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Archive for août 2011

La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1504

Les chroniques de la place

Il est certains articles que j’ai du mal à rédiger mais je me dois cependant de le faire.

Respect mérité : le coeur en berne

Je ne verrai plus son catogan qui lui donnait un air particulier et faisait de lui quelqu’un de différent, pas seulement dans son look.

Différent, il l’aura été ! Il était philosophe de la vie en toutes circonstances. Il avait perdu sa femme, il y a un peu plus de deux ans et se débattait avec les tracasseries administratives depuis cette époque. Pour la petite histoire la sécurité sociale l’a déclaré défunt il y a quelques mois, suite à une erreur administrative…

Beaucoup de ceux qui l’ont bien connu savaient qu’il avait grand cœur. Il a aidé certaines personnes en difficulté en prenant quelques uns de leurs problèmes à bras le corps.

Nous parlions souvent le matin, un moment et je sais qu’il appréciait mon travail de plume.

Il y a quelques jours nous avions pris le pot de l’amitié pour fêter ses 43 ans.

J’ai récemment parlé de lui dans mon article intitulé « Les lauriers de la reconnaissance » et lorsque je lui ai lu ce que je disais de lui il a fondu en larmes.

[ Il y en a, comme par exemple Gilles, ce jeune veuf avec lequel nous avons régulièrement des discussions intéressantes sur les problèmes de la vie. Gilles possède un cœur bien assez grand pour accueillir beaucoup de monde mais, comme beaucoup de gens ayant du cœur, il n’est pas toujours payé de retour, loin s’en faut.]

Il y avait quatre jours que personne ne l’avait vu dans le quartier et l’une de ses amies a alerté les secours ; les pompiers l’ont découvert, sans vie à son domicile.

Gilles nous a quittés, discrètement ; j’ai perdu un des rares amis que j’avais dans le quartier.

Il laisse un fils de 18 ans, je crois qui réside en Bretagne, la région d’origine de Gilles.

Je présente mes condoléances attristées à son fils, que je ne connaissais que par ce que Gilles m’en avait dit, tout autant qu’à ses quelques amis.

Dors en paix, Gilles et merci de m’avoir tenu compagnie durant quelque temps.

Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1503

Les chroniques de la place

Réflexions

Austérité (définition du grand Littré) : manière de vivre rigoureuse à soi-même. Homme plein d’austérité.

Il semble, d’après la définition du grand Littré, que le châtelain sarthois, alias Saint-Pierre, veuille nous imposer ce qu’il est sciemment incapable de s’appliquer à lui-même, tout autant d’ailleurs que les personnages qui nous « exploitent démocratiquement » (puisque nous les avons choisis en « connaissance de cause ») et qui nous rendent indirectement responsables de leur faillite personnelle de la gestion collective de la crise puisque nous allons prochainement payer 12 milliards : le prix de leur légèreté et de leur irresponsabilité morale face à l’inévitable crise qu’ils n’ont pas su gérer puisqu’ils ne se sentent apparemment pas comptables des deniers dont ils ont pourtant la charge en qualité de responsables, voulant faire croire aux yeux de l’opinion que le problème de la crise n’est pas de leur responsabilité.

Et pourtant !

Si l’Etat commençait à montrer l’exemple en s’acquittant de ses propres dettes ainsi qu’en réduisant drastiquement son train de vie, un gouffre abyssal, les choses iraient sans doute un peu mieux et le discours des « puissants » ayant « suprématie sur rue » pourraient être mieux compris de monsieur « tout le monde », vous savez cet obscur, ce sans-grade qui travaille plus pour gagner moins, qui ne prend pas forcément ses vacances pourtant amplement méritées, qui y regarde à deux fois avant de pouvoir s’offrir un extra (du genre restaurant), qui se lève aux aurores et se couche parfois à « pas d’heure », qui se désintéresse de la politique car il imagine qu’il n’a rien à attendre de ceux qui « palpent » l’oseille qu’il leur a fait gagner à la sueur de son front.

Car c’est bien lui, monsieur « tout le monde » : cet employé, cet ouvrier, ce petit commerçant besogneux et collecteur de taxes pour l’Etat, non rémunéré, cela dit en passant, ce livreur de pizzas qui parfois se joue du Code de la Route ; c’est bien lui, monsieur « tout le monde », oui ! Qui fait la force, la richesse et la grandeur du patronat et celui de la France.

