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Archive for the ‘Non classé’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2148

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Manifestation parisienne

Le doigt accusateur

Monsieur Martinez, "patron" d’un syndicat minoritaire, de l’avis des spécialistes de la chose, a annoncé avoir réuni 1 million de manifestants aujourd’hui à Paris contre la loi "Travail" de madame El Khomri.

Il a du vraisemblablement oublier les règles du calcul élémentaire qui ont du lui être enseignées à l’école primaire de la république.

En effet la réalité des choses de terrain est toute autre puisque le nombre de manifestants était quasiment dix fois moins important que ce qu’il annonce crânement.

Par contre ce que monsieur Martinez n’annonce pas c’est qu’il est indirectement responsable des débordements ayant eu lieu aujourd’hui au cours de cette manifestation parisienne, notamment à l’hôpital Necker où des casseurs ont attaqué les vitres de l’hôpital à coups de masse, comme l’annonce le journal "Sud-Ouest"

Mais monsieur Martinez se fiche sans doute "royalement" de savoir si des enfants malades, au cœur de cet hôpital, ont été traumatisés par ce fracas.

Monsieur Martinez ne se soucie que de montrer au gouvernement ce qu’il pense être la toute puissance de sa centrale syndicale qui ne représente qu’une toute petite minorité du monde des travailleurs, en réalité.

D’autre part monsieur Martinez se soucie comme d’une guigne de savoir qu’il est en partie responsable de la chienlit qui sévit actuellement dans notre pays. L’important pour lui est de justifier sa place et donc les avantages qui lui sont accordés, dans un monde qu’il n’est aucunement digne de représenter, celui des "travailleurs" puisqu’il est, lui-même, un nanti de la société qu’il dit combattre.

La triste réalité est là et il serait plus que temps que les choses rentrent dans l’ordre pour le bien de notre pays et de son renom à l’international.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Loi Travail, CGT, Martinez, Grèves, Avantages, Chienlit, Hôpital Necker, Enfants malades,

Pour aller plus loin :

http://www.sudouest.fr/2016/06/14/loi-travail-l-hopital-necker-enfants-malades-de-paris-attaque-a-coups-de-masse-2400309-5458.php

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2014 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 18 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 7 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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2013 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2013 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2.700 personnes. Ce blog a été vu 32  000 fois en 2013. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 12 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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2012 in review

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2012 pour ce blog.

Voici un extrait :

4 329 films ont été soumis au festival de Cannes de 2012. Ce blog a été vu environ 18 000 fois en 2012. Si chaque vue était un film, ce blog pourrait supporter 4 festivals.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1923

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Hommage à Jacques Brel : seconde partie

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On t’aime encore

9 octobre 2008 par Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1254

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Spécial hommage à Jacques Brel

Seconde partie

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La pensée du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « La qualité d’un homme se calcule à sa démesure ; tentez, essayez, échouez même, ce sera votre réussite. »

[Jacques Brel]

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On t’aime encore

Il y a trente ans, au petit jour il glissait vers les abysses, une valise dans chaque main.

Jacques Brel nous quittait il y a trente ans, ce 9 octobre 1978 mais l’amour que l’Homme de la Mancha éprouvait pour son prochain n’est pas mort, non, il vit encore !

L’exceptionnel héritage qu’il a abandonné et légué à la postérité continue de vivre et de prospérer par l’intermédiaire de ceux qui lui redonnent un nouvel élan, une nouvelle impulsion, une nouvelle jeunesse.

L’œuvre de Jacques est intemporelle et universelle, demeurant intacte. Elle traverse le temps et l’espace son œuvre, cette œuvre qui parle au cœur des hommes.

On continuera longtemps encore à sentir la morue jusque dans le cœur des frites du côté d’un port qu’il a immortalisé en 1964 au cours d’un mémorable récital qu’il donna à l’Olympia qui ne s’appelait pas encore Bruno Coquatrix.

