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Archive for the ‘Musique’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2162

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Concert du nouvel an 2017

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C’est avec beaucoup d’émotion que j’attends, chaque année, ce point d’orgue musical intervenant le premier jour de chaque nouvelle année depuis plus de 70 ans. Cet incontournable évènement musical est suivi en "mondovision" par plusieurs millions de téléspectateurs dans le monde.

Le Musikverein de Vienne, inauguré en 1870, est l’une des plus belles salles musicales et acoustiques du monde et à bénéficié, lors de sa création, d’une conception acoustique unique au monde, à l’époque, puisque cette très vaste salle de concerts dispose d’immenses résonateurs acoustiques logés dans les plafonds et les sous-sols permettant ainsi d’obtenir une acoustique propre et impressionnante dans les basses et très basses fréquences lors des nombreux concerts qui y sont donnés, des concerts prisés par de nombreux mélomanes autrichiens, européens et mondiaux.

Pour ce qui concerne le concert du nouvel an il est bon de rappeler que ce sont les musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Vienne qui choisissent et élisent le chef d’orchestre qui les dirigera au cours de ce concert unique au monde.

Cette année c’est Gustavo Dudamel, le charismatique et fort sympathique chef vénézuélien de 35 ans, le plus jeune chef à avoir dirigé à ce jour cet orchestre prestigieux, qui a été choisi et élu pour diriger cette phalange unique qui reste une des plus grandes fiertés des Viennois et de l’Autriche toute entière.

C’est avec beaucoup d’émotion que je vous propose ces quelques images capturées au cours de ce somptueux concert de nouvel an 2017.

Vive la musique et vive la paix dans le monde.

Ecrivainparisien, 1er Janvier 2017

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Mots clés de cet article :

Concert nouvel an 2017, Musique, Gustavo Dudamel,

Corbeille

Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Musikverein_(Vienne)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustavo_Dudamel

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2134

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Un très beau concert

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Je viens de vivre, par la magie des ondes, un concert particulier retransmis par Radio Classique en cette soirée.

Ce concert, enregistré récemment au Théâtre des Champs-Elysées, est un hommage particulièrement émouvant rendu à Solenn, la fille de Patrick Poivre d’Arvor, disparue à l’âge de 20 ans, il y a 20 ans de cela.

De très nombreux artistes, et non des moindres, ont tenu à s’associer à l’hommage rendu à Solenn et à l’association qui porte son nom.

Ce concert était présenté par Patrick Poivre d’Arvor, particulièrement ému, ce qui est bien compréhensible, mais aussi par Alain Duault qui a préparé musicalement ce concert hors normes.

Les spectateurs du Théâtre des Champs-Elysées ainsi que les auditeurs de Radio Classique ont pu apprécier Ruggero Raimondi qui a fait spécialement le déplacement depuis l’Italie pour être présent et participer ainsi à cette soirée, tout comme Nemanja Radulovic, le "sorcier du violon" actuellement en tournée avec ses musiciens "Les trilles du diable" qui n’a pas failli à sa réputation et qui a été particulièrement applaudi ce soir.

L’orchestre de la Garde Républicaine, dirigé par le colonel François Boulanger, a donné toute la mesure de son talent tout comme les Chœurs de l’Armée Française qui ont interprété, notamment et avec brio, notre hymne national ; tous ces grands musiciens ont été très applaudis eux aussi au cours de cette soirée spéciale.

Une surprise de taille attendait le public lors du bis. En effet, la cantatrice Natalie Dessay qui a décidé, depuis un moment, de ne plus chanter d’opéra pour se consacrer à d’autres activités artistiques, a exceptionnellement décidé de remonter provisoirement sur scène pour s’associer à ce concert du "cœur" en hommage à Solenn.

Pour terminer ce modeste compte-rendu je voudrais remercier les techniciens et preneurs de sons de Radio Classique, excellents comme toujours en pareil cas, Patrick Poivre d’Arvor et Alain Duault pour la qualité de la présentation de ce concert, tous les artistes qui ont participé totalement bénévolement à cet hommage rendu, Francis Drésel, le directeur musical de Radio Classique, le Théâtre des Champs-Elysées ayant prêté cette prestigieuse salle de concert pour l’occasion de ce concert exceptionnel mais aussi, et pour terminer, le public particulièrement chaleureux ce soir.

Ecrivainparisien

14 décembre 2015

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Mots clés de cet article :

Solenn, Patrick Poivre d’Arvor, Alain Duault, Radio Classique, Concert, Hommage, Théâtre des Champs-Elysées, Orchestre de la Garde Républicaine, Chœurs de l’Armée Française, Colonel François Boulanger,

Pour aller plus loin :

http://www.mda.aphp.fr/

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2117

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Portrait d’une artiste d’exception

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Belle et infiniment talentueuse elle l’est assurément et ces deux qualités rares suffiraient, à elles seules, à la faire émerger du lot des prétendantes au podium.

Si j’ajoute à ce que je viens d’écrire qu’elle ne se contente pas d’exceller dans sa seule spécialité pianistique ni dans un seul registre, puisqu’en plus de cela elle est à l’écoute et observe le monde, notamment celui des espèces menacées pour lesquelles elle a pris concrètement fait et cause depuis longtemps déjà, alors vous aurez toutes et tous compris que je parle d’une personne exceptionnelle et délicate autant que raffinée, discrète et particulièrement intelligente, sensible et équilibrée et vous aurez alors presque tout compris des motivations induites et profondes qui font vivre et battre le cœur de cette jeune femme que l’on ne peut qu’admirer pour l’ensemble des actions qu’elle fait de sa vie et des causes pour lesquelles elle s’implique réellement et en silence de manière efficace ; le tout sans faire de chichis.

Hélène Grimaud, puisque c’est d’elle que je tente de brosser ce soir un portrait d’excellence est une personne très attachante à plus d’un titre. Et des titres elle en possède un certain nombre. Il suffit, pour s’en convaincre, de simplement l’écouter toucher et caresser les touches d’un Steinway pour comprendre qu’Hélène Grimaud est une artiste à part, indicible et inclassable, à l’instar des plus grands et des plus talentueux pianistes, toutes générations confondues.

Mais Hélène Grimaud ajoute à ses indicibles capacités pianistiques de formidables qualités de cœur, de compassion et d’empathie au profit du monde animal, particulièrement celui des espèces menacées, notamment celle du loup pour lequel elle se bat sans compter et avec beaucoup de talent.

Merci Hélène Grimaud d’être ce que vous êtes ; chacun, ici bas, vous doit respect et admiration pour le bonheur que vous offrez à tous par votre rayonnement spirituel.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Hélène Grimaud, Piano,

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Pour aller plus loin :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%A9l%C3%A8ne_Grimaud

https://www.youtube.com/watch?v=j8e0fBlvEMQ

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2102

(article rédigé le 31 décembre 2014)

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Sax Story

Merci monsieur Adolphe Sax

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Je ne voudrais pas terminer cette année 2014 sans vous parler, une fois n’est pas coutume, de musique.

Les Ateliers de la Lyre vous proposent en cette soirée de Saint-Sylvestre de voir quelques photos très rares appartenant à mon grand ami Pascal Kocher, un passionné de musique, plus spécialement de saxophones d’ailleurs puisqu’il est propriétaire depuis une trentaine d’années de la marque Adolphe Sax qui, comme chacun ne le sait pas forcément est l’inventeur, notamment du saxophone.

