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Archive for octobre 2012

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1928

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Qui aime bien châtie bien !

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Remède de cheval

Faites vos jeux, rien ne va plus !

Impair, rose et manque, la banque étatique empoche !

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Vous y aviez cru au coup hongrois, n’est-ce pas ?

Le coup hongrois c’est un peu comme le « Canada Dry », une potion plutôt légèrement amère qui ressemble à du « Sarko », qui n’a pas vraiment tout à fait la couleur du Sarko (quoiqu’à bien y regarder…), qui remue beaucoup moins que le « Sarko » mais qui a le gout aussi prononcé, voire d’avantage, que le « Sarko », essentiellement à cause de l’éphémère et pseudo effet euphorisant de ce nectar faussement ambrosiaque ; un effet boomerang récemment ressenti par beaucoup. Cette potion miracle, n’étant pas signée par Rockefeller mais par un de ses lointains et nouveaux petits cousins par alliance, s’appelle, non pas le sirop Delabarre mais l’élixir Hollande ; un soporifique redoutable qui a endormi tout le monde, ou presque, mieux que le plus lénifiant des discours d’un énarque.

Cette potion magique (pour quelques uns, comme précédemment) est une vraie boisson d’homme, comme celle du temps du mexicain des tontons flingueurs qui commence à faire des ravages et dont certains éléments entrant dans sa composition ne sont mentionnés ni sur l’emballage ni sur l’étiquette.

Ce breuvage est dangereux pour la santé du budget familial de bien des ménages qui ne ménagent pourtant pas leur peine et il reste, dans tous les cas de figure, à consommer avec la plus extrême des modérations si d’aventure vous souhaitez rester vigilants et en forme, tant au plan physique que psychique pour les années noires à venir, des années au cours desquelles vous risquez fortement de ne pas voir la vie en « rose »

Lataupe, conseiller, politiquement incorrect.

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Mots clés de cet article :

Potion magique,

Santa Puts on His Gloves

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1927

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La grande muraille de la discorde

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La Chine est parait-il un pays en pleine expansion économique, ce qui est vrai sous certaines conditions tout de même car je ne suis pas homme à me laisser mener par le bout du nez comme le chinois de base et j’affirme, haut et fort que l’expansion économique chinoise se fait au détriment de l’homme dans un pays où la caste dirigeante « s’assoit » allègrement sur les principes humains comme les Droits de l’Homme justement mais aussi sur bien d’autres valeurs et cette caste dirigeante n’obtient une certaine adhésion que par contrainte et hantise qu’elle exerce sur son peuple ; un peuple brimé, outragé, néantisé mais qui se tait par peur d’une coercition scandaleuse. Un peuple pleinement et totalement exploité qui trime au-delà de la raison et qui travaille quasiment sept jours sur sept pour un salaire de misère étant une véritable insulte à la dignité humaine. Un peuple qui trime donc, comme je l’écrivais plus avant, sans aucune garantie de quelque nature qu’elle soit, sans aucune protection sociale ni matérielle pour ce qui concerne les protections obligatoires propres à chaque corps de métier, sans droit de grève et sans droits syndicaux d’aucune sorte, un peuple épié et surveillé par des « chefaillons » qu’on a embrigadés en leur inculquant les « vertus » du pire comme étant celles du meilleur.

La Chine est un pays qui ne respecte aucunement les droits, de l’homme bien sur mais aussi ceux de l’animal puisqu’en Chine on « mange » tout ce qui bouge sans aucun état d’âme. La Chine est un pays dans lequel l’individu n’est pas comptabilisable en tant qu’entité : un pays qui traite la femme comme étant du bétail, malheureusement ; un pays dans lequel la mort d’un individu mais aussi celle d’un enfant ne comptent pas ; un pays dans lequel les condamnés à mort sont haïs par les familles de leurs victimes ; un pays dans lequel les homosexuels sont abattus d’une balle dans la nuque, balle, ô cynisme suprême, dont le cout est réglé par la famille de l’individu exécuté ; un pays dans lequel on enferme les mendiants derrière des cages métalliques dans certaines provinces, histoire de ne pas « indisposer » les touristes ; c’est tout ça la Chine des descendants de Mao ; un pays qui n’a jamais connu la démocratie ni la république… Un pays dans lequel je ne pourrais ni ne voudrais vivre à aucun prix. Un pays dans lequel la liberté individuelle mais aussi collective n’a jamais existé  et dans lequel le culte de la personnalité est élevé au rang d’art… Un passif au poids impressionnant pour un pays qui reconnait, par la voix de l’un de ses responsables que le système est corrompu, comme on peut s’en rendre compte en lisant une partie de sa déclaration figurant ci-dessous :

« M. He, membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a cependant reconnu qu’assainir le système serait une tâche de longue haleine, en assurant que personne ne serait à l’abri d’éventuelles poursuites. "Les personnalités corrompues, quel que soit leur rang, seront poursuivies de façon implacable et ne pourront échapper à la sanction", a-t-il affirmé. Selon lui, sur 660 000 cadres sanctionnés par le Parti pour corruption en cinq ans, 24 000 ont été jugés pénalement. »

Comment peut-on croire un régime tel que celui-ci dans lequel l’humain est considéré comme quantité négligeable et négligée ?

Comment peut-on accorder une quelconque crédibilité aux propos tenus par ce pseudo responsable qui démontre brillamment dans ses paroles le manque de résultat de la politique qu’il est censé mener et appliquer ? 660 000 cadres « sanctionnés » par le « Parti » pour seulement 24 000 jugés et en cinq ans, en plus ! Quel piètre et médiocre résultat pour le Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois !

Assainir le système mis en place en Chine, comme l’affirme ce pseudo responsable, est chose totalement impossible à court ou moyen terme pour la simple raison que ce régime totalitaire comprend des membres qui sont tous corrompus à un titre ou un autre et il est bien connu qu’on ne scie jamais la branche sur laquelle on est assis.

Lataupe, pamphlétaire 

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Mots clés de cet article :

Chine, Parti, Travail, Droits de l’homme, Corruption,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1926

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En réponse à un article paru dans les colonnes de Marianne :

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Michel Onfray s’indignait, écrit Marianne, et s’indigne encore et toujours contre la barbarie que représente les corridas et il est loin de représenter un cas isolé puisque nous sommes plusieurs millions dans le même cas que lui. Ce qui m’indigne personnellement c’est qu’une certaine « Aliocha », genre chevalier d’Eon (c’est bien pratique un masque dans certains cas), au discours prétentieux autant que lénifiant ose prétendre avec une outrecuidance et un art pompeux de la provocation consommée qu’il existerait des « codes de l’art tauromachique » ; des « trucs » et des « machins » genre « code d’honneur » qui expliqueraient la méthode pour assassiner dans les règles de l’art.

Foutaise que tout ce décorum et tout ce qui s’y rattache ! Foutaise que tous ces pantins en costume cousus de vieil or qui, sous couvert d’une loi qui les protège dans 4 départements français, s’autorisent et se permettent de maltraiter puis d’assassiner des animaux nobles et sans défense par rapport au machiavélisme étant de mise dans la préparation de l’animal en vue de son sacrifice.

Foutaise que tout cela, il y a assassinats prémédités, programmés, perpétrés, avérés, déclarés et finalement constatés lors de ces corridas, des spectacles originaires d’Espagne et importés chez nous il y a 160 ans ; des spectacles pitoyables parce que sanguinaires et qui ne sont aucunement issus de traditions françaises.

Près de 80% de la population française est hostile aux corridas et n’aura de cesse de continuer à monter au créneau tant que l’animal continuera d’être considéré, aux yeux de la loi, comme un objet avec lequel on peut s’amuser et se défouler en toute tranquillité et toute innocence et surtout en toute impunité. En écrivant ce qui précède je pense, en premier lieu, aux taureaux, bien sur, qui paient depuis environ 160 ans sur le sol français, un lourd tribut à l’imbécilité, à la cruauté et à la barbarie ancestrale, issue en droite ligne des jeux du cirque en vigueur dans l’Empire romain. Mais je parle également des chevaux et plus généralement de tous les animaux massacrés pour leur fourrure, par exemple ; je pense aussi à ceux qui se battent entre eux, les coqs de combat, pour assouvir les pulsions sanguinaires de quelques refoulés atteints de psychopathies compulsives diverses et variées, toutes formes de déviances psychiques que l’on rencontre aussi parmi les spectateurs attitrés des bancs de l’arène.