Bertrand Dicale, journaliste au Figaro écrivait à ce sujet le 14 octobre 2007 :

[Dans le port d’Amsterdam… On la connait bien, cette voix qui enfle en roulant les « r », sur les accords lents de l’accordéon qui met quelques dizaines de secondes à se mettre au pas de valse du chant. Jacques Brel bute un peu sur le nom d’Amsterdam au début du deuxième quatrain du premier couplet, le piano entre au deuxième couplet, au milieu duquel l’accordéon prend des accents de dancing dans un mouvement irrésistible qui, rejoint par les sonneries de cuivres de l’orchestre, mène à l’explosion finale – Brel clamant « Dans le port d’Amsterdam, dans le port d’Amsterdam ». 
Cela dure 3 min 20, y compris quinze secondes d’applaudissements au début et à la fin de l’enregistrement. Que l’on ait acheté les 33 tours de Brel l’un après l’autre à mesure de leur parution, ou que l’on possède son intégrale en CD, ou que l’on veuille aller plus loin que la seule compilation que l’on possède, on cherche souvent un autre Amsterdam, un Amsterdam en studio. Il n’y en a pas. Brel n’a enregistré une de ses chansons les plus célèbres qu’une seule fois, un soir d’octobre 1964 à l’Olympia. Pourquoi ? Notamment parce qu’il n’aimait guère Amsterdam. 
Des années plus tard, son fidèle arrangeur François Rauber nous expliquait tout ce que cette chanson pouvait avoir de défauts aux yeux de Brel. Notamment, il n’était pas tout à fait convaincu par la tautologie des premiers vers du premier couplet (« Dans le port d’Amsterdam/ Y a des marins qui chantent/Les rêves qui les hantent/ Au large d’Amsterdam ») ou l’outrance de la fin du dernier couplet (« Et ils pissent comme je pleure/Sur les femmes infidèles »). Et la forme de la chanson, en quatre couplets sans refrain, lui semblait un peu primaire. 
De plus, Amsterdam était marqué par une sorte de péché originel, qui est d’avoir été une chanson sans la moindre importance. Brel a décidé que, pour sa rentrée à l’Olympia, elle sera la chanson d’ouverture du concert. Chacun sait dans le métier que c’est une chanson sacrifiée : l’ingénieur du son et les musiciens en profitent pour affiner leurs réglages et surtout le public regarde le chanteur plus qu’il ne l’écoute. « Comme ça, on n’en parlera plus, de celle-là », a dit Brel. ]

Eh pourtant ! 44 ans plus tard elle est toujours là cette incontournable chanson de Maitre Jacques.

Jacques était un bourreau de travail comme le rappelle Bertrand Dicale :

[Deux cents concerts par an
Contrairement aux autres artistes de l’époque qui réservent leurs chansons neuves à leur rentrée parisienne, Brel lance les siennes n’importe quand et n’importe où, dès qu’elles sont prêtes. Comme il donne volontiers deux cents concerts par an, sans jamais prendre plus de quelques semaines de vacances, c’est en tournée qu’il écrit ses chansons. Des cahiers d’écolier pour les textes, qu’il écrit dans sa loge ou dans sa chambre d’hôtel, les répétitions pour mettre au point la musique. Tous les jours de concert, il y a la « balance », qui permet de régler la sono, ce qui demande quelques minutes. Ensuite, Brel reste sur scène, avec son pianiste Gérard Jouannest et parfois son accordéoniste Jean Corti, qui se souvient : « Il disait : »Joue-moi un peu une vieille marche, joue-moi un tango à la con». Et il chantait ce qu’il avait sur ses brouillons, parfois juste quelques lignes. Quand on trouvait une petite ligne mélodique, il disait : »Voilà, on va développer ça». On recommençait, il essayait un couplet, on cherchait encore. On travaillait tout le temps à ses chansons. Il en commençait une, il la laissait tomber, il la reprenait. Et un jour, il disait : »Allez les gars, celle-là, on la fait ce soir». » 
Et Amsterdam est fini peu avant sa rentrée parisienne. Là, son quatuor de scène sera rejoint par l’orchestre permanent de l’Olympia et François Rauber doit arranger pour l’occasion toutes les nouvelles chansons. Il fait la moue devant Amsterdam. En tournée, Corti et Jouannest ont réglé cette classique montée d’un accordéon d’abord un peu raide jusqu’à un mouvement de folle valse, que Rauber va accentuer en faisant intervenir l’orchestre. 
Rituellement, la veille de chaque première à l’Olympia, sa vedette va donner un concert de rodage à Versailles, dans le théâtre dont Bruno Coquatrix, le maitre du boulevard des Capucines, est aussi le directeur. Le tour de chant de Brel dure à peine une heure : quatorze ou quinze chansons sans rappels et, après chaque chanson, il veut qu’on commence l’introduction de la chanson suivante pendant les applaudissements. À Versailles, Amsterdam semble plaire au public. Brel décide alors de la placer en troisième position. Et, le 16 octobre 1964, triomphe à l’Olympia. Public debout, ovation interminable qui oblige Jean Corti à jouer, rejouer et rejouer encore l’introduction de la chanson suivante, Les Vieux. Le lendemain, tout le monde ne parle que de cette chanson incroyable qu’ont entendue les deux mille spectateurs de l’Olympia, mais surtout des millions d’auditeurs d’Europe 1, qui retransmettait en direct la soirée. Amsterdam va devenir un passage obligé des concerts de Jacques Brel, attendue et acclamée par le public. Pourtant, ni pour la scène, ni pour le studio, le chanteur et son arrangeur François Rauber ne vont trouver de meilleure solution que celle de l’Olympia. Ainsi, Amsterdam ne rentrera jamais en studio et Brel continuera à penser que ce n’est pas, tant s’en faut, une de ses meilleures chansons. Sur son dernier disque, il chantera même avec quelque dégout l’idée de « Cracher sa dernière dent/En chantant Amsterdam ». Mais il fit un jour une faveur unique à Amsterdam, dont se souvient Jean Corti : « Il ne faisait jamais de rappel et jamais de bis non plus, sauf une fois, pendant la tournée en Russie, en 1965 : je ne sais pas ce qu’il lui a pris, il a bissé Amsterdam. »]

