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Archive for the ‘Commémorations’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2142

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Journal de guerre d’un poilu

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Yann Bouvier, un professeur d’histoire d’un lycée de Fonsorbes, une ville de la région toulousaine, a eu l’excellente idée, dans le cadre d’un atelier pédagogique dont le but est d’entretenir le nécessaire "Devoir de mémoire", de faire travailler ses élèves sur ce qu’on appelle couramment la "Grande guerre".

L’idée de départ de ce professeur était de faire paraitre, au jour le jour et à 100 ans d’intervalle exactement, le journal rédigé par un poilu et de publier le travail de ses élèves sur les deux plus grands réseaux sociaux existant sur Internet.

Je me suis abonné à la page concernant le "journal de guerre de Frederic B." et je regarde donc tous les jours ou presque les parutions publiées concernant le poilu ayant rédigé ce journal de compte-rendu au jour le jour, il y a 100 ans de cela, exactement.

Hormis le fait qu’il est particulièrement émouvant de penser que les écrits de Frederic B. franchiront les siècles, ce journal témoigne, bien mieux que le plus beau des livres d’histoire, de l’incroyable atrocité de cette guerre, véritable boucherie à ciel ouvert.

J’avoue que certains billets publiés font froid dans le dos et m’ont fait écraser quelques larmes au gout salé…

Bien que ce journal de bord soit assez précis il ne peut être que le pale reflet de ce qu’ont subi tous ces "braves" durant ces 5 années insupportables, pour eux tous, mais aussi pour leurs familles.

J’imagine volontiers le cran qu’il a fallu à tous ces valeureux soldats pour sortir de leurs tranchées sous la mitraille et la canonnade allemande, la peur au ventre et la bouche sèche et partir à l’assaut des lignes ennemies sans savoir s’ils allaient en revenir vivants…

Cette guerre ne peut et ne doit pas tomber dans les oubliettes de l’histoire, ne serait-ce que par respect pour tous les jeunes hommes ayant combattu au sacrifice de leur vie dans ces hideuses et insalubres tranchées et ailleurs pour qu’aujourd’hui nous puissions être fiers d’être français, ne serait-ce que pour eux.

Je voudrais remercier de tout cœur Yann Bouvier, ce professeur du Lycée de Fonsorbes qui a su communiquer à ses élèves la fièvre de la recherche et l’envie de créer quelque chose de remarquable au bénéfice de tous mais je voudrais également remercier les élèves ayant travaillé sérieusement sur ce projet pédagogique pour permettre de faire toucher du doigt à tous l’horreur et l’inhumanité de cette guerre.

Remerciements émus également en direction de Frederic B. ce poilu remarquable ayant eu l’idée de transcrire ce qu’il a pu vivre et ressentir au cours de ces longues, ces très longues années de guerre.

Je ne voudrais pas terminer cet article sans apporter ma "petite" pierre à l’édifice en publiant l’un de mes articles ainsi que l’une de mes œuvres, composés il y a quelques années en hommage aux poilus.

Vous trouverez le tout ci-dessous :

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Devoir de mémoire

La « Der des ders »

Il y a 94 ans celle que les poilus surnommaient la « Der des ders », autrement dit la guerre de 1914-1918 appelée aussi la « Grande guerre » prenait fin, laissant l’Europe exsangue.

Huit millions de morts et plus de six millions de blessés tel est l’affreux bilan d’un conflit inhumain.

Tout le monde a eu dans sa famille, qui un grand-père, qui un arrière grand-père s’étant illustré ou étant tombé au Chemin des dames ou encore à Verdun.

J’ai composé, en hommage à la mémoire de ces glorieux soldats l’œuvre qui suit :

 

La « Der des ders »

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Ils étaient partis avec les idées qu’on leur avait serinées

Ils devaient bouffer du boche, c’était notre ennemi juré !

Leurs conditions de survie étaient vraiment inhumaines

Certaines unités se sont mutinées, cependant sans haine.

