Feeds:
Articles
Commentaires

Archive for avril 2012

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1708

ocjkpk2z

New York, New York

086kjjyk

Ce titre est celui du dernier diaporama que m’a offert le maitre es diaporama lyonnais, Jean-Paul Barruyer, comme j’ai pris plaisir à le nommer depuis le fabuleux diaporama traitant de la Fête des Lumières de Lyon, édition 2011.

Le titre de cet article nous met déjà dans l’ambiance puisqu’il fait allusion à une célèbre comédie musicale tout autant qu’à une chanson interprétée par Liza Minnelli, la fille de Judy Garland.

C’est dire si on y est déjà!

Ce diaporama new yorkais est de la même veine que ceux l’ayant précédé et m’a fait voyager, tout comme vous transporteront les images ci-après alignées, à l’instar des avenues découpant « Big Apple », avenue dont la plus célèbre porte le numéro 5, comme un certain parfum élaboré sous la griffe de Mademoiselle…

Je vous livre, ci-après, le texte du message que je transmets à mon ami Jean-Paul, message tenant lieu de compte-rendu concernant son travail remarquable, comme à l’accoutumée.

2vo8xpqo

Mon cher maitre,

J’ai regardé avec grand intérêt ce reportage photographique concernant Manhattan qui me replonge, par la magie de vos images, 26 ans en arrière puisque j’ai eu le privilège d’avoir gagné un voyage en qualité de meilleur vendeur français et même européen de certaines lignes de produits de Haute Fidélité américains.

Ce voyage au Nouveau Monde, voyage d’études tout autant que d’agrément m’a amené, en particulier, à Minneapolis Saint-Paul, fief, entre autre de la compagnie « 3M », une cité de 5 millions d’habitants, plus communément appelée la « Silicon Valley du Nord » au cœur du Minnesota, l’état des dix mille lacs.

Ce voyage se terminait par une journée de visite de New York avant de regagner Kennedy Airport à destination de la France. J’ai donc vu, en véritable grandeur, une partie de ce que vous montrez avec talent ici.

Cependant rien n’échappant à mon œil scrutateur, sorte d’œil, non pas de bœuf mais de lynx, m’a fait repérer, à la page traitant de l’Empire State Building une petite anomalie, sans conséquence. Vous écrivez, je vous cite :

"J’ai mesuré avec précision sur des plans avec une règle millimétrée et conversation à l’échelle…"

Je présume qu’il faut lire "conversion" en lieu et place de "conversation" mon cher maitre.

Hormis cela votre diaporama est tout bonnement exceptionnel, comme tout ce qui porte la griffe "Barruyer" et il ne manque pas d’un humour très "joli" !

Ha, la complicité d’un clin d’œil, c’est quelque chose tout de même !

J’ai beaucoup aimé les perspectives réalisées avec votre "petit" "Ixus" : un petit qui a tout d’un grand en réalité si on y regarde de près, sans même avoir besoin de le scruter en macrophoto.

J’ai apprécié l’image de ce cycliste "isolé" parmi ces gratte-ciels et ce flot de voitures. Cet instantané me rappelle, par son "esthétique" visuelle, certains clichés commis par quelques chevaliers de la pellicule dont les noms sont inscrits au "Panthéon de l’Argentique". C’est dire tout le bien que je pense de ce témoignage que vous nous offrez en partage.

J’aime les saisissants contrastes de certaines de vos photos qui nous éblouissent avant même que nous puissions en analyser tous les paramètres qu’elles renferment tout autant que mon œil est agréablement flatté par les tons mordorés, générés par un soleil new yorkais arrosant de sa lumière céleste certains gratte-ciels se reflétant dans l’univers glacé de vitres fumées renvoyant leur image.

D’autre part je reste admiratif du risque "insensé" que vous avez pris en "flashant" depuis le sommet de l’Empire ; mais le jeu saisissant de ces plongées vertigineuses en valait la chandelle… Et valait bien, non pas une messe mais ce modeste papier rédigé tout près du plancher des vaches dans mon petit bureau des Ateliers de la Lyre où trônent fièrement mes trois machines à générer du rêve et où, lorsque s’ouvrent les programmes, je me sens quelqu’un d’autre ; à l’instar du Pacha du Charles de Gaulle ou bien du commandant de bord d’un "feu" Concorde. Je me sens quelque peu apprenti sorcier, pour le meilleur puisque je tente souvent d’élever le débat.