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http://www.lefigaro.fr/culture/20070731.WWW000000235_amsterdam_la_chanson_que_brel_n_aimait_pas.html

 

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Pour terminer ce billet et apporter ma contribution je vous propose ce que j’écrivais il y a juste 2 ans, à pareille heure ainsi que ce que je mettais en ligne le 1er septembre dernier :

Confession au « Bon Dieu »

Tu es parti il y a vingt huit ans mais je ne pourrai jamais t’oublier.

Tes chansons, tes combats, ta philosophie de la vie ne peuvent me laisser indifférent.

Tes textes sont de véritables œuvres d’art exprimant tant d’idées !

Tu as passé la trop courte vie que fut la tienne à faire du bien autour de toi.

Combien de fois Jojo, ton Bichcraft, a décollé pour porter secours, ramener du ravitaillement ou simplement faire le « taxi » dans ces îles que tu aimais tant ?

Tu avais l’amitié chevillée au corps et ce n’est pas « Jojo » qui aurait pu me dire ni me prouver le contraire.

Georges Pasquier était infiniment plus qu’un frère pour toi.

Tu disais que la chanson était un genre mineur, je suis confus de te dire, Jacques, combien tu avais tort sur ce point.

Quand on n’a que l’amour et la puissance considérable d’une inspiration telle que la tienne on peut renverser des montagnes mon Jacques !

J’ai une grosse boule dans la gorge en ce moment tu sais et je vois défiler devant mes yeux tant d’images : l’Olympia, Barbara, celles de « l’emmerdeur » avec ton ami  Lino, alias « Monsieur Milan » et ce Monsieur Fuchs, « neurologue de mes fesses » !

Je te vois aussi dans ton costume de chevalier errant (*), rôle pour lequel tu t’es tant investi !

Je revois Dario, mort d’une crise cardiaque dans l’aéroport d’Istanbul.

Je te revois avec Barbara dans cette calèche sur la plage, lors d’une séquence de « ton » film, celui de ta vie, séquence accompagnée de cette sublime musique que toi seul, était capable de composer.

Oui je te revois Franz ! Comme si tu étais encore avec nous, parmi nous !

Tu as tellement marqué ma vie que je pourrais sans doute écrire sur toi jusqu’à l’aube et pourrais te dire, comme tu l’avouais à l’âme de Jojo que « J’ai plaisir à te dire que la nuit sera longue à devenir demain »

Je pense infiniment à toi en ce 9 octobre (**)

J’ai composé, pour l’occasion, une œuvre que je dédie à France ta seconde fille, œuvre que je mets en ligne, ici, à l’issue de ce billet.

Mon poème s’intitule « Le Bon Dieu » en hommage à l’un des titres figurant sur ton exceptionnel testament musical qu’est « Les Marquises »

Ecrivainparisien

9 octobre 2006

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(*) L’homme de la Mancha, comédie musicale dans laquelle il tenait le rôle de Don Quichotte.

(**) 9 octobre 1978 mort de Jacques Brel à Bobigny.