Tous les actes de torture entrainant la mort de l’animal sont tous des assassinés prémédités et programmés qui réclament une modification de la loi concernant le statut juridique de l’animal et ce, pour la grandeur et la noblesse de ce que se doit d’être l’homme.

Ecrivainparisien Crac Europe

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Mots clés de cet article :

Marianne, Michel Onfray, Maltraitance, Souffrances animales, Statut juridique animal, arènes,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1925

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Apologie d’un incontestable mythe toujours vivant

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J’ai reçu ce matin un « grand » diaporama par le fait de sa dimension esthétique visuelle, de son sens du beau mais aussi de son approche spécifique vers une incontestable dimension sentimentale ; une de ces merveilles qui transporte le spectateur de ce diaporama subjugué par tant de beauté vers un ailleurs fait de merveilles élitistes à chacune des images qu’il perçoit avec un choc émotionnel incroyable mais absolument véridique autant qu’indicible.

Ce diaporama d’excellence est consacré à une star, au sens le plus élevé et le plus noble du terme, qui s’est évanouie il y a trois décennies de cela mais qui n’en reste pas moins présente dans l’âme et dans le cœur de bien des gens, riches ou pauvres, inconnus ou célèbres, puissants ou misérables qui n’ont eu d’yeux que pour elle et ce qu’elle représentait lorsqu’elle crevait l’écran des nuits blanches de certaines et de certains.

Cette princesse véritable a eu une carrière cinématographique exemplaire et emplie de rôles forts, sensibles et à dimension humaine au plan des sentiments ; rôles dans lesquels elle savait d’instinct s’effacer pour laisser vivre et s’épanouir le personnage qu’elle se devait d’interpréter avec le caractère propre de ce dernier, tel que le prévoyaient le scénario mais aussi le metteur en scène.

Cette star a débuté dans son premier rôle au cinéma en 1953 dans un film ayant obtenu un franc succès d’entrée mais c’est véritablement en 1955 que Romy Schneider, puisque telle est le nom de la princesse du septième art dont je parle ici, crève littéralement l’écran, bénéficiant, par la même, d’une renommée et d’une notoriété mondiales incontestées en interprétant le rôle de l’impératrice Elisabeth d’Autriche, plus connue sous le nom de « Sissi » ; un rôle qui lui permettra de devenir célèbre puis d’être propulsée dans la dimension d’un mythe vivant grâce à quelques uns des rôles qu’elle a interprétés avec talent lors de la suite de sa carrière, notamment dans le « Vieux fusil », un rôle taillé sur mesure pour la tragédienne qu’elle savait d’instinct être ; une tragédienne hors norme qui a fait pleurer bien des gens dans la France profonde, à commencer par votre serviteur.

Je vous offre en lecture ou en relecture, ci-après, un article rédigé et mis en ligne par mes soins le 9 décembre 2011sur le « forum de l’écrivain », un rédactionnel qui traitait d’une exposition photographique lui étant consacrée.

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Exposition à voir avec les yeux du cœur

Elle a marqué de son empreinte l’histoire récente du cinéma par la dimension humaine qu’elle générait spontanément et naturellement. Elle savait parler au cœur des gens comme peu de personnes savent d’instinct le faire.

Elle a fait l’unanimité sur son nom. Tout le monde l’appréciait et lui portait de l’admiration, voire de l’adoration. Certains, et j’en connais, étaient même secrètement amoureux d’elle ; il est vrai que sa beauté physique était réelle et faisait quasiment l’unanimité.

Par son jeu exceptionnel elle savait nous faire sourire, nous attendrir mais aussi et surtout nous émouvoir et nous faire pleurer.

Elle était transparente et laissait place au personnage qu’elle incarnait et interprétait et auquel elle donnait vie de manière exceptionnelle.

Chaque spectatrice s’est identifiée à l’ensemble des héroïnes qu’elle faisait vivre avec talent le temps d’une soirée passée au fond d’une salle obscure et chacun vivait pleinement les joies ou les drames qu’elle mettait naturellement en lumière sur l’écran.

Lorsqu’on prononce son nom, la mémoire collective pense immédiatement à « Sissi » qui a beaucoup marqué les esprits, tout autant que « Le vieux fusil » d’ailleurs, un drame atroce que d’aucuns ont vécu dans la réalité de la vie.

Mais Romy c’est aussi « La piscine » ou « Les choses de la vie » de Claude Sautet ainsi que « Max et les ferrailleurs » ou encore « César et Rosalie » et tant d’autres succès cinématographiques incontestables qu’il serait infiniment long de citer.

Si je ne devais garder en mémoire qu’une seule image de Romy, ce serait celle de Nadine Chevalier, l’héroïne de « L’important c’est d’aimer », le film de Zulawski dans lequel elle interprétait une actrice ratée qui dans la première scène du film n’arrive pas à dire « Je t’aime » et dont le visage, empli de détresse et filmé en plan serré m’avait transpercé par la véracité des sentiments que Romy avait su y mettre. Elle a d’ailleurs obtenu l’année suivante le « César de la meilleure actrice » pour ce rôle en 1976.

Une grande exposition retraçant la vie et l’œuvre de Romy Schneider se tient actuellement dans l’espace Landowski à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) et prendra fin le 2 février 2012.

Vous pouvez participer à un grand jeu, organisé par le journal « Le Parisien » et remporter, par tirage au sort, une entrée à cette exposition ou encore un livre consacré à Romy Schneider.

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Voilà donc ce que j’ai eu plaisir à écrire dans le cadre de ma chronique du 9 décembre 2011concernant cette actrice hors pair toujours présente au « box office des incontournables » dans le cœur de bien des cinéphiles et des amateurs du petit écran.

Pour terminer ma rubrique consacrée aujourd’hui à ma seconde star du jour, après le grand Jacques, je vous offre donc quelques unes des images extraites du diaporama dont je parlais au début de mon article, images qui seront suivies du lien permettant de visionner ce très beau diaporama dans son intégralité puisque je ne puis techniquement extraire les nombreuses incrustations valorisant les images exposées sur ce chef d’œuvre.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Romy Schneider, Sissi, Le vieux fusil,

Lien pointant vers la page Wikipedia de Romy avec quelques photos rares :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Romy_Schneider

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Pour visionner le diaporama consacré à Romy Schneider, cliquez sur le lien vert ci-dessous :

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Romy et le Chancelier Willy Brandt en 1971

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1924

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Hommage à Jacques Brel : troisième partie

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9 octobre 1978 – 9 octobre 2012 : 34 ans déjà !

Six pieds sous terre : il était une fois « l’Homme de la Mancha »

Il y a 34 ans, à 4 heures 10, Jacques, Romain, Georges Brel s’éteignait à l’hôpital Avicenne de Bobigny, laissant des milliers d’admirateurs consternés et sans réactions, de par le monde, face à la disparition de l’acteur, auteur, compositeur, réalisateur et cinéaste, tout autant que skipper et pilote d’avion.

Il n’avait que 49 ans.

Il nous a laissé nombre de souvenirs heureux ainsi qu’un patrimoine culturel et artistique conséquent qui ont fait de lui un homme exceptionnel et exemplaire à plus d’un titre ; exemplaire il l’aura été au cours de sa carrière de chanteur et d’interprète tout autant que dans celle d’acteur mais aussi dans sa vie d’homme.

Jacques ne trichait pas et lorsqu’il a compris qu’il pourrait sombrer dans la facilité grâce à son talent exceptionnel de compositeur et d’interprète il a fait ses adieux ; des adieux réels et définitifs, lui permettant de se consacrer à autre chose ; à d’autres choix, à d’autres voies, à d’autres expériences comme le cinéma et la comédie musicale par exemple.