Pascal Kocher a entretenu durant des années des relations privilégiées avec madame Yvonne, Alphonsine Sax, la petite fille d’Adolphe Sax et dernière descendante de la lignée, disparue le 14 mai 2003, à l’âge de 92 ans…

Pascal Kocher est également en excellents termes depuis des années, là encore, avec Patrick Selmer, le responsable de la maison Henri Selmer qui fabrique, entre autres choses, les plus prestigieux saxophones au monde.

A ce propos la maison Selmer fêtera l’an prochain son cent-trentième anniversaire. puisque cette vénérable maison a vu le jour en 1885. J’espère pouvoir être de la fête…

Pour en terminer avec mon ami Pascal Kocher je dois préciser également qu’il est en très bons termes et qu’il collabore régulièrement avec Gilbert Artman, chef d’orchestre et fondateur de l’ensemble "Urban Sax" qu’on a pu voir et entendre un peu partout dans le monde et notamment à Versailles en juin 1982 lors d’une grande réunion de chefs d’Etat.

Mon ami Pascal Kocher m’a autorisé, très gentiment, à diffuser quelques photos de sa collection personnelle tout comme il m’a promis de m’amener prochainement sur les traces d’Adolphe Sax à Paris pour réaliser un reportage photos.

J’ai hâte d’y être.

Ecrivainparisien

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Hommage à un inventeur de génie et à la facture instrumentale, par mon ami Pascal Kocher

Merci monsieur Adolphe Sax

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Autour de cet hommage rendu à l’instrument et à son créateur c’est toute la passion, la révolution qu’apporta le saxophone au monde de la musique qui est ici mise en valeur.

Toucher un vaste public en rassemblant en un même lieu et en un même instant un vaste public éclectique, développer une émulation, une dynamique, en un mot : faire de cet évènement une véritable fête du saxophone.

Tel est l’objet de cette exposition "Merci monsieur Adolphe Sax"

L’exposition présentera des instruments de musique de grande collection, rares et très rares (20 pièces environ)

– De la création des instruments à nos jours ainsi que des photographies, manuscrits, livres de collection, presse écrite d’époque, Bandes dessinées d’époque.

– Ses procès, outils d’époque, divers courriers et ouvrages le concernant, médailles des expositions universelles témoignant de la vie privée et professionnelle d’Antoine (dit Adolphe Sax)

Dinant 1814- Paris 1894

A l’initiative de Pascal Kocher cette exposition est une illustration d’un programme d’activités culturelles et artistiques concernant l’un des plus grands créateurs et inventeurs du 19° siècle.

Antoine, dit Adolphe Sax :

Le génie d’invention d’Adolphe Sax ne se manifesta pas uniquement dans la fabrication d’instruments à vent en cuivre mais aussi dans celle des instruments à vent en bois et des percussions

La plupart de ses travaux repose sur une constatation fondamentale d’acoustique qu’il fut le premier à faire et à énoncer

Il donna son nom à 4 familles d’instruments :

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Les saxhorns, les saxophones, les saxtrombas et les saxtubas.

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Adolphe Sax fut sans cesse préoccupé par le désir de perfectionner les instruments à vent dans le domaine du timbre et de la justesse, de l’étendue et de la sonorité, de la facilité d’exécution et des combinaisons de doigtés

Afin de faciliter le port de l’instrument il imagina une grande variété de formes qu’il modifiait sur les conseils d’artistes et de musiciens

Lui même jouait avec habilité de ces instruments qu’il faisait entendre dans ses ateliers de la rue Saint-Georges à Paris

Il améliora chacune des diverses parties de l’instrument, surtout les clés, les pistons et les tampons et proposa de nouveaux procédés de fabrication de celles-ci

Enfin il procéda à des recherches relatives à l’acoustique des salles de concert et imagina des plans pour une nouvelle salle de concert à Paris.

En outre Adolphe Sax inventa des appareils pour inhalation, préservant de maladies pulmonaires.

Notons que la majorité des perfectionnements et nouveaux instruments qu’Adolphe Sax créa furent automatiquement commercialisés.

La vie d’Antoine, dit Adolphe Sax est en tous points passionnante par son apport à la création musicale en général et par les aventures qu’il a traversées tout au long du 19° siècle

Pascal Kocher

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Mots clés de cet article :

Adolphe Sax, Patrick Selmer, Gilbert Artman, Urban Sax, Pascal Kocher,

Liens utiles :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_Sax

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Selmer_Paris

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Artman

http://fr.wikipedia.org/wiki/Urban_Sax

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Adolphe Sax a 32 ans l’année ou il invente et fait breveter le saxophone (1846)

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Pascal Kocher (droite) en compagnie de madame Yvonne Alphonsine Sax, la petite fille d’Adolphe Sax

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Madame Yvonne Alphonsine Sax, petite fille d’Adolphe Sax

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Patrick Selmer (centre) et Pascal Kocher

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Usine Selmer, création d’un saxophone

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2063

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Improvisation

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Un hommage aux jazzmen et aux artistes classiques de tous crins (d’archets)

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Quand le "Duke" et le "Count" se voient désormais là-haut ils ne dialoguent plus que par soli de cuivres interposés et ça fait vraiment une chouette musique céleste à laquelle viennent s’ajouter les tutti et la voix grave de "Satchmo" mais aussi celle d’Ella, une perle de cristal venu d’ailleurs relayée par un Nougaro plus vrai que nature entonnant Toulouse, cette ville qu’il a tant aimée et qui le lui rend bien ; ça a vraiment fière allure, croyez-moi mes amis.

Ca bouge et ça swingue dans tous les coins du paradis. On voit même, certains jours, ce bon Saint-Pierre battre du pied la mesure de cette musique céleste offerte par cet orchestre organisant un bœuf improvisé, s’imposant l’excellence pour divertir agréablement tous les anges ; une musique qui donne vie à toutes choses sur lesquelles s’attarde ce chant de l’âme comme le fait souvent un soleil d’été qui irradie le monde et n’en finit jamais de briller, tout comme la musique d’ailleurs.

Vive la musique du cœur, vive le Jazz et le Classique des modernes mais aussi des "Baroqueux", ces aristocrates de la corde faite de boyau véritable qui enchantent nos oreilles par les accents acidulés de leurs magnifiques instruments mais aussi par leur musique divine, le tout ciselé comme une sculpture antique ou comme un cristal de Baccarat d’une grande pureté générant d’indicibles émotions qui parfois nous brouillent la vue, l’espace d’un instant.

Continuez à enchanter et à illuminer nos vies parfois lourdes à trainer, chers Jazzmen que j’aime tant mais aussi vous les Classiques et les "Baroqueux" que je vénère par dessus tout puisque vous me permettez régulièrement de me hisser vers les chemins qui mènent à la lumière céleste.

Vive la musique du cœur.

En mémoire de Duke Ellington, Count Basie, Ella Fitzgerald, Claude Nougaro, Toulouse, Louis Armstrong, Sydney Bechet, mais aussi Claudio Abbado et quelques autres noms illustres qu’il serait long et fastidieux de nommer ici.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Musique, Jazz, Classique, Baroque, Duke Ellington, Count Basie, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Claudio Abbado,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2054

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Actualité : Hommage au chef italien Claudio Abbado

Je vous offre, ci-dessous, trois belles images et un merveilleux hommage rendu par mon ami Jean-Paul Barruyer, grand et passionnant mélomane et "accessoirement" maitre es diaporama lyonnais, qui rend ici un hommage empreint d’une grandeur appuyée à Claudio Abbado, un très grand chef qui nous a quittés en début de semaine ; un chef très humain, comme le souligne fort judicieusement mon ami Jean-Paul.

