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Archive for the ‘Douceur d’un rêve’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2137

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27 janvier

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Cette date ne dira sans doute rien à beaucoup de gens mais parlera peut-être au cœur d’une bonne partie de mes ami(e)s.

Le 27 janvier a en effet vu naître, il y a 260 ans aujourd’hui, précisément, un petit ou un grand génie, selon le degré d’importance qu’on lui donne dont les mélomanes parlent encore aujourd’hui avec beaucoup de respect et d’admiration ; un dénommé Wolfgang, fils d’un certain Léopold, auteur d’une merveilleuse symphonie des jouets.

Le 27 janvier 1756 naissait donc, en effet Wolfgang Amadeus Mozart que son père appelait affectueusement "Wolfi"

Combien de chefs-d’œuvre, mis encore et toujours à l’honneur de nos jours, nous a laissé cet exceptionnel compositeur, parti à 35 ans seulement en ayant encore sans aucun doute bien des merveilles à exprimer ?

Leur nombre est sans doute incalculable !

Mozart, par l’intermédiaire de sa musique divine autant que lumineuse a su parler au cœur des hommes, comme quelques autres grands musiciens dont Beethoven et Schubert, entre autres et c’est peut-être ça le secret de la longévité de leur patrimoine respectif.

Parler au cœur de l’humanité toute entière, toutes langues et cultures confondues, cela sans émettre le moindre mot reste sans doute un mystère pour bien des gens. La musique touche plus fort que bien des discours et là n’est pas sa moindre qualité.

Grand merci à Mozart et à quelques autres très grands musiciens de permettre au monde de pouvoir devenir meilleur grâce au formidable pouvoir qu’est capable de véhiculer la musique enfouie au cœur de l’écrin des lignes d’une partition…

Pour en revenir au 27 janvier cette date est également celle de la naissance d’un très grand interprète français en la personne de Renaud Capuçon, l’un de nos plus brillants violonistes qui fête aujourd’hui ses 40 ans.

Bon anniversaire Renaud Capuçon. Continuez longtemps encore à enchanter nos oreilles ravies par votre jeu et votre maitrise de ce Guarnerius, baptisé le "Panette", ayant jadis appartenu à Isaac Stern qu’il serait discourtois de présenter ici tant il a marqué la musique de son sceau durant des décennies.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Wolfgang Amadeus Mozart, Léopold Mozart, Renaud Capuçon, Guarnerius, "Panette", Musique,

Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud_Capu%C3%A7on

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Renaud Capuçon, violoniste

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2122

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Ressourcement

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Cher(e)s ami(e)s,

Comme l’auront remarqué les plus fidèles et les plus perspicaces lectrices et lecteurs qui suivent mon travail de création depuis quelques années sur la toile, je me suis trouvé, depuis quelques jours, en situation de ne pas pouvoir créer ni produire, à l’intention de mes fidèles ami(e)s, tout ce qui est cher à mon cœur mais ce silence forcé n’implique pas de ma part une inactivité totale, loin s’en faut…

J’ai profité de ce silence forcé pour faire des choses que je n’ai plus le temps de faire habituellement, compte-tenu de la charge de travail étant la mienne, essentiellement et je me suis donc replongé avec la plus grande émotion et le plus grand plaisir dans un ressourcement nécessaire, à mes yeux.

J’ai versé des larmes en revoyant certains films, sélectionnés par mes soins, toutes catégories confondues mais en réécoutant également certaines musiques qui ont ensoleillé mon cœur, une fois encore, l’espace d’un instant.

Comme elle est émouvante Sumi Joe, cette soprano peu connue du grand public, interprétant avec une sensibilité rare "l’Ave Maria" de Caccini ou bien encore cette célébrissime Diva du très beau film de Jean-Jacques Beineix, nous transperçant dans son interprétation pathétique et magistrale de "La Wally" d’Alfredo Catalani.

Que d’indicibles frissons m’ont parcouru à l’écoute en boucle des merveilleux chants d’Auvergne de Joseph Canteloube aux alentours de 4 heures… Un must absolu.

Je me suis regardé, une fois encore et pour le plaisir, la belle et émouvante histoire de ces "Choristes" qui m’ont beaucoup touché, tout comme m’a énormément ulcéré le personnage du directeur de cette "institution" du Fond de l’étang, interprété par un François Berléand, alias Rachin, plus vrai que nature ; un directeur d’institution raté, méchant, rancunier, minable et quelque part assez effrayant en définitive comme il en existe peut-être encore dans la réalité. J’attribue une mention particulière à Gérard Jugnot, le pion, alias Clément Mathieu et à Jacques Perrin, alias Pierre Morhange, tous deux excellents dans ce très beau film qu’il faut vraiment voir au moins une fois et dans lequel la voix du jeune Jean-Baptiste Maunier me bouleverse totalement par sa lumineuse limpidité.

J’ai revu et réécouté également une fois de plus le Freischütz, le très bel opéra romantique de Carl Maria von Weber dont certains musicologues affirment que c’est cette œuvre qui a donné le gout de l’opéra à Richard Wagner en personne ; c’est dire !

