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Archive for décembre 2014

2014 en révision

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2014 de ce blog.

En voici un extrait :

Le Concert Hall de l’Opéra de Sydney peut contenir 2 700 personnes. Ce blog a été vu 18 000 fois en 2014. S’il était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 7 spectacles pour accueillir tout le monde.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2100 (deux mille cents)

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Bilan d’une année catastrophique

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L’année 2014 est sur le point de se terminer et cette année noire laissera de bien mauvais souvenirs dans nos esprits comme la disparition d’un certain nombre d’avions et de passagers lors de crashs aériens, par exemple. Il se trouve que 2014 reste l’année la plus noire de la décennie pour l’aviation civile commerciale.

Une année noire également que cette année 2014 pour le monde occidental qui a vu nombre d’otages être décapités par une organisation terroriste internationale d’envergure. La mort de tous ces otages Américains, Anglais et notre Français, Hervé Gourdel, tombé dans un guet-apens en Algérie, reste absolument insupportable et ne doit pas être oubliée.

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Lorsqu’on est un être humain civilisé on ne peut qu’éprouver du dégout et condamner de la manière la plus ferme qui soit une organisation « mafieuse » qui souhaite instituer la terreur en commettant des crimes abjects avec des mises en scène d’un machiavélisme et d’un cynisme sciemment et savamment calculés au nom d’une religion qui ne peut aucunement se reconnaitre dans les actes de tous les bourreaux fanatiques qui ôtent la vie et qui ne sont finalement, qu’on le veuille ou non, que des assassins de droit commun aux yeux de la loi. La religion, quelle qu’elle puisse être, ne prône que l’amour et le bien-être, la tolérance, la compassion et l’esprit d’empathie par définition et par principes de base, en aucun cas la mort de ceux qui n’y adhèrent pas. Il ne faut aucunement faire un amalgame, plus que dangereux, entre des assassins de bas étage et des pratiquants d’une religion qui ne veulent et ne peuvent pas se reconnaitre dans des pratiques condamnables.

Le doigt accusateur

Cette année 2014 est une année néfaste à oublier au plus vite également pour la grande majorité des Français qui continue d’être dirigée et régie par des irresponsables, quasiment tous sourds et aveugles, voire malhonnêtes pour certains d’entre eux et dont l’un des seuls soucis est de continuer à engranger tranquillement les milliers d’euros que leur attribue mensuellement la manne républicaine, eu égard à leur statut d’élus auxquels on ne réclame aucune obligation de résultat d’ailleurs, pour faire encore grossir leur patrimoine personnel mais qui se gardent bien d’en « distribuer » quelques miettes aux plus démunis de leurs compatriotes, baptisés les « sans-dents » par « Moi, Président » ; du moins ce sont les propos que lui a prêté une femme revancharde, vindicative, jalouse et emplie d’un esprit de vengeance hautement développé suite à son éviction qu’elle n’a toujours pas digérée et que je ne remercie personnellement pas pour ce « moment » qui donne une image désastreuse de notre pays à l’étranger ; une image dont la France fait les frais et dont elle pourrait fort bien se passer si l’incommensurable bêtise d’une femme opportuniste et aveuglée par un esprit de vengeance primaire n’avait étalé sur la place publique et aux yeux de qui voulait le lire ou l’entendre, ses histoires personnelles ; des histoires peu crédibles au demeurant dans la mesure où tous ces bruits « d’alcôve » ne sont absolument pas vérifiables. Cette opportuniste de la pire espèce ne connait que l’odeur de l’argent, comme beaucoup, au détriment de toute considération d’éthique professionnelle liée à sa fonction et elle ne va pas manquer d’empocher de conséquents droits d’auteur concernant son brûlot, cela sans aucun état d’âme.

En somme « liberté, égalité, fraternité mais aussi solidarité » ne sont que des mots pour notre classe politique, dans sa très grande majorité ; en aucun cas des actions valorisantes qu’elle réalise personnellement…

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Les actions valorisantes sont bien souvent l’apanage de celles et de ceux qui n’ont rien ou pas grand chose mais qui connaissent le poids d’un geste gratuit, eux ; à l’instar du regretté Henri Grouès, devenu l’abbé Pierre ou encore de Sœur Emmanuelle, une religieuse belge exemplaire née dans une famille bourgeoise et qui a renoncé au « confort » lié à l’argent familial pour consacrer sa vie aux plus démunis. Quel noble sacerdoce que celui de ces deux belles personnes pour lesquelles j’éprouve beaucoup d’admiration.

