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Archive for the ‘Chanson’ Category

Les chroniques de Montigny

Billet n° 2046

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Jacques Brel : hommage spécial

9 octobre 1978 – 9 octobre 2013 : 35 ans déjà !

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Six pieds sous terre : il était une fois « l’Homme de la Mancha »

Il y aura 35 ans, à 4 heures 10, Jacques, Romain, Georges Brel s’éteignait à l’hôpital Avicenne de Bobigny, laissant des milliers d’admirateurs consternés et sans réactions, de par le monde, face à la disparition de l’acteur, auteur, compositeur, réalisateur et cinéaste, tout autant que skipper et pilote d’avion.

Il n’avait que 49 ans.

Il nous a laissé nombre de souvenirs heureux ainsi qu’un patrimoine culturel et artistique conséquent qui ont fait de lui un homme exceptionnel et exemplaire à plus d’un titre ; exemplaire il l’aura été au cours de sa carrière de chanteur et d’interprète tout autant que dans celle d’acteur mais aussi dans sa vie d’homme.

Jacques ne trichait pas et lorsqu’il a compris qu’il pourrait sombrer dans la facilité grâce à son talent exceptionnel de compositeur et d’interprète il a fait ses adieux ; des adieux réels et définitifs, lui permettant de se consacrer à autre chose ; à d’autres choix, à d’autres voies, à d’autres expériences comme le cinéma et la comédie musicale par exemple.

Jacques a eu la chance de pouvoir vivre quasiment tous ses rêves et s’est exprimé de manière éclatante dans tout ce qu’il a touché en allant jusqu’au bout de sa démarche, jusqu’au bout de son idée, jusqu’à la démesure parfois ; qui pourrait lui en vouloir ? Jusqu’à la déchirure même, comme il l’avait écrit et merveilleusement interprété dans « La quête ».

Jacques avait la passion qui bouillonnait en permanence au fond des veines ; c’était un puriste, un écorché vif, un perfectionniste qui écrivait ses paroles de chansons debout, dans les chambres d’hôtels qu’il occupait finalement fort peu au cours des ses nombreuses tournées annuelles puisqu’il dormait relativement peu. Il était toujours le dernier à aller se coucher ; aimant parler et découvrir les gens au cours de ses tournées mais il était également toujours le premier levé pour repartir vers d’autres destinations, d’autres aventures, d’autres succès, parfaitement mérités.

Sur scène il n’avait pas son pareil pour captiver, saisir et émouvoir son public et tous ceux qui ont eu la chance d’assister à l’un de ses récitals ne peuvent l’oublier. Jacques chantait avec sa voix si pénétrante mais aussi avec son corps, en particulier avec ses mains et avec ses bras. Jacques nous faisait vivre pleinement ses chansons ; on les voyait ses bigotes, les yeux baissés comme si Dieu dormait sous leurs chaussures et ses Vieux à la démarche hésitante qui nous ont tant ému en s’excusant déjà de n’être pas plus loin ; tout comme ces marins qui pissaient comme il pleurait, lui Jacques, sur les femmes infidèles !

Jacques était unique, tout comme l’étaient son univers et ses personnages ; des personnages qui nous ont ému, nous ont fait sourire mais aussi quelquefois nous ont fait pleurer. Jacques c’était tout à la fois Mathilde, la perfide Fanette ou bien encore Frida, belle comme un soleil, mais aussi Marieke tout autant que Madeleine. Jacques c’était quelquefois Jeff, l’ami d’infortune, ou bien encore Zangra qui, hier, trop vieux général quittait le fort de Belonzio qui domine la plaine alors que l’ennemi est là et qu’il ne sera pas héros, lui qui rêvait quelquefois d’être Vasco de Gama.

Jacques c’était tout ça à la fois et beaucoup plus encore : Jacques c’était Benjamin Ratry, docteur à Clamecy ou bien François Pignon, cet emmerdeur si attachant ou bien encore Franz, ce paumé du petit matin au grand cœur.

Jacques c’était l’ami de quelques uns mais surtout celui de Georges Pasquier, dit Jojo, un ami exceptionnel auquel il avait accordé aveuglément sa confiance et qui le lui rendait bien. Il lui avait d’ailleurs consacré un merveilleux et émouvant hommage musical après sa disparition qui l’avait beaucoup marqué mais il avait également donné le nom de ce secrétaire, dévoué au-delà de la norme courante, à son Bichcraft avec lequel il faisait le taxi ainsi que des évacuations sanitaires mais également régulièrement le facteur dans ces iles qu’il aimait tant.