Jacques a eu la chance de pouvoir vivre quasiment tous ses rêves et s’est exprimé de manière éclatante dans tout ce qu’il a touché en allant jusqu’au bout de sa démarche, jusqu’au bout de son idée, jusqu’à la démesure parfois ; qui pourrait lui en vouloir ? Jusqu’à la déchirure même, comme il l’avait écrit et merveilleusement interprété dans « la quête ».

Jacques avait la passion qui bouillonnait en permanence au fond des veines ; c’était un puriste, un écorché vif, un perfectionniste qui écrivait ses paroles de chansons debout, dans les chambres d’hôtels qu’il occupait finalement fort peu au cours des ses nombreuses tournées annuelles puisqu’il dormait relativement peu. Il était toujours le dernier à aller se coucher ; aimant parler et découvrir les gens au cours de ses tournées mais il était également toujours le premier levé pour repartir vers d’autres destinations, d’autres aventures, d’autres succès, parfaitement mérités.

Sur scène il n’avait pas son pareil pour captiver, saisir et émouvoir son public et tous ceux qui ont eu la chance d’assister à l’un de ses récitals ne peuvent l’oublier. Jacques chantait avec sa voix si pénétrante mais aussi avec son corps, en particulier avec ses mains et avec ses bras. Jacques nous faisait vivre pleinement ses chansons ; on les voyait ses bigotes, les yeux baissés comme si Dieu dormait sous leurs chaussures et ses vieux à la démarche hésitante qui nous ont tant ému en s’excusant déjà de n’être pas plus loin ; tout comme ces marins qui pissaient comme il pleurait, lui Jacques, sur les femmes infidèles !

Jacques était unique, tout comme l’étaient son univers et ses personnages ; des personnages qui nous ont ému, nous ont fait sourire mais aussi quelquefois nous ont fait pleurer. Jacques c’était tout à la fois Mathilde, la perfide Fanette ou bien encore Frida, belle comme un soleil, mais aussi Marieke tout autant que Madeleine. Jacques c’était quelquefois Jeff, l’ami d’infortune, ou bien encore Zangra qui, hier, trop vieux général quittait le fort de Belonzio qui domine la plaine alors que l’ennemi est là et qu’il ne sera pas héros. Jacques c’était tout ça à la fois et beaucoup plus encore : Jacques c’était Benjamin Ratry, docteur à Clamecy ou bien François Pignon, cet emmerdeur si attachant ou bien encore Franz, ce paumé du petit matin au grand cœur.

Jacques c’était l’ami de quelques uns mais surtout celui de Georges Pasquier, dit Jojo, un ami exceptionnel auquel il avait accordé aveuglément sa confiance et qui le lui rendait bien. Il lui avait d’ailleurs consacré un merveilleux et émouvant hommage musical après sa disparition qui l’avait beaucoup marqué mais il avait également donné le nom de ce secrétaire, dévoué au-delà de la norme courante, à son Bichtcraft avec lequel il faisait le taxi ainsi que des évacuations sanitaires mais également régulièrement le facteur dans ces iles qu’il aimait tant.

Le nom de Brel est indissociable de celui de François Rauber, son pianiste, chef d’orchestre et arrangeur, de Gérard Jouannest, son accompagnateur sur scène mais aussi de Jean Corti, son accordéoniste attitré durant 6 ans (1960-1966)

En ce jour, si particulier pour quelques amputés du cœur qui ont trop ouvert les mains, mes pensées se tournent vers France, sa seconde fille, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel à laquelle je dédie cet article tout autant qu’à « Miche », sa mère, et femme de Jacques veillant aux destinées des éditions « Pouchenel » mais aussi aux nombreux admirateurs de Jacques et j’offre, à tous, l’œuvre qui suit, composée en ce jour de mémoire dédié à Jacques, notre ami.

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors ! Là-bas, au large, dans le petit cimetière d’Atuona à Hyva Oa, tout près de Paul Gauguin ; sur ce petit atoll perdu du pacifique à 1800 kilomètres de Tahiti.

Ecrivainparisien 9 octobre 2012

Patrimoine en or

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Il y a eu trente quatre ans, la vie quittait ton corps

Le destin injuste nous aura privés de ton talent en or

Ta voix reste cependant en nous comme un joli trésor

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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L’Askoy 2 restera, fort longtemps, amarré au port

Quelques vieux chevaux blancs servent bien le décor

Là-bas, sous les beaux cocotiers, le vent chante encore

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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A Vesoul, aujourd’hui, tu resteras bien le plus fort

L’ennemi sera là mais il y aura aussi Terpsichore

La perfide Fanette sera toujours en parfait désaccord

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

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Ton œuvre est très riche, nous sommes tous en accord

On pourrait créer avec tes succès nombre de collectors

Tu détiens, toujours bien quelques très beaux records

Non, Jacques, oh non, tu n’es pas mort, tu dors !

Ecrivainparisien 9 octobre 2012

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Pour refermer ce livre des émotions, je remercie du fond du cœur toutes celles et tous ceux qui m’ont fait l’honneur de la lecture des trois articles que j’ai rédigés avec fierté, plaisir et émotion concernant celui qui restera, pour toujours, « notre » ami à tous.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Commémoration, Jacques Brel, Fondation internationale Jacques Brel, Atuona, Hyva Oa, François Rauber, Gérard Jouannest, Jean Corti, Amsterdam, Editions Pouchenel

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Quelques liens pour compléter ce dossier concernant Jacques Brel :

Site officiel Jacques Brel : http://www.jacquesbrel.be/

Jacques Brel sur Wikipedia :

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel

Les Editions Jacques Brel sur Facebook :

https://www.facebook.com/pages/Editions-Jacques-Brel-Bruxelles/101828353235640?sk=map&activecategory=Photos&session_id=1333944953

Historique de Jojo, le Bitchcraft de Jacques (belles images) :

http://brel.pfiquet.be/jojoparcours.htm

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-jojo-lavion-de-jacques-brel–24348.htm

http://tahitinui.blog.lemonde.fr/2007/01/28/jojo-lavion-de-jacques-brel/

Une partie de l’histoire de l’Askoy 2, le voilier de Jacques :

http://www.audierne.info/pagesphp/actualites/articles/2012/askoy.php

Nombreux liens pointant vers Jacques Brel :

http://www.google.fr/search?client=safari&rls=en&q=jacques+brel+wikipedia&ie=UTF-8&oe=UTF-8&redir_esc=&ei=2MhyUO20EarV0QXFmYDIDg

Quelques informations concernant France Brel, la seconde fille de Jacques, Présidente de la Fondation Internationale Jacques Brel (avec une très jolie photo) :

http://www.tbx.be/fr/VIB/170/app.rvb

Informations concernant Madly Bamy, la dernière compagne de Jacques lors de son séjour aux Marquises :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Maddly_Bamy

 

François Rauber, chef d’orchestre et arrangeur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Rauber

Gérard Jouannest, pianiste et accompagnateur de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gérard_Jouannest

Jean Corti, accordéoniste attitré de Jacques :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Corti

 

Quelques précisions concernant sa tombe au cimetière d’Atuona :

http://www.tahitiheritage.pf/fiche-tombe-de-jacques-brel-24347.htm

Interview de « Miche », la femme de Jacques :

http://www.polyamour.be/news.php?extend.59

Je n’ai malheureusement rien trouvé de transcendant concernant Georges Pasquier, dit « Jojo », l’ami de toujours, rencontré en 1955 ; juste une petite photo et une ligne, une malheureuse petite ligne dans une des biographies de Jacques qui précise «Georges Pasquier (alias " Jojo ") qui deviendra son régisseur et l’un de ses plus fidèles compagnons. »

C’est bien mince pour résumer 23 ans d’une amitié d’une densité exceptionnelle…. J’en suis véritablement désolé mes ami(e)s

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Jacques Brel au Festival de Cannes, le 28 mai 1976.

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Plaque apposée sur la maison natale de Jacques..