Voilà donc brossée, dans les grandes lignes et dans ce deux mille centième article de votre « serviteur », cette année 2014 que je vais m’empresser d’oublier tout comme j’oublierai, au plus vite également, un certain député atteint de « phobie administrative »

Pour terminer sur une note un peu plus optimiste et chargée d’espoir, je présente à toutes les lectrices et à tous les lecteurs du « forum de l’écrivain » tous mes vœux de bonheur, de plaisir et de réussite, totale ou partielle, pour leurs entreprises personnelles et professionnelles pour l’année qui arrive à grand pas.

Je vous donne rendez-vous l’an prochain pour la suite de mes combats épistolaires en terminant par une citation du grand Jacques Brel (Fernand) « Et puis si j’étais le Bon Dieu je crois que je ne serais pas fier. Je sais, on fait ce qu’on peut, mais il y a la manière »

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Crashs aériens, Terrorisme, Décapitations, Dégout, Mafia, Liberté, Egalité, Fraternité, Solidarité, Abbé Pierre, Sœur Emmanuelle, Sacerdoce, Gouvernement, Don de soi, Phobie administrative, Brûlot,

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2099

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Encore un rappel (salutaire)

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Je vous offre en cette période de l’année, riche à tous points de vue, un article rédigé par mes soins il y a quelques années qui traite d’une association "d’utilité publique" et de sa remarquable campagne d’affichage qui demeure intemporelle comme vous pourrez le constater.

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1126

La phrase du jour : « Précarité, faim, exclusion. Vu de loin, ce sont des mots. Vu de près, ce sont des maux » Secours Catholique, Réseau mondial Caritas

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Campagne de choc

Trois affiches sont apparues depuis trois jours sur certains murs du hall de la gare de Lyon et sans doute en d’autres endroits de la capitale, probablement même en province d’ailleurs puisque ces affiches font partie intégrante d’une campagne publicitaire menée par le Secours Catholique, cette association étant d’ailleurs affiliée au réseau mondial Caritas.

Ces affiches m’ont interpelé de façon magistrale. Magistrales elles le sont effectivement par divers aspects de leur composition. En tout premier lieu le choix des mots composant les phrases de ces affiches est d’une puissance incroyable grâce à l’association des mots utilisés, justement, d’un sens paradoxal et contradictoire entre eux.

Ces mots forts génèrent en l’esprit des images choc, interpelant forcément le passant qui se trouve devenir en quelques secondes un témoin de la misère qui sévit un peu partout en France et ailleurs également.

Un exemple précis valant infiniment mieux qu’un trop long discours, même de qualité, je vous donne ci-après quelques aperçus de certains mots utilisés dans cette campagne d’affichage : Riche et pauvres ; Près et loin ; Angoisse et enfants ; etc.

La profession de foi du slogan de l’association utilise également la même technique de mots s’opposant quant à leur sens afin de créer un choc psychologique dans l’esprit du lecteur : « Etre près de ceux qui sont loin de tout »

En second lieu la forme non géométrique de ces affiches interpelle également puisque celle-ci est non conventionnelle, représentant un morceau de papier, genre affiche murale, semblant avoir été grossièrement déchirée.

Enfin ces affiches sont de couleur soutenue et de ton vif, attirant obligatoirement l’œil.

Tout cela est à mon sens fort réussi et augure d’une campagne qui marquera sans doute les esprits, du moins il faut l’espérer.

Vous trouverez ci-après les trois phrases composant ces affiches :

« La France est un pays très riche. En pauvres. »

« Il arrive qu’on puisse mieux nourrir ses angoisses que ses enfants. »

« Précarité, faim, exclusion. Vu de loin, ce sont des mots. Vu de près, ce sont des maux. »

J’ai passé plus de deux heures hier sur le site de l’association et j’ai appris beaucoup de choses. J’ai pu également télécharger sans aucune difficulté les statuts, bilans et profession de foi du Secours Catholique puisque tout est totalement « transparent ». J’ai également téléchargé plusieurs dossiers thématiques consacrés à la misère, à l’insertion et à nombre d’autres problèmes de notre société.