Et ce patronat, dirigé par une femme, soit dit en passant, se fiche royalement de savoir si Arthur, troisième enfant d’une famille dont seul le père travaille, pourra manger à la cantine scolaire lors de la rentrée tout proche.
Ce patronat qui oublie de redistribuer systématiquement à ceux qui font chaque jour sa force, sa richesse et sa parfaite cohésion face à « l’adversité », une partie des plus-values qu’il engrange depuis l’époque de la révolution industrielle.

Alors que l’on ne vienne pas me seriner depuis des lustres que la France est un grand pays dans lequel la solidarité n’est pas qu’un mot !

Que les personnages à la tête de l’Etat tout autant que nos élus et représentants de toutes sortes commencent à montrer l’exemple en réduisant leurs revenus tout autant que leur train de vie de manière significative ; en n’utilisant pas, pour le moindre déplacement, le véhicule de grosse cylindrée leur ayant été affecté uniquement pour les besoins du service dont ils ont la charge, un véhicule plus modeste remplirait sans aucun problème la même fonction, soit dit en passant ; qu’ils déclarent l’intégralité de leurs revenus et soient ainsi imposés sur la totalité de ceux-ci et pas uniquement sur la moitié, considérée comme frais de fonctionnement, non imposables ; qu’ils règlent, sur leurs deniers, les notes de restaurant et d’hôtel lorsqu’ils se déplacent comme cela se fait dans certains pays d’Europe du Nord (exemple d’actualité : les Universités d’été qui fleurissent tous azimuts) ; qu’ils soient systématiquement présents dans les hémicycles pour remplir la mission pour laquelle les mandants que nous sommes les ont élus ; qu’ils sachent être humbles et reconnaissent leurs erreurs manifestes, coutant parfois quelques dizaines de milliers d’euros au contribuable ; qu’ils se sentent responsables de la mission qui est la leur et qui leur permet de vivre décemment et qu’ils aient, dans les faits, obligation de résultat et de comptes à rendre comme cela se pratique en entreprise.

A revenus conséquents, obligation de performances !

Dans ces conditions je reste persuadé que monsieur « tout le monde » comprendra mieux et ne rechignera pas à payer sa part.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire, politiquement incorrect, libre et, plus que jamais, fier de le demeurer.

http://www.france24.com/fr/20110825-fillon-detail-plan-austerite-mesure-taxe-riche-societe-impot-soda-cigarette-tabac-alcool?ns_campaign=nl_quot_fr&ns_mchannel=email_marketing&ns_source=NLQ_20110826&f24_member_id=&ns_linkname=node_4477249&ns_fee=0

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1502

Les chroniques de la place

Mariage de passion tout autant que de raison

Demain sera, sans aucun doute possible, un jour à marquer d’une pierre blanche comme le dit l’expression populaire pour une amie et sa famille tout autant que pour ses amis.

Blanche, puisque tel est son prénom, bien que vivant avec Christian depuis quelques années a décidé, en accord avec son compagnon, d’attendre que leurs deux enfants soient en âge de comprendre un certain nombre de choses pour officialiser leur union devant Monsieur le Maire.

Idée « responsable » et respectable, s’il en est !

Demain, à pareille heure, Blanche et Christian seront en passe de vivre sans doute l’un des moments les plus intenses en émotion de leur vie : celui où ils prononceront, à tour de rôle, devant l’édile communal ce petit mot de trois lettres qui les engagera officiellement pour de nombreuses années.

Dans tout mariage qui se respecte il est convenu de prononcer un discours à l’intention des jeunes mariés.

Je leur offre le mien, ci-dessous exposé :

Quelques mots pour une union sacrée : celle de Blanche et de Christian

Le poète écrivain que je suis ne peut rester silencieux devant l’évènement que représente l’union sacrée d’un mariage.

Demain va voir en effet s’officialiser l’union de deux êtres qui se portent de nobles et beaux sentiments depuis un certain temps déjà.

Un mariage c’est un contrat ; officiel aux yeux de la société, certes, mais c’est surtout et avant tout une fusion morale entre deux êtres devant aboutir à une osmose parfaite avec le temps qui passe ; et cette fusion doit être partage et échange de tous les instants.

L’un doit vivre pour l’autre, penser pour l’autre mais également agir pour l’autre à chaque instant ; l’autre, celui que l’on porte en son cœur, celui pour lequel on se sent prêt à se surpasser afin qu’il se sente aimé, choyé et valorisé.

L’autre, celui que le cœur à choisi, parfois au détriment de la raison et pour lequel on se sent fier d’exister et qui sait forcément vous le rendre.