Je suis alors soudainement quelqu’un d’autre, comme je l’écrivais ci-dessus et je me sens investi d’une belle et noble mission, celle de générer, de créer, de faire vivre et de matérialiser une parcelle de néant pour en faire quelque chose de concrètement "consommable" Quel beau et noble chalenge je m’impose chaque jour que le Grand Homme m’accorde dans sa grande mansuétude !

Pour en revenir à vos images new-yorkaises, je dois dire que certains de vos instantanés, « figés » pour la bonne cause, semblent des trompe-l’œil, pour la plupart d’entre eux, ce qui fait l’originalité de ce magnifique travail, mon cher maitre es diaporama lyonnais.

Amicalement.

15

Voila donc ce que j’offre en réponse à mon ami Jean-Paul.

Sans plus attendre, je vous laisse plonger dans l’univers mirifique de Manhattan, transcris par l’œil électronique d’un « Canon Ixus » piloté avec maestria par un Jean-Paul Barruyer, digne héritier et disciple méritant de « monstres sacrés » ayant pour noms Nadar, Doisneau ou bien encore Lartigue, pour ne citer que les plus connus des Chevaliers de l’Argentique ayant légué un impressionnant patrimoine à la postérité.

Ecrivainparisien

 

50588337

 

NEW YORK Ombre et lumière 1_045

NEW YORK Ombre et lumière 1_001

NEW YORK Ombre et lumière 1_002

NEW YORK Ombre et lumière 1_003

NEW YORK Ombre et lumière 1_004

NEW YORK Ombre et lumière 1_005

NEW YORK Ombre et lumière 1_006

NEW YORK Ombre et lumière 1_007

NEW YORK Ombre et lumière 1_008

NEW YORK Ombre et lumière 1_009

NEW YORK Ombre et lumière 1_010

NEW YORK Ombre et lumière 1_011

NEW YORK Ombre et lumière 1_012

NEW YORK Ombre et lumière 1_013

NEW YORK Ombre et lumière 1_014

NEW YORK Ombre et lumière 1_015

NEW YORK Ombre et lumière 1_016

NEW YORK Ombre et lumière 1_017

NEW YORK Ombre et lumière 1_018

NEW YORK Ombre et lumière 1_019

NEW YORK Ombre et lumière 1_020

NEW YORK Ombre et lumière 1_021

NEW YORK Ombre et lumière 1_022

NEW YORK Ombre et lumière 1_023

NEW YORK Ombre et lumière 1_024

NEW YORK Ombre et lumière 1_025

NEW YORK Ombre et lumière 1_027

NEW YORK Ombre et lumière 1_028

NEW YORK Ombre et lumière 1_029

NEW YORK Ombre et lumière 1_030

NEW YORK Ombre et lumière 1_031

NEW YORK Ombre et lumière 1_032

NEW YORK Ombre et lumière 1_033

NEW YORK Ombre et lumière 1_034

NEW YORK Ombre et lumière 1_035

NEW YORK Ombre et lumière 1_036

NEW YORK Ombre et lumière 1_037

NEW YORK Ombre et lumière 1_038

NEW YORK Ombre et lumière 1_039

NEW YORK Ombre et lumière 1_040

NEW YORK Ombre et lumière 1_041

NEW YORK Ombre et lumière 1_042

NEW YORK Ombre et lumière 1_043

NEW YORK Ombre et lumière 1_046

NEW YORK Ombre et lumière 1_047

Publicités

Read Full Post »

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1707

 

ocjkpk2z

Message à destination de l’âme d’un très grand ami

2vo8xpqo (2)

Mon cher Jean-Jacques,

 

Toi, mon vieil ami, je sais que, d’où tu es, tu vois mes yeux se remplir de larmes en ce moment alors que je rédige ce modeste témoignage qui s’adresse à ton âme mais aussi à toutes les personnes ici présentes, venues se recueillir aujourd’hui pour signifier l’attachement et l’estime qu’ils te portaient et continueront de le faire lorsqu’ils repenseront aux moments enrichissants qu’ils ont passés en ta compagnie.