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Cette guerre effroyable fut une boucherie pour matamores

Des chefs envoyaient sciemment les hommes vers la mort

Certains combats durèrent des jours pour avancer à peine

Le mètre regagné coutait des centaines de vies humaines.

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L’artillerie allemande pilonnait sans relâche nos positions

Un déluge de feu s’abattait sur nos poilus en pleine action

Combien furent instantanément ensevelis à Douaumont ?

Combien sont morts à Verdun et dans toute cette région ?

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L’ypérite a fait des ravages considérables dans nos rangs

Nos braves étaient peu instruits quant à ces gaz puissants

Nos soldats ont combattu vaillamment  durant ces années

Ceux qui n’y sont pas restés sont rentrés mutilés ou gazés.

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Qu’ajouter de plus concernant cette guerre de vrais soldats

Tout ou presque a déjà été dit et relaté, cela bien avant moi

Il me semblait très important de revenir sur cet évènement

Parler de ces vaillants soldats n’est jamais perte de temps.

 

Ecrivainparisien 11 novembre 2012

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Ecrivainparisien

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Mots clés concernant cet article :

Journal de guerre, Fréderic B., Poilus, Devoir de mémoire, Yann Bouvier, Elèves Lycée de Fonsorbes,

Pour aller plus loin :

https://www.facebook.com/Le-Journal-de-Guerre-de-Fr%C3%A9d%C3%A9ric-B-844081638959962/?notif_t=notify_me_page&notif_id=1461159026724232

http://www.ladepeche.fr/article/2016/03/25/2311188-eleves-mettent-peau-poilu-twitter.html

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2137

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27 janvier

P 10

Cette date ne dira sans doute rien à beaucoup de gens mais parlera peut-être au cœur d’une bonne partie de mes ami(e)s.

Le 27 janvier a en effet vu naître, il y a 260 ans aujourd’hui, précisément, un petit ou un grand génie, selon le degré d’importance qu’on lui donne dont les mélomanes parlent encore aujourd’hui avec beaucoup de respect et d’admiration ; un dénommé Wolfgang, fils d’un certain Léopold, auteur d’une merveilleuse symphonie des jouets.

Le 27 janvier 1756 naissait donc, en effet Wolfgang Amadeus Mozart que son père appelait affectueusement "Wolfi"

Combien de chefs-d’œuvre, mis encore et toujours à l’honneur de nos jours, nous a laissé cet exceptionnel compositeur, parti à 35 ans seulement en ayant encore sans aucun doute bien des merveilles à exprimer ?

Leur nombre est sans doute incalculable !

Mozart, par l’intermédiaire de sa musique divine autant que lumineuse a su parler au cœur des hommes, comme quelques autres grands musiciens dont Beethoven et Schubert, entre autres et c’est peut-être ça le secret de la longévité de leur patrimoine respectif.

Parler au cœur de l’humanité toute entière, toutes langues et cultures confondues, cela sans émettre le moindre mot reste sans doute un mystère pour bien des gens. La musique touche plus fort que bien des discours et là n’est pas sa moindre qualité.

Grand merci à Mozart et à quelques autres très grands musiciens de permettre au monde de pouvoir devenir meilleur grâce au formidable pouvoir qu’est capable de véhiculer la musique enfouie au cœur de l’écrin des lignes d’une partition…

Pour en revenir au 27 janvier cette date est également celle de la naissance d’un très grand interprète français en la personne de Renaud Capuçon, l’un de nos plus brillants violonistes qui fête aujourd’hui ses 40 ans.

Bon anniversaire Renaud Capuçon. Continuez longtemps encore à enchanter nos oreilles ravies par votre jeu et votre maitrise de ce Guarnerius, baptisé le "Panette", ayant jadis appartenu à Isaac Stern qu’il serait discourtois de présenter ici tant il a marqué la musique de son sceau durant des décennies.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Wolfgang Amadeus Mozart, Léopold Mozart, Renaud Capuçon, Guarnerius, "Panette", Musique,

Pour aller plus loin :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Renaud_Capu%C3%A7on

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Renaud Capuçon, violoniste

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2102

(article rédigé le 31 décembre 2014)

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Sax Story

Merci monsieur Adolphe Sax

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Je ne voudrais pas terminer cette année 2014 sans vous parler, une fois n’est pas coutume, de musique.