Tout est dit et j’invite les lecteurs à visiter sans plus attendre le site du Secours Catholique, site très professionnel au plan qualité tout comme à celui de la transparence quant aux informations fournies.

Ecrivainparisien

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http://www.secours-catholique.asso.fr/

Mots clés de cet article :

Précarité, Maux de société, Secours catholique, Caritas

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2098

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Mort dans l’indifférence (rediffusion)

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Je fais suite dans cet article à mon billet d’hier, intitulé "Minuit Chrétien" dans lequel  je parlais, entre autres choses, des déshérités.

J’ai publié, il y a fort longtemps sur cet espace un article dédié à un déshérité ayant quitté cette terre suite à une agression physique contre sa personne de la part de 3 jeunes.

Je publie donc, une nouvelle fois mon article intitulé "Mort dans l’indifférence" accompagné de l’article du parisien, seul journal ayant parlé de ce "banal" fait divers.

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 908

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Mort dans l’indifférence

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J’ai appris, hier soir, par l’agent d’accueil de la Chapelle, qu’un homme y ayant séjourné durant plus d’un an, est mort tout récemment des suites d’une agression qu’il a subie il y a environ trois semaines.

Aucun journal, hormis Le Parisien, n’a écrit une seule ligne sur cet homme ni même évoqué sa mort. Le drame vécu par ce « laissé pour compte» bien que ne faisant pas « vendre » dérange la conscience des « bienheureux ».

Triste constat d’impuissance et d’indifférence !

J’ai entendu parler de cet homme. Au hasard des discussions, glanées à droite et à gauche,  il ressort que cet homme était correct et bien plus que cela à vrai dire. Il était apprécié et avait de véritables amis. Il parlait avec tout le monde sans faire de discrimination d’aucune sorte.

Il a été agressé du côté de Maison Blanche, parait-il, pour de sordides raisons forcément inavouables d’après ce que j’ai pu comprendre après avoir « trié » les informations que j’ai entendues.

Cet homme s’appelait Louis Brouillard et avait l’âge d’être le père de beaucoup de personnes qu’il côtoyait journellement dans cette vie d’infortune qui était la sienne et celle de nombres de « déracinés ».

Bien que ne le connaissant pas je me devais de parler de sa mort qui nous concerne tous.

Un inconnu s’en est allé

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Je ne vous connaissais pas j’ai pourtant un immense respect pour vous

Vous avez quitté la triste communauté des hommes en ce mois d’août

Vous êtes parti, comme nombre de frères, dans l’indifférence générale

Vous étiez pourtant digne d’intérêt, vous qui n’avez jamais fait de mal.

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Vous avez vécu sous la Chapelle, près du Bon Dieu, durant plus d’un an

Aujourd’hui c’est lui qui va veiller au bien être de votre âme naturellement

Il veille sur vous comme il veillera sur vos frères avec bonté et déférence

Vous le valez bien, même si, pour certains, vous n’étiez pas une référence.

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Vous aimiez le dialogue qui vous amenait forcément à écouter les autres

Vous avez été pris à parti par des gens qui n’étaient pas de bons apôtres

Vous avez subi martyre vraiment inhumain après cette cruelle agression

Aujourd’hui vous avez été admis à la droite de notre Père à juste raison.

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Une seule journaliste a écrit un article sur ce véritable drame de la société

Ce manquement pointe un doigt très accusateur en direction de l’autorité

Je vous dédie ces mots, Louis Brouillard, pour qu’on n’oublie nullement

Je sais que Notre Seigneur aura miséricorde pour votre âme assurément.