Contrairement à ce que tu pensais peut-être tu n’auras laissé ici-bas que de bons souvenirs à celles et ceux ici présents aujourd’hui pour cette cérémonie de recueillement qui t’est légitimement adressée et consacrée.

Tu auras marqué l’esprit de nombre de personnes que le Grand Homme t’aura permis de croiser au cours de ta trop courte existence, à commencer par celui qui rédige actuellement ce modeste papier, ce frère d’arme auquel tu portais estime et reconnaissance ; mais il n’est pas le seul et tu ne pourrais imaginer le nombre de personnes qui te portaient respect, estime et admiration pour ce que tu auras été ainsi que pour ce que tu auras réalisé au cours de ta vie, à commencer par tes enfants qui t’ont aimé et que tu auras aimé plus que tout ; des enfants qui, aujourd’hui souffrent et pleurent en silence ta trop cruelle disparition.

Ils ne sont cependant pas les seuls à ressentir ce vide que tu laisseras dans l’existence et ces employés et ouvriers, ces cadres aussi, avec lesquels tu auras étroitement travaillé durant toutes ces années te pleureront fort longtemps également et vont éprouver une légitime peine au fait de ne plus voir ce patron, cet homme qui les respectait et qu’ils estimaient légitimement.

Repose en paix, Jean-Jacques, toi mon vieil ami qui a su mettre en pratique le précepte de Maxime Gorki : l’homme doit vivre pour quelque chose de mieux.

Ecrivainparisien

50588337

 

!cid_EDEF8E18510C40A29D40A63EEC384BC9@PCdeEcrivainp

Read Full Post »

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1706

ocjkpk2z

Bien mauvaise nouvelle

in39san6

Je l’ai retrouvé il y a 15 mois, sur le quai de la Gare d’Austerlitz et j’avais rédigé et mis en ligne, le 17 janvier 2011 un article se trouvant à la suite du présent papier pour évoquer nos retrouvailles. Nous avions renoué un contact vieux de plus de 30 ans et avions même envisagé une collaboration « technique »Il m’avait d’ailleurs invité à venir chez lui quelque temps.

Un message émanant d’Angèle, sa fille ainée est venu m’annoncer hier qu’il venait de quitter ce monde des suites de ce qu’il est convenu d’appeler une longue maladie, laissant ses enfants mais aussi ses amis, employés et connaissances atterrés.

Mon ami Jean-Jacques, un frère d’armes avec lequel nous avons rempli nombre de missions au cours des quelques années que nous avons passées ensemble s’en est allé vers un autre destin. Je garderai de lui quelques souvenirs heureux, vécus en commun au cours de mémorables et nombreux services en campagne datant de la fin des années 70.

Lorsqu’il avait quitté l’uniforme, au début des années 80, Jean-Jacques était parti au Vietnam pour se lancer dans une aventure extraordinaire : créer, monter et animer une usine de chaussures et il avait réussi ce chalenge qu’il avait renouvelé, quelque temps plus tard, à Bucarest, juste après la chute de Ceausescu, de triste mémoire ; puis il avait quitté la Roumanie il y a quelques années pour renouveler le chalenge, en Tunisie cette fois et les affaires allaient raisonnablement bon train pour lui puisqu’il était même en train de racheter une nouvelle usine pour diversifier et amplifier ses activités.

Angèle me disait, dans son message, que son papa m’appréciait beaucoup et je lui ai répondu que c’était réciproque.

J’avais appelé Jean-Jacques le 31 décembre pour lui présenter mes vœux et il m’avait annoncé, à ce moment là, qu’il souffrait d’un cancer et que la chimiothérapie qu’il recevait le mettait à plat. Nous avons dialogué pour la dernière fois, il y a quelque jours seulement par l’intermédiaire d’une célèbre messagerie et il semblait en forme bien qu’ayant perdu une partie de ses cheveux ; il semblait également avoir perdu quelque peu une partie de sa mémoire, chose fréquente générée, parait-il, d’après le corps médical, par la chimiothérapie.