Je m’efface pour lui laisser maintenant la parole, non sans ajouter que j’apprécie personnellement son hommage bien tempéré, à l’image du clavier de ce cher Jean-Sébastien, vous l’aurez compris. J’apprécie tout autant d’ailleurs sa vision particulièrement humaine de l’homme et de l’artiste qu’était Claudio Abbado.

Ecrivainparisien

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Un grand bonjour à mes ami(e)s mélomanes !

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Comme certains d’entre vous ont dû l’apprendre, même si l’information a été quelque peu éclipsée par le passionnant feuilleton qui émeut la France entière, "Les feux de l’amour à l’Elysée", le grand chef d’orchestre italien Claudio Abbado nous a quittés lundi dernier, 20 janvier 2014, à l’âge de 80 ans, des suites d’un long cancer, alors qu’il dirigeait il y a peu de temps encore, preuve d’un immense courage au service de la musique. J’ai appris la nouvelle le jour-même, alors que je me trouvais avec mon épouse Christine dans les sous-sols du Musée du Louvre à Paris, assis devant les quelques vestiges des fondations du premier château médiéval.

Ce chef a sans doute été l’un des plus grands à ce tournant du XXIe siècle. Je n’ai jamais manqué ses concerts diffusés à la télévision, notamment sur la chaine Arte. Je me suis ainsi constitué au fil des ans une jolie collection de ses prestations sur DVD. Ma discothèque classique n’est pas en reste non plus, avec de nombreux CD enregistrés par les labels les plus prestigieux et récompensés par les critiques de la presse spécialisée. Je possède notamment le coffret de chez Sony de son intégrale des symphonies de Tchaïkovski à la tête du Chicago Symphony Orchestra. Pas plus tard qu’hier, j’achetais encore pour une bouchée de pain dans une bourse aux livres les "Quatre Saisons" de Vivaldi dirigées par lui-même, avec Gidon Kremer au violon solo.

J’aimais l’homme tout autant que l’artiste. Un grand humaniste plein de chaleur avec ses musiciens. Son regard profond en disait long. Travailler avec un chef d’orchestre est toujours une épreuve, mais avec lui cela devait être en plus un privilège. Il était à mille lieues d’un Karajan arrogant et narcissique, toujours soucieux de sa propre image et souvent méprisant à l’égard de ses musiciens. Etrangement, sur la fin de sa vie, comme les stigmates laissées par la maladie, je trouvais que les traits de son visage émacié et l’expression de son regard et de sa bouche n’étaient pas sans évoquer ceux de François Mitterrand dans ses dernières années.

Si je vous adresse ce mot, c’est pour que les mélomanes avertis ne ratent pas ce dimanche après-midi 26 janvier le programme de la chaine Arte, programme non prévu par les magazines mais modifié en dernière minute pour rendre hommage à Claudio Abbado :

17h15 : Documentaire sur Claudio Abbado, "Entendre le silence". Durée d’1 heure.

18h15 : Concert dirigé par Claudio Abbado, "Requiem" de Mozart. Durée d’1 heure.

02h00, dans la nuit prochaine de dimanche à lundi : Toujours par Claudio Abbado, la symphonie n°6 "Pathétique" de Tchaïkovski, dans le cadre du Festival de Lucerne. Durée probable d’1 heure.

Je viens de rentrer de 5 jours passés à Paris. Un séjour décidément sous le signe de la musique. J’y ai fait une descente dans mes boutiques de CD d’occasion du boulevard Saint-Michel. J’en ai ramené une douzaine de CD classiques, mais sans complexe aucun à l’égard de Christine qui ne pouvait me faire aucun reproche à ce sujet, les soldes qu’elles a réalisées là-bas aux Galeries Lafayette ayant été bien plus couteuses que mes achats… (rires) Soit dit en passant, je ne lui fais aucun reproche à ce sujet, bien au contraire, je l’encourage pour me donner bonne conscience (re-rires) !…

Cerise sur le gâteau, ma fille Céline m’a remis là-bas mon cadeau de Noël, un magnifique concert dans l’une des salles classiques les plus prestigieuses de la capitale, le Théâtre des Champs-Elysées de l’avenue Montaigne. Dans un cadre somptueux de style Art déco, j’y ai écouté, émerveillé, le concerto pour violon "A la mémoire d’un ange" d’Alban Berg et la 6e Symphonie "Pathétique" de Tchaïkovski, le tout sous la direction de Marris Jansons, avec Gil Shaham au violon solo.

Mais le clou du spectacle "musical" dont j’ai été témoin au cours de ce séjour parisien a été la rencontre inattendue autant qu’improbable que j’ai pu faire lundi dernier après-midi dans les galeries du Musée du Louvre que je n’avais pas revisitées depuis de nombreuses années. Le tableau de la Joconde ne présentait pas un grand intérêt à mes yeux, minuscule et perdu dans une immense salle, protégé par une vitre aux reflets disgracieux. S’il était moins médiatisé, il y aurait de fortes chances pour qu’il passe presque inaperçu, y compris à mes propres yeux. Autour, se bousculaient des hordes asiatiques envahissantes, Chinois et Japonais, qui gesticulaient désespérément pour obtenir leur minute de célébrité en posant pour la postérité devant l’icône. Oui, décidément, le narcissisme est le mal le plus terrible qui menace le touriste des temps modernes ! La Victoire de Samothrace, je ne l’ai pas vue car elle est en cours de restauration avec des techniques haut-de-gamme qui vont couter "bonbon" au contribuable. De toute manière, elle avait perdu la tête et ne présentait pas un grand intérêt pour moi. Quant à la Vénus de Milo, j’ai dû passer pas loin sans la voir, sans grand intérêt non plus depuis que les bras lui en sont tombés de savoir qu’elle allait devoir passer le reste de l’éternité enfermée dans une salle à voir défiler des bandes de sauvages incultes à gesticuler devant elle… 

Non, la découverte musicale la plus inattendue a été dans un tout autre domaine. Point de tableau défraichi et craquelé, point de statue de marbre froid, mais une gazelle en chair et en os sortie vivante de je ne sais quelle œuvre d’art, une icône déjantée, comme un Arlequin en noir et blanc, avec une immense tresse grise en postiche sur le sommet du crâne, perchée sur des talons-hauts à vous donner le vertige… Au détour d’une galerie, je vois soudain un cortège officiel débouler avec quelques gardes du corps ouvrir le passage en lançant un "Laissez passer s’il vous plait !…" J’entends alors dans la foule quelqu’un lancer un "C’est Lady Gaga !…" Le temps de réanimer mon appareil photo qui était en veille et la gazelle me tournait déjà le dos. J’ai pu prendre ce cliché la représentant par l’arrière et que je vous livre en pièce jointe et en exclusivité. Au rythme où elle allait, je doute fort qu’elle fût venue pour s’enrichir culturellement devant les œuvres d’art. Peu de temps après je compris sa présence en passant devant une salle obscure énigmatique du musée où le mot "Gaga" était affiché. Elle était elle aussi entrée au Louvre, au même titre que les œuvres d’art, mais temporairement, heureusement. Je vous demanderai tout simplement de ne pas envoyer cette photo à un magazine "people", m’en réservant naturellement l’exclusivité pour arrondir ma modeste pension de retraite !… (rires) A part çà, dans Paris, ne figuraient à l’affichage des kiosques à journaux que les portraits de François, Valérie et Julie, protagonistes des "Feux de l’amour à l’Elysée"…

Jean-Paul Barruyer

26 janvier 2014

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P.S. : Depuis mon retour, je n’ai pas eu le temps de préparer un nouveau diaporama, ni d’en rediffuser un plus ancien. Il faudra vous contenter de ces quelques lignes de prose et de ces 3 photos "musicales". Je suis complètement vidé et sans ressort d’avoir trop marché dans Paris. Le premier jour, j’ai dû faire, entièrement à pied, le trajet "Place d’Italie – Moulin Rouge à Pigalle", une traversée de près de 8 km du sud au nord, départ de jour et arrivée de nuit. Et 8 km à pied dans Paris, c’est autre chose que 8 km sur les chemins de campagne. Les autres jours ont été guère plus reposants. Mais que de belles choses ! Depuis, je prends tous les matins un fortifiant pour récupérer en vitamines et sels minéraux…

Mots clés de cet article :

Hommage, Musique classique, Claudio Abbado, Jean-Paul Barruyer,

Claudio ABBADO

LADY GAGA au Louvre

PARIS Théâtre Champs-Elysées

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2046

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Jacques Brel : hommage spécial

9 octobre 1978 – 9 octobre 2013 : 35 ans déjà !