Je vous souhaite, à tous deux de connaitre de longues années d’un bonheur sans nuage.

Ecrivainparisien 26 août 2011


Dix bonnes raisons d’aimer

Aimer, ce verbe à lui seul est déjà merveilleux
Aimer, c’est rendre les autres heureux
Aimer, c’est savoir écouter et se taire
Aimer, c’est reconnaître les mérites de son partenaire
Aimer se « conjugue » à tous les temps, tous les jours
Aimer, c’est offrir sans rien attendre en retour
Aimer, c’est savoir se sacrifier parfois !
Aimer, c’est divin ! Cela procure d’immenses joies
Aimer est un geste forcément fraternel
Aimer ne meurt jamais ! Ce verbe restera éternel !

Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n°1501

Les chroniques de la place

La pilule

Bonjour à toutes et tous,

La France est encore en vacances pour quelques jours mais ceux qui nous « exploitent démocratiquement » ont déjà repris leurs activités, nous préparant ainsi une rentrée en fanfare (petit rappel écologique : l’usage du « Mirror » est aujourd’hui prescrit pour faire briller les cuivres) ; une rentrée assortie de mesures restrictives et privatives (voir par exemple l’augmentation du prix des fournitures scolaires tout autant que la suppression de milliers de postes d’enseignants) et le châtelain sarthois, alias Saint-Pierre, ne chôme pas pour commettre un discours poli (pas au sens du terme signifiant « bien élevé », non, mais plutôt à celui indiquant une surface lisse et belle ; parfaite au plan de son aspect visuel) ; discours lissé, voire cérusé pour tenter de nous faire avaler la « pilule » qui va faire sans doute grincer des dents nombre de français pour lesquels la coupe est quasiment pleine depuis un moment.
Et cette coupe ils vont être contraints, une fois de plus, de la boire jusqu’à la lie pendant que quelques privilégiés boiront, eux, un breuvage royal, géniale découverte d’un certain Dom Pérignon, moine de son état, pour arroser ainsi leurs privilèges.

Vous avez dit altruisme ? Bizarre, je n’ai rien entendu !

L’altruisme n’a jamais été une vertu pratiquée par les nantis puisque ce mot, dont ils ne connaissent aucunement la signification réelle ne fait pas partie de leur vocabulaire limité.
Ces « gens-là » se complaisent à exploiter (le monde qui travaille plus pour gagner moins), à affamer (la population), à brasser (du vent et de l’oseille), à renier (amis et origine) mais en aucun cas à faire le bien autour d’eux.
Le monde qu’ils nous font subir n’est effectivement pas du cinéma c’est bien celui de la réalité ; notre réalité, c’est à dire le résultat de leur arrivisme forcené tout autant que celui de leurs ambitions personnelles et de leur réussite.

Notre père

Puisque nous sommes en période préélectorale je vais faire une prière adressée au tout puissant :

Notre « Père »

Monsieur que l’on nomme « grand » !
Vous qui êtes odieux,
Que votre nom soit conspué,
Que votre fin de règne arrive,
Que votre nombrilisme soit montré du doigt,
Sur la terre comme au ciel ;
Donnez nous aujourd’hui votre mensonge quotidien,
Pardonnez nous notre désobéissance revendicatrice
Ainsi que notre lassitude à devoir vous supporter
Comme nous le faisons, par obligation démocratique
Depuis quelque temps déjà.
Ne nous laissez pas succomber à la tentation malsaine
De vouloir vous singer
Et délivrez-nous du mal,
Cette pratique que vous maitrisez à la perfection !

Amen

Lataupe, poète, écrivain et pamphlétaire, politiquement incorrect, libre et, plus que jamais indépendant.

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1500 (mille cinq cents)

Regard en arrière

1500 articles représentant approximativement 7500 pages de rédactionnel, soit environ 150 000 lignes totalisant approximativement 1 500 000 mots : tel est le bilan de près de 2000 jours d’un travail de titan d’un dénommé « Houillard », scribe de son état dans une vie antérieure, devenu depuis « Lataupe », une sorte de phénix, renaissant de ses cendres et avocat des causes désespérées, suite à une mutation surnaturelle…

Ce Lataupe là, amis lectrices et lecteurs n’est pas peu fier du travail effectué, non pas pour lui, mais pour l’âme de trois amies ; des amies parties vers un autre destin, il y aura bientôt huit longues années ; des amies exceptionnelles, chères à son cœur et pour l’âme desquelles il s’est lancé un défi : celui de continuer à les faire vivre, elles et leurs idées pour celles et ceux qui les ont aimées et estimées de leur vivant.