Les Ateliers de la Lyre vous proposent en cette soirée de Saint-Sylvestre de voir quelques photos très rares appartenant à mon grand ami Pascal Kocher, un passionné de musique, plus spécialement de saxophones d’ailleurs puisqu’il est propriétaire depuis une trentaine d’années de la marque Adolphe Sax qui, comme chacun ne le sait pas forcément est l’inventeur, notamment du saxophone.

Pascal Kocher a entretenu durant des années des relations privilégiées avec madame Yvonne, Alphonsine Sax, la petite fille d’Adolphe Sax et dernière descendante de la lignée, disparue le 14 mai 2003, à l’âge de 92 ans…

Pascal Kocher est également en excellents termes depuis des années, là encore, avec Patrick Selmer, le responsable de la maison Henri Selmer qui fabrique, entre autres choses, les plus prestigieux saxophones au monde.

A ce propos la maison Selmer fêtera l’an prochain son cent-trentième anniversaire. puisque cette vénérable maison a vu le jour en 1885. J’espère pouvoir être de la fête…

Pour en terminer avec mon ami Pascal Kocher je dois préciser également qu’il est en très bons termes et qu’il collabore régulièrement avec Gilbert Artman, chef d’orchestre et fondateur de l’ensemble "Urban Sax" qu’on a pu voir et entendre un peu partout dans le monde et notamment à Versailles en juin 1982 lors d’une grande réunion de chefs d’Etat.

Mon ami Pascal Kocher m’a autorisé, très gentiment, à diffuser quelques photos de sa collection personnelle tout comme il m’a promis de m’amener prochainement sur les traces d’Adolphe Sax à Paris pour réaliser un reportage photos.

J’ai hâte d’y être.

Ecrivainparisien

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Hommage à un inventeur de génie et à la facture instrumentale, par mon ami Pascal Kocher

Merci monsieur Adolphe Sax

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Autour de cet hommage rendu à l’instrument et à son créateur c’est toute la passion, la révolution qu’apporta le saxophone au monde de la musique qui est ici mise en valeur.

Toucher un vaste public en rassemblant en un même lieu et en un même instant un vaste public éclectique, développer une émulation, une dynamique, en un mot : faire de cet évènement une véritable fête du saxophone.

Tel est l’objet de cette exposition "Merci monsieur Adolphe Sax"

L’exposition présentera des instruments de musique de grande collection, rares et très rares (20 pièces environ)

– De la création des instruments à nos jours ainsi que des photographies, manuscrits, livres de collection, presse écrite d’époque, Bandes dessinées d’époque.

– Ses procès, outils d’époque, divers courriers et ouvrages le concernant, médailles des expositions universelles témoignant de la vie privée et professionnelle d’Antoine (dit Adolphe Sax)

Dinant 1814- Paris 1894

A l’initiative de Pascal Kocher cette exposition est une illustration d’un programme d’activités culturelles et artistiques concernant l’un des plus grands créateurs et inventeurs du 19° siècle.

Antoine, dit Adolphe Sax :

Le génie d’invention d’Adolphe Sax ne se manifesta pas uniquement dans la fabrication d’instruments à vent en cuivre mais aussi dans celle des instruments à vent en bois et des percussions

La plupart de ses travaux repose sur une constatation fondamentale d’acoustique qu’il fut le premier à faire et à énoncer

Il donna son nom à 4 familles d’instruments :

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Les saxhorns, les saxophones, les saxtrombas et les saxtubas.