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Un des 24 portraits de Jacques, réalisés par Gabrielle Vincent, auteure et illustratrice belge

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gabrielle_Vincent

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Le Bitchcraft Bonanza que Jacques avait baptisé Jojo en hommage à Georges Pasquier, son secrétaire et homme de confiance.

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Jacques barrant Askoy 2.

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Nos amis bretons, gens de mer connaissant bien le monde des bateaux volent au secours d’Askoy 2.

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Inaccessible étoile

Belle profession de foi de la part de Piet Wittevrongel.

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La tombe de Jacques à Atuona, le petit cimetière d’Hiva Oa, toute proche de celle du peintre Paul Gauguin.

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Inscription figurant sur une plaque située à gauche de la stèle de Jacques lorsqu’on lui fait face.

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Supplément d’information

Message reçu le 9 octobre, dans la matinée, émanant de la Fondation Internationale Jacques Brel, message rédigé par le secrétaire de France Brel en réponse à l’envoi de mon article de ce jour concernant la commémoration des 34 ans de la disparition de Jacques :

Merci Cher Monsieur pour votre message dont France prendra connaissance dès que possible.

Ce jour particulier sera marqué par l’annonce du nouveau site : www.jacquesbrel.be sur lequel je vous souhaite – et à tous vos correspondants – de retrouver les émotions et les informations que votre attachement mérite.

Bien à vous.

Francis de Laveleye.

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Le 9 oct. 2012 à 03:53, Jean Claude Lataupe a écrit :

Chère France,

Vous voudrez bien trouver, ci-dessous, les liens pointant vers le troisième article que j’ai consacré à Jacques (2 hier et celui-ci mis en ligne à l’instant) à l’occasion de la commémoration des 34 ans de sa disparition, des articles figurant sur mon blog “le forum de l’écrivain” que j’ai également apposés sur ma page Facebook et sur celle de quelques unes et de quelques uns de mes plus fidèles lectrices et lecteurs dont quelques amies et amis belges.

Je vous souhaite de vivre de bons moments à la lecture de mon travail à la gloire de l’un de mes maitres à penser.

Je souhaiterais obtenir une faveur de votre part. Si vous jugez mon travail d’aujourd’hui digne et valorisant pour ce qu’a été Jacques, je souhaiterais que vous le fassiez paraitre sur la page Facebook de l’Association, à défaut que vous y mettiez le premier lien qui figure ci-dessous.

Je vous en remercie par avance, France.

Ecrivainparisien

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https://ecrivainparisien.wordpress.com/2012/10/09/hommage-jacques-brel-troisime-partie/

https://ecrivainparisien.wordpress.com/

 

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Le savoir est le passeport pour la liberté.
Le droit et le devoir de savoir et d’agir doivent être une obligation pour tous.

Ecrivainparisien

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1923

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Hommage à Jacques Brel : seconde partie

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On t’aime encore

9 octobre 2008 par Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1254

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Spécial hommage à Jacques Brel

Seconde partie

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La pensée du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « La qualité d’un homme se calcule à sa démesure ; tentez, essayez, échouez même, ce sera votre réussite. »

[Jacques Brel]

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On t’aime encore

Il y a trente ans, au petit jour il glissait vers les abysses, une valise dans chaque main.

Jacques Brel nous quittait il y a trente ans, ce 9 octobre 1978 mais l’amour que l’Homme de la Mancha éprouvait pour son prochain n’est pas mort, non, il vit encore !

L’exceptionnel héritage qu’il a abandonné et légué à la postérité continue de vivre et de prospérer par l’intermédiaire de ceux qui lui redonnent un nouvel élan, une nouvelle impulsion, une nouvelle jeunesse.

L’œuvre de Jacques est intemporelle et universelle, demeurant intacte. Elle traverse le temps et l’espace son œuvre, cette œuvre qui parle au cœur des hommes.

On continuera longtemps encore à sentir la morue jusque dans le cœur des frites du côté d’un port qu’il a immortalisé en 1964 au cours d’un mémorable récital qu’il donna à l’Olympia qui ne s’appelait pas encore Bruno Coquatrix.

Bertrand Dicale, journaliste au Figaro écrivait à ce sujet le 14 octobre 2007 :

[Dans le port d’Amsterdam… On la connait bien, cette voix qui enfle en roulant les « r », sur les accords lents de l’accordéon qui met quelques dizaines de secondes à se mettre au pas de valse du chant. Jacques Brel bute un peu sur le nom d’Amsterdam au début du deuxième quatrain du premier couplet, le piano entre au deuxième couplet, au milieu duquel l’accordéon prend des accents de dancing dans un mouvement irrésistible qui, rejoint par les sonneries de cuivres de l’orchestre, mène à l’explosion finale – Brel clamant « Dans le port d’Amsterdam, dans le port d’Amsterdam ». 
Cela dure 3 min 20, y compris quinze secondes d’applaudissements au début et à la fin de l’enregistrement. Que l’on ait acheté les 33 tours de Brel l’un après l’autre à mesure de leur parution, ou que l’on possède son intégrale en CD, ou que l’on veuille aller plus loin que la seule compilation que l’on possède, on cherche souvent un autre Amsterdam, un Amsterdam en studio. Il n’y en a pas. Brel n’a enregistré une de ses chansons les plus célèbres qu’une seule fois, un soir d’octobre 1964 à l’Olympia. Pourquoi ? Notamment parce qu’il n’aimait guère Amsterdam. 
Des années plus tard, son fidèle arrangeur François Rauber nous expliquait tout ce que cette chanson pouvait avoir de défauts aux yeux de Brel. Notamment, il n’était pas tout à fait convaincu par la tautologie des premiers vers du premier couplet (« Dans le port d’Amsterdam/ Y a des marins qui chantent/Les rêves qui les hantent/ Au large d’Amsterdam ») ou l’outrance de la fin du dernier couplet (« Et ils pissent comme je pleure/Sur les femmes infidèles »). Et la forme de la chanson, en quatre couplets sans refrain, lui semblait un peu primaire. 
De plus, Amsterdam était marqué par une sorte de péché originel, qui est d’avoir été une chanson sans la moindre importance. Brel a décidé que, pour sa rentrée à l’Olympia, elle sera la chanson d’ouverture du concert. Chacun sait dans le métier que c’est une chanson sacrifiée : l’ingénieur du son et les musiciens en profitent pour affiner leurs réglages et surtout le public regarde le chanteur plus qu’il ne l’écoute. « Comme ça, on n’en parlera plus, de celle-là », a dit Brel. ]

Eh pourtant ! 44 ans plus tard elle est toujours là cette incontournable chanson de Maitre Jacques.

Jacques était un bourreau de travail comme le rappelle Bertrand Dicale :