Le nom de Brel est indissociable de celui de François Rauber, son pianiste, chef d’orchestre et arrangeur, de Gérard Jouannest, son accompagnateur sur scène mais aussi de Jean Corti, son accordéoniste attitré durant 6 ans (1960-1966).

En ce jour, si particulier pour quelques amputés du cœur qui ont trop ouvert les mains, mes pensées se tournent vers France, sa seconde fille, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel à laquelle je dédie cet article tout autant qu’à « Miche », sa mère, et femme de Jacques veillant aux destinées des éditions « Pouchenel » mais aussi aux nombreux admirateurs de Jacques et j’offre, à tous, l’œuvre qui suit, composée en ce jour de mémoire dédié à Jacques, notre ami.

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors ! Là-bas, au large, dans le petit cimetière d’Atuona à Hyva Oa, tout près de Paul Gauguin ; sur ce petit atoll perdu du Pacifique à 1800 kilomètres de Tahiti.

Ecrivainparisien 9 octobre 2013

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Patrimoine en or

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Il y a eu trente cinq ans, la vie quittait ton corps

Le destin injuste nous aura privés de ton talent en or

Ta voix reste cependant en nous comme un joli trésor

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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L’Askoy 2 restera, fort longtemps, amarré au port

Quelques vieux chevaux blancs servent bien le décor

Là-bas, sous les beaux cocotiers, le vent chante encore

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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A Vesoul, aujourd’hui, tu resteras bien le plus fort

L’ennemi sera là mais il y aura aussi Terpsichore

La perfide Fanette sera toujours en parfait désaccord

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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Ton œuvre est très riche, nous sommes tous en accord

On pourrait créer avec tes succès nombre de collectors

Tu détiens, toujours bien quelques très beaux records

Non, Jacques, oh non, non, tu n’es pas mort, tu dors !

Ecrivainparisien 9 octobre 2013

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Pour refermer ce livre des émotions, je remercie du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui m’ont fait l’honneur de la lecture de ce modeste hommage que j’ai rédigé avec fierté, plaisir et émotion concernant celui qui restera, pour toujours, « notre » ami à tous.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Commémoration, Jacques Brel, Fondation internationale Jacques Brel, Atuona, Hyva Oa,

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Quelques liens pour compléter cet hommage concernant Jacques Brel :

Site officiel Jacques Brel : http://www.jacquesbrel.be/

Jacques Brel sur Wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel

Les Editions Jacques Brel sur Facebook :

https://www.facebook.com/pages/Editions-Jacques-Brel-Bruxelles/101828353235640?sk=map&activecategory=Photos&session_id=1333944953

Historique de Jojo, le Bichcraft de Jacques (belles images) :

http://brel.pfiquet.be/jojoparcours.htm

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-jojo-lavion-de-jacques-brel–24348.htm

http://tahitinui.blog.lemonde.fr/2007/01/28/jojo-lavion-de-jacques-brel/

Une partie de l’histoire de l’Askoy 2, le voilier de Jacques :

http://www.audierne.info/pagesphp/actualites/articles/2012/askoy.php

Nombreux liens pointant vers Jacques Brel :

http://www.google.fr/search?client=safari&rls=en&q=jacques+brel+wikipedia&ie=UTF-8&oe=UTF-8&redir_esc=&ei=2MhyUO20EarV0QXFmYDIDg

Quelques informations sur France Brel, la seconde fille de Jacques, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel (avec une très jolie photo) :

http://www.tbx.be/fr/VIB/170/app.rvb

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Informations concernant :

Madly Bamy, la dernière compagne de Jacques lors de son séjour aux Marquises :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maddly_Bamy

François Rauber, chef d’orchestre et arrangeur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Rauber

Gérard Jouannest, pianiste et accompagnateur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gérard_Jouannest

Jean Corti, accordéoniste attitré de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Corti

Quelques précisions concernant sa tombe au cimetière d’Atuona :

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-tombe-de-jacques-brel-24347.htm

Interview de « Miche », la femme de Jacques Brel :

http://www.polyamour.be/news.php?extend.59

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Je n’ai malheureusement rien trouvé de transcendant concernant Georges Pasquier, dit « Jojo », l’ami de toujours, rencontré en 1955 ; juste une petite photo et une ligne, une malheureuse petite ligne dans une des biographies de Jacques qui précise «Georges Pasquier (alias " Jojo ") qui deviendra son régisseur et l’un de ses plus fidèles compagnons. » C’est bien mince pour résumer 23 ans d’une amitié d’une densité exceptionnelle…. J’en suis véritablement désolé mes ami(e)s

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabrielle_Vincent

 

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http://primerose.blog.club-corsica.com/art-un-hommage-a-jacques-brel,-pps-merveilleux_31352.html?wt=1

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2014

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Un proverbe populaire dit que « la nuit tous les chats sont gris »