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Six pieds sous terre : il était une fois « l’Homme de la Mancha »

Il y aura 35 ans, à 4 heures 10, Jacques, Romain, Georges Brel s’éteignait à l’hôpital Avicenne de Bobigny, laissant des milliers d’admirateurs consternés et sans réactions, de par le monde, face à la disparition de l’acteur, auteur, compositeur, réalisateur et cinéaste, tout autant que skipper et pilote d’avion.

Il n’avait que 49 ans.

Il nous a laissé nombre de souvenirs heureux ainsi qu’un patrimoine culturel et artistique conséquent qui ont fait de lui un homme exceptionnel et exemplaire à plus d’un titre ; exemplaire il l’aura été au cours de sa carrière de chanteur et d’interprète tout autant que dans celle d’acteur mais aussi dans sa vie d’homme.

Jacques ne trichait pas et lorsqu’il a compris qu’il pourrait sombrer dans la facilité grâce à son talent exceptionnel de compositeur et d’interprète il a fait ses adieux ; des adieux réels et définitifs, lui permettant de se consacrer à autre chose ; à d’autres choix, à d’autres voies, à d’autres expériences comme le cinéma et la comédie musicale par exemple.

Jacques a eu la chance de pouvoir vivre quasiment tous ses rêves et s’est exprimé de manière éclatante dans tout ce qu’il a touché en allant jusqu’au bout de sa démarche, jusqu’au bout de son idée, jusqu’à la démesure parfois ; qui pourrait lui en vouloir ? Jusqu’à la déchirure même, comme il l’avait écrit et merveilleusement interprété dans « La quête ».

Jacques avait la passion qui bouillonnait en permanence au fond des veines ; c’était un puriste, un écorché vif, un perfectionniste qui écrivait ses paroles de chansons debout, dans les chambres d’hôtels qu’il occupait finalement fort peu au cours des ses nombreuses tournées annuelles puisqu’il dormait relativement peu. Il était toujours le dernier à aller se coucher ; aimant parler et découvrir les gens au cours de ses tournées mais il était également toujours le premier levé pour repartir vers d’autres destinations, d’autres aventures, d’autres succès, parfaitement mérités.

Sur scène il n’avait pas son pareil pour captiver, saisir et émouvoir son public et tous ceux qui ont eu la chance d’assister à l’un de ses récitals ne peuvent l’oublier. Jacques chantait avec sa voix si pénétrante mais aussi avec son corps, en particulier avec ses mains et avec ses bras. Jacques nous faisait vivre pleinement ses chansons ; on les voyait ses bigotes, les yeux baissés comme si Dieu dormait sous leurs chaussures et ses Vieux à la démarche hésitante qui nous ont tant ému en s’excusant déjà de n’être pas plus loin ; tout comme ces marins qui pissaient comme il pleurait, lui Jacques, sur les femmes infidèles !

Jacques était unique, tout comme l’étaient son univers et ses personnages ; des personnages qui nous ont ému, nous ont fait sourire mais aussi quelquefois nous ont fait pleurer. Jacques c’était tout à la fois Mathilde, la perfide Fanette ou bien encore Frida, belle comme un soleil, mais aussi Marieke tout autant que Madeleine. Jacques c’était quelquefois Jeff, l’ami d’infortune, ou bien encore Zangra qui, hier, trop vieux général quittait le fort de Belonzio qui domine la plaine alors que l’ennemi est là et qu’il ne sera pas héros, lui qui rêvait quelquefois d’être Vasco de Gama.

Jacques c’était tout ça à la fois et beaucoup plus encore : Jacques c’était Benjamin Ratry, docteur à Clamecy ou bien François Pignon, cet emmerdeur si attachant ou bien encore Franz, ce paumé du petit matin au grand cœur.

Jacques c’était l’ami de quelques uns mais surtout celui de Georges Pasquier, dit Jojo, un ami exceptionnel auquel il avait accordé aveuglément sa confiance et qui le lui rendait bien. Il lui avait d’ailleurs consacré un merveilleux et émouvant hommage musical après sa disparition qui l’avait beaucoup marqué mais il avait également donné le nom de ce secrétaire, dévoué au-delà de la norme courante, à son Bichcraft avec lequel il faisait le taxi ainsi que des évacuations sanitaires mais également régulièrement le facteur dans ces iles qu’il aimait tant.

Le nom de Brel est indissociable de celui de François Rauber, son pianiste, chef d’orchestre et arrangeur, de Gérard Jouannest, son accompagnateur sur scène mais aussi de Jean Corti, son accordéoniste attitré durant 6 ans (1960-1966).

En ce jour, si particulier pour quelques amputés du cœur qui ont trop ouvert les mains, mes pensées se tournent vers France, sa seconde fille, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel à laquelle je dédie cet article tout autant qu’à « Miche », sa mère, et femme de Jacques veillant aux destinées des éditions « Pouchenel » mais aussi aux nombreux admirateurs de Jacques et j’offre, à tous, l’œuvre qui suit, composée en ce jour de mémoire dédié à Jacques, notre ami.

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors ! Là-bas, au large, dans le petit cimetière d’Atuona à Hyva Oa, tout près de Paul Gauguin ; sur ce petit atoll perdu du Pacifique à 1800 kilomètres de Tahiti.

Ecrivainparisien 9 octobre 2013

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Patrimoine en or

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Il y a eu trente cinq ans, la vie quittait ton corps

Le destin injuste nous aura privés de ton talent en or

Ta voix reste cependant en nous comme un joli trésor

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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L’Askoy 2 restera, fort longtemps, amarré au port

Quelques vieux chevaux blancs servent bien le décor

Là-bas, sous les beaux cocotiers, le vent chante encore

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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A Vesoul, aujourd’hui, tu resteras bien le plus fort

L’ennemi sera là mais il y aura aussi Terpsichore

La perfide Fanette sera toujours en parfait désaccord

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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Ton œuvre est très riche, nous sommes tous en accord

On pourrait créer avec tes succès nombre de collectors

Tu détiens, toujours bien quelques très beaux records

Non, Jacques, oh non, non, tu n’es pas mort, tu dors !

