs anglais tombés en mission. Il y repose depuis le mois de septembre 1975, après des obsèques solennelles en la cathédrale de Bourges. Sa mort fut causée par un incendie accidentel au couvent Saint-Antoine de Sélestat (Bas-Rhin) où il se trouvait, et d’où il avait été transporté à l’hôpital de Metz. Elle provoqua une grande émotion et rassembla beaucoup de personnalités et d’anonymes qui avaient tous à lui manifester leur gratitude.

Les liens entre Frère Alfred et ses amis du Berry, de la Nièvre et d’ailleurs, ne se sont pas interrompus à la mort du Franciscain. Tous les ans, ses amis se réunissent pour lui rendre hommage devant la prison, au cimetière, et au cours d’une messe en sa mémoire. En 2003, une association a été créée pour entretenir le souvenir de son action, auprès des générations qui ne l’ont pas connu. Les municipalités de Bourges et de Saint-Doulchard sont associées à cette commémoration.

Voilà donc racontée, dans le cadre du Devoir de Mémoire, la vie fort remplie d’Alfred Stanke, le « Franciscain de Bourges » un religieux qui a œuvré pour le rapprochement franco-allemand, soit dit en passant.

J’ai éprouvé bien des émotions à l’écriture de cet article, je ne vous le cache pas, mes ami(e)s.

Je tiens à remercier mon amie Angélique Haley qui m’a donné l’envie d’écrire cet article, chose que je voulais faire depuis quelque temps déjà, tout comme je remercie Hardy Krüger, le Franciscain de Bourges du film de Claude Autant-Lara.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Hardy Krüger, Claude Autant-Lara, Alfred Stanke, Le Franciscain de Bourges, Georges Ruetch, Roland Narboux, Bourges, Saint-Doulchard,

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Liens complémentaires à cet article :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Hardy_Kr%C3%BCger

http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Franciscain_de_Bourges

http://www.encyclopedie-bourges.com/franciscain.htm

http://www.berrypedia.org/doku.php?id=alpha:s:stanke_alfred

https://www.youtube.com/watch?v=iUSHURn_3eQ

Alfred Stanke

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