Eh puis j’ai commencé à me plonger dans la lecture du "Démon de Minuit", le roman d’Hervé Bazin dont l’action se déroule en partie dans la région ; un roman dédicacé par Hervé Bazin lui-même au papa d’une très grande amie qui m’a fait don de cet ouvrage en cadeau lors du dernier Noël et dont je tairai le nom mais qui se reconnaitra…

Au cours de cette "retraite forcée" j’ai également continué à faire "parler la poudre" par Nikon et Fuji interposés, cela va de soi, puisqu’a mes yeux la seule chasse ayant droit de cité est et restera la chasse photographique et je m’en suis donné à cœur joie pour immortaliser le printemps sous toutes les coutures et sous toutes ses formes. Quel délice de pouvoir capter, photographiquement parlant, la quête d’un simple moineau capturant une éphémère prisonnière de son petit bec.

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Quel plaisir de pouvoir entendre également le chant puissant et infiniment mélodieux d’un des nombreux merles présents sur les bords du Loing tout comme le roucoulement fréquent des gracieuses tourterelles assez craintives, cependant, perchées dans le grand saule au dessus de ma tête. Quelle merveilleuse symphonie pastorale ai-je eu le privilège de pouvoir "déguster" à l’envi au cours de ces moments de communion avec Dame Nature, mes ami(e)s…

Toutes ces merveilles ne me feront jamais oublier toutefois que depuis 12 ans maintenant je suis désespérément seul, à jamais puisque celles qui étaient infiniment plus, pour moi, que des amies se sont envolées vers un autre destin…

Comme il est difficile de devoir constater, après 2 mariages et beaucoup plus de 5 enterrements ainsi que d’incompréhensibles trahisons que bien des gens se sont définitivement éloignés de moi.

Pourquoi ? Je ne le saurai sans doute jamais puisque la franchise et le partage désintéressés en ce bas monde deviennent des sentiments d’exception et un mode de vie d’une autre époque, d’un autre âge.

Le partage et la franchise sont pourtant, pour ce qui me concerne, ce que je tente de faire chaque jour depuis au moins 12 ans maintenant, par créations interposées. Mais y suis-je parvenu ?

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Ressourcement, Partage, Musique, Nature,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2112

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Quiétude

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Je vous propose en ce début de soirée de visionner quelques images réalisées par mes soins et post-produites en une vidéo de 4 minutes.

Je vous souhaite de trouver calme et apaisement à la vision de ces quelques images.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Nature, Quiétude, Eau,

Quiétude, Ecrivainparisien, 2014

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2107

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Voyage en images

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Je vous propose aujourd’hui de visionner quelques images extraites d’un diaporama intitulé "Balade en Suisse".

Je tiens à remercier Suzanne, une de mes amies hongroises qui m’a offert ce joli diaporama.

Sans plus tarder je vous laisse regarder et admirer les quelques images qui suivent.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Suisse, Montagne, Chalets, Paysages,

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Bye

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2063

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Improvisation

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Un hommage aux jazzmen et aux artistes classiques de tous crins (d’archets)

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Quand le "Duke" et le "Count" se voient désormais là-haut ils ne dialoguent plus que par soli de cuivres interposés et ça fait vraiment une chouette musique céleste à laquelle viennent s’ajouter les tutti et la voix grave de "Satchmo" mais aussi celle d’Ella, une perle de cristal venu d’ailleurs relayée par un Nougaro plus vrai que nature entonnant Toulouse, cette ville qu’il a tant aimée et qui le lui rend bien ; ça a vraiment fière allure, croyez-moi mes amis.

Ca bouge et ça swingue dans tous les coins du paradis. On voit même, certains jours, ce bon Saint-Pierre battre du pied la mesure de cette musique céleste offerte par cet orchestre organisant un bœuf improvisé, s’imposant l’excellence pour divertir agréablement tous les anges ; une musique qui donne vie à toutes choses sur lesquelles s’attarde ce chant de l’âme comme le fait souvent un soleil d’été qui irradie le monde et n’en finit jamais de briller, tout comme la musique d’ailleurs.

Vive la musique du cœur, vive le Jazz et le Classique des modernes mais aussi des "Baroqueux", ces aristocrates de la corde faite de boyau véritable qui enchantent nos oreilles par les accents acidulés de leurs magnifiques instruments mais aussi par leur musique divine, le tout ciselé comme une sculpture antique ou comme un cristal de Baccarat d’une grande pureté générant d’indicibles émotions qui parfois nous brouillent la vue, l’espace d’un instant.

Continuez à enchanter et à illuminer nos vies parfois lourdes à trainer, chers Jazzmen que j’aime tant mais aussi vous les Classiques et les "Baroqueux" que je vénère par dessus tout puisque vous me permettez régulièrement de me hisser vers les chemins qui mènent à la lumière céleste.

Vive la musique du cœur.

En mémoire de Duke Ellington, Count Basie, Ella Fitzgerald, Claude Nougaro, Toulouse, Louis Armstrong, Sydney Bechet, mais aussi Claudio Abbado et quelques autres noms illustres qu’il serait long et fastidieux de nommer ici.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Musique, Jazz, Classique, Baroque, Duke Ellington, Count Basie, Ella Fitzgerald, Louis Armstrong, Claudio Abbado,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2058

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L’art de séduire

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Elle est entrée dans votre vie alors que vous ne l’attendiez plus et désespériez, enchainé à cette solitude de plus en plus pesante qui vous colle à la peau jour après jour et nuit après nuit.

Mais le soleil fait une tonitruante entrée dans votre vie en cet instant précis de ce début d’année au cours duquel elle vous subjugue, vous étonne, vous captive au delà de vos espoirs les plus fous. Elle vous donne envie de chanter sous la pluie, envie de vous surpasser pour lui offrir ce qu’elle n’a jamais reçu de personne, envie de refaire le monde, un monde que vous allez construire spécialement pour elle ; bref le courant passe entre vous au point d’oublier tout ce qui a fait de vous un laissé pour compte du monde des sentiments amoureux.