Ecrivainparisien

21 août 2007

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 912

Je reproduis, ci-après, le seul article, paru dans « Le Parisien » en fin de semaine dernière ou hier, concernant Louis Brouillard dont je vous ai entretenu dans mon billet n° 908, intitulé « Mort dans l’indifférence »

Lu sur Le Parisien (date de l’article inconnue)

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La rue après une agression

(Neuilly sur Marne)

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Il avait une tête de Titi parisien. Peut-être un peu moins de gouaille, mais le caractère à la fois bien trempé et jovial. Pour tout le monde il était « P’tit Louis », un gars sans maison mais pas sans amis, qui partageait sa vie avec celles de la quarantaine de sans-domicile accueillis par l’association parisienne Cœur des Haltes à l’hôpital Maison-Blanche de Neuilly sur Marne. Jeudi soir, Louis Brouillard dit P’tit Louis est mort sur le pavé de l’avenue Jean Jaurès, à quelques dizaines de mètres du pavillon 66 qu’il regagnait chaque soir.

« Malaise cardiaque », ont conclu les secours, impuissants à ranimer le fragile sexagénaire. Mais ce malaise n’avait rien de fatal : Louis Brouillard, 62 ans, et le cœur fragile, venait de se faire agresser et frapper par trois jeunes croisés en chemin. Il était 17h30, au bord d’une nationale où ne s’élèvent que les hôpitaux de Maison-Blanche et de Ville-Evrard. Selon les témoignages de plusieurs automobilistes qui ont assisté à la scène et prévenu les secours, il aurait reçu un seul coup assez violent pour entrainer sa chute. Les trois jeunes gens se sont ensuite enfuis et ont grimpé dans un bus. Plus encore que « l’œil au beurre noir » qui marquait son visage, c’est l’émotion qui a tué Louis. Le contrecoup, sur un homme que les cahots de la vie n’ont pas ménagé.

« Tout le monde l’aimait, il n’avait que des amis »

Hier matin, dans le pavillon 66 où vivait Louis depuis deux ans, sa jovialité presque légendaire faisait place au silence et à l’abattement parmi les compagnons du SDF et les responsables de l’association. Le repas de midi s’est tristement ouvert sur deux minutes de recueillement. La bonne humeur tranquille, le regard piquant de Louis manquaient décidément dans ce pavillon dit de « stabilisation » (voir ci-dessous après l’article signé Elodie Soulié)

Francis Motemps, le directeur de l’urgence sociale à l’association connaissait P’tit Louis depuis une dizaine d’années, lorsque ce sans-abri était secouru par les maraudes à Paris et accueilli dans les foyers. « Il avait travaillé dans la mécanique de précision, croit se souvenir le représentant de Cœur des Haltes, puis il s’était retrouvé seul. Il est tombé malade et a vécu une période de vaches maigres. » Depuis deux ans, il avait sa chambre à Neuilly, de nouveaux repères et « tout le monde l’aimait, il n’avait que des amis ici », soupire Francis Motemps. Louis Brouillard gardait de loin en loin contact avec ses deux enfants, même s’il les voyait peu.

Que s’est-il vraiment passé, jeudi après-midi à trois minutes de « chez lui » ? Confiant dans l’enquête de la police judiciaire, l’entourage de Louis reste partagé entre la condamnation d’une violence gratuite et la conscience que, hélas, peut-être, le sans-abri aurait pu provoquer l’incident. A Cœur des Haltes, on ne veut pas se voiler la face : quand Louis partait ainsi vivre sa vie, comme beaucoup de ces « accidentés de la vie », il lui arrivait d’un peu trop remplir son verre. Il pouvait « avoir le verbe haut et le langage fleuri… », devenir « un peu vif ». Jamais agressif, « c’était un gentil », répète Francis Motemps. Alors même si le sexagénaire a pu croiser le verbe avec les trois jeunes aperçus par les témoins, il n’empêche, « c’est leur violence qui l’a tué, ça nous fout tous en l’air »

Elodie Soulié

Un pavillon pour les SDF vieillissants

L’Association Cœur des Haltes gère aujourd’hui deux anciens pavillons de l’hôpital Maison-Blanche, où elle accueille environ 80 sans-abris. Le bâtiment 66 est réservé depuis son ouverture, en 2006, aux SDF les plus âgés pris en charge par l’équipe de Cœur des Haltes : Tous ont plus de 55 ans, l’âge où « certains attendent d’aller en maison de retraite, d’autres un hypothétique retour dans leur famille. Mais beaucoup resteront ici », explique Francis Motemps, le directeur de l’urgence sociale de l’association. « Le principe est de toute façon de ne pas prendre en compte la notion de temps. Trois mois ou dix ans, qu’importe, ces gens ont besoin de se poser. » Logés dans des chambres doubles, pour la plupart, et quelques chambres individuelles, les hommes accueillis à Neuilly-sur-Marne peuvent y rester en permanence ou en partir quand ils le décident, « Ils vivent ici dans les règles de toute vie en communauté ». A quelques mètres, un autre pavillon héberge des hommes plus jeunes. Les 80 places d’hébergement ne connaissent en tout cas pas de morte-saison.