Jean-Jacques était dessinateur styliste et exerçait ses talents dans le domaine de la chaussure. Il m’avait d’ailleurs envoyé une photo de sa dernière création : un modèle de sandales élaboré pour le compte de la marque de prestige Aubade et sa création ne manquait ni d’allure, ni de style.

Jean-Jacques n’avait que 55 ans.

J’ai perdu hier un très bon ami qui va bien me manquer pour continuer ma route.

Je présente à Angèle, la fille ainée de mon ami Jean-Jacques ainsi qu’à ses autres enfants mes condoléances les plus attristées et je leur souhaite de pouvoir surmonter le plus sereinement possible cette bien difficile épreuve.

Ecrivainparisien

50588337

2vo8xpqo (2)

Retrouvailles

Lundi 17 janvier le temps est gris en ce lundi matin sur la capitale. J’arpente le grand boulevard menant à la Gare d’Austerlitz où la grande horloge au sommet de l’édifice indique 10 h 24. Je suis en avance comme à mon habitude lorsque j’ai un rendez-vous important. Les souvenirs se bousculent dans ma tête et s’entremêlent dans un désordre incroyable provoqué par l’émotion qui me submerge depuis ce matin .

Un ami proche, d’une amitié vieille de trente cinq ans, de passage à Paris pour ses affaires vient me retrouver pour évoquer la belle époque que nous avons connue ensemble lors de notre carrière militaire professionnelle. Nous ne nous sommes pas revus depuis près de 31 ans

J’ai connu Jean Jacques, puisque c’est de cet ami dont il est question, en 1976 à l’époque à laquelle je rentrais des forces françaises en Allemagne, plus communément connues et désignées à l’époque par le sigle « FFA »

Je venais d’être affecté dans un régiment d’artillerie nucléaire basé en Picardie sur une ancienne base aérienne de l’OTAN en tant que sous-officier chef de centre de transmissions et de chef d’atelier chiffre.

Jean Jacques sortait à cette époque de l’Ecole d’Application tout comme un autre jeune sous-officier nommé Régis avec lequel j’ai également conservé des contacts et je me suis trouvé avoir ses jeunes collaborateurs, spécialistes Transmissions sous mes ordres durant quatre années. Le courant passait bien entre nous et je sais avoir laissé un très bon souvenir en leur esprit.

J’ai donné le gout de la musique classique à Jean Jacques et à sa compagne en leur faisant découvrir un répertoire inconnu d’eux. Nous sommes allés une fois ou deux au concert. J’ai même eu le plaisir de leur faire découvrir le Musée du Louvre.

10 h 44 le train en provenance de Tours se présente au bout du quai à l’heure annoncée.

Je suis au bout du quai, près de la sortie guettant les voyageurs descendant du train et passant devant moi. Pas de Jean Jacques à l’horizon !

Mon cœur bat fort. Mon Dieu, 30 ans, allons nous nous reconnaitre ? A-t-il changé durant toutes ces années ? Quel a été son parcours depuis que nous nous sommes quittés ? Beaucoup de questions se bousculaient dans ma tête à cet instant précis alors qu’une voix que je reconnais immédiatement m’interpelle me tirant de mes réflexions.

Jean Jacques est debout devant moi et me sourit.

Nous tombons dans les bras l’un de l’autre. Ma gorge se serre, la sienne sans doute aussi.

Quel indicible moment d’intense émotion passe entre nous !

Jean Jacques n’a quasiment pas changé : le même regard clair, la même voix, la même démarche. Nous nous retrouvons soudainement par la magie de notre belle amitié trente ans en arrière.

Nous partons en direction d’un bar se trouvant dans la cour des arrivées et nous prenons place à une table. Nous parlons de nos parcours respectifs durant trois heures d’horloge. Le temps passe à une vitesse folle.