D’aucuns se reconnaitront dans ce portrait tristement courant et commettront vraisemblablement les éventuelles erreurs d’appréciation, notamment dans deux jours.

La Saint Valentin étant la fête des amoureux vous pensez devoir l’éblouir en ce jour particulier. Vous allez mettre les petits plats dans les grands au plan symbolique, bien sur, pour cette occasion unique et lui montrer ainsi l’amour que vous lui portez.

Mais là est l’erreur à ne pas commettre car ce qu’elle souhaite par dessus tout, elle, c’est que la Saint Valentin se produire chaque jour dans son cœur et dans son âme.

La Saint Valentin est devenue, au fil du temps une fête vidée de sa substance première de laquelle ne subsiste aujourd’hui que l’aspect commercial de cette occasion inespérée où tout est bon pour "faire" de l’argent comme lors de bien des fêtes, hélas.

Il n’est qu’à voir les annonces plus ou moins farfelues qui fleurissent un peu partout à cette occasion pour se convaincre de la réalité de ce que j’avance.

La Saint Valentin doit se fêter chaque jour par des bouquets de tendresse, par des présents d’estime et par des feux d’artifices de mots doux et romantiques et d’actions valorisantes pour celle qui fait battre votre cœur plus que de raison au point de vous communiquer parfois des "crises de tachycardie"

Restez vous-même, ne vous départissez jamais de votre naturel, c’est en fait cela qui lui plait sans doute infiniment plus que le contenu de votre portefeuille. Un regard empli de tendresse pour elle et ce qu’elle représente à vos yeux en toute circonstance l’éblouira bien plus surement qu’un cadeau souvent inutile acheté sans discernement.

Etonnez là sans cesse, surprenez là lorsqu’elle n’y est pas préparée, captivez la en lui racontant la très belle histoire écrite en lettres d’or tout au fond de votre cœur.

Ce sera là le secret de votre réussite.

Bonne Saint Valentin mes ami(e)s

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Amour, Saint Valentin,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2018

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Balade en Périgord

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Je vous propose en ce weekend de découvrir ou de redécouvrir et ce tout en images, un département français qui gagne à être connu, la Dordogne.

Ce département appartenant à la région Aquitaine est riche de tant de valeurs qui méritent légitime reconnaissance.

La Dordogne c’est essentiellement le Périgord, un comté qui  possède quatre visages et quatre terroirs bien spécifiques ayant chacun une appellation de couleurs.

Le Périgord est vert, blanc, pourpre ou noir en fonction d’éléments rappelés dans ce diaporama.

Lorsque l’on pense Périgord on ne peut dissocier ce comté de certaines images qui viennent à l’esprit : spécialités culinaires régionales, produits spécifiques de terroir, sites historiques et hauts lieux touristiques.

La Dordogne c’est le fief et la patrie de Cyrano, le pays des fraises mais aussi la capitale de la Truffe noire, du fois gras, des ballerines et autres chaussons de danse et bien plus encore. C’est aussi une richesse avec des valeurs patrimoniales indiscutables que l’on ne peut ni nier ni renier.

Je vous laisse donc visiter ce Périgord qui devrait vous enchanter à plus d’un point de vue.

Ecrivainparisien

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Pour aller plus loin dans la découverte :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dordogne_(département)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dordogne_(cours_d’eau)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Périgord

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Nontron, le Domaine de Nouailles

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Bourdeilles, falaises de calcaire sur la Dronne

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Savignac-Lédrier, ancienne forge et le château (15° siècle)

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Village de Ribérac et sa Collégiale du 11° siècle

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Le foie gras l’un des produits emblématiques du Périgord

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Périgueux, cathédrale Saint-Front, romano-byzantine du 12° siècle

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Château de Neuvic (16° siècle) sur les berges de l’Isle

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Sarlat, place de la Liberté

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Village de La Roque-Gageac au bord de la Dordogne

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La Roche-Gageac, entre falaise et Dordogne

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Vallée de la Vézère du côté des Eyzies-de-Tayac

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Bergerac, rue de la vieille ville

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Monpazier, les arcades place des Cornières (13° siècle)

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Monpazier, une ruelle

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On termine ce diaporama par d’excellentes choses à déguster mais je rappelle que, selon la Loi, l’alcool reste une boisson à consommer avec modération.

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2014

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Un proverbe populaire dit que « la nuit tous les chats sont gris »

J’ai eu récemment l’occasion, au cours d’une de mes dernières nuits besogneuses comme elles le sont quasiment toutes depuis près d’une décennie, de voir des chats mais aussi bien d’autres choses en couleurs grâce à la magie d’un lien pointant vers un espace qui m’a beaucoup parlé. Cet espace est animé, de pinceau et de plume de maitre, par un certain Ibara, surnommé le « peintre de l’extrême »

La vitrine de ce magicien aux œuvres lumineuses expose des toiles mais aussi nombre de commentaires et de ressentis personnels plus que parlant concernant des artistes qu’il apprécie. J’y ai vu, notamment, puisque le lien pointait vers ce trésor, un travail de pinceau mais aussi de plume concernant l’un de mes maitres, un belge ayant été élu « plus grand belge du siècle » par les lecteurs d’un grand journal d’Outre-Quiévrain et ce « maestro » n’est autre que Jacques Brel.