 

Le Bon Dieu

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Ce neuf octobre vers les abysses tu as définitivement glissé

Il y a bientôt trois décennies que tu es parti pour te reposer

Tu resteras six pieds sous terre aux côtés de Paul Gauguin

Tu dors aujourd’hui sous ces cocotiers que tu chantais bien.

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Dans ton brouillard tu refais l’Olympia au fond du cimetière

Ton ami Jojo, ton frère, reprend chaque jour Saint Nazaire

Je te confirme que les hommes continuent de faire la guerre

Mathilde n’est plus là pour les moules les frites et la bière.

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Hier tu étais le trop vieux général Zangra et l’ennemi est là

Mais tu es mon superbe héros Don Quichotte de la Mancha

Autrefois tu pleurais Fernand au cours de ton dernier repas

Aujourd’hui c’est à mon tour de verser des larmes pour toi.

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Ton âme est restée, tu ne veux surtout pas nous abandonner

Elle continue de vivre dans le cœur des gens qui t’ont estimé

Tu nous aides à surmonter la grisaille d’une dure existence

Tu resteras, pour beaucoup, le Bon Dieu avec ton élégance.

Ecrivainparisien 9 octobre 2006

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A l’ombre des cocotiers

Dans trente huit jours il y aura trente ans que Jacques Brel s’éteignait à l’hôpital de Bobigny.

Que reste-t-il de cet homme, trois décennies après sa disparition ?

Des souvenirs impérissables de ses incessantes et inoubliables tournées musicales, un patrimoine culturel impressionnant, des chefs-d’œuvre en quantité incalculable.

Jacques Brel n’est pas mort, son œuvre vit et se régénère à l’infini grâce à nombre d’interprètes qui continuent de la faire vivre pour le plus grand plaisir de nombre de gens, à commencer par eux mêmes ; grâce également au corps enseignant qui donne à étudier ses textes en cours de français et qui les fait interpréter par des chorales scolaires ; grâce encore à la présence de son nom ornant des plaques de rues, de places, d’auditoriums.

J’ai composé, pour la énième fois une œuvre en hommage à Jacques, œuvre qui figure ci-après et que je dédie à France, sa seconde fille, présidente de la Fondation internationale Jacques Brel.

Ecrivainparisien

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En mémoire à un Maitre

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Hier il les chantait ceux qui mouraient plein de bière et de drames

Aux premières lueurs du jour naissant ils allaient rendre leur âme

Ca sent bien la morue dans les estaminets du port d’Amsterdam

Maitre Jacques l’a si brillamment interprété avec toute son âme.

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Il nous a fait toucher du doigt la trahison de Fanette un soir d’été

Il a su nous émouvoir avec Jojo, cet hymne à la gloire d’une amitié

Il nous a entrainés dans l’univers des vieux, nous prenant à témoin

Il nous a fait partager son dernier repas qui est maintenant si loin.

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On étudie son œuvre, l’interprétant dans les cours à la récréation

Il continue de marquer le rythme de la vie de plusieurs générations

Son univers est unique dans la richesse de son étude de la société

Il demeure un chef de file indiscutable, un exemple jamais contesté.

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Pour le poète que je suis il est mentor auquel j’aimerais ressembler

Je voue un culte immodéré à celui qui demeure mon Maitre à penser

Il a légué à la postérité son patrimoine, infiniment impressionnant !

Il n’est pas mort Jacques mais il dort, du côté des Iles sous le vent.

Ecrivainparisien 1er septembre 2008

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Pour aller plus loin:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel

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Ainsi se referme pour vous, lectrices et lecteurs le second volet de cet hommage consacré à Jacques Brel.

Je vous donne rendez-vous cette nuit, à 4 heures 10, heure de ta disparition de Jacques pour le troisième volet de mon hommage à ce géant de la chanson francophone.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Commémoration, Jacques Brel, Fondation internationale Jacques Brel, Atuona, Hyva Oa, Bruno Coquatrix, Olympia, Barbara, Lino Ventura, Dario Moreno,

 

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Tribune d’excellence

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1888

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Tribune d’excellence

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Je tiens tout d’abord à souhaiter la bienvenue sur le forum de l’écrivain à une amie étudiante en classe de lettres qui rêve de devenir un jour écrivaine et je dois avouer que lorsque je lis quelques uns de ses textes je me fais la réflexion qu’elle a toutes capacités pour y parvenir.