Elles sont mes anges gardiens sur terre depuis huit ans et je suis devenu leur avocat et le porte parole des idées qu’elles défendaient avec brio.

Quel noble défi qui m’anime et me motive magnifiquement, m’évitant ainsi de sombrer puisque je me dois de rester digne au nom de leurs âmes merveilleuses en continuant le combat qui était le nôtre, à savoir encenser mais aussi faire toucher du doigt et dénoncer tout autant que vitupérer vigoureusement lorsque cela est nécessaire.

Mais ce défi beau, noble, difficile tout autant que valorisant et enrichissant n’est possible que grâce à vous tous, amis lectrices et lecteurs car sans vous, je le redis, une fois encore, je ne suis rien ou bien si peu de chose comme le disait poétiquement la rose à l’oreille de Françoise Hardy.

Merci mes amis, grâce à vous le combat continue et j’espère avoir bientôt le plaisir tout autant que le bonheur de rédiger, pour vous mon deux millième billet sur le forum de l’écrivain.

Je m’enfuis sur la pointe des pieds car l’émotion est en train de m’étrangler une fois encore. Qui s’en étonnera ?

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1499

Quand le spectacle est sur la place

Je vous amène aujourd’hui au théâtre mais ce théâtre est quelque peu particulier puisque l’action se joue et se déroule à ciel ouvert, dans la rue, faisant office de scène théâtrale pour la circonstance et le spectacle qu’il vous sera donné de voir ici, sur et autour d’une place, du matin jusqu’au soir est celui d’un certain nombre d’individus qui se complaisent dans leur « crasse intellectuelle » tout autant que physique et qui se donnent lamentablement en spectacle aux yeux des habitants du quartier tout autant qu’à ceux des touristes de passage, ce qui n’est pas à l’avantage de ce quartier de Paris.

Ces gens là sont totalement irrécupérables puisque désocialisés depuis longtemps déjà et ce n’est pas leur alcoolisme récurant qui peut arranger les choses puisqu’ils se complaisent dans l’état qui est le leur, refusant d’admettre leur maladie et refusant, par la même occasion de se faire soigner puisqu’ils n’admettent pas le moins du monde leur état pathologique.

Ces êtres sont tous ou presque des assistés à divers titres qui bénéficient des indemnités sociales et qui s’empressent de les investir en liquides divers, ceux qui doivent normalement être consommés avec modération puisqu’ils sont dangereux pour la santé.
En contre partie de ce que la République bienveillante pour ses enfants leur offre ils ne se donnent pas la peine de remplir les obligations liées à leur statut, à savoir rechercher activement du travail, comme le prévoient les textes propres à la mesure dont ils bénéficient.

Dans le pamphlet qui illustre mes propos, ci-dessous développés, je me suis inspiré d’un texte de Brel, l’un de mes maitres à penser et ce texte est celui de « Ces gens là »

Ecrivainparisien

Ces gens là

D’abord il y a le fêlé
Lui qui est grand et con
Lui qui porte casquette
Lui qui est toujours rond
Tellement qu’il a éclusé
Et tellement qu’il est cuivré
Qui prend le jour pour la nuit
Qui chaque jour se détruit
Et qui tape sur sa femme
Quand il a perdu son âme
Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là
On compte sur le RSA, le six de chaque mois.

Eh puis il ya l’autre qui gueule comme un putois
Qui injurie son mâle lorsqu’elle est aux abois
Qui préfère aux hommes son chat siamois
Et qui nourrit les pigeons bien des fois
Qui s’enfile son Porto à grandes rasades
Et qui regarde les gens avec un air maussade
Elle qui fait la manche à l’inter du coin
Puis qui s’en va tranquillement chercher son vin
Qui s’endort quelquefois sur les bancs de la place
Et qu’on réveille matin quand elle a cuvé sa vinasse
Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là
On compte sur le RSA, le six de chaque mois.

Eh puis il y a les autres, l’anglais et ses baguettes
Lui qui est rond du matin au soir car il boit comme une bête
Eh puis il y a aussi le couple qui vient d’ailleurs
Et qui veut imposer ses idées qu’il croit supérieures
Il y a aussi les amis de la rue qui passent quelquefois
Simplement pour faire acte de présence, juste pour la loi !
Ah, j’allais oublier le second anglais qui vient de nulle part
Lorsqu’il cause, le crado, on ne le comprend pas ce lascar
Et tout ce joli monde se donne en spectacle sur la place
Et ça picole copieusement car ils n’ont pas une tête à sucer de la glace
Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là
On compte sur le RSA, le six de chaque mois.