J’ai été saisi, pas tant par la « patte » et le trait riche d’Ibara mais par sa plume qui décrivait un Jacques Brel que je voyais s’animer par le verbe riche et documenté d’un Ibara qui a dû sans doute revivre ce qu’il avait connu en le couchant sur l’écran de ses nuits blanches.

Enthousiasmé par le verbe poétique et alerte d’Ibara, tout de mouvements amples et parfois saccadés comme Jacques l’était lors de ses récitals, j’ai ressorti de mon coffre aux trésors le dernier texte que j’ai consacré à Jacques à l’occasion de la commémoration, en octobre dernier, de la 34ème année de sa disparition, un article que j’ai apposé en commentaire sur la page d’Ibara consacrée à Jacques.

J’ai reçu ce matin un commentaire, signé Ibara, que je vous livre ci-après ainsi que la réponse que j’ai formulée concernant ce commentaire.

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Le message d’Ibara :

« Bonjour,

Je vous remercie pour vos commentaires sur mon blog.

Je découvre le votre que je trouve très intéressant et que je ne manquerai pas de visiter très souvent.

Je vous souhaite une belle journée.

Bien cordialement,

Ibara »

www.ibara.fr

www.espace-ibara.com

J’invite les lecteurs à consulter le blog et le site d’Ibara en cliquant sur les deux liens vert figurant ci-dessus qui les amèneront au cœur de l’univers remarquable de ce peintre et écrivain de talent.

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Ma réponse à Ibara :

Cher Ibara,

Recevoir un commentaire valorisant de la part d’un artiste de votre dimension reste, pour moi, un moment non feint de pure émotion, déclenché par cette certaine forme de reconnaissance due au regard que vous portez sur mon modeste travail de création par l’âme sensibilisée aux émotions de toutes sortes qui vous anime.

Je dois vous avouer, à ma grande honte, que je n’ai découvert votre existence tout autant que l’expression de votre art que tout récemment par l’intermédiaire d’une requête mise en place par mes soins, il y a quelques années maintenant, concernant l’immense artiste qu’était Jacques Brel.

Cependant, à la réflexion et après avoir visité votre site et observé votre travail d’envergure dimensionnelle, je me suis dit que je vous ai déjà vu, notamment au cours d’une émission de télévision il y a fort longtemps.

J’ai apprécié votre galerie de portraits ainsi que les riches commentaires agrémentés quelquefois de l’expression du ressenti que vous portez et exprimez avec beaucoup d’aisance sur certains artistes que semblent vous parler, vous toucher, vous sensibiliser même.

Je me dois maintenant, pour tenter de faire comprendre les motivations qui m’animent, de vous apporter quelques indispensables précisions concernant mon parcours récent.

Je suis poète, écrivain, pamphlétaire, satiriste, journaliste, chroniqueur et photographe indépendant, politiquement incorrect, libre et, plus que jamais, fier de le demeurer.

Ma vie a basculé en 2003 suite à la tragique disparition, en moins de 3 semaines, de mes 3 plus chères amies, toutes trois assassinées ; parmi elles, figurait celle qui devrait partager ma vie depuis décembre 2003 et qui a été “liquidée” à 3 mois de notre mariage. Suite à ces drames insurmontables pour tous, 3 membres des deux familles auxquelles appartenaient mes amies sont morts de chagrin en l’espace de 3 mois.

C’est à cette époque que je suis devenu écrivain car les dons fabuleux qui sommeillaient au fond de moi se sont subitement réveillés.

Depuis 2003 j’ai écrit plus de 10 ouvrages, composé plus de 5000 poèmes et mon blog, ouvert le 23 décembre 2005 et dédié à l’âme de mes 3 amies disparues tragiquement, comporte plus de 2000 articles, ce qui représente près de 9000 pages de rédactionnel.

Ce blog, « le forum de l’écrivain », un monument honorifique dédié à l’âme de mes 3 amies, sorte de tribune particulièrement virulente quelquefois, aborde tous les sujets de société. Il met en lumière et dénonce les travers de notre société corrompue jusqu’à la moelle dans un style littéraire de bon aloi mais il encense aussi parfois ceux qui méritent d’être aidés. Le sous titre de ce « pavé d’expression libre » : « une vision toute autre du 21ème siècle » est un programme en soi, à lui tout seul. L’injustice ainsi que nombre de ceux que je nomme les « nantis » de la pire espèce y sont montrés du doigt et ont régulièrement droit aux « horreurs » de mes colonnes qui dénoncent régulièrement la « morale des biens pensants »

Cet espace de liberté accueillant quelquefois l’article d’une amie ou d’un camarade de « combat », leur servant ainsi de tribune, qui étale à la une, pêle-mêle, articles journalistiques, œuvres satiriques, pamphlets, billets d’humeur ainsi qu’odes et ballades diverses et variées n’est que le reflet de ce qui était cher au cœur de mes princesses aujourd’hui disparues dont je suis maintenant un peu le porte-parole et l’avocat sur terre, faisant en sorte qu’elles continuent de vivre pour celles et ceux qui les ont appréciées de leur vivant.

Ce monument qui reste la plus noble et la plus grande chose que j’ai réalisée dans ma vie est lu sur les 5 continents, c’est ce que j’ai vu sur les rapports annuels 2011 et 2012 de WordPress, l’hébergeur de mon blog.