J’ai découvert Alix Bettini, tout à fait par hasard, en ayant eu l’occasion de lire un de ses textes, apposé en commentaire au cœur d’une page évènementielle sur le plus grand réseau social de la planète.

Cette page évènementielle pointe un doigt accusateur en direction du journal sportif l’Equipe qui a publié, le weekend dernier et sur deux pleines pages couleurs, un article de pseudo vulgarisation concernant la corrida, article ayant entrainé immédiatement une levée de boucliers unanime de la part de nombre de ses lecteurs mais aussi de celle de nombreuses associations de défense du monde animal qui ont fait connaitre au rédacteur en chef du journal, par messages, courriels mais aussi courriers postaux, saturant ainsi les serveurs informatiques du journal, entre autre, leur façon de penser concernant cet article provocateur faisant ainsi l’apologie d’une activité très lucrative pour les milieux taurins n’étant aucunement une activité sportive puisque cet exercice particulier se termine toujours par une victoire par assassinat de l’un des deux protagonistes, en l’occurrence le matador, au détriment du second, le taureau qui reste le « dindon de la farce », si j’ose m’exprimer ainsi et qui paie chaque fois de sa vie, après une interminable tout autant qu’insupportable agonie cet amusement sadique dont il reste acteur, bien malgré lui, d’une farce morbide d’un autre âge qui se joue en public sur le sable de l’arène.

Il faut savoir, chers lecteurs, qu’au cours d’une corrida 6 valeureux taureaux, pas moins, sont ainsi sacrifiés dans ce que l’on peut appeler une mascarade au cours de laquelle le monde de la tauromachie qui officie dans l’arène berne et mystifie tout à la fois le taureau mais aussi le public en faisant croire à ce dernier que les passes et autres gesticulations des officiants sont de l’art alors qu’en réalité toutes ces simagrées ne servent qu’à meubler, habiller et remplir tout autant qu’à ornementer les temps de réaction de l’animal face à l’environnement hostile et inhabituel qu’on lui impose, par exemple lorsque le matador vient narguer le taureau en se plaçant entre ses cornes, sachant que ce dernier ne réagira pas puisque le matador se place dans une zone que ne voit pas l’animal, compte tenu de son champ de vision très réduit causé par le stress qu’il vient d’emmagasiner, tout ça pour satisfaire le plaisir malsain de quelques assoiffés de torture et de plaisirs sanguinaires, à commencer par lui-même.

Voilà donc ce qu’offrait l’Equipe vendredi en Une à ses lecteurs à une époque à laquelle plus de 75% de Français restent hostiles aux pratiques tauromachiques et où partout dans le monde les exhibitions taurines sont en notable perte de vitesse, en particulier en Catalogne, berceau historique de la corrida, qui a aboli par référendum l’an dernier cette abomination, faisant ainsi, par cette action humaniste, boule de neige partout dans le monde de la corrida qui prend ainsi conscience que les temps changent.

Alix Bettini comme beaucoup de jeunes mais aussi de moins jeunes reste farouchement opposée, non seulement à la corrida mais aussi à toutes formes de souffrance faites à l’animal comme vous allez pouvoir le constater en lisant son texte figurant ci-après.

Je dois dire qu’il y a bien longtemps que je n’avais reçu un tel choc émotionnel à la lecture d’un article tel que celui d’Alix Bettini qui décrit remarquablement, dans un style tout de délicatesse féminine, ses souffrances, ses interrogations mais ses espoirs aussi, tout autant que son sentiment de culpabilité et cela, d’une manière poignante qui touche presqu’aussi surement au cœur que l’épée du matador qui va tuer.

Je m’efface humblement maintenant et avec un respect parfaitement justifié et mérité, devant le talent de cette jeune étudiante qui mérite d’être encouragée comme il se doit en lui laissant la parole.