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Adolphe Sax fut sans cesse préoccupé par le désir de perfectionner les instruments à vent dans le domaine du timbre et de la justesse, de l’étendue et de la sonorité, de la facilité d’exécution et des combinaisons de doigtés

Afin de faciliter le port de l’instrument il imagina une grande variété de formes qu’il modifiait sur les conseils d’artistes et de musiciens

Lui même jouait avec habilité de ces instruments qu’il faisait entendre dans ses ateliers de la rue Saint-Georges à Paris

Il améliora chacune des diverses parties de l’instrument, surtout les clés, les pistons et les tampons et proposa de nouveaux procédés de fabrication de celles-ci

Enfin il procéda à des recherches relatives à l’acoustique des salles de concert et imagina des plans pour une nouvelle salle de concert à Paris.

En outre Adolphe Sax inventa des appareils pour inhalation, préservant de maladies pulmonaires.

Notons que la majorité des perfectionnements et nouveaux instruments qu’Adolphe Sax créa furent automatiquement commercialisés.

La vie d’Antoine, dit Adolphe Sax est en tous points passionnante par son apport à la création musicale en général et par les aventures qu’il a traversées tout au long du 19° siècle

Pascal Kocher

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Mots clés de cet article :

Adolphe Sax, Patrick Selmer, Gilbert Artman, Urban Sax, Pascal Kocher,

Liens utiles :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_Sax

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Selmer_Paris

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gilbert_Artman

http://fr.wikipedia.org/wiki/Urban_Sax

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Adolphe Sax a 32 ans l’année ou il invente et fait breveter le saxophone (1846)

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Pascal Kocher (droite) en compagnie de madame Yvonne Alphonsine Sax, la petite fille d’Adolphe Sax

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Madame Yvonne Alphonsine Sax, petite fille d’Adolphe Sax

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Patrick Selmer (centre) et Pascal Kocher

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Usine Selmer, création d’un saxophone

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2083

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31 juillet 2014

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A – Pourquoi ont-il tué Jaurès (Jacques Brel)

Cette journée possède en elle une double signification particulière qui se veut être en rapport avec deux grands hommes qui resteront à jamais liés à l’histoire de notre pays mais aussi à l’histoire tout court.

Le premier de ces hommes illustres a été un grand journaliste, un grand orateur et un immense fédérateur dont la quasi totalité de nos actuels dirigeants disant se parer des lointaines vertus d’un Jaurès, tribun hors pair et fondateur du journal l’Humanité, feraient bien de s’inspirer en prenant exemple sur lui.

Jaurès était un farouche partisan de la paix et il considérait la guerre comme étant indissociable du capitalisme dans une Europe alors en proie aux discours nationalistes. Jaurès militait activement pour la réconciliation franco-allemande mais aussi contre l’allongement du service militaire, raisons sans doute liées intimement à sa disparition.

Il y a cent ans, jour pour jour, un étudiant nationaliste au nom prédestiné "Villain", ôta la vie de Jaurès au Café du Croissant en plein cœur de Paris en tirant sur lui deux balles de révolver à travers une vitre touchant mortellement Jean Jaurès.

L’assassinat de Jaurès précipita alors l’entrée de la France dans la guerre.

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B – Disparition d’un petit prince

Cette journée de commémoration est liée à la guerre de 1914 avec l’assassinat de Jaurès mais elle est également liée au second conflit mondial par l’intermédiaire d’un aviateur connu partout dans le monde pour avoir fait partie de l’Aéropostale, une ligne aérienne mythique mais apprécié également en qualité d’écrivain de journaliste et de correspondant de guerre.

Le 31 juillet 1944, dans la matinée, décolla de la base aérienne de Poretta, près de Bastia, en Corse, un "Lightning P 38" piloté par celui qui a écrit un ouvrage qui fait toujours référence : le petit prince.

La mission d’Antoine de Saint-Exupéry ce jour là était une mission de photographie et de reconnaissance aérienne. Son avion n’était pas armé et se serait écrasé à quelques encablures des côtes de Provence.