[Deux cents concerts par an
Contrairement aux autres artistes de l’époque qui réservent leurs chansons neuves à leur rentrée parisienne, Brel lance les siennes n’importe quand et n’importe où, dès qu’elles sont prêtes. Comme il donne volontiers deux cents concerts par an, sans jamais prendre plus de quelques semaines de vacances, c’est en tournée qu’il écrit ses chansons. Des cahiers d’écolier pour les textes, qu’il écrit dans sa loge ou dans sa chambre d’hôtel, les répétitions pour mettre au point la musique. Tous les jours de concert, il y a la « balance », qui permet de régler la sono, ce qui demande quelques minutes. Ensuite, Brel reste sur scène, avec son pianiste Gérard Jouannest et parfois son accordéoniste Jean Corti, qui se souvient : « Il disait : »Joue-moi un peu une vieille marche, joue-moi un tango à la con». Et il chantait ce qu’il avait sur ses brouillons, parfois juste quelques lignes. Quand on trouvait une petite ligne mélodique, il disait : »Voilà, on va développer ça». On recommençait, il essayait un couplet, on cherchait encore. On travaillait tout le temps à ses chansons. Il en commençait une, il la laissait tomber, il la reprenait. Et un jour, il disait : »Allez les gars, celle-là, on la fait ce soir». » 
Et Amsterdam est fini peu avant sa rentrée parisienne. Là, son quatuor de scène sera rejoint par l’orchestre permanent de l’Olympia et François Rauber doit arranger pour l’occasion toutes les nouvelles chansons. Il fait la moue devant Amsterdam. En tournée, Corti et Jouannest ont réglé cette classique montée d’un accordéon d’abord un peu raide jusqu’à un mouvement de folle valse, que Rauber va accentuer en faisant intervenir l’orchestre. 
Rituellement, la veille de chaque première à l’Olympia, sa vedette va donner un concert de rodage à Versailles, dans le théâtre dont Bruno Coquatrix, le maitre du boulevard des Capucines, est aussi le directeur. Le tour de chant de Brel dure à peine une heure : quatorze ou quinze chansons sans rappels et, après chaque chanson, il veut qu’on commence l’introduction de la chanson suivante pendant les applaudissements. À Versailles, Amsterdam semble plaire au public. Brel décide alors de la placer en troisième position. Et, le 16 octobre 1964, triomphe à l’Olympia. Public debout, ovation interminable qui oblige Jean Corti à jouer, rejouer et rejouer encore l’introduction de la chanson suivante, Les Vieux. Le lendemain, tout le monde ne parle que de cette chanson incroyable qu’ont entendue les deux mille spectateurs de l’Olympia, mais surtout des millions d’auditeurs d’Europe 1, qui retransmettait en direct la soirée. Amsterdam va devenir un passage obligé des concerts de Jacques Brel, attendue et acclamée par le public. Pourtant, ni pour la scène, ni pour le studio, le chanteur et son arrangeur François Rauber ne vont trouver de meilleure solution que celle de l’Olympia. Ainsi, Amsterdam ne rentrera jamais en studio et Brel continuera à penser que ce n’est pas, tant s’en faut, une de ses meilleures chansons. Sur son dernier disque, il chantera même avec quelque dégout l’idée de « Cracher sa dernière dent/En chantant Amsterdam ». Mais il fit un jour une faveur unique à Amsterdam, dont se souvient Jean Corti : « Il ne faisait jamais de rappel et jamais de bis non plus, sauf une fois, pendant la tournée en Russie, en 1965 : je ne sais pas ce qu’il lui a pris, il a bissé Amsterdam. »]

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http://www.lefigaro.fr/culture/20070731.WWW000000235_amsterdam_la_chanson_que_brel_n_aimait_pas.html

 

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Pour terminer ce billet et apporter ma contribution je vous propose ce que j’écrivais il y a juste 2 ans, à pareille heure ainsi que ce que je mettais en ligne le 1er septembre dernier :

Confession au « Bon Dieu »

Tu es parti il y a vingt huit ans mais je ne pourrai jamais t’oublier.

Tes chansons, tes combats, ta philosophie de la vie ne peuvent me laisser indifférent.

Tes textes sont de véritables œuvres d’art exprimant tant d’idées !

Tu as passé la trop courte vie que fut la tienne à faire du bien autour de toi.

Combien de fois Jojo, ton Bichcraft, a décollé pour porter secours, ramener du ravitaillement ou simplement faire le « taxi » dans ces îles que tu aimais tant ?

Tu avais l’amitié chevillée au corps et ce n’est pas « Jojo » qui aurait pu me dire ni me prouver le contraire.

Georges Pasquier était infiniment plus qu’un frère pour toi.

Tu disais que la chanson était un genre mineur, je suis confus de te dire, Jacques, combien tu avais tort sur ce point.

Quand on n’a que l’amour et la puissance considérable d’une inspiration telle que la tienne on peut renverser des montagnes mon Jacques !

J’ai une grosse boule dans la gorge en ce moment tu sais et je vois défiler devant mes yeux tant d’images : l’Olympia, Barbara, celles de « l’emmerdeur » avec ton ami  Lino, alias « Monsieur Milan » et ce Monsieur Fuchs, « neurologue de mes fesses » !

Je te vois aussi dans ton costume de chevalier errant (*), rôle pour lequel tu t’es tant investi !

Je revois Dario, mort d’une crise cardiaque dans l’aéroport d’Istanbul.

Je te revois avec Barbara dans cette calèche sur la plage, lors d’une séquence de « ton » film, celui de ta vie, séquence accompagnée de cette sublime musique que toi seul, était capable de composer.

Oui je te revois Franz ! Comme si tu étais encore avec nous, parmi nous !

Tu as tellement marqué ma vie que je pourrais sans doute écrire sur toi jusqu’à l’aube et pourrais te dire, comme tu l’avouais à l’âme de Jojo que « J’ai plaisir à te dire que la nuit sera longue à devenir demain »

Je pense infiniment à toi en ce 9 octobre (**)

J’ai composé, pour l’occasion, une œuvre que je dédie à France ta seconde fille, œuvre que je mets en ligne, ici, à l’issue de ce billet.

Mon poème s’intitule « Le Bon Dieu » en hommage à l’un des titres figurant sur ton exceptionnel testament musical qu’est « Les Marquises »

Ecrivainparisien

9 octobre 2006

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(*) L’homme de la Mancha, comédie musicale dans laquelle il tenait le rôle de Don Quichotte.

(**) 9 octobre 1978 mort de Jacques Brel à Bobigny.

 

Le Bon Dieu

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Ce neuf octobre vers les abysses tu as définitivement glissé

Il y a bientôt trois décennies que tu es parti pour te reposer

Tu resteras six pieds sous terre aux côtés de Paul Gauguin

Tu dors aujourd’hui sous ces cocotiers que tu chantais bien.

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Dans ton brouillard tu refais l’Olympia au fond du cimetière

Ton ami Jojo, ton frère, reprend chaque jour Saint Nazaire

Je te confirme que les hommes continuent de faire la guerre

Mathilde n’est plus là pour les moules les frites et la bière.

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Hier tu étais le trop vieux général Zangra et l’ennemi est là

Mais tu es mon superbe héros Don Quichotte de la Mancha

Autrefois tu pleurais Fernand au cours de ton dernier repas

Aujourd’hui c’est à mon tour de verser des larmes pour toi.

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Ton âme est restée, tu ne veux surtout pas nous abandonner

Elle continue de vivre dans le cœur des gens qui t’ont estimé

Tu nous aides à surmonter la grisaille d’une dure existence

Tu resteras, pour beaucoup, le Bon Dieu avec ton élégance.

Ecrivainparisien 9 octobre 2006

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A l’ombre des cocotiers

Dans trente huit jours il y aura trente ans que Jacques Brel s’éteignait à l’hôpital de Bobigny.

Que reste-t-il de cet homme, trois décennies après sa disparition ?

Des souvenirs impérissables de ses incessantes et inoubliables tournées musicales, un patrimoine culturel impressionnant, des chefs-d’œuvre en quantité incalculable.

Jacques Brel n’est pas mort, son œuvre vit et se régénère à l’infini grâce à nombre d’interprètes qui continuent de la faire vivre pour le plus grand plaisir de nombre de gens, à commencer par eux mêmes ; grâce également au corps enseignant qui donne à étudier ses textes en cours de français et qui les fait interpréter par des chorales scolaires ; grâce encore à la présence de son nom ornant des plaques de rues, de places, d’auditoriums.

J’ai composé, pour la énième fois une œuvre en hommage à Jacques, œuvre qui figure ci-après et que je dédie à France, sa seconde fille, présidente de la Fondation internationale Jacques Brel.

Ecrivainparisien

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En mémoire à un Maitre

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Hier il les chantait ceux qui mouraient plein de bière et de drames

Aux premières lueurs du jour naissant ils allaient rendre leur âme

Ca sent bien la morue dans les estaminets du port d’Amsterdam

Maitre Jacques l’a si brillamment interprété avec toute son âme.

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Il nous a fait toucher du doigt la trahison de Fanette un soir d’été

Il a su nous émouvoir avec Jojo, cet hymne à la gloire d’une amitié

Il nous a entrainés dans l’univers des vieux, nous prenant à témoin

Il nous a fait partager son dernier repas qui est maintenant si loin.

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On étudie son œuvre, l’interprétant dans les cours à la récréation

Il continue de marquer le rythme de la vie de plusieurs générations

Son univers est unique dans la richesse de son étude de la société

Il demeure un chef de file indiscutable, un exemple jamais contesté.