A titre indicatif, le forum a été vu 18 000 fois en 2012 dans 93 pays différents.

Il est complété par la page de « Jean Claude Lataupe », mon pseudonyme d’écrivain pamphlétaire ; une page d’expression libre, elle aussi et qui est hébergée sur le plus grand réseau social de la planète.

Le savoir est le passeport pour la liberté.
Le droit et le devoir de savoir et d’agir doivent être une obligation pour tous.
Ecrivainparisien


https://ecrivainparisien.wordpress.com/
http://www.facebook.com/jeanclaude.lataupe

Bien à vous, cher Ibara et encore merci.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Ibara, Peintre de l’extrême, Peinture, Ecriture, Œuvres en temps réel, Jacques Brel

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J’avais neuf ans lorsque j’ai entendu Brel la première fois.

C’était en 1959.

C’était chez François mon meilleur copain de l’époque.

La musique provenait de la chambre de sa sœur ainée Nadine.

Nadine avait un tourne disque rien que pour elle toute seule.

Elle avait bien cinq ans de plus que moi.

Elle avait des lunettes, des gros nénés, un gros derrière et me regardait toujours de travers. Peut-être parce que je la reluquais parfois en douce, ce qu’elle avait remarqué et qui ne lui plaisait pas du tout.

Je me souviens c’était la chanson «La valse à mille temps».

J’avais été frappé par la voix du chanteur, par l’énergie qui se dégageait et par le rythme du morceau.

Quelques années plus tard j’ai vu Brel au «Palmarès des chansons» de Guy Lux.

Ce soir là, Brel était saisissant et particulièrement inspiré.

Il faisait des grands gestes avec ses grands bras qu’il moulinait dans tous les sens.

Il bougeait aussi beaucoup ses mains qu’il utilisait comme un italien volubile.

Il suait à grosses gouttes.

Il ouvrait tout le temps sa grande bouche et à chaque fois on avait l’impression qu’il allait avaler toutes ses grandes dents.

Il pleurait.

Il riait.

Il grimaçait.

Il hurlait.

Il murmurait.

Il implorait.

C’était drôlement impressionnant.

A chaque chanson, le suspens était constant.

On avait peur pour lui tellement le malheureux se donnait du mal sur scène.

Brel avait le sens du mélodrame et même celui du trémolo-drame.

C’est qu’en plus d’être un auteur-compositeur-interprète hors pair, c’était également un grand comédien qui savait tenir son public en haleine.

Comme Brassens ou Ferré, Brel est intouchable.

Il est au firmament des immortels.

On se doit de l’aimer pour ne pas passer pour un con ou un demeuré. Alors pour dire comme tout le monde je dirai moi aussi que Brel était un grand poète et j’ajouterai qu’il était belge comme l’étaient Hergé, le roi Baudouin ou Achille Talon…Ibara 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2001

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Sur l’écran bleu de mes nuits blanches

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Je vous propose en cette fin de nuit d’être les “lecteurs-spectateurs” d’un long fleuve romanesque traitant de Septième art. Je dédie cet article aux frères Auguste et Louis Lumière, les géniaux inventeurs lyonnais du cinématographe ainsi qu’à tous les ingénieurs et techniciens divers ayant permis de le perfectionner pour faire que ce cinématographe devienne aujourd’hui une technique ayant été élevée au rang d’art, le septième en l’occurence ; un septième art avec tous les perfectionnements que nous constatons aujourd’hui et qui ne nous étonne même plus…

 

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Magie argentique (revue et enrichie)

A celles et ceux qui aiment « vraiment » le septième art et les salles obscures j’offre le très long métrage qui suit, semblable au mouvement lyrique et romantique d’une brillante symphonie, une symphonie cinématographique dont vous verrez passer, au fil des phrases défilant sous vos yeux, des noms et des titres qui ne vous seront pas inconnus. Vous vous retrouverez, sans même avoir besoin de faire un quelconque effort, spectatrices et spectateurs d’images défilant sur l’écran d’un monde fantastique : celui de certains de vos rêves.

Je vous souhaite un bon voyage dans le monde de l’imaginaire.

 

Le pouvoir de trois petites notes de musique.

Je vous amène aujourd’hui au cinéma par le pouvoir de trois petites notes de musique, partie prenante d’un film qui n’est nullement un long fleuve tranquille comme vous allez pouvoir le constater.

Lataupe écoute le glissando de l’archet sur la corde, à l’aube du cinquième jour. Les délicieuses et merveilleuses notes tracées et déposées par Maitre Ennio sur les lignes de la partition muent et se changent, par la magie du violoniste, en purs moments d’émotion.

Les notes perlées du piano emportent Lataupe dans un univers qu’il connait bien : celui du rêve éveillé.

Il revoit ce citoyen au dessus de tout soupçon, seigneur et maitre de la corruption laissant de grossiers indices brouillons sur les lieux de son crime et de ses exactions. Personne n’aura osé dénoncer ses odieuses et vilaines actions du côté de la rue du Temple, là où il assassine Augusta Terzi, sa maitresse.

Lataupe revit aussi l’épopée de cette révolution et de ce dynamiteur Irlandais aux prises avec celui qui rêve de Mesa Verde, mais surtout de sa banque, entrainé par sa cupidité dans le tourbillon d’une aventure qu’il ne pourra maitriser devenant ainsi, malgré lui, héros national.