Jean Jacques évoque pour moi sa vie passée au Vietnam en tant que directeur d’une usine de chaussures puis il me parle de la Roumanie de l’après Ceausescu puisqu’il a travaillé là-bas, toujours dans la chaussure et enfin il me raconte sa vie actuelle en Tunisie où il est toujours dans la chaussure mais où il travaille cette fois pour son propre compte en tant que dessinateur styliste, métier dans lequel il s’est fait un nom, à force d’opiniâtreté et de volonté. On peut dire que dans son métier Jean Jacques est ce que l’on peut appeler une « pointure », normal il œuvre de belle manière dans la chaussure (sourire)

Nous allons au printemps prochain travailler en étroite collaboration et j’ai proposé à mon ami Jean Jacques de mettre mon expérience et mon talent au service de sa société, chose qu’il a acceptée.

Je ne connais pas la Tunisie et je vais donc m’y rendre et probablement y rester quelque temps.

Nos nous quittons en début d’après-midi car il doit se rendre à Orly pour reprendre l’avion. Le vent de l’émotion souffle encore une fois entre nous lorsque nous nous donnons l’accolade et la voix de Jean Jacques est quelque peu cassée. Je le regarde partir et j’ai du mal à maitriser ma légitime émotion de l’avoir retrouvé.

Jean Jacques m’a appelé vers 23 h 30 m’informant qu’il était arrivé sans encombre à Tunis mais qu’il était coincé dans l’aéroport jusqu’au lendemain 5 heures, compte tenu du couvre-feu et du contexte politique régnant actuellement en Tunisie.

Ecrivainparisien

50588337

Read Full Post »

L’enfer du Nord

ocjkpk2z (2)

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1705

2vo8xpqo (2)

L’enfer du Nord

En ce dimanche de Pâques, au parfum de printemps, tout le monde n’est pas en weekend, loin s’en faut ! Bien des gens travaillent ; notamment les personnels hospitaliers et ceux des cliniques, des maisons de retraite mais aussi les ambulanciers et les agents et fonctionnaires des commissariats ainsi que les militaires de la gendarmerie et beaucoup d’autres personnes encore comme les personnels des services de sécurité, « taillables et corvéables en permanence » pour un salaire indécent.

Il est aussi une catégorie de personnes qui va être à la « fête » aujourd’hui et qui va en baver pour quelques parcelles d’une gloire éphémère, pas même rétribuée, ou si peu, pour la plupart de ceux qui vont y participer ; et dans ce cortège on ne verra de femmes qu’au bord de la route qu’il va emprunter car il faut dire que le périple, dont je parle ici n’est accessible qu’à des gens super résistants, physiquement, puisque ceux qui auront la chance d’arriver au bout de cette épreuve incroyable sont vraiment des spécialistes aux muscles et aux nerfs d’acier. Cette redoutable épreuve, très particulière quant aux conditions qu’elle impose à tous ne convient pas aux femmes, sauf exception, puisqu’elle est physiquement harassante et redoutable, presque inhumaine. Il n’est, pour s’en convaincre, que de regarder les concurrents lorsqu’ils franchissent la ligne d’arrivée pour comprendre que ce qu’ils viennent de réaliser durant plusieurs heures est une épreuve redoutable physiquement, obligeant ceux qui l’ont accomplie à puiser dans leurs dernières ressources parfois pour franchir cette ligne d’arrivée dont ils ont rêvé. Cette course est une épreuve de longue haleine durant laquelle les engagés doivent faire preuve d’un effort constant et régulier, comme dans le Marathon ; mais si le Marathon ne dure que quelque deux heures, pour les meilleurs, l’épreuve dont je parle ici oblige à rester en selle durant environ 6 heures sans parler des chutes, des bosses, des bleus, au corps et parfois à l’âme.

Tout le monde aura compris, je pense que j’évoque ici l’Enfer du Nord, cette course cycliste particulière de début de printemps ; une course « redoutable » et redoutée dont les routes pavées sont un véritable traquenard pour les coureurs, surtout lorsqu’il pleut et c’est bien souvent le cas. Les chutes sont multiples et souvent spectaculaires puisqu’elles interviennent parfois à plus de 50 kilomètres heure.