J’ai eu récemment l’occasion, au cours d’une de mes dernières nuits besogneuses comme elles le sont quasiment toutes depuis près d’une décennie, de voir des chats mais aussi bien d’autres choses en couleurs grâce à la magie d’un lien pointant vers un espace qui m’a beaucoup parlé. Cet espace est animé, de pinceau et de plume de maitre, par un certain Ibara, surnommé le « peintre de l’extrême »

La vitrine de ce magicien aux œuvres lumineuses expose des toiles mais aussi nombre de commentaires et de ressentis personnels plus que parlant concernant des artistes qu’il apprécie. J’y ai vu, notamment, puisque le lien pointait vers ce trésor, un travail de pinceau mais aussi de plume concernant l’un de mes maitres, un belge ayant été élu « plus grand belge du siècle » par les lecteurs d’un grand journal d’Outre-Quiévrain et ce « maestro » n’est autre que Jacques Brel.

J’ai été saisi, pas tant par la « patte » et le trait riche d’Ibara mais par sa plume qui décrivait un Jacques Brel que je voyais s’animer par le verbe riche et documenté d’un Ibara qui a dû sans doute revivre ce qu’il avait connu en le couchant sur l’écran de ses nuits blanches.

Enthousiasmé par le verbe poétique et alerte d’Ibara, tout de mouvements amples et parfois saccadés comme Jacques l’était lors de ses récitals, j’ai ressorti de mon coffre aux trésors le dernier texte que j’ai consacré à Jacques à l’occasion de la commémoration, en octobre dernier, de la 34ème année de sa disparition, un article que j’ai apposé en commentaire sur la page d’Ibara consacrée à Jacques.

J’ai reçu ce matin un commentaire, signé Ibara, que je vous livre ci-après ainsi que la réponse que j’ai formulée concernant ce commentaire.

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Le message d’Ibara :

« Bonjour,

Je vous remercie pour vos commentaires sur mon blog.

Je découvre le votre que je trouve très intéressant et que je ne manquerai pas de visiter très souvent.

Je vous souhaite une belle journée.

Bien cordialement,

Ibara »

www.ibara.fr

www.espace-ibara.com

J’invite les lecteurs à consulter le blog et le site d’Ibara en cliquant sur les deux liens vert figurant ci-dessus qui les amèneront au cœur de l’univers remarquable de ce peintre et écrivain de talent.

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Ma réponse à Ibara :

Cher Ibara,

Recevoir un commentaire valorisant de la part d’un artiste de votre dimension reste, pour moi, un moment non feint de pure émotion, déclenché par cette certaine forme de reconnaissance due au regard que vous portez sur mon modeste travail de création par l’âme sensibilisée aux émotions de toutes sortes qui vous anime.

Je dois vous avouer, à ma grande honte, que je n’ai découvert votre existence tout autant que l’expression de votre art que tout récemment par l’intermédiaire d’une requête mise en place par mes soins, il y a quelques années maintenant, concernant l’immense artiste qu’était Jacques Brel.

Cependant, à la réflexion et après avoir visité votre site et observé votre travail d’envergure dimensionnelle, je me suis dit que je vous ai déjà vu, notamment au cours d’une émission de télévision il y a fort longtemps.

J’ai apprécié votre galerie de portraits ainsi que les riches commentaires agrémentés quelquefois de l’expression du ressenti que vous portez et exprimez avec beaucoup d’aisance sur certains artistes que semblent vous parler, vous toucher, vous sensibiliser même.

Je me dois maintenant, pour tenter de faire comprendre les motivations qui m’animent, de vous apporter quelques indispensables précisions concernant mon parcours récent.

Je suis poète, écrivain, pamphlétaire, satiriste, journaliste, chroniqueur et photographe indépendant, politiquement incorrect, libre et, plus que jamais, fier de le demeurer.

Ma vie a basculé en 2003 suite à la tragique disparition, en moins de 3 semaines, de mes 3 plus chères amies, toutes trois assassinées ; parmi elles, figurait celle qui devrait partager ma vie depuis décembre 2003 et qui a été “liquidée” à 3 mois de notre mariage. Suite à ces drames insurmontables pour tous, 3 membres des deux familles auxquelles appartenaient mes amies sont morts de chagrin en l’espace de 3 mois.

C’est à cette époque que je suis devenu écrivain car les dons fabuleux qui sommeillaient au fond de moi se sont subitement réveillés.

Depuis 2003 j’ai écrit plus de 10 ouvrages, composé plus de 5000 poèmes et mon blog, ouvert le 23 décembre 2005 et dédié à l’âme de mes 3 amies disparues tragiquement, comporte plus de 2000 articles, ce qui représente près de 9000 pages de rédactionnel.