Ecrivainparisien

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Cri d’espoir

Un texte remarquable d’Alix Bettini

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« Toute petite déjà, je fondais en larmes s’il m’arrivait par mégarde d’écraser une fourmi ou un escargot. Cela me faisait mal d’imaginer que j’étais responsable de la mort d’un insecte. Pour me consoler, mes parents me disaient : "Mais ce n’est qu’un tout petit insecte…" Je leur répondais alors : "Oui, mais même s’il est minuscule, il portait la vie en lui, et pour ça, je n’aurais jamais dû le tuer".
Celui qui ne respecte pas la vie de la fourmi, comment pourrait-il respecter la vie du cachalot ou de l’éléphant ? J’ai été sensible très tôt à la vie que portent en eux les animaux, et pourtant, je ne savais pas encore quelle cruauté on leur fait subir partout à travers le monde. Adolescente, je l’ai découvert, me crispant de rage et d’impuissance devant les vidéos de corridas, de Galgos (ndlr : lévriers espagnols utilisés pour la chasse) ou de dauphins trainés sur le sol à travers les villes. Je sanglotais devant des vidéos montrant quel sort subissaient les animaux de laboratoire, de cirque ou de combat, me demandant à chaque fois comment on pouvait être assez ignoble et sans cœur pour faire des choses pareilles, dépassant toutes les limites de l’imagination.
J’ai également découvert que des gens étaient capables d’abandonner leurs propres animaux, ou de jeter à la poubelle leurs petits animaux de compagnie ! Que l’on pouvait se servir de chiens errants pour appâter des requins dans certains pays ! Qu’éclater à coup de massue la tête de bébés phoques était un sport et un loisir dans d’autres ! Que jeter des tortues haut dans le ciel pour les voir s’écraser au sol et les extirper brutalement de leur carapace était synonyme de fête ! J’ai également vu des chatons mis en bouteilles pour servir de décoration ! Des singes, des lapins et des animaux à fourrure dépecés vifs ! J’ai vu des chiens pendus, des coqs aspergés d’alcool dans leurs plaies à vif, des requins jetés à l’eau sans leurs ailerons, des baleines éventrées, des oies gavées et des poussins broyés, des animaux gazés, brulés ou torturés pour "nettoyer " les villes en vue d’évènements sportifs, des mammifères séparés de leurs petits, des animaux battus jusqu’à la mort…
N’entendez-vous donc pas cette plainte de douleur qui s’élève de la planète ? Naïve et stupide, j’ai cru que personne ne savait, que personne n’avait vu ces vidéos. J’ai alors pensé qu’il fallait que je mette le maximum de gens au courant, j’imprimais des trentaines de pétitions pour les envoyer à 30 millions d’amis en ayant bon espoir que cela fasse bouger les choses, bravant les moqueries de mes camarades et les remontrances de mes parents, parce que oui, les défenseurs de la cause animale nous passons pour des rigolos. Mais soutenez donc cinq minutes sans ciller le regard d’un animal dans la souffrance et venez nous redire que nous nous battons pour une cause dérisoire !

Aujourd’hui, je sais que je me trompais. Tout le monde sait. Seulement, tout le monde préfère fermer les yeux et croire que les choses changeront d’elles-mêmes. J’ai compris que nous cautionnons cela parce que nous croyons que l’on ne peut rien faire contre les enjeux traditionnels ou économiques. J’ai surtout compris que tant que l’homme sera assez fou pour faire souffrir les animaux, il se fera souffrir lui-même, et vice-versa. Ces deux espèces sont intrinsèquement liées et il ne pourra exister une paix universelle que le jour où les hommes auront compris qu’ils n’ont pas à dominer les animaux, mais à respecter leur existence et les côtoyer dans le respect.
Ainsi, les animaux pourront nous enseigner ce qu’est l’empathie, l’amitié et la complicité, émotions absentes de beaucoup trop de cœurs humains.
Je n’ai que vingt-deux ans, et j’ai déjà trop vu de souffrances. Adolescente, je croyais que je sauverais les animaux. Aujourd’hui, je sais que nous sommes des millions à œuvrer dans ce sens. Nous devons apprendre à nos enfants et à ceux qui nous entourent à quel point la vie qu’elle soit humaine ou animale est précieuse. Nous devons à tout prix leur faire comprendre qu’un animal n’est pas là pour qu’on lui fasse subir de la souffrance, mais pour vivre sa vie indépendamment de nous. Et peut-être nous offrira-t’il son amitié, si nous la méritons.
Nous devons continuer de nous battre, de parler, de diffuser, de signer, d’agir, de rager, de lutter, de manifester, de nous révolter, de sauver, de protéger, d’aimer.
Je sais que cette cause sera la mienne jusqu’à ma mort, et que même si je dois mourir avant que le dernier animal n’ait cessé de souffrir, je ne cesserai jamais de lutter. Je ne laisserai plus jamais personne me dire qu’il y a d’autres priorités, car nous devons faire de chaque souffrance une priorité. Nous avons le pouvoir de changer ça, nous le pouvons et surtout nous le devons.
L’autre jour au travail, une petite est venue me voir en pleurant. "Qu’est ce qu’il y a ?" Lui ai-je demandé.
"J’ai écrasé un gendarme !" Je lui ai alors répondu : "Ne pleure pas, tu ne l’as pas fait exprès. Mais regarde toujours où tu mets les pieds et fais simplement attention. Si tu n’en écrases plus d’autres, je suis sure que celui-ci, au paradis des insectes, sera content que sa vie ait servi à protéger celle des autres."
Tant qu’il y aura un enfant capable de pleurer parce qu’il a écrasé un insecte, jamais je ne perdrai espoir. »