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Pour le poète que je suis il est mentor auquel j’aimerais ressembler

Je voue un culte immodéré à celui qui demeure mon Maitre à penser

Il a légué à la postérité son patrimoine, infiniment impressionnant !

Il n’est pas mort Jacques mais il dort, du côté des Iles sous le vent.

Ecrivainparisien 1er septembre 2008

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Pour aller plus loin:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Brel

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Ainsi se referme pour vous, lectrices et lecteurs le second volet de cet hommage consacré à Jacques Brel.

Je vous donne rendez-vous cette nuit, à 4 heures 10, heure de ta disparition de Jacques pour le troisième volet de mon hommage à ce géant de la chanson francophone.

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Commémoration, Jacques Brel, Fondation internationale Jacques Brel, Atuona, Hyva Oa, Bruno Coquatrix, Olympia, Barbara, Lino Ventura, Dario Moreno,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1922

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Spécial hommage à Jacques Brel

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Première partie

La pensée du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Le monde sommeille par manque d’imprudence. »

« Jojo », chanson hommage à Georges Pasquier 
[Jacques Brel]

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En l’honneur de l’âme de mon Maitre à penser

En cette veille de journée commémorative pour nombre de gens de par le monde je ne veux pas être en retard, ni en reste, aussi je remets en ligne, en guise de préambule, ce que je publiais pour la commémoration des trente ans de sa disparition.

Si Paris valait bien une messe Maitre Jacques vaut bien d’avoir, par deux fois consécutives, les honneurs du forum.

Je vous propose en introduction un très bel article, signé Caroline De Malet, journaliste au Figaro, article qui donne la parole au regard de Philippe Labro qui nous parle de Jacques Brel avec le réalisme et l’honnêteté journalistique dont est capable ce grand journaliste mais également excellent écrivain qui rend parfaitement hommage à Jacques dès son titre :

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Brel : l’homme qui ne trichait pas

Caroline De Malet

Le regard de Philippe Labro.

Il était maigre, il n’y eut jamais une once de graisse en lui, comme en sa vie ou son écriture.

Il se croyait laid, alors que, avec des lèvres sensuelles et, dans ses yeux sombres, une sorte d’incendie que l’on décèle seulement chez celles ou ceux qui cherchent la limite de leur manque de limites, il était beau, de cette «beauté des laids» dont parlait Gainsbourg.

Il chantait comme personne, à part Piaf, bien sûr – puisque, comme elle, il faisait à chaque fois le cadeau de son corps, cette structure un peu déglinguée, avec deux bras qui partaient dans tous les sens, des mains qui racontaient les femmes, les vieux, les bourgeois, les nigauds et les salauds, les rêveurs et les marins, ceux qui s’aiment et ceux qui ne s’aiment pas, avec un déhanchement cassé, une démarche de funambule, de sans-filiste, des étincelles de comédien, des inventions de mime. Et surtout, une énergie telle que, s’il n’avait pas été baigné de sueur dès la troisième chanson, il aurait considéré qu’il avait menti ou triché. Or, tricher n’était pas son fort.

Il y aura trente ans, dans 4 jours, que Jacques Romain Georges Brel, né à Schaerbeek en Belgique, mourait d’un cancer du poumon à 4 h 10 du matin, entre un dimanche et un lundi, à l’hôpital franco-musulman de Bobigny, dans la banlieue nord de Paris. Il avait 49 ans. C’était quand même un peu trop tôt pour que «on rie, on pleure, on s’amuse comme des fous, quand c’est qu’on me mettra dans le trou». Il ne faut pas s’étonner qu’à l’occasion de cet anniversaire la presse, la télévision, la radio et le livre (on réédite la remarquable biographie d’Olivier Todd) consacrent du temps et de l’espace à ce spécimen unique, auteur et interprète d’une centaine de chansons, inoubliable artiste dont la courte existence n’aura été qu’une kyrielle sidérante de ruptures : il fuit le cocon familial, il ne prendra pas la suite de son père à la tête d’une cartonnerie ; il devient chanteur, et, au bout de quinze ans de succès, il abandonne la scène ; il fait l’acteur de cinéma et laisse tomber pour, ultime étape, s’exiler en navigateur, pilote d’avion, aventurier sur un îlot du Pacifique, comme si, affamé de vie et de nouvelles expériences, vorace dévoreur de nuits, d’amitiés, de passions, rongé déjà sans doute par le crabe du cancer, partagé entre le gout de la fête et la tentation de la dépression, constant poursuivant de «l’inaccessible étoile», Jacques Brel avait toujours voulu tourner les pages, pour «aller voir», comme il disait.

Nostalgie

Les Français ont une certaine propension aux célébrations de leurs artistes populaires – en particulier dans le domaine de la chanson. Nostalgie, ou conviction que certains «poètes disparus» font partie d’un patrimoine qu’il n’est pas absurde d’entretenir ? Gout du passé, face à un présent qui ne leur a pas encore proposé des personnalités aussi susceptibles d’imprimer leurs mélodies et paroles dans l’inconscient collectif ? Peu importe la raison. Dans le cas de Brel, encore une fois, il n’y a pas lieu de s’interroger. Son œuvre est exceptionnelle, son personnage singulier, sa vie romanesque.

À partir du moment où un auteur – la chanson n’est pas un art «mineur» – pénètre dans la conversation courante d’un pays, il a franchi une étape et le fait entrer dans le club fermé des pourvoyeurs de citations. De «On n’oublie rien de rien, on s’habitue, c’est tout» à «Je vous ai apporté des bonbons», en passant par «être une heure, rien qu’une heure durant, beau et con à la fois», il nous a été souvent loisible de parler le Brel comme on parle le Trenet («Que reste-t-il de nos amours ?»), le Brassens («Ils s’appelaient les copains d’abord»), le Bécaud («Et maintenant que vais-je faire ?»), ou comme, compagnie encore plus noble, on parle le La Fontaine ou le Molière. Le répertoire de Brel appartient à ce patrimoine, mais s’il survit et surprend quand on le réécoute, c’est parce que Brel subjuguait et émouvait quiconque le rencontrait ou assistait à son spectacle.

Universel

Il eut la chance de connaitre, suffisamment tôt dans sa carrière, deux hommes aux noms peu connus et qui surent mettre en musique les phrases de ce poète déchiré, ce caricaturiste féroce, ce serviteur de l’amour, cet incorrect politique qui n’avait pas peur d’être idéaliste, cet individualiste partagé entre l’anarchisme et la générosité de l’humaniste. Inclassable et donc suspect aux yeux de l’idéologie dominante. Mais universel, puisque ayant atteint le «grand public». Ces artisans s’appellent François Rauber, le meilleur orchestrateur de la variété française, et un pianiste doué, Gérard Jouannest. Ils permirent à Brel de se débarrasser de sa guitare pour que, libéré de tout accessoire, il fasse éclater sa gestuelle, il cisèle portraits et évocations (du Plat pays aux Vieux amants), il manifeste l’étendue de sa nature, le culot de ses excès. Il y a, dans certains de ses vers, de vrais bonheurs d’écriture – «la chaleur épaisse des langueurs océanes», ou encore ce pathétique chant d’adieu : «Veux-tu que je te dise : gémir n’est pas de mise / Aux Marquises», écrit à Hiva Oa, île perdue du Pacifique, où, le visage décharné, il s’apprête à «mourir face au cancer, par arrêt de l’arbitre», sans gémir, en effet, mais non sans tristesse d’avoir à renoncer à ce bleu du ciel et de l’océan qui remplissait son âme avide de pureté.