Ecrivainparisien 9 octobre 2013

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Pour refermer ce livre des émotions, je remercie du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui m’ont fait l’honneur de la lecture de ce modeste hommage que j’ai rédigé avec fierté, plaisir et émotion concernant celui qui restera, pour toujours, « notre » ami à tous.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Commémoration, Jacques Brel, Fondation internationale Jacques Brel, Atuona, Hyva Oa,

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Quelques liens pour compléter cet hommage concernant Jacques Brel :

Site officiel Jacques Brel : http://www.jacquesbrel.be/

Jacques Brel sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel

Les Editions Jacques Brel sur Facebook :

https://www.facebook.com/pages/Editions-Jacques-Brel-Bruxelles/101828353235640?sk=map&activecategory=Photos&session_id=1333944953

Historique de Jojo, le Bichcraft de Jacques (belles images) :

http://brel.pfiquet.be/jojoparcours.htm

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-jojo-lavion-de-jacques-brel–24348.htm

http://tahitinui.blog.lemonde.fr/2007/01/28/jojo-lavion-de-jacques-brel/

Une partie de l’histoire de l’Askoy 2, le voilier de Jacques :

http://www.audierne.info/pagesphp/actualites/articles/2012/askoy.php

Nombreux liens pointant vers Jacques Brel :

http://www.google.fr/search?client=safari&rls=en&q=jacques+brel+wikipedia&ie=UTF-8&oe=UTF-8&redir_esc=&ei=2MhyUO20EarV0QXFmYDIDg

Quelques informations sur France Brel, la seconde fille de Jacques, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel (avec une très jolie photo) :

http://www.tbx.be/fr/VIB/170/app.rvb

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Informations concernant :

Madly Bamy, la dernière compagne de Jacques lors de son séjour aux Marquises :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maddly_Bamy

François Rauber, chef d’orchestre et arrangeur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Rauber

Gérard Jouannest, pianiste et accompagnateur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gérard_Jouannest

Jean Corti, accordéoniste attitré de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Corti

Quelques précisions concernant sa tombe au cimetière d’Atuona :

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-tombe-de-jacques-brel-24347.htm

Interview de « Miche », la femme de Jacques Brel :

http://www.polyamour.be/news.php?extend.59

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Je n’ai malheureusement rien trouvé de transcendant concernant Georges Pasquier, dit « Jojo », l’ami de toujours, rencontré en 1955 ; juste une petite photo et une ligne, une malheureuse petite ligne dans une des biographies de Jacques qui précise «Georges Pasquier (alias " Jojo ") qui deviendra son régisseur et l’un de ses plus fidèles compagnons. » C’est bien mince pour résumer 23 ans d’une amitié d’une densité exceptionnelle…. J’en suis véritablement désolé mes ami(e)s

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabrielle_Vincent

 

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http://primerose.blog.club-corsica.com/art-un-hommage-a-jacques-brel,-pps-merveilleux_31352.html?wt=1

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2019

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Billet d’humeur

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Lamentable cacophonie dans les hautes sphères

L’affaire « Dailymotion », un « épisode empoisonné » de la politique économique française prend des allures de lamentable cacophonie et démontre, une fois encore, si besoin était, mais besoin est-il, que dans les hautes sphères du pouvoir on entend clairement, pour le moins, deux discours s’affronter.

Arnaud Montebourg, l’homme qui posa récemment comme un playboy ou un top modèle en polo rayé, un appareil électroménager en mains, actuel ministre du redressement productif, (pour combien de temps encore ?)n’est pas spécialement en odeur de sainteté auprès des investisseurs actuellement, à tel point que d’aucuns le surnomment le ministre improductif. Son ex compagne conseille même au Président de la République de se séparer de cette épine plantée dans son pied, c’est dire si l’ex député de Saône-et-Loire n’a plus la cote, si tant est qu’il ait pu l’avoir un jour dans la mesure où son passif est lourd, PSA, Florange et j’en passe.

Montebourg a annoncé, à grand renfort de médias avoir bloqué les velléités du géant Yahoo concernant la prise de participation de ce dernier dans le capital de Dailymotion, le numéro 2 mondial des plateformes vidéo avec l’aval de son collègue Moscovici, ce que le ministre des finances s’empresse de démentir.

Fleur Pèlerin, la ministre de l’Economie numérique du gouvernement Ayrault annonce ce jour dans le Parisien, je cite « La ministre de l’Economie numérique Fleur Pellerin estime que Dailymotion, convoitée par l’Américain Yahoo, n’a pas vocation à rester «franco-français». Mais la cession de cette plate-forme vidéo doit être équilibrée et préserver les emplois et la technologie française. »

Il serait judicieux que l’on s’accorde en hauts lieux pour ne tenir qu’un seul et unique discours en toutes circonstances et ne parler ainsi que d’une seule voix, cela éviterait au gouvernement de passer pour une bande d’amateurs improvisant au gré des circonstances du moment et ce dans toute l’Europe, à commencer par l’Allemagne notre plus grand partenaire.

Je pensais, dans l’ignorance de mes certitudes propres à l’éducation que j’ai reçue jadis, que l’esprit d’équipe, la cohésion, la réalisation d’un objectif et la rigueur d’analyse et de prises de décisions en vue de l’obtention d’un résultat positif étaient choses acquises puisque tous ces vœux pieux émanaient de la bouche même de celui que d’aucuns ont déjà surnommé « Moi, Président »

Me serais-je fourvoyé dans l’erreur ?

Jean Claude Lataupe, pamphlétaire

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Mots clés de cet article :

Montebourg, Dailymotion, Cacophonie,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2014

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Lien générateur

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Un proverbe populaire dit que « la nuit tous les chats sont gris »

J’ai eu récemment l’occasion, au cours d’une de mes dernières nuits besogneuses comme elles le sont quasiment toutes depuis près d’une décennie, de voir des chats mais aussi bien d’autres choses en couleurs grâce à la magie d’un lien pointant vers un espace qui m’a beaucoup parlé. Cet espace est animé, de pinceau et de plume de maitre, par un certain Ibara, surnommé le « peintre de l’extrême »

La vitrine de ce magicien aux œuvres lumineuses expose des toiles mais aussi nombre de commentaires et de ressentis personnels plus que parlant concernant des artistes qu’il apprécie. J’y ai vu, notamment, puisque le lien pointait vers ce trésor, un travail de pinceau mais aussi de plume concernant l’un de mes maitres, un belge ayant été élu « plus grand belge du siècle » par les lecteurs d’un grand journal d’Outre-Quiévrain et ce « maestro » n’est autre que Jacques Brel.

J’ai été saisi, pas tant par la « patte » et le trait riche d’Ibara mais par sa plume qui décrivait un Jacques Brel que je voyais s’animer par le verbe riche et documenté d’un Ibara qui a dû sans doute revivre ce qu’il avait connu en le couchant sur l’écran de ses nuits blanches.

Enthousiasmé par le verbe poétique et alerte d’Ibara, tout de mouvements amples et parfois saccadés comme Jacques l’était lors de ses récitals, j’ai ressorti de mon coffre aux trésors le dernier texte que j’ai consacré à Jacques à l’occasion de la commémoration, en octobre dernier, de la 34ème année de sa disparition, un article que j’ai apposé en commentaire sur la page d’Ibara consacrée à Jacques.

J’ai reçu ce matin un commentaire, signé Ibara, que je vous livre ci-après ainsi que la réponse que j’ai formulée concernant ce commentaire.

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Le message d’Ibara :

« Bonjour,

Je vous remercie pour vos commentaires sur mon blog.

Je découvre le votre que je trouve très intéressant et que je ne manquerai pas de visiter très souvent.

Je vous souhaite une belle journée.

Bien cordialement,

Ibara »

www.ibara.fr

www.espace-ibara.com

J’invite les lecteurs à consulter le blog et le site d’Ibara en cliquant sur les deux liens vert figurant ci-dessus qui les amèneront au cœur de l’univers remarquable de ce peintre et écrivain de talent.