E.S

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Mots clés de cet article :

Drame, Mort, Agression, Louis Brouillard, Le Parisien

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 2097

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Minuit chrétien

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En cette période de l’année correspondant à celle des fêtes parmi les plus suivies en France mais aussi dans le monde, j’aimerais évoquer avec vous, lectrices et lecteurs qui me suivez depuis plus d’une décennie pour certaines et certains parmi vous, j’aimerais évoquer, disais-je donc, quelques problèmes me tenant à cœur.

L’hiver est là et la température flirte souvent avec le zéro du thermomètre tout comme brume et brouillard ont acquit droit de cité depuis quelques temps déjà.

Je pense, en cet instant, à tous les déshérités de la vie ; Dieu sait s’ils sont de plus en plus nombreux, d’année en année, à connaitre les affres de la solitude et de la désocialisation "forcée" puisque notre société, devenant de plus en plus égoïste, ne leur laisse que peu de chances de pouvoir se réinsérer.

Les centres d’hébergements d’urgence sont totalement dépassés par une situation qu’ils ne sont plus en mesure de maitriser puisque les crédits de fonctionnement qu’accordent l’Etat et les collectivités locales et territoriales aux différentes associations sont de plus en plus réduits. Je n’en veux pour preuve que les rapports établis par Emmaüs et les Restos du cœur, entre autres exemples, qui pointent régulièrement du doigt ce problème récurrent.

Puisque je viens d’évoquer l’œuvre bienfaitrice créée par le regretté Coluche j’aimerais saluer ici les nombreux bénévoles qui œuvrent dans toute la France au profit de cette institution charitable, digne d’intérêt pour les plus démunis dont le nombre ne cesse d’augmenter d’année en année, un signe évident que notre société va de plus en plus mal.

Certaines opérations sont également mises en place à l’approche de l’hiver pour récupérer et collecter des denrées non périssables au profil des plus déshérités dans le hall de certains supermarchés.

Je trouve que cela est une bonne chose en soi. A ce propos ma charmante voisine avec laquelle j’ai eu l’occasion de converser le weekend du Téléthon me racontait qu’elle avait eu l’occasion de voir, il y a quelques années, une dame et sa fille, toutes deux collectrices de denrées pour une opération de ce type, quitter le magasin avec leur caddie plein des dons faits par des clients puis de s’approprier les dons en question. Ces deux personnes indélicates ont été dénoncées et ont été radiées de l’association à laquelle elles appartenaient toutes les deux.

Il est désolant de voir que certains profitent de la misère pour commettre des délits. Honte à ces gens là.

Puisque j’en suis aux griefs je souhaiterais également aborder un sujet qui fâche, du moins qui me fâche, celui de l’opération baptisée "Pièces Jaunes" Il est de notoriété publique qu’une partie non négligeable de cette collecte n’allait pas aux personnes censées en bénéficier mais servait à payer les nuits d’hôtels 5 étoiles des "VIP" de cette tournée. J’ai eu l’occasion de lire, comme beaucoup, qu’un des "poids lourds" de cette association s’était fait flasher au volant d’une grosse Porsche en excès de vitesse, un véhicule immatriculé au nom de l’association "Pièces Jaunes".

De qui se moque-t-on ?

Pour rester dans le même registre à la couleur glauque je vais évoquer une autre collecte nationale, d’ampleur bien plus grande puisque je parle du Téléthon qui mobilise chaque année, début décembre, des milliers de bénévoles œuvrant au profit de l’AFM.