Le sieur Lataupe le revoit distinctement ce spécialiste de l’explosif chevauchant sa drôle de moto avec son foulard autour du cou et ses lunettes masquant ses yeux, revêtu de son imperméable cachant dans ses poches intérieures suffisamment de nitroglycérine pour faire sauter et rayer de la carte le Mexique tout entier.

Il revoit aussi le lâche et traitre personnage de cette palpitante aventure, ce Docteur Vilega, « patron spirituel » de la Révolution, dénonçant, la tête basse, à l’officier commandant les troupes légales ses camarades de combat pour sauver sa propre peau.

Cette épopée historique, juste à peine romancée, retrace l’histoire, la vraie, celle de Pancho Villa et de ses camarades. Ce cinéma là est aussi réaliste que la vie et Sergio nous a concocté une géniale et grandiose mise en scène avec des effets de ralentis qui sont de pures merveilles d’émotion cinématographiques, de véritables perles, couleur de larmes d’émotion.

Des émotions Lataupe en vit et en revit encore et toujours lorsqu’emporté par les notes de la partition il revoit devant ses yeux la cabine de projection de ce cinéma Paradiso, comparable à celle qu’il a tenue et animée au Rex trois années durant. Il se remémore l’incendie de ce film de cellulose qui rendra le projectionniste aveugle.

De chaudes larmes d’émotion coulent sur ses joues creusées en ce jeudi après-midi à l’atmosphère pluvieuse.

Que de questions posent ces petites notes de musique !

L’assassin habite-t-il toujours au 21 ? Le train sifflera-t-il trois fois aujourd’hui en arrivant aux abords de la gare ? Le facteur sonnera-t-il toujours deux fois en cette journée à l’atmosphère grisâtre ?

Le coup de torchon claquant sèchement chassera ces banales questions de chiffres et ouvrira subitement cette fenêtre sur cour derrière laquelle un observateur voit, par le fait du hasard, de drôles de choses se dérouler devant ses yeux.

Il suit du regard ces oiseaux qui s’envolent, venant se poser sur le toit de l’Hôtel du Palais, où, dans une « obscure chambre » un emmerdeur, représentant en chemises, rate son suicide pourrissant ainsi la vie d’un certain Milan. Il est pourtant si attachant ce François Pignon qu’on en vient à lui porter de la compassion. Sans doute grâce à l’exceptionnel talent de celui interprétant le rôle, cet Homme de la Mancha, pilote d’avion, navigateur, acteur, cinéaste et auteur compositeur pour ne citer que les principales passions qu’il a assouvies au cours de sa trop courte vie.

La trop courte vie de ce François Pignon a été une série d’aventures éclatantes, en effet dont celle qu’il a vécue en tournant sous la direction d’un certain Claude, réalisateur de « L’aventure c’est l’aventure » justement, spécialiste d’un cinéma que l’on peut nommer « vérité », tenant lui-même à l’épaule la lourde Arriflex. Pour ce Claude là, la caméra est un stylo qui lui permet d’écrire de magnifiques pages depuis quelques décennies déjà, pages dont certaines ont eu les honneurs de la Palme du côté de la Croisette dans le plus grand festival mondial de cinéma, festival né la même année que votre serviteur.

Il n’est pas « louche » ce Claude là chers lecteurs. Je persiste dans cette affirmation et je n’hésite pas à la signer, comme l’écrivit et le fit il y a plus de trente cinq ans un certain Jacques, alias Franz un « paumé » au grand cœur pour lequel j’ai la plus grande admiration, admiration que je porterai également jusqu’à la fin à Guy Carriau mon exceptionnel professeur de musique et Maitre de chorale trois années durant.

Je la paraphe en effet cette affirmation, chose que ne faisait pas au bas de ses lettres un sinistre corbeau qui fit de tristes ravages tout comme un certain chapelier semant la mort autour de lui au fond d’une bourgade bretonne pluvieuse dans une atmosphère rendue lugubre et oppressante par le génie du metteur en scène, un certain Claude également.

Ce Claude là n’est pas fils d’un boucher, non, mais il a partagé une partie de sa vie avec celle dont le patronyme est l’homonyme d’un certain Général, lâchement assassiné.

Je ne pense pas que ce Général là ait pu passer la ligne de démarcation, il n’en avait pas l’âge à cette époque je crois.

Par contre il aurait sans doute pu, s’il avait été acteur, rendre compte à la hiérarchie de l’époque algéroise en s’écriant « RAS » en direction du « Shérif », celui ayant levé le voile sur l’affaire du patron d’une petite scierie bretonne du côté de Plouriveau, condamné et déporté au bagne de Cayenne puis gracié par le Général de Gaulle. Il venait de quitter depuis peu Saint Laurent du Maroni pour rentrer en France retrouver sa famille brisée, vieillie et minée par un légitime chagrin. Un ancien avocat, devenu metteur en scène, ayant réalisé entre autres films « Les risques du métier », s’intéressa à l’homme de Cayenne. André Cayatte prit donc contact avec lui et lui proposa de jouer son propre rôle dans le film qu’il avait l’intention de tourner pour raconter son histoire. Dans ce film, pour lequel André Cayatte avait subi des pressions, Guillaume Joseph Marie Seznec, patron de scierie devait jouer son propre rôle, celui de l’accusé puis du condamné au bagne pour la mort de Pierre Quemeneur, conseiller général breton. Alors qu’il se rendait à un rendez-vous donné par André Cayatte, Seznec fut écrasé par un camion dont on n’a jamais retrouvé le conducteur. Mystérieuse et ténébreuse affaire dont beaucoup pensent qu’elle est la plus grande erreur judiciaire du vingtième siècle.