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Ma réponse à Ibara :

Cher Ibara,

Recevoir un commentaire valorisant de la part d’un artiste de votre dimension reste, pour moi, un moment non feint de pure émotion, déclenché par cette certaine forme de reconnaissance due au regard que vous portez sur mon modeste travail de création par l’âme sensibilisée aux émotions de toutes sortes qui vous anime.

Je dois vous avouer, à ma grande honte, que je n’ai découvert votre existence tout autant que l’expression de votre art que tout récemment par l’intermédiaire d’une requête mise en place par mes soins, il y a quelques années maintenant, concernant l’immense artiste qu’était Jacques Brel.

Cependant, à la réflexion et après avoir visité votre site et observé votre travail d’envergure dimensionnelle, je me suis dit que je vous ai déjà vu, notamment au cours d’une émission de télévision il y a fort longtemps.

J’ai apprécié votre galerie de portraits ainsi que les riches commentaires agrémentés quelquefois de l’expression du ressenti que vous portez et exprimez avec beaucoup d’aisance sur certains artistes que semblent vous parler, vous toucher, vous sensibiliser même.

Je me dois maintenant, pour tenter de faire comprendre les motivations qui m’animent, de vous apporter quelques indispensables précisions concernant mon parcours récent.

Je suis poète, écrivain, pamphlétaire, satiriste, journaliste, chroniqueur et photographe indépendant, politiquement incorrect, libre et, plus que jamais, fier de le demeurer.

Ma vie a basculé en 2003 suite à la tragique disparition, en moins de 3 semaines, de mes 3 plus chères amies, toutes trois assassinées ; parmi elles, figurait celle qui devrait partager ma vie depuis décembre 2003 et qui a été “liquidée” à 3 mois de notre mariage. Suite à ces drames insurmontables pour tous, 3 membres des deux familles auxquelles appartenaient mes amies sont morts de chagrin en l’espace de 3 mois.

C’est à cette époque que je suis devenu écrivain car les dons fabuleux qui sommeillaient au fond de moi se sont subitement réveillés.

Depuis 2003 j’ai écrit plus de 10 ouvrages, composé plus de 5000 poèmes et mon blog, ouvert le 23 décembre 2005 et dédié à l’âme de mes 3 amies disparues tragiquement, comporte plus de 2000 articles, ce qui représente près de 9000 pages de rédactionnel.

Ce blog, « le forum de l’écrivain », un monument honorifique dédié à l’âme de mes 3 amies, sorte de tribune particulièrement virulente quelquefois, aborde tous les sujets de société. Il met en lumière et dénonce les travers de notre société corrompue jusqu’à la moelle dans un style littéraire de bon aloi mais il encense aussi parfois ceux qui méritent d’être aidés. Le sous titre de ce « pavé d’expression libre » : « une vision toute autre du 21ème siècle » est un programme en soi, à lui tout seul. L’injustice ainsi que nombre de ceux que je nomme les « nantis » de la pire espèce y sont montrés du doigt et ont régulièrement droit aux « horreurs » de mes colonnes qui dénoncent régulièrement la « morale des biens pensants »

Cet espace de liberté accueillant quelquefois l’article d’une amie ou d’un camarade de « combat », leur servant ainsi de tribune, qui étale à la une, pêle-mêle, articles journalistiques, œuvres satiriques, pamphlets, billets d’humeur ainsi qu’odes et ballades diverses et variées n’est que le reflet de ce qui était cher au cœur de mes princesses aujourd’hui disparues dont je suis maintenant un peu le porte-parole et l’avocat sur terre, faisant en sorte qu’elles continuent de vivre pour celles et ceux qui les ont appréciées de leur vivant.

Ce monument qui reste la plus noble et la plus grande chose que j’ai réalisée dans ma vie est lu sur les 5 continents, c’est ce que j’ai vu sur les rapports annuels 2011 et 2012 de WordPress, l’hébergeur de mon blog.

A titre indicatif, le forum a été vu 18 000 fois en 2012 dans 93 pays différents.

Il est complété par la page de « Jean Claude Lataupe », mon pseudonyme d’écrivain pamphlétaire ; une page d’expression libre, elle aussi et qui est hébergée sur le plus grand réseau social de la planète.

Le savoir est le passeport pour la liberté.
Le droit et le devoir de savoir et d’agir doivent être une obligation pour tous.
Ecrivainparisien


https://ecrivainparisien.wordpress.com/
http://www.facebook.com/jeanclaude.lataupe

Bien à vous, cher Ibara et encore merci.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Ibara, Peintre de l’extrême, Peinture, Ecriture, Œuvres en temps réel, Jacques Brel

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J’avais neuf ans lorsque j’ai entendu Brel la première fois.

C’était en 1959.

C’était chez François mon meilleur copain de l’époque.

La musique provenait de la chambre de sa sœur ainée Nadine.

Nadine avait un tourne disque rien que pour elle toute seule.

Elle avait bien cinq ans de plus que moi.

Elle avait des lunettes, des gros nénés, un gros derrière et me regardait toujours de travers. Peut-être parce que je la reluquais parfois en douce, ce qu’elle avait remarqué et qui ne lui plaisait pas du tout.

Je me souviens c’était la chanson «La valse à mille temps».

J’avais été frappé par la voix du chanteur, par l’énergie qui se dégageait et par le rythme du morceau.

Quelques années plus tard j’ai vu Brel au «Palmarès des chansons» de Guy Lux.

Ce soir là, Brel était saisissant et particulièrement inspiré.

Il faisait des grands gestes avec ses grands bras qu’il moulinait dans tous les sens.

Il bougeait aussi beaucoup ses mains qu’il utilisait comme un italien volubile.

Il suait à grosses gouttes.

Il ouvrait tout le temps sa grande bouche et à chaque fois on avait l’impression qu’il allait avaler toutes ses grandes dents.

Il pleurait.

Il riait.

Il grimaçait.

Il hurlait.

Il murmurait.

Il implorait.

C’était drôlement impressionnant.

A chaque chanson, le suspens était constant.

On avait peur pour lui tellement le malheureux se donnait du mal sur scène.

Brel avait le sens du mélodrame et même celui du trémolo-drame.

C’est qu’en plus d’être un auteur-compositeur-interprète hors pair, c’était également un grand comédien qui savait tenir son public en haleine.

Comme Brassens ou Ferré, Brel est intouchable.

Il est au firmament des immortels.

On se doit de l’aimer pour ne pas passer pour un con ou un demeuré. Alors pour dire comme tout le monde je dirai moi aussi que Brel était un grand poète et j’ajouterai qu’il était belge comme l’étaient Hergé, le roi Baudouin ou Achille Talon…Ibara 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2001

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Sur l’écran bleu de mes nuits blanches

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Je vous propose en cette fin de nuit d’être les “lecteurs-spectateurs” d’un long fleuve romanesque traitant de Septième art. Je dédie cet article aux frères Auguste et Louis Lumière, les géniaux inventeurs lyonnais du cinématographe ainsi qu’à tous les ingénieurs et techniciens divers ayant permis de le perfectionner pour faire que ce cinématographe devienne aujourd’hui une technique ayant été élevée au rang d’art, le septième en l’occurence ; un septième art avec tous les perfectionnements que nous constatons aujourd’hui et qui ne nous étonne même plus…

 

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Magie argentique (revue et enrichie)

A celles et ceux qui aiment « vraiment » le septième art et les salles obscures j’offre le très long métrage qui suit, semblable au mouvement lyrique et romantique d’une brillante symphonie, une symphonie cinématographique dont vous verrez passer, au fil des phrases défilant sous vos yeux, des noms et des titres qui ne vous seront pas inconnus. Vous vous retrouverez, sans même avoir besoin de faire un quelconque effort, spectatrices et spectateurs d’images défilant sur l’écran d’un monde fantastique : celui de certains de vos rêves.