Alix Bettini

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https://www.facebook.com/alix.bettini

 

https://www.facebook.com/pages/Par-mots-et-par-vaux/383252681732084?notif_t=fbpage_fan_invite

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lévrier_Galgo

 

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Mots clés de cet article :

Corrida, Tortures, Souffrances, L’Equipe, Alix Bettini, Taureaux, Animaux, Galgos, Dauphins, Requins, Abandons

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1706

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Bien mauvaise nouvelle

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Je l’ai retrouvé il y a 15 mois, sur le quai de la Gare d’Austerlitz et j’avais rédigé et mis en ligne, le 17 janvier 2011 un article se trouvant à la suite du présent papier pour évoquer nos retrouvailles. Nous avions renoué un contact vieux de plus de 30 ans et avions même envisagé une collaboration « technique »Il m’avait d’ailleurs invité à venir chez lui quelque temps.

Un message émanant d’Angèle, sa fille ainée est venu m’annoncer hier qu’il venait de quitter ce monde des suites de ce qu’il est convenu d’appeler une longue maladie, laissant ses enfants mais aussi ses amis, employés et connaissances atterrés.

Mon ami Jean-Jacques, un frère d’armes avec lequel nous avons rempli nombre de missions au cours des quelques années que nous avons passées ensemble s’en est allé vers un autre destin. Je garderai de lui quelques souvenirs heureux, vécus en commun au cours de mémorables et nombreux services en campagne datant de la fin des années 70.

Lorsqu’il avait quitté l’uniforme, au début des années 80, Jean-Jacques était parti au Vietnam pour se lancer dans une aventure extraordinaire : créer, monter et animer une usine de chaussures et il avait réussi ce chalenge qu’il avait renouvelé, quelque temps plus tard, à Bucarest, juste après la chute de Ceausescu, de triste mémoire ; puis il avait quitté la Roumanie il y a quelques années pour renouveler le chalenge, en Tunisie cette fois et les affaires allaient raisonnablement bon train pour lui puisqu’il était même en train de racheter une nouvelle usine pour diversifier et amplifier ses activités.

Angèle me disait, dans son message, que son papa m’appréciait beaucoup et je lui ai répondu que c’était réciproque.

J’avais appelé Jean-Jacques le 31 décembre pour lui présenter mes vœux et il m’avait annoncé, à ce moment là, qu’il souffrait d’un cancer et que la chimiothérapie qu’il recevait le mettait à plat. Nous avons dialogué pour la dernière fois, il y a quelque jours seulement par l’intermédiaire d’une célèbre messagerie et il semblait en forme bien qu’ayant perdu une partie de ses cheveux ; il semblait également avoir perdu quelque peu une partie de sa mémoire, chose fréquente générée, parait-il, d’après le corps médical, par la chimiothérapie.

Jean-Jacques était dessinateur styliste et exerçait ses talents dans le domaine de la chaussure. Il m’avait d’ailleurs envoyé une photo de sa dernière création : un modèle de sandales élaboré pour le compte de la marque de prestige Aubade et sa création ne manquait ni d’allure, ni de style.

Jean-Jacques n’avait que 55 ans.

J’ai perdu hier un très bon ami qui va bien me manquer pour continuer ma route.

Je présente à Angèle, la fille ainée de mon ami Jean-Jacques ainsi qu’à ses autres enfants mes condoléances les plus attristées et je leur souhaite de pouvoir surmonter le plus sereinement possible cette bien difficile épreuve.