Je conserve un souvenir violent de son dernier récital sur la scène de l’Olympia, le 1er novembre 1966. Nous savons tous, ce soir-là, qu’il s’agit d’un véritable adieu et pas d’une de ces fausses sorties dont sont friands chanteurs ou chanteuses. La salle est fervente, pleine à exploser d’hommes et femmes qui composent le «Tout-Paris» de l’époque, masques et poupées, marionnettes et pantins, mais aussi gens de talent, de pouvoir et d’influence, mouches et moucherons attirés par cette lumière qui va, volontairement, s’éteindre. Car c’est lui, Jacques, Jacky, le Grand Jacques, qui a décidé d’arrêter. Les tournées et leurs nuits blanches, l’alcool et le tabac, les hôtels et les routes ont eu raison de lui, mais c’est aussi parce qu’il veut explorer d’autres paysages, cinéma, comédie musicale et au-delà, car il pressentait que sa vie serait brève et qu’il lui restait, quoi ? À peine dix ans pour «aller voir».

Gravité

Avec gravité, comique, authenticité, gesticulations et douceur, il nous aura tout offert, ce soir-là, quinze chansons, quinze merveilles. Quinze fois nous l’applaudîmes, quinze fois nous réclamâmes la suite, et lorsqu’il eut, avec une espèce de fureur désespérée, une véhémence lyrique, fait le don entier de son corps, son cœur, ses entrailles et ses tripes, et balancé son extraordinaire Amsterdam, nous l’acclamâmes, debout, pendant un temps que je ne saurais décompter. Nous lui hurlions admiration et gratitude, nous avions envie de lui crier «ne me quitte pas», mais, malgré sept allers et retours entre les coulisses et la scène, il ne fit aucun «rappel». Simplement, silhouette poignante et épuisée, larmes au visage et sourire aux lèvres, sueur au front, vêtu d’une robe de chambre – je revois ses chevilles nues et graciles – Jacques Brel saluait et saluait et saluait, mais il n’était déjà plus là.

Son corps repose au cimetière d’Atuona, dans l’archipel des Marquises, aux côtés de Paul Gauguin. Sa musique vit dans nos mémoires.

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http://www.lefigaro.fr/debats/2008/10/06/01005-20081006ARTFIG00309-brel-l-homme-qui-ne-trichait-pas-.php

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Qu’ajouter à cela ? C’est beau, juste, sensible équilibré !

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Je vous propose en cette seconde partie un parcours musical imaginaire sur les traces de Jacques, parcours que j’avais mis en ligne le 20 décembre 2007 :

Parcours musical imaginaire : dans le sillage du « Maitre »

J’ai reçu, il y a deux jours, un message de la Fondation Brel accompagné d’une courte vidéo montrant un canal, un de ceux qui coulent dans le « Plat Pays ».

Ce petit bout de film m’a emporté dans un long et beau voyage.

J’en ai vu des choses, belles à pleurer, au cours de ce périple que je vous invite à faire avec moi !

Mon imagination aidant m’a fait embarquer à bord d’un chaland ou d’une péniche pour une balade « exploratoire » sur les traces de l’univers de celui qui demeure mon « Maitre » et dont l’âme hante sans doute encore quelque « Casino » du côté de Knokke, là où, dans les jardins, des « Bourgeois », vous savez « Ces gens là », ceux qui prient, comptent et trichent viennent se divertir sous l’œil morne d’un « éclusier » qui a perdu ses illusions. Dans ces jardins rôde peut-être aussi l’âme de Pierrot qui rêve sous la lune blafarde et « décroissantée » par des marins qui « pissent et pleurent » dans un certain port, là où ça sent la morue jusque dans le cœur des frites.

J’en ai vu des gens, l’espace d’un instant, au cours de cet incroyable parcours : Inconnus ou célèbres, des obscurs, des sans-grade ! J’ai même croisé un certain Colonel, rêvant de devenir héros et aujourd’hui trop vieux Général quittant le fort qui domine la plaine alors que l’ennemi est là !

J’ai vu des filles en troupeau suivre le cercueil de Fernand. Aujourd’hui il n’y a même pas de vent pour agiter leurs fleurs d’ailleurs.

J’ai vu des « Vieux », en pleurs, venir saluer une dernière fois « Jeff » et aussi « Jojo », l’ami de toujours, au cours de leur « Dernier repas ». J’ai entendu une certaine pendule d’argent qui dit oui, qui dit non, ronronner au salon.

J’ai vu la Place de Brouckère où un homme attendait le tram 33, un bouquet de lilas à la main.

J’ai vu aussi ceux qui étaient vieux avant que d’être, avec un visage au teint de cendres répétant inlassablement « Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? »

Aussi étrange que cela puisse paraitre j’ai même découvert, émerveillé, des cocotiers dont le vent, caressant les feuilles, écrivait des chants d’amour.

J’ai aperçu, sortant d’une vague mourante générée par le « Bon Dieu » la perfide Fanette tenant par la main l’ancien ami de toujours. Ils ont bien ri lorsqu’ils m’ont vu pleurer et ont même chanté quand je les ai maudits.

J’ai vu une calèche rouler sur le sable d’une plage avec à son bord une grande dame brune, toute habillée de noir, accompagnée d’un homme qui n’avait pas de petite auto, seulement un petit manteau et un petit chapeau. Il voulait avoir l’air mais n’avait pas l’air du tout, enfin l’air de celui qui voulait jouer les riches mais qui n’avait pas le sou.

J’ai vu dans ce rêve incroyable le « Far West » en plein cœur de « Vesoul » où Marcel chauffait la foule venue de Vierzon, de Paris ou d’ailleurs.

J’ai vu, outré, Madame osant promener son cul sur les remparts de Varsovie. Les traits de son visage me rappellent étrangement ceux d’une « amie » qui me voulait du bien.

J’ai même vu un gradé en uniforme qui de sa voix sentant l’ail et le mauvais alcool disait sur un ton monocorde « Au suivant, au suivant ! ».

J’ai vu l’univers de mon « Maitre » défiler devant mes yeux émerveillés, comme ceux d’un enfant découvrant la magie de Noël.

Ah, l’enfance, l’enfance !

Quel voyage mes amis !

 

Au fil de l’onde

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Il les a connues ces voies d’eau qui sillonnent son plat pays

Elles coulent, parfois serpentent dessinant sa géographie

Elles portent en leur flanc des bateaux lourdement lestés

Ils convoient en leur ventre du fret, du sable ou du gravier.

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On y croise, au fil de l’onde, l’éclusier qui habite sa chanson

Sa vie est réglée par le ballet des péniches en toute saison

On peut y voir aussi Madeleine mais pas les frites de Léon

On n’y verra pas plus le colonel Zangra reparti en mission.

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Ces rubans d’eaux, aux tons acier, se jettent tout en haut

Là où il composa son si célèbre Knokke-le-Zoute Tango

Il l’a fort bien décrit son plat pays avec ses mots imagés

On voit bien ce chef-d’œuvre peint sur la toile ou dessiné.

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Ces mots là sont comme soleil dans un pays qui en a peu

Son œuvre vit toujours rendant nombre de gens heureux

Son univers, tout comme celui de Tintin demeurera infini

Merci Jacques tu es tel le Bon Dieu, un artiste de génie.

 Ecrivainparisien – 20 décembre 2007

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Pour achever cet article je me suis livré à un petit exercice, une œuvre de fiction composée à partir de vers tirés des chansons de Jacques. Je vous l’offre ci-après et vous donne rendez-vous, la nuit prochaine pour la seconde partie de cet hommage à notre ami à tous, Jacques Brel :

En hommage à mon Maitre

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La ville s’endormait et j’en oublie le nom

La pendule d’argent ronronne au salon

Et quelquefois, le soir, quand les vagues s’arrêtent

J’entends comme une voix, j’entends, c’est la Fanette !

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Bien sur il y a les guerres d’Irlande et les peuplades sans musique

Bien sur, tout ce manque de tendre et il n’y a plus d’Amérique.

Ils étaient usés à quinze ans, leur cœur tombait en cendres

Ils finissaient en débutant, les douze mois s’appelaient décembre.

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Sur la plaine, là-bas, à hauteur des roseaux

Il est vrai que parfois, près du soir, les oiseaux

Ressemblent à des vagues et les vagues aux oiseaux

Et les hommes aux rires et les rires, aux sanglots !