Je vous souhaite un bon voyage dans le monde de l’imaginaire.

 

Le pouvoir de trois petites notes de musique.

Je vous amène aujourd’hui au cinéma par le pouvoir de trois petites notes de musique, partie prenante d’un film qui n’est nullement un long fleuve tranquille comme vous allez pouvoir le constater.

Lataupe écoute le glissando de l’archet sur la corde, à l’aube du cinquième jour. Les délicieuses et merveilleuses notes tracées et déposées par Maitre Ennio sur les lignes de la partition muent et se changent, par la magie du violoniste, en purs moments d’émotion.

Les notes perlées du piano emportent Lataupe dans un univers qu’il connait bien : celui du rêve éveillé.

Il revoit ce citoyen au dessus de tout soupçon, seigneur et maitre de la corruption laissant de grossiers indices brouillons sur les lieux de son crime et de ses exactions. Personne n’aura osé dénoncer ses odieuses et vilaines actions du côté de la rue du Temple, là où il assassine Augusta Terzi, sa maitresse.

Lataupe revit aussi l’épopée de cette révolution et de ce dynamiteur Irlandais aux prises avec celui qui rêve de Mesa Verde, mais surtout de sa banque, entrainé par sa cupidité dans le tourbillon d’une aventure qu’il ne pourra maitriser devenant ainsi, malgré lui, héros national.

Le sieur Lataupe le revoit distinctement ce spécialiste de l’explosif chevauchant sa drôle de moto avec son foulard autour du cou et ses lunettes masquant ses yeux, revêtu de son imperméable cachant dans ses poches intérieures suffisamment de nitroglycérine pour faire sauter et rayer de la carte le Mexique tout entier.

Il revoit aussi le lâche et traitre personnage de cette palpitante aventure, ce Docteur Vilega, « patron spirituel » de la Révolution, dénonçant, la tête basse, à l’officier commandant les troupes légales ses camarades de combat pour sauver sa propre peau.

Cette épopée historique, juste à peine romancée, retrace l’histoire, la vraie, celle de Pancho Villa et de ses camarades. Ce cinéma là est aussi réaliste que la vie et Sergio nous a concocté une géniale et grandiose mise en scène avec des effets de ralentis qui sont de pures merveilles d’émotion cinématographiques, de véritables perles, couleur de larmes d’émotion.

Des émotions Lataupe en vit et en revit encore et toujours lorsqu’emporté par les notes de la partition il revoit devant ses yeux la cabine de projection de ce cinéma Paradiso, comparable à celle qu’il a tenue et animée au Rex trois années durant. Il se remémore l’incendie de ce film de cellulose qui rendra le projectionniste aveugle.

De chaudes larmes d’émotion coulent sur ses joues creusées en ce jeudi après-midi à l’atmosphère pluvieuse.

Que de questions posent ces petites notes de musique !

L’assassin habite-t-il toujours au 21 ? Le train sifflera-t-il trois fois aujourd’hui en arrivant aux abords de la gare ? Le facteur sonnera-t-il toujours deux fois en cette journée à l’atmosphère grisâtre ?

Le coup de torchon claquant sèchement chassera ces banales questions de chiffres et ouvrira subitement cette fenêtre sur cour derrière laquelle un observateur voit, par le fait du hasard, de drôles de choses se dérouler devant ses yeux.

Il suit du regard ces oiseaux qui s’envolent, venant se poser sur le toit de l’Hôtel du Palais, où, dans une « obscure chambre » un emmerdeur, représentant en chemises, rate son suicide pourrissant ainsi la vie d’un certain Milan. Il est pourtant si attachant ce François Pignon qu’on en vient à lui porter de la compassion. Sans doute grâce à l’exceptionnel talent de celui interprétant le rôle, cet Homme de la Mancha, pilote d’avion, navigateur, acteur, cinéaste et auteur compositeur pour ne citer que les principales passions qu’il a assouvies au cours de sa trop courte vie.

La trop courte vie de ce François Pignon a été une série d’aventures éclatantes, en effet dont celle qu’il a vécue en tournant sous la direction d’un certain Claude, réalisateur de « L’aventure c’est l’aventure » justement, spécialiste d’un cinéma que l’on peut nommer « vérité », tenant lui-même à l’épaule la lourde Arriflex. Pour ce Claude là, la caméra est un stylo qui lui permet d’écrire de magnifiques pages depuis quelques décennies déjà, pages dont certaines ont eu les honneurs de la Palme du côté de la Croisette dans le plus grand festival mondial de cinéma, festival né la même année que votre serviteur.

Il n’est pas « louche » ce Claude là chers lecteurs. Je persiste dans cette affirmation et je n’hésite pas à la signer, comme l’écrivit et le fit il y a plus de trente cinq ans un certain Jacques, alias Franz un « paumé » au grand cœur pour lequel j’ai la plus grande admiration, admiration que je porterai également jusqu’à la fin à Guy Carriau mon exceptionnel professeur de musique et Maitre de chorale trois années durant.

Je la paraphe en effet cette affirmation, chose que ne faisait pas au bas de ses lettres un sinistre corbeau qui fit de tristes ravages tout comme un certain chapelier semant la mort autour de lui au fond d’une bourgade bretonne pluvieuse dans une atmosphère rendue lugubre et oppressante par le génie du metteur en scène, un certain Claude également.

Ce Claude là n’est pas fils d’un boucher, non, mais il a partagé une partie de sa vie avec celle dont le patronyme est l’homonyme d’un certain Général, lâchement assassiné.

Je ne pense pas que ce Général là ait pu passer la ligne de démarcation, il n’en avait pas l’âge à cette époque je crois.

Par contre il aurait sans doute pu, s’il avait été acteur, rendre compte à la hiérarchie de l’époque algéroise en s’écriant « RAS » en direction du « Shérif », celui ayant levé le voile sur l’affaire du patron d’une petite scierie bretonne du côté de Plouriveau, condamné et déporté au bagne de Cayenne puis gracié par le Général de Gaulle. Il venait de quitter depuis peu Saint Laurent du Maroni pour rentrer en France retrouver sa famille brisée, vieillie et minée par un légitime chagrin. Un ancien avocat, devenu metteur en scène, ayant réalisé entre autres films « Les risques du métier », s’intéressa à l’homme de Cayenne. André Cayatte prit donc contact avec lui et lui proposa de jouer son propre rôle dans le film qu’il avait l’intention de tourner pour raconter son histoire. Dans ce film, pour lequel André Cayatte avait subi des pressions, Guillaume Joseph Marie Seznec, patron de scierie devait jouer son propre rôle, celui de l’accusé puis du condamné au bagne pour la mort de Pierre Quemeneur, conseiller général breton. Alors qu’il se rendait à un rendez-vous donné par André Cayatte, Seznec fut écrasé par un camion dont on n’a jamais retrouvé le conducteur. Mystérieuse et ténébreuse affaire dont beaucoup pensent qu’elle est la plus grande erreur judiciaire du vingtième siècle.