On demande à chacun de mettre la main à la poche pour cette opération "humanitaire" puisque l’Etat ne se sent pas concerné alors qu’il devrait l’être au premier chef mais ce qu’on sait nettement moins c’est que France Télévisions, le maitre d’œuvre et cheville ouvrière de toute cette opération ne montre aucunement l’exemple puisque France Télévisions facture sa prestation plusieurs millions d’euros à l’AFM, privant ainsi les chercheurs d’une somme d’argent considérable qui ne s’en va donc pas à la recherche. Pour clore cette rubrique j’aimerais dénoncer les tests pratiqués sur les animaux par les chercheurs dans le cadre des expérimentations faites au profit des maladies génétiques et orphelines.

Pour en revenir aux associations et au mythique numéro d’urgence qu’est le 115, un numéro créé par le Samu social à l’initiative du docteur Xavier Emmanuelli en 1993 à Paris et que tout un chacun peut appeler gratuitement, de 7 heures à 23 heures, il faut savoir que ce numéro est rarement disponible puisque le plateau ne dispose pas de membres en nombre suffisant pour pouvoir répondre aux très nombreux appels qu’ils reçoivent.

Il y a pourtant des crédits en France dont certains sont attribués par l’Etat mais aussi par l’Europe ainsi que par les collectivités territoriales et locales à certaines villes du sud de la France pour aider les corridas et les éleveurs de taureaux de combats, par exemple.

A mes yeux et à ceux de bien des gens cet argent serait infiniment plus utile aux associations s’occupant de déshérités plutôt que pour renflouer les caisses d’une activité qui se meurt doucement et reste en déficit permanent chronique et récurrent par manque de fréquentation. D’autre part de plus en plus de Français condamnent cette activité rétrograde et sanguinaire contraire à la morale. La corrida n’a nul besoin de subventions et si elle souhaite perdurer elle doit s’auto financer elle même puisqu’elle génère une activité financière importante dans une économie opaque et souterraine dénoncée par certains.

Les fêtes de fin d’année sont également une période bien triste pour ceux que je nomme affectueusement les "petits vieux" et je souhaiterais saluer, en passant, les "Petits frères des Pauvres" une vénérable institution qui apporte soutien aide et chaleur humaine à bien des gens souvent isolés et emmurés dans un lourd silence puisque nombre de ces personnes n’osent pas se manifester et demander ; par fierté, sans doute.

Ma gorge se serre en ce moment en pensant à tous ces petits vieux très dignes qui n’ont parfois pas la possibilité de manger à leur faim et qui se contentent quelquefois d’un bol de soupe chaude pour unique souper. Ils sont seuls, souvent oubliés de tous et les heures leur semblent sans doute longues et pénibles…

La solitude est bel et bien un fléau moderne et contrairement aux paroles de la chanson de Gilbert Bécaud j’affirme que la solitude existe… Je l’ai connue et côtoyée à plusieurs reprises au cours de ma vie et je ne suis pas le seul, je pense.

J’ai connu la solitude, en effet, tout comme j’ai connu la maladie ; une maladie grave, pudiquement nommée officiellement "longue maladie" et je souhaiterais dire quelques mots concernant le personnel de santé qui mérite des éloges et des louanges amplement mérités.

Médecins, chirurgiens, infirmières et infirmiers mais aussi aides-soignantes et aides-soignants sont toutes et tous des professionnels confirmés et confrontés à la maladie, à la douleur, à la souffrance, parfois à la misère physique ou intellectuelle et font face avec un esprit tout à fait admirable à toutes les situations.

Pour terminer cet article j’aurai une pensée respectueuse pour les pompiers qui vont se trouver de service au cours des fêtes qui arrivent à grand pas mais aussi pour les services d’urgence des hôpitaux qui vont devoir faire face, bien malgré eux, à un afflux non négligeable de gens inconscients dont certains auront abusé de boissons alcoolisées.

Je voudrai dire à ces derniers qu’on peut très bien faire la fête et rester digne.

Un dernier mot à toutes et à tous : boire ou conduire, il faut choisir.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Samu Social, Emmaüs, Restos du Cœur, Coluche, Petits frères des Pauvres, Sans abris, Téléthon, Pièces jaunes, Pompiers, Médecins, Bénévoles,

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