Vous aurez compris, je pense que j’ai beaucoup d’admiration pour ces « forçats du bitume », comme je les appelle par admiration. Je leur offre, ci-dessous, tout comme j’offre au lecteur, une œuvre que j’ai composée il y a 6 ans et qui parle d’eux.

Ecrivainparisien

 

2vo8xpqo (2)

L’enfer du Nord

2vo8xpqo (2)

Je vais évoquer, sous vos yeux dans cette œuvre, un véritable enfer

Ce parcours demeurera douloureux pour ceux qui vont oser le faire !

Les hommes qui le fréquentent rêvent vraiment tous de le remporter

Pour connaitre, cela, grâce a lui, une célébrité parfaitement méritée.

2vo8xpqo (2)

Je les ai vus vraiment souffrir ces forçats du bitume, ces possédés !

Sur ces routes inhumaines du plat pays, ils en ont terriblement bavé

Lorsque la pluie dantesque pénétrante vient furieusement les arroser

Ils ont le visage aussi noir que l’avaient les hommes du pays minier.

2vo8xpqo (2)

Ils se battent courageusement étant couverts de boue et de poussière

Au fil des heures ils ont les jambes bien lourdes, les mollets en pierre

Leur corps meurtri vibre lorsqu’ils affrontent tout ses maudits pavés

Ils sont courbés durant des heures lors de cette épreuve tant redoutée.

2vo8xpqo (2)

J’admire infiniment ces hommes légendaires, courageux et passionnés

Ils se battent sur ces routes pour tenter d’arriver contre vents et marées

Ils rêvent tous d’arriver au bout et de terminer cette immense classique

Je parle de Paris-Roubaix, cette course de titans vraiment mythique.

Ecrivainparisien, en hommage aux coureurs

50588337

 

Les résultats du Paris-Roubaix se trouvent sur le lien ci-dessous (Le Monde)

 

http://www.lemonde.fr/sport/article/2012/04/08/cyclisme-tom-boonen-remporte-son-quatrieme-paris-roubaix_1682371_3242.html#xtor=EPR-32280274-%5BNL_Sport%5D-20120408-%5Btitres_principaux%5D

Read Full Post »

Une belle histoire

ocjkpk2z

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1704

20

Une belle histoire (*)

in39san6 (2)

Joël est un employé cadre affecté aux prêts à la Banque Sterling au centre ville de Spokane (État de Washington, voisin au sud de la Colombie-Britannique) ; il travaille au 1er étage d’un immeuble sur l’avenue Riverside.

Il y a quelques semaines, il aperçut une cane colvert qui faisait son nid sur le bord de la fenêtre de son bureau, à plus de 3 mètres au-dessus du trottoir.


clip_image001

La cane a pondu 10 œufs dans la jardinière qui lui servait de nid, et couva ses œufs pendant quelques semaines.

Lundi dernier, les 10 œufs avaient fait place à 10 canetons !…

clip_image003

Joël se demandait comment la cane allait se débrouiller pour amener ses canetons à l’eau dans cet environnement urbain, car ceci se produit généralement pendant les premières 48 heures qui suivent l’éclosion.

Mardi matin en arrivant au bureau, Joël remarqua la cane qui était sur le bord de la fenêtre et qui encourageait ses canetons à la rejoindre, puis elle s’envola jusqu’au trottoir 3 mètres plus bas ; elle continuait de caqueter afin d’encourager ses canetons à faire le saut.

clip_image005

 

clip_image007

Joël ne pouvait imaginer ces petites créatures plongeant dans le vide !… Et pourtant le premier caneton fit le saut et tomba sur le trottoir de ciment, Joël sortit du bureau et se plaça directement sous la fenêtre, voyant le petit caneton qui se remettait de sa chute qui aurait pu lui être fatale.

clip_image009

Joël regarda vers le haut car le 2ème caneton se préparait à sauter ; il se cacha sous le porche pendant que la cane continuait à appeler ses petits ; quand le caneton sauta, Joël sortit de son abri juste à temps pour l’attraper au vol. Il le déposa à côté de la cane et du premier encore un peu  »groggy".