Pour en revenir au Général Audran, puisque c’est de lui dont il s’agit, il n’aurait peut-être pas eu besoin d’avoir fait l’« Actor Studio » ou d’avoir suivi le Cours Simon pour remplacer au pied levé, le cas échéant, « Papa Schultz » poursuivant une certaine Babette, avocate des animaux qui partait sur le sentier de la guerre. Le responsable du casting aurait pu également mettre son nom au générique en remplacement de celui des Colonels Zangra ou d’un certain Zampano, ancien Colonel de l’armée grecque, actif participant dans une équipe de saboteurs chargés de détruire deux canons géants installés quelque part du côté de la Mer Egée.

Ces trois petites notes de musique, entendues lors d’une noce, mise en scène par Jean Becker dans un certain été meurtrier nous entrainent vraiment loin du Café Courant et de la rue du Faubourg Saint-Antoine à cet instant où la nuit est en train de tomber sur Paris comme tombaient sur la capitale, dans le feu d’une action se déroulant il y a plus de 60 ans, quelques parachutistes britanniques de la Royal Air Force entrainant dans leur cavale deux énergumènes sensationnels. Dans ce film, référence d’un certain cinéma, le sieur Augustin Bouvet, peintre en bâtiment et « accessoirement corniaud » donnait la réplique à un non moins célèbre Stanislas Lefort, chef d’orchestre « électrique » de l’Opéra de Paris, dirigeant une tonitruante symphonie « zizanique » sous-titrée « La folie des grandeurs ». Cette grande vadrouille a fait rire plusieurs millions de spectateurs, amateurs de salles obscures depuis plus de quarante cinq ans et continue d’amuser lorsqu’elle est programmée pour les fêtes de fin d’année sur les écrans de la « chaine en béton » : Merci Monsieur Bouygues, ça c’est du meuble ! (Cette boutade n’est pas de Dijon et a été réalisée sans trucages ni colorant d’aucune sorte).

L’action de l’indémodable œuvre dont je viens de parler, créée par le metteur en scène des trépidantes aventures d’un Rabbi Jacob, plus vrai que nature, se déroule en partie en Bourgogne et, un soir que l’âme du vin chantait dans une bouteille de Côtes-de -Nuits ou bien de Mercurey, à moins que ce ne soit une bouteille d’Aloxe-Corton, Lataupe ne s’en souvient plus très bien, il vit, au-dessus du goulot de ladite bouteille, un nuage dans lequel quelques hommes, assis autour d’une table de cuisine, s’apprêtaient à boire un verre d’alcool que distillait jadis un mexicain chatouilleux de la gâchette, alcool dont on avait arrêté la fabrication d’après Maitre Folace, un drôle de paroissien, puisque la consommation de ce breuvage d’enfer rendait les gens aveugles, parait-il et, d’après lui, ça faisait des histoires. Fernand Naudin, après y avoir gouté, décréta que cette boisson d’homme lui rappelait le souvenir d’une certaine Lulu la nantaise et d’ajouter qu’il avait connu une polonaise qui en prenait au petit-déjeuner. Un idiot à Paris, les larmes aux yeux après y avoir gouté, demanda à l’assistance si, par hasard, il n’y avait pas de la pomme dans la composition de ce breuvage, et Fernand Naudin de lui répondre illico qu’il y en avait.

Les personnages, hauts en couleurs évoluant dans ce chef-d’œuvre intemporel restent des pointures du cinéma d’une autre époque, celle que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre comme le chantait un certain petit tailleur juif du nom de Kachoudas, un rôle taillé sur mesure pour lui dans un film, réalisé par un certain Chabrol dont je parlais plus avant.

Des rôles taillés sur mesure ne sont pas l’apanage de celui qui se voyait déjà en haut de l’affiche, non, loin de là ! Le fils d’un sculpteur du siècle dernier a eu également son heure de gloire dans nombre de films comme celui dans lequel, par exemple, on a peur sur la ville suite aux agissements d’un certain Minos, neutralisé par un commissaire Letellier, policier de haut rang rayé de l’antigang suite à une bavure, ayant, d’après son supérieur, le commissaire divisionnaire Sabin, une petite tête mais des gros bras. Et des gros bras il en aura besoin au cours de sa carrière cinématographique cet acteur à la « gueule cassée » puisqu’il ne se faisait jamais doubler dans ses rôles, même les plus physiques et les plus dangereux. Un Sacré Animal que cet acteur là qui donnait la réplique à une certaine Raquel, une ex miss de beauté, je crois, convertie, pour les besoins d’un scénario en actrice du genre lionne sauvage, dans un film à l’action trépidante dans lequel, justement, il jouait le rôle d’une doublure qui travaillait sans filets. Des filets il n’en n’avait nul besoin ce morfalou, un peu flic tout autant que voyou qui a donné la réplique à nombre de beautés au cours de sa carrière ponctuée de dizaines de films presque tous comiques. Quoique, à bien y regarder, on peut trouver dans les rôles qu’il a interprétés quelques personnages forts, du genre professionnels, adeptes de vengeance qui aimaient voir à terre le corps de ses ennemis.

Mais dans la vie, la vraie, des ennemis il n’en compte guère puisqu’il reste l’un des acteurs préférés des français dont certains lui vouent un véritable culte, de ceux que l’on consacre généralement aux « monstres » disparus… Et des « monstres » de cinéma au talent exceptionnel, ayant tous leur place au « Panthéon des Artistes » sont quelques uns à l’intérieur du gros catalogue du Cinéma français que nombre de cinéphiles avertis et passionnés jugent « irremplaçables » à un titre ou à un autre et qui ont presque tous fait leurs classes, pas chez Fabrice, non, mais plutôt sur les bancs du Cours Simon, une sorte de conservatoire, un peu comparable à celui de Mireille qui a su dénicher quelques rossignols devenus célèbres.

Des rossignols qui ont agréablement caressé nos oreilles par le timbre de leur voix et dont certains ont eu les honneurs de la pellicule ; comme l’aurait sans doute eu, si la pellicule avait existé à son époque, un certain castrat, devenu légende en son temps et que Gérard Corbiau, metteur en scène belge, mélomane averti et passionné, a su faire revivre dans un film magistral ayant obtenu deux Césars, un pour la bande son du film. Qui s’en étonnerait ? Et un second pour les meilleurs décors mais qui a aussi raflé un oscar : celui du meilleur film étranger. Beau palmarès pour un film de longue haleine pour lequel plusieurs pays européens ont investi, notamment l’Italie, la Belgique et la France, bien sur.

Mais ce véritable film pour mélomanes n’est pas le seul à avoir été récompensé par la profession. Un autre chef-d’œuvre, réalisé il y a trois décennies par Jean-Jacques Beineix, qu’on ne présente plus, a obtenu 4 césars : celui de la meilleure première œuvre, de la meilleure musique, de la meilleure photographie et de la meilleure bande son ainsi qu’une distinction, attribuée par la National Society of Film Critics (NSFC) et décernée à Philippe Rousselot, primé donc deux fois pour la photographie. Tel est le palmarès de cette Diva dont le rôle est tenu par une véritable cantatrice : Wilhelmenia Wiggins Fernandez, contrairement à Stefano Dionisi ayant assuré le rôle titre dans le film d’Alain Corbiau mais qui n’est nullement castrat.

Je bavarde, je bavarde et je ne me rendais pas compte, dans le feu de l’action, qu’il est tard Monsieur, il faut que je rentre chez moi, comme l’a écrit et si bien chanté et interprété l’auteur de la remarquable satire « Ces gens là ».

Je pars sur la pointe des pieds. Mon taxi pour Tobrouk m’attend !

Bonsoir à tous.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, narrateur

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Mots clés de cet article :

Septième art, Salles obscures, Frères Lumière,

 

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