Saint-Ex est officiellement porté disparu et sa mémoire est célébrée solennellement à Strasbourg un an plus part exactement, le 31 juillet 1945 puis il est reconnu officiellement "Mort pour la France" trois ans plus tard.

En cette journée particulière et très symbolique, j’ajouterai, pour conclure mon article, les magnifiques paroles de la chanson de Jacques Brel en hommage à Jaurès mais j’y ferai figurer également une de mes œuvres, composée il y a 11 ans en hommage à Antoine de Saint-Exupéry.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

31 juillet 1914, 31 juillet 1944, Jean Jaurès, Antoine de Saint-Exupéry, Guerres,

Pour aller plus loin :

http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jaures/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_de_Saint-Exupéry

http://boutique.lepoint.fr/produit/572/saint-exupery-le-heros-eternel?affiliate=20#xtor=ES-205-[HS-saint-exupery]-20140727-[HS-saint-exupery]

Jaurès, (Jacques Brel)

Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s´appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grands-parents
Entre l´absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d´être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maitre

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

On ne peut pas dire qu´ils furent esclaves
De là à dire qu´ils ont vécu
Lorsque l´on part aussi vaincu
C´est dur de sortir de l´enclave
Et pourtant l´espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu´à la vieillesse
Oui notre bon Maitre, oui notre Monsieur

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

Si par malheur ils survivaient
C´était pour partir à la guerre
C´était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu´ils aillent ouvrir au champ d´horreur
Leurs vingt ans qui n´avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maitre
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l´ombre d´un souvenir
Le temps du souffle d´un soupir

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?

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Jaurès 1913, Pré Saint-Gervais

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2074

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Devoir de Mémoire

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Cette journée du 18 juin sera encore une journée du souvenir et du Devoir de Mémoire pour ce qui me concerne.

Il y a précisément 74 ans aujourd’hui, un général de brigade, né à Lille en 1890, opiniâtre, déterminé, décidé et visionnaire, oui, visionnaire, prononça un discours depuis les bureaux de la BBC de Londres pour exhorter les Français à entrer ouvertement en résistance et à refuser les conditions édictées par l’ennemi, conditions acceptées, au nom de la France, par l’ancien héros de la Grande Guerre, le maréchal Pétain qui par cette acceptation, cette capitulation a donc trahi son pays, notre pays, après l’avoir sauvé 20 ans plus tôt.

Le général Charles de Gaulle, puisque c’est de lui dont je parle au début de cet article, chacun l’aura compris, a eu le courage de mener un combat exemplaire et a su, par ses actions et son discours redonner à la France et aux Français leur fierté perdue, vendue, dilapidée par un gouvernement d’irresponsables.

Dans son discours, dont vous trouverez le lien pointant vers la page concernée à la fin de cet article, le général de Gaulle a demandé aux militaires Français de le rejoindre à Londres pour continuer le combat contre l’ennemi. Il a également invité les populations civiles à faire de même.

Pour la petite histoire tous les hommes de l’Ile de Sein disponibles ont entendu son appel et sont partis, les premiers, en direction de Londres pour rejoindre ce général fédérateur qui refusait, pour son pays, notre pays de capituler.

Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont entendu cet appel et sont entrés en résistance en cette année 1940.

Merci au général de Gaulle d’avoir redonné sa grandeur et sa dignité à la France.

In Memoriam

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Général de Gaulle, 18 juin 1940, Discours, Ile de Sein, Résistance, Bretagne

De Gaulle

Pour écouter l’appel du 18 juin, c’est ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=tjPeo1IY05o

Pour aller plus loin :

Churchill

 

Discours de Winston Churchill adressé aux Français le 21 octobre 1940

https://www.youtube.com/watch?v=CHBCMjyHxwQ

Commémoration de l’Appel du 18 juin (Montigny-sur-Loing)

https://www.youtube.com/watch?v=9yFqldqHtYo

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2073

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Journée d’hommage et de commémoration des 70 ans du débarquement de Normandie

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Français, souviens toi !