Pour en revenir au Général Audran, puisque c’est de lui dont il s’agit, il n’aurait peut-être pas eu besoin d’avoir fait l’« Actor Studio » ou d’avoir suivi le Cours Simon pour remplacer au pied levé, le cas échéant, « Papa Schultz » poursuivant une certaine Babette, avocate des animaux qui partait sur le sentier de la guerre. Le responsable du casting aurait pu également mettre son nom au générique en remplacement de celui des Colonels Zangra ou d’un certain Zampano, ancien Colonel de l’armée grecque, actif participant dans une équipe de saboteurs chargés de détruire deux canons géants installés quelque part du côté de la Mer Egée.

Ces trois petites notes de musique, entendues lors d’une noce, mise en scène par Jean Becker dans un certain été meurtrier nous entrainent vraiment loin du Café Courant et de la rue du Faubourg Saint-Antoine à cet instant où la nuit est en train de tomber sur Paris comme tombaient sur la capitale, dans le feu d’une action se déroulant il y a plus de 60 ans, quelques parachutistes britanniques de la Royal Air Force entrainant dans leur cavale deux énergumènes sensationnels. Dans ce film, référence d’un certain cinéma, le sieur Augustin Bouvet, peintre en bâtiment et « accessoirement corniaud » donnait la réplique à un non moins célèbre Stanislas Lefort, chef d’orchestre « électrique » de l’Opéra de Paris, dirigeant une tonitruante symphonie « zizanique » sous-titrée « La folie des grandeurs ». Cette grande vadrouille a fait rire plusieurs millions de spectateurs, amateurs de salles obscures depuis plus de quarante cinq ans et continue d’amuser lorsqu’elle est programmée pour les fêtes de fin d’année sur les écrans de la « chaine en béton » : Merci Monsieur Bouygues, ça c’est du meuble ! (Cette boutade n’est pas de Dijon et a été réalisée sans trucages ni colorant d’aucune sorte).

L’action de l’indémodable œuvre dont je viens de parler, créée par le metteur en scène des trépidantes aventures d’un Rabbi Jacob, plus vrai que nature, se déroule en partie en Bourgogne et, un soir que l’âme du vin chantait dans une bouteille de Côtes-de -Nuits ou bien de Mercurey, à moins que ce ne soit une bouteille d’Aloxe-Corton, Lataupe ne s’en souvient plus très bien, il vit, au-dessus du goulot de ladite bouteille, un nuage dans lequel quelques hommes, assis autour d’une table de cuisine, s’apprêtaient à boire un verre d’alcool que distillait jadis un mexicain chatouilleux de la gâchette, alcool dont on avait arrêté la fabrication d’après Maitre Folace, un drôle de paroissien, puisque la consommation de ce breuvage d’enfer rendait les gens aveugles, parait-il et, d’après lui, ça faisait des histoires. Fernand Naudin, après y avoir gouté, décréta que cette boisson d’homme lui rappelait le souvenir d’une certaine Lulu la nantaise et d’ajouter qu’il avait connu une polonaise qui en prenait au petit-déjeuner. Un idiot à Paris, les larmes aux yeux après y avoir gouté, demanda à l’assistance si, par hasard, il n’y avait pas de la pomme dans la composition de ce breuvage, et Fernand Naudin de lui répondre illico qu’il y en avait.

Les personnages, hauts en couleurs évoluant dans ce chef-d’œuvre intemporel restent des pointures du cinéma d’une autre époque, celle que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre comme le chantait un certain petit tailleur juif du nom de Kachoudas, un rôle taillé sur mesure pour lui dans un film, réalisé par un certain Chabrol dont je parlais plus avant.

Des rôles taillés sur mesure ne sont pas l’apanage de celui qui se voyait déjà en haut de l’affiche, non, loin de là ! Le fils d’un sculpteur du siècle dernier a eu également son heure de gloire dans nombre de films comme celui dans lequel, par exemple, on a peur sur la ville suite aux agissements d’un certain Minos, neutralisé par un commissaire Letellier, policier de haut rang rayé de l’antigang suite à une bavure, ayant, d’après son supérieur, le commissaire divisionnaire Sabin, une petite tête mais des gros bras. Et des gros bras il en aura besoin au cours de sa carrière cinématographique cet acteur à la « gueule cassée » puisqu’il ne se faisait jamais doubler dans ses rôles, même les plus physiques et les plus dangereux. Un Sacré Animal que cet acteur là qui donnait la réplique à une certaine Raquel, une ex miss de beauté, je crois, convertie, pour les besoins d’un scénario en actrice du genre lionne sauvage, dans un film à l’action trépidante dans lequel, justement, il jouait le rôle d’une doublure qui travaillait sans filets. Des filets il n’en n’avait nul besoin ce morfalou, un peu flic tout autant que voyou qui a donné la réplique à nombre de beautés au cours de sa carrière ponctuée de dizaines de films presque tous comiques. Quoique, à bien y regarder, on peut trouver dans les rôles qu’il a interprétés quelques personnages forts, du genre professionnels, adeptes de vengeance qui aimaient voir à terre le corps de ses ennemis.