clip_image011

 

clip_image013

1 par 1 les canetons continuèrent de sauter et Joël les cueillait 1 par 1; les passants s’étaient tous arrêtés sur le trottoir et regardaient les canetons sauter jusqu’au dernier et la famille au complet était de nouveau réunie, au grand plaisir de la cane.

clip_image015

 

Joël réalisa alors que la petite famille n’avait pas encore terminé son périple. Il lui restait à traverser 2 pâtés de maisons, quelques rues et ruelles et la foule du centre ville de Spokane, avant d’arriver au premier plan d’eau qui était la rivière Spokane. Les secrétaires qui observaient le tout depuis l’étage descendirent rejoindre Joël en lui apportant une boite de carton pour y placer les canetons, ils placèrent les 10 petits dans la boite sous l’œil de la cane. Joël tenait la boite assez bas pour que la cane puissent voir ses petits. Il se dirigea alors doucement vers la rivière Spokane à travers les rues du centre ville, la cane le suivant à courte distance.

Quand ils arrivèrent à la rivière, la cane dépassa Joël pour aller à l’eau et se mit à caqueter de nouveau. Les employés de la banque Sterling penchèrent la boite en la posant au sol afin d’aider les canetons à sortir pour rejoindre aussitôt la cane dans l’eau.

 

clip_image017

 

Les 10 canetons nageaient maintenant en formation serrée autour de la cane. Joël raconte que la cane fit quelques cercles devant eux en caquetant comme pour les remercier de leur aide précieuse.

clip_image019

 

clip_image021

 

Merci à l’employée qui avait sa caméra numérique et qui a pris toutes ces belles photos, afin de partager avec nous cette belle histoire de canards.

clip_image023

 

Remerciements chaleureux également en direction de mon amie Yolande de Macon (Saône-et-Loire) qui m’a transmis cette petite histoire naturelle pas vue à la télé dont je vais maintenant faire profiter les lecteurs du forum.

Ecrivainparisien

50588337

(*) Adaptation technique et mise en forme : Les Ateliers de la Lyre (Montigny)

Read Full Post »

Les chroniques de Montigny

Billet n° 1703

La belle époque

Dans la soirée, je chargeais de petites vidéos de musiques, diverses et variées en genre et style sur les deux principaux sites de streaming vidéo afin de les mettre en ligne sur ma page Facebook pour réaliser un « programme » intéressant, varié et éclectique.

C’est en recherchant une œuvre particulière qui fait le titre de cet article, interprétée par Maurice André que j’ai appris, avec émotion, hier, son décès, survenu en février dernier et j’avoue que j’en ai éprouvé de la peine.

Maurice André était sans doute, comme il est dit dans le commentaire, le plus grand trompettiste de notre époque. Je l’avais personnellement découvert il y a plus de 40 ans grâce à un ami bordelais, mélomane et cultivé dont le père était producteur du côté de Saint-Emilion. Tout un programme.

Pour en revenir au regretté Maurice André, je pense qu’il aura fait naitre quelques vocations parmi les jeunes générations. Il abordait la musique avec une facilité déconcertante, du moins c’est l’impression que l’on ressentait lorsqu’on écoutait son phrasé magnifique de limpidité et de douceur.

La famille des cuivres de l’orchestre, de par la matière même dont est faite les instruments qui la composent est particulièrement ingrate quant à la dureté émise par l’air traversant ces instruments qui peuvent produire un son particulièrement froid dur et tendu que seuls, les plus grands, transforment en douceur rondeur et onctuosité. Maurice André était de ceux-là

J’avais déjà parlé de ce phénomène lorsque j’avais découvert Mélissa Vénéma, une jeune trompettiste prodige de 13 ans, il y a quelque temps. J’avais mis en ligne un article la concernant, un article intitulé « La demoiselle à la trompette d’or » qui a du, sans nul doute écouter Maurice André à maintes reprises.

Maurice André nous aura laissé un patrimoine riche et conséquent et son nom restera, à coup sur, gravé au Panthéon des musiciens.

Ecrivainparisien

 

Read Full Post »