S’il est bien une phrase qui fut célèbre, il y a 70 ans aujourd’hui, c’est bien le vers de Paul Verlaine "Les sanglots longs des violons de l’automne, blessent mon cœur d’une langueur monotone", prononcé à plusieurs reprises durant 5 jours au micro de la BBC et annonçant le débarquement sur les côtes de Normandie.

Et ce débarquement, la plus grosse opération militaire de tous les temps, était en train de se mettre en place il y a 70 ans alors que je rédige ce Devoir de mémoire, cher encore à bien des gens.

On a peine à imaginer la somme titanesque de préparation militaire psychologique et physique, entre autre chose mais aussi de l’effort hors normes de réalisation logistique qui a du s’opérer durant des mois afin que ce débarquement puisse réussir malgré les formidables défenses du mur de l’Atlantique construites par le régime nazi. Les alliés avaient face à eux 58 divisions de 14000 hommes chacune, soit 812000 hommes lors du débarquement.

A l’aube de ce 6 juin 1944 et dans les jours qui suivirent les côtes normandes virent arriver 7000 navires appuyés par 11 000 avions et quelque 300 000 hommes dont 130 000 le premier jour ; jeunes et moins jeunes soldats américains, anglais, australiens, néo-zélandais, canadiens, tchécoslovaques, belges, polonais, néerlandais et norvégiens mais aussi français, n’oublions pas les valeureux membres du Commando Kieffer ni les Forces Françaises Libres qui s’élancèrent en divers points de la côte normande pour tenter de créer cinq têtes de pont, baptisées Utah, Omaha, Gold, Sword et Juno au profit du gros des troupes, près de 200 000 hommes, qui allaient débarquer dans les jours suivants dans le cadre de cette Bataille de Normandie.

Le combat s’engageait alors et faisait rage entre les valeureux soldats alliés et des allemands qui mitraillaient à tout va ces plages normandes transformées en cimetière à ciel ouvert puisque plus de 3000 jeunes soldats alliés perdirent la vie le premier jour au cours de cette opération baptisée "Neptune" qui vit la mer devenir rouge du sang versé.

De jeunes soldats qui n’avaient pas hésité à prendre les armes pour venir sur les côtes de France faire le sacrifice de leur jeunesse mais aussi parfois de leur vie comme je viens de l’écrire afin d’apporter leur aide et leur soutien de façon à repousser l’ennemi.

Il ne faut pas oublier également que la Normandie a été l’une des régions les plus éprouvées au plan humain et matériel au cours de la seconde guerre mondiale puisque des villes comme Caen, Saint-Lô et Le Havre par exemple ont été quasiment rayées de la carte et qu’on a dénombré 50 000 victimes parmi la population civile normande.

En ce dimanche 6 juin 2014 je souhaiterais que chaque française et chaque français ait au moins une pensée, voire une prière pour tous les soldats qui ont fait le sacrifice de leur vie en tombant glorieusement au champ d’honneur au cours de cette journée du 6 juin 1944 mais aussi des suivantes et qui reposent quasiment tous sur la terre de France dans quelques uns de nos cimetières pour qu’aujourd’hui nous vivions libres et en paix. Je souhaite également que chacune et chacun associe à ses pensées les victimes civiles normandes qui ont payé un très lourd tribut au cours de cette guerre.

Je remercie tout un chacun de m’avoir lu jusqu’au bout.

Souvenir et respect

Ecrivainparisien

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Journée du souvenir

6 juin 1944 – 6 juin 2014 : commémoration aujourd’hui des 70 ans de la plus grande opération militaire de l’Histoire.