Mais dans la vie, la vraie, des ennemis il n’en compte guère puisqu’il reste l’un des acteurs préférés des français dont certains lui vouent un véritable culte, de ceux que l’on consacre généralement aux « monstres » disparus… Et des « monstres » de cinéma au talent exceptionnel, ayant tous leur place au « Panthéon des Artistes » sont quelques uns à l’intérieur du gros catalogue du Cinéma français que nombre de cinéphiles avertis et passionnés jugent « irremplaçables » à un titre ou à un autre et qui ont presque tous fait leurs classes, pas chez Fabrice, non, mais plutôt sur les bancs du Cours Simon, une sorte de conservatoire, un peu comparable à celui de Mireille qui a su dénicher quelques rossignols devenus célèbres.

Des rossignols qui ont agréablement caressé nos oreilles par le timbre de leur voix et dont certains ont eu les honneurs de la pellicule ; comme l’aurait sans doute eu, si la pellicule avait existé à son époque, un certain castrat, devenu légende en son temps et que Gérard Corbiau, metteur en scène belge, mélomane averti et passionné, a su faire revivre dans un film magistral ayant obtenu deux Césars, un pour la bande son du film. Qui s’en étonnerait ? Et un second pour les meilleurs décors mais qui a aussi raflé un oscar : celui du meilleur film étranger. Beau palmarès pour un film de longue haleine pour lequel plusieurs pays européens ont investi, notamment l’Italie, la Belgique et la France, bien sur.

Mais ce véritable film pour mélomanes n’est pas le seul à avoir été récompensé par la profession. Un autre chef-d’œuvre, réalisé il y a trois décennies par Jean-Jacques Beineix, qu’on ne présente plus, a obtenu 4 césars : celui de la meilleure première œuvre, de la meilleure musique, de la meilleure photographie et de la meilleure bande son ainsi qu’une distinction, attribuée par la National Society of Film Critics (NSFC) et décernée à Philippe Rousselot, primé donc deux fois pour la photographie. Tel est le palmarès de cette Diva dont le rôle est tenu par une véritable cantatrice : Wilhelmenia Wiggins Fernandez, contrairement à Stefano Dionisi ayant assuré le rôle titre dans le film d’Alain Corbiau mais qui n’est nullement castrat.

Je bavarde, je bavarde et je ne me rendais pas compte, dans le feu de l’action, qu’il est tard Monsieur, il faut que je rentre chez moi, comme l’a écrit et si bien chanté et interprété l’auteur de la remarquable satire « Ces gens là ».

Je pars sur la pointe des pieds. Mon taxi pour Tobrouk m’attend !

Bonsoir à tous.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, narrateur

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Mots clés de cet article :

Septième art, Salles obscures, Frères Lumière,

 

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Les chroniques de la place

Billet n° 1641

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Daniela Rada, vous connaissez ?

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Si d’aventure vous découvrez sa photo vous penserez celle-ci sortie tout droit du catalogue d’une agence de mannequins réputée et vous pourriez effectivement avoir raison car Daniela Rada possède un visage d’ange et une silhouette conformes aux canons de beauté en vigueur sur les podiums de mode.

Et pourtant, Daniela Rada est aux antipodes du monde de la mode ou de celui, artificiel, du strass et des paillettes puisqu’elle excelle dans le domaine de la voix, étant soprano, c’est-à-dire cantatrice.

Daniela Rada

Sur la courte vidéo associée à cet article vous découvrirez, en écoutant Daniela Rada qu’elle possède un timbre de voix chaud et un phrasé bien construit avec des aigus montant naturellement et avec aisance ; une voix pleine et riche ne donnant jamais à l’auditeur l’impression d’être poussée dans ses derniers retranchements.

Daniela Rada se produira dimanche prochain, à 18 heures 30 en un lieu qu’elle ne fréquente habituellement pas dans le cadre de sa carrière puisqu’il ne s’agit pas à proprement parler d’une salle de concert mais plutôt d’un café qui propose régulièrement des animations à vocation culturelles.

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Ce café, baptisé l’Hélicon-Café, en référence, non pas à l’instrument de la famille des cuivres de l’orchestre, mais plutôt au Mont Hélicon se trouvant en Grèce, se situe 99 rue de Charenton dans le 12ème arrondissement de Paris, à quelques encablures de la

gare de Lyon, tout près du Boulevard Diderot.

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Saadia Maani, une amie, artiste de théâtre, entre autres choses préside avec bonheur aux destinées de ce lieu particulier, un lieu fréquenté par des personnes de qualité. On y croise en effet des acteurs, des musiciens, des peintres mais aussi des écrivains et des sculpteurs, entre autres qui apprécient l’ambiance de ce lieu au cachet particulier tout autant que l’accueil chaleureux de Saadia.

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Malgré un emploi du temps particulièrement chargé, Daniela Rada a accepté la proposition de Saadia de venir se produire dans son établissement pour y animer une soirée consacrée à l’Opéra et plus particulièrement au compositeur Vincenzo Bellini, auteur du célèbre Opéra « Norma », entre autre chef-d’œuvre connu et reconnu mondialement.

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Saadia m’expliquait, hier soir que Daniela Rada redoutait quelque peu le fait de se trouver très près du public, étant plutôt habituée à chanter dans de grandes salles et qu’elle avait peur, de ce fait, de perdre une partie de ses moyens devant le trac qu’elle ne manquera pas d’éprouver si près du public.

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Gageons qu’en professionnelle aguerrie, Daniela Rada saura apprivoiser son trac et en faire un allié.

C’est tout le mal que je lui souhaite.

Ecrivainparisien

Programme Helicon

 

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Daniela Rada : vous connaissez ?

 

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