Ecrivainparisien

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Retrouvailles

Lundi 17 janvier le temps est gris en ce lundi matin sur la capitale. J’arpente le grand boulevard menant à la Gare d’Austerlitz où la grande horloge au sommet de l’édifice indique 10 h 24. Je suis en avance comme à mon habitude lorsque j’ai un rendez-vous important. Les souvenirs se bousculent dans ma tête et s’entremêlent dans un désordre incroyable provoqué par l’émotion qui me submerge depuis ce matin .

Un ami proche, d’une amitié vieille de trente cinq ans, de passage à Paris pour ses affaires vient me retrouver pour évoquer la belle époque que nous avons connue ensemble lors de notre carrière militaire professionnelle. Nous ne nous sommes pas revus depuis près de 31 ans

J’ai connu Jean Jacques, puisque c’est de cet ami dont il est question, en 1976 à l’époque à laquelle je rentrais des forces françaises en Allemagne, plus communément connues et désignées à l’époque par le sigle « FFA »

Je venais d’être affecté dans un régiment d’artillerie nucléaire basé en Picardie sur une ancienne base aérienne de l’OTAN en tant que sous-officier chef de centre de transmissions et de chef d’atelier chiffre.

Jean Jacques sortait à cette époque de l’Ecole d’Application tout comme un autre jeune sous-officier nommé Régis avec lequel j’ai également conservé des contacts et je me suis trouvé avoir ses jeunes collaborateurs, spécialistes Transmissions sous mes ordres durant quatre années. Le courant passait bien entre nous et je sais avoir laissé un très bon souvenir en leur esprit.

J’ai donné le gout de la musique classique à Jean Jacques et à sa compagne en leur faisant découvrir un répertoire inconnu d’eux. Nous sommes allés une fois ou deux au concert. J’ai même eu le plaisir de leur faire découvrir le Musée du Louvre.

10 h 44 le train en provenance de Tours se présente au bout du quai à l’heure annoncée.

Je suis au bout du quai, près de la sortie guettant les voyageurs descendant du train et passant devant moi. Pas de Jean Jacques à l’horizon !

Mon cœur bat fort. Mon Dieu, 30 ans, allons nous nous reconnaitre ? A-t-il changé durant toutes ces années ? Quel a été son parcours depuis que nous nous sommes quittés ? Beaucoup de questions se bousculaient dans ma tête à cet instant précis alors qu’une voix que je reconnais immédiatement m’interpelle me tirant de mes réflexions.

Jean Jacques est debout devant moi et me sourit.

Nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Ma gorge se serre, la sienne sans doute aussi.

Quel indicible moment d’intense émotion passe entre nous !

Jean Jacques n’a quasiment pas changé : le même regard clair, la même voix, la même démarche. Nous nous retrouvons soudainement par la magie de notre belle amitié trente ans en arrière.

Nous partons en direction d’un bar se trouvant dans la cour des arrivées et nous prenons place à une table. Nous parlons de nos parcours respectifs durant trois heures d’horloge. Le temps passe à une vitesse folle.

Jean Jacques évoque pour moi sa vie passée au Vietnam en tant que directeur d’une usine de chaussures puis il me parle de la Roumanie de l’après Ceausescu puisqu’il a travaillé là-bas, toujours dans la chaussure et enfin il me raconte sa vie actuelle en Tunisie où il est toujours dans la chaussure mais où il travaille cette fois pour son propre compte en tant que dessinateur styliste, métier dans lequel il s’est fait un nom, à force d’opiniâtreté et de volonté. On peut dire que dans son métier Jean Jacques est ce que l’on peut appeler une « pointure », normal il œuvre de belle manière dans la chaussure (sourire)

Nous allons au printemps prochain travailler en étroite collaboration et j’ai proposé à mon ami Jean Jacques de mettre mon expérience et mon talent au service de sa société, chose qu’il a acceptée.

Je ne connais pas la Tunisie et je vais donc m’y rendre et probablement y rester quelque temps.

Nos nous quittons en début d’après-midi car il doit se rendre à Orly pour reprendre l’avion. Le vent de l’émotion souffle encore une fois entre nous lorsque nous nous donnons l’accolade et la voix de Jean Jacques est quelque peu cassée. Je le regarde partir et j’ai du mal à maitriser ma légitime émotion de l’avoir retrouvé.

Jean Jacques m’a appelé vers 23 h 30 m’informant qu’il était arrivé sans encombre à Tunis mais qu’il était coincé dans l’aéroport jusqu’au lendemain 5 heures, compte tenu du couvre-feu et du contexte politique régnant actuellement en Tunisie.

Ecrivainparisien

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