 

Rappel de mon article édité sur le forum de 6 juin 2011

Journée du souvenir

6 juin 2011 par ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1462

Journée du souvenir

Après le billet publié hier, intitulé « La boite à souvenirs » je vais rester dans les souvenirs aujourd’hui encore, ceux de la seconde guerre mondiale, racontés par mon père, jadis, lorsque j’étais enfant. Je le fais en ce jour particulier pour rester fidèle à l’un de mes idéaux : faire vivre, pour les jeunes générations le « Devoir de mémoire »

Replaçons nous 67 ans [70 ans, aujourd’hui] en arrière précisément ; nous sommes le 6 juin 1944 !

Des milliers de barges et de bateaux transportant des hommes et du matériel de guerre appuyés par une flotte aérienne exceptionnelle ont navigué toute la nuit sur une mer qui était tout sauf étale.
Des dizaines de milliers de jeunes soldats, dont certains n’avaient pas 20 ans, ont activement participé à la plus grande opération militaire de l’histoire : le débarquement de Normandie.

Beaucoup de ces jeunes soldats, américains pour la plupart mais aussi néo-zélandais, entre autres, ne savaient pas même où se trouvait la France mais ils n’ont pas hésité à faire le sacrifice de leur jeunesse quand ce n’était pas celui de leur vie pour venir se battre, loin de chez eux et tenter ainsi de faire reculer l’ennemi ayant envahi l’Europe presque toute entière depuis près de 4 ans.

Je dis « tenter » car, au début de l’opération, les choses étaient loin d’être acquises et le premier jour, nombre de jeunes soldats, représentant l’espoir sont tombés sur les plages normandes, fauchés par la mitraille allemande.

J’ai peine à imaginer le calvaire qu’ont enduré ces patriotes et même le plus grand film de guerre relatant les faits de cette époque ne peut être qu’un pâle reflet de ce que ces « héros » ont vécu durant des jours et des nuits.

J’aurai toujours un profond respect et une non moins profonde admiration pour qui fait sciemment sacrifice de sa vie pour défendre une noble cause la transformant quelquefois en idéal.

Je rappelle qu’Adolf Hitler avait promis que durant mille ans l’Europe serait allemande.

Merci aux centaines de milliers de jeunes hommes, tombés au « champ d’honneur » pour qu’aujourd’hui l’Europe vive en paix.

Le sacrifice que vous avez tous consenti n’a pas été vain.

Vous êtes entrés dans l’histoire, la grande et par la grande porte puisque c’est vous qui en avez écrit l’une des plus douloureuses pages avec l’encre de votre sang.
Merci également aux vétérans ayant survécu, nous leur devons, à eux aussi estime respect et reconnaissance.

Ecrivainparisien

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Mots clés de l’article :

Débarquement, Commémorations, Seconde guerre mondiale, Normandie, BBC, Londres

Pour aller plus loin (Vidéos)

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6 juin 1944 – 6 juin 2014, commémoration des 70 ans du débarquement de Normandie

Le mot du concepteur de ce montage vidéo :

Dans le cadre de l’obligatoire "Devoir de Mémoire" du à toutes les victimes de l’effroyable conflit armé, le plus incroyable que l’humanité ait connu et qui a opposé durant pratiquement 5 longues années [1 septembre 1939 – 2 septembre 1945] l’Allemagne "nazie" et ses alliés au reste du monde, faisant plus de 60 millions de morts, je me suis efforcé, par ce modeste montage vidéo de rendre hommage à tous les participants, toutes races et croyances confondues, contraints et forcés de participer à ce "cataclysme humain", notamment lors de ce débarquement de Normandie.

Fasse que cet insupportable drame ne puisse plus jamais se reproduire ; jamais !

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In memoriam

Ecrivainparisien

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http://youtu.be/RktXnJIdvM0

https://www.youtube.com/watch?v=9fZ2Vmzp7Ic

https://www.youtube.com/watch?v=lvZCDfhoNxA

https://www.youtube.com/watch?v=2S8GVEmjevc

http://videos.tf1.fr/jt-20h/2014/le-debarquement-reconstitue-en-3d-au-cinema-8429106.html

!cid_1BF09EFA4580452F8CF55227E782153F@BonnetduSault

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