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L’amour est mort, l’amour est vide, il a rejoint les goélands,

La grande maison est livide, les portes claquent à tout moment

Sentir la pente plus glissante qu’au temps où le corps était mince

Lire dans les yeux des ravissantes que cinquante ans, c’est la province.

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Dans ma pipe je brulerai mes souvenirs d’enfance

Mes rêves inachevés, mes restes d’espérance

Et dans l’odeur des fleurs qui bientôt s’éteindra

Je sais que j’aurai peur, une dernière fois.

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Six pieds sous terre Jojo reprenait Saint Nazaire

Et Jacques refaisait l’Olympia au fond du cimetière

Les vers échevelés de ce poème hautement improbable

Sont empruntés à Brel, ce génie incontournable.

Ecrivainparisien, admirateur

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Je souhaite une bonne journée à tous et à chacun et vous donne rendez-vous, la nuit prochaine pour la seconde partie de l’hommage que je rends à Jacques Brel.

Ecrivainparisien 8 octobre 2012

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Mots clés de cet article :

Commémoration, Jacques Brel, Fondation internationale Jacques Brel, Atuona, Hyva Oa,

 

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1921

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Pour celles et ceux qui auraient raté un épisode de la série française « Actions »

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Argument frappant

L’élève Coppé, un « beau » gosse de la politique politicienne ne rate jamais une occasion de se faire remarquer par des prises de position racoleuses pour tenter « d’ouvrir » son horizon et ainsi influencer le jury du « grand oral » qui l’oppose au châtelain sarthois, un élégant en costume qui, lui non plus, ne mange pas de ce pain là ; vous savez de celui qu’on arrache à la récré ; un pain que certains lui mettraient avec plaisir là où je pense, endommageant par là même son beau visage n’ayant jamais été buriné par les « sables du désert » La politique est un métier à risques « calculés » Lataupe, pugiliste gaulois.

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Sénior Corrida

J’ai lu, partout un peu mais surtout un peu partout, que le locataire (temporaire ?) de la Place Beauvau a fait récemment un coup de sang, comme celui des taureaux qu’il adore voir assassiner en arènes publiques, en signant un « édit », apanage des anciens monarques, chose normale puisqu’il imagine en être un ; et cet « édit » suspend de leurs activités quelque peu lucratives une douzaine de fonctionnaires, accessoirement chargés du respect de l’ordre et de la morale qui coulaient des jours heureux du côté de la seconde métropole française, là où se tourne, en temps réel « plus belle la vie ». Dans cette charrette administrative ont également été invités à prendre place quelques confrères des ripoux suspendus puisque le service de jour de la BAC nord a été dissout, volatilisé, vampirisé par le matador et justicier de service, fier de ses œuvres comme le matador qui voit s’effondrer son taureau couvert de sang et auréolé de ses banderilles multicolores.

J’ai lu, dans la presse que la sentence était apparemment sévère, ce que personnellement je ne trouve pas dans la mesure où ce ministre de tutelle a fait les choses à moitié, comme souvent.

Pourquoi « suspendre » et pas plutôt révoquer sans indemnité aucune, pour affirmer et démontrer son autorité réelle, des fonctionnaires indignes ayant commis une faute lourde contre l’honneur et la probité, ce qui serait bien la moindre des choses?

Si une chose similaire s’était produite du temps où je servais mon pays au sein de la grande muette les responsables de cette grave faute contre l’honneur auraient été immédiatement traduits devant un tribunal militaire mais aussi devant une juridiction civile, à l’issue et le service auquel ils appartenaient aurait été dissout, là aussi, mais en supplément tous les membres du service en question auraient été mutés individuellement aux quatre coins de la France dans des unités disciplinaires ou semi disciplinaires.

On ne badinait pas et ne plaisantait aucunement avec l’honneur et la discipline du temps du Général.

Force est de reconnaitre que les choses ont bien changé aujourd’hui.

Lataupe, justicier gaulois, à ses heures.

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Mots clés de cet article :

Coppé, Pain au chocolat, Police, Bac Marseille, Ripoux

 

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Souvenirs d’Hiva Oah

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1920

ocjkpk2z

Souvenirs d’Hiva Oah

2vo8xpqo

Cher(e)s ami(e)s,

Dans 3 jours, il revient, il sera là ; je vais le faire revivre pour vous, mes ami(e)s au cours de cette journée de mardi consacrée à cultiver son souvenir et je sais, qu’en ce mardi 9 octobre 2012 « la nuit sera longue à devenir demain » Jojo

Les Marquises

Ils parlent de la mort comme tu parles d’un fruit
Ils regardent la mer comme tu regardes un puits
Les femmes sont lascives au soleil redouté
Et s’il n’y a pas d’hiver, cela n’est pas l’été
La pluie est traversière, elle bat de grain en grain
Quelques vieux chevaux blancs qui fredonnent Gauguin
Et par manque de brise, le temps s’immobilise
Aux Marquises

Du soir, montent des feux et des points de silence
Qui vont s’élargissant, et la lune s’avance
Et la mer se déchire, infiniment brisée
Par des rochers qui prirent des prénoms affolés
Et puis, plus loin, des chiens, des chants de repentance
Et quelques pas de deux et quelques pas de danse
Et la nuit est soumise et l’alizé se brise
Aux Marquises

Le rire est dans le cœur, le mot dans le regard
Le cœur est voyageur, l’avenir est au hasard
Et passent des cocotiers qui écrivent des chants d’amour
Que les sœurs d’alentour ignorent d’ignorer
Les pirogues s’en vont, les pirogues s’en viennent
Et mes souvenirs deviennent ce que les vieux en font
Veux-tu que je te dise : gémir n’est pas de mise
Aux Marquises

Jacques Brel

 

brelavionjojo

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Les chroniques de Montigny

Billet n° 1919

ocjkpk2z

L’art et la manière

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Commentaire (non retouché) de « Nataku » répondant à un article technique concernant la dernière nouveauté photographique de la firme Sony : « canon et nikon sont surtout leaders non pas par leur innovation mai bien par ce que les pro semi pro et amateur vont souvent se fournir chez eux , sony et autre "d’apres mon prof de prise de vue en studio" sont plus exotique , et ces vrais que en reportage je voit plus souvent des canon et des nikon , que des sony qui pour-temps sont d’excellent appareille »

Ma réponse à ce commentaire dont l’esprit pourrait tout autant s’adresser à bien des internautes qui massacrent allègrement la langue de Jean-Baptiste Poquelin à longueur de colonnes sur des forums divers et variés :

2vo8xpqo

« A Nataku : au lieu de vous aventurer à émettre un commentaire concernant un objet technique, vous devriez, avant de prendre un professeur de prises de vues en studio, vous devriez, disais-je, prendre de sérieux cours d’orthographe auprès d’un professeur de français [Canon et non canon, nom propre devant être libellé avec majuscule, tout comme Nikon et Sony. Mais, conjonction au lieu de « mai », le mois. Parce que, locution conjonctive au lieu de « par ce que ». Professionnels, semi professionnels et amateurs, en lieu et place de « pro semi pro et amateur », libellés au singulier, alors que vous les faites précéder de « les », un article désignant le pluriel. Autres, au lieu de « autre » (il en est plusieurs). D’après, vous avez omis l’accent grave sur le « e » de la préposition. Exotiques, au pluriel (Sony et autres). C’est vrai, en lieu et place de « ces vrais ». Qu’en, en lieu et place de « que en ». Je vois, au lieu de « je voit », verbe « voir » conjugué à la première personne du présent de l’indicatif. Pourtant, au lieu de « pour-temps ». Appareils, au lieu de « appareille »]

En conclusion, lorsqu’on ne maitrise aucunement une langue écrite et parlée, il serait judicieux, par simple logique intellectuelle, de s’abstenir de commettre un commentaire, ne serait-ce que par respect vis-à-vis du journaliste rédacteur mais aussi pour les lecteurs étant amenés à lire votre prose quelque peu indigeste.

Salutations. »

Ecrivainparisien

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Mots clés de cet article :

Orthographe, Français, Internautes, Journaliste, Respect, Lecteurs,

 

17_chasseur_chasse

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