Ce blog, « le forum de l’écrivain », un monument honorifique dédié à l’âme de mes 3 amies, sorte de tribune particulièrement virulente quelquefois, aborde tous les sujets de société. Il met en lumière et dénonce les travers de notre société corrompue jusqu’à la moelle dans un style littéraire de bon aloi mais il encense aussi parfois ceux qui méritent d’être aidés. Le sous titre de ce « pavé d’expression libre » : « une vision toute autre du 21ème siècle » est un programme en soi, à lui tout seul. L’injustice ainsi que nombre de ceux que je nomme les « nantis » de la pire espèce y sont montrés du doigt et ont régulièrement droit aux « horreurs » de mes colonnes qui dénoncent régulièrement la « morale des biens pensants »

Cet espace de liberté accueillant quelquefois l’article d’une amie ou d’un camarade de « combat », leur servant ainsi de tribune, qui étale à la une, pêle-mêle, articles journalistiques, œuvres satiriques, pamphlets, billets d’humeur ainsi qu’odes et ballades diverses et variées n’est que le reflet de ce qui était cher au cœur de mes princesses aujourd’hui disparues dont je suis maintenant un peu le porte-parole et l’avocat sur terre, faisant en sorte qu’elles continuent de vivre pour celles et ceux qui les ont appréciées de leur vivant.

Ce monument qui reste la plus noble et la plus grande chose que j’ai réalisée dans ma vie est lu sur les 5 continents, c’est ce que j’ai vu sur les rapports annuels 2011 et 2012 de WordPress, l’hébergeur de mon blog.

A titre indicatif, le forum a été vu 18 000 fois en 2012 dans 93 pays différents.

Il est complété par la page de « Jean Claude Lataupe », mon pseudonyme d’écrivain pamphlétaire ; une page d’expression libre, elle aussi et qui est hébergée sur le plus grand réseau social de la planète.

Le savoir est le passeport pour la liberté.
Le droit et le devoir de savoir et d’agir doivent être une obligation pour tous.
Ecrivainparisien


https://ecrivainparisien.wordpress.com/
http://www.facebook.com/jeanclaude.lataupe

Bien à vous, cher Ibara et encore merci.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Ibara, Peintre de l’extrême, Peinture, Ecriture, Œuvres en temps réel, Jacques Brel

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J’avais neuf ans lorsque j’ai entendu Brel la première fois.

C’était en 1959.

C’était chez François mon meilleur copain de l’époque.

La musique provenait de la chambre de sa sœur ainée Nadine.

Nadine avait un tourne disque rien que pour elle toute seule.

Elle avait bien cinq ans de plus que moi.

Elle avait des lunettes, des gros nénés, un gros derrière et me regardait toujours de travers. Peut-être parce que je la reluquais parfois en douce, ce qu’elle avait remarqué et qui ne lui plaisait pas du tout.

Je me souviens c’était la chanson «La valse à mille temps».

J’avais été frappé par la voix du chanteur, par l’énergie qui se dégageait et par le rythme du morceau.

Quelques années plus tard j’ai vu Brel au «Palmarès des chansons» de Guy Lux.

Ce soir là, Brel était saisissant et particulièrement inspiré.

Il faisait des grands gestes avec ses grands bras qu’il moulinait dans tous les sens.

Il bougeait aussi beaucoup ses mains qu’il utilisait comme un italien volubile.

Il suait à grosses gouttes.

Il ouvrait tout le temps sa grande bouche et à chaque fois on avait l’impression qu’il allait avaler toutes ses grandes dents.

Il pleurait.

Il riait.

Il grimaçait.

Il hurlait.

Il murmurait.

Il implorait.

C’était drôlement impressionnant.

A chaque chanson, le suspens était constant.

On avait peur pour lui tellement le malheureux se donnait du mal sur scène.

Brel avait le sens du mélodrame et même celui du trémolo-drame.

C’est qu’en plus d’être un auteur-compositeur-interprète hors pair, c’était également un grand comédien qui savait tenir son public en haleine.

Comme Brassens ou Ferré, Brel est intouchable.

Il est au firmament des immortels.

On se doit de l’aimer pour ne pas passer pour un con ou un demeuré. Alors pour dire comme tout le monde je dirai moi aussi que Brel était un grand poète et j’ajouterai qu’il était belge comme l’étaient Hergé, le roi Baudouin ou Achille Talon…Ibara 

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Interrogations

 

 

Une chanson aux paroles n’ayant pas pris une seule ride en une quarantaine d’années et qui vieillit parfaitement.

Merci à Richard Anthony (j’entends siffler le train)

 

 

 

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