Eh puis il y a Helena accompagnée de son cabot et de sa gamine
Elle ne peut pas me souffrir mais je le lui rends bien cette gourgandine
Elle ne sait ni lire ni écrire pas plus qu’elle ne sait compter
Mais, le six de chaque mois, elle n’oublie jamais d’aller encaisser
Sa gamine se prend pour une star qui fait parfois l’école buissonnière
Elle est livrée à elle-même depuis toujours puisqu’elle n’a jamais eu de père
Elle trimbale son cabot dans un caddy comme ceux qu’on trouve à l’inter
Et le soir, elle le lange avant de le coucher dans un lit, quelle misère !
Mais je bavarde, comme toujours, et la nuit est en train de tomber chers amis
Je vous laisse à toutes vos réflexions et m’en retourne à mes écrits.

Lataupe, pamphlétaire

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1498

Catégorie humour (mystique)

La bible, vue et revisitée par Lataupe

En ces temps là, Dieu le Père travaillait d’arrache-pied pour faire un paradis terrestre dans lequel Adam et Eve allaient pouvoir s’éclater comme des « bêtes » Eh bien, justement, Dieu leur en envoya une. Et quelle bête ! Un perfide reptile qui sifflait au-dessus de leurs têtes et qui devait être sans doute anglais tant il était perfide. C’est dire, chers lecteurs et néanmoins amis !

Eh là, chers amis, les emmerdements ont commencé !

Surtout lorsque le serpent hypnotisa Eve qui, victime du regard de braise au strabisme convergent du reptile, sorte d’oiseau de mauvaise augure, croqua la pomme à belles dents (et être oiseau de mauvaise augure lorsqu’on est un animal rampant relève d’un sacré tour de force).

L’histoire ne dit pas si Eve était blonde pas plus qu’elle ne révèle si elle utilisait, pour se brosser les dents et avoir des gencives en béton armé, (merci monsieur Bouygues) le « Sufrice dentiper Colphylle à la clorogate » (traduisez l’anagramme par-Super dentifrice Colgate à la chlorophylle), celui qui donne des dents comparables en blancheur à celle de Sabatier (le regretté Coluche disait au sujet du personnage susnommé qu’il avait les dents les plus blanches et le sourire le plus niais de toute la télé ; c’est dire !)

L’histoire n’indique donc pas ces détails puisque le scribe qui officiait était quelque peu distrait et manquait de concision et d’esprit de synthèse pour relater avec précision ce qui s’est passé à l’époque ; ce qui explique, peut-être finalement quelques interprétations erronées commises par certains drôles d’apôtres ayant pris de singulières libertés avec le protocole de la réalité des choses de l’époque.

Toujours est-il que le monde était né et ce monde n’était pas à l’image de Dieu qui fut horrifié de voir ce que les descendants d’Eve et d’Adam avaient fait de son chef-d’œuvre et qui dépêcha sur terre son émissaire pour faire rentrer dans le rang les brebis égarées qui beurraient, déjà à l’époque, leur tartine de caviar des deux côtés à la fois ; et à ce régime là (non, non, pas de bananes !), les urgences des hôpitaux allaient être mises à rude épreuve devant la recrudescence de crises de foie liées à l’abus de caviar.

Et qui a bu boira ! C’est bien connu !

Justement ! Puisqu’il est question de boissons le scribe de l’époque décrit, dans le « chapitre vin, versez toujours », la scène de la Cène de manière un peu cavalière puisqu’il ignorait le texte de loi qui allait dire, quelques lustres et pas mal de lunes plus tard que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et qu’en conséquence cette boisson doit être consommée avec modération.
Il grava donc, non pas un CD, puisqu’ils n’avaient pas encore été inventés par Bill, le gardien du temple de la fenêtre, mais il fit décrire quelques arabesques à son burin graveur pour raconter que Vincent, François, Paul et les autres, entourant Jésus étaient hilares et qu’en conséquence ils ne savaient plus trop si c’était du lard ou du cochon.

L’histoire racontera, beaucoup plus tard que le scribe qui se nommait Houillard avait été abusé par ses yeux et les vapeurs de l’alambic du Père Cauchon, un aïeul du Père Magloire et qu’en conséquence il ne distinguait pas trop la scène se déroulant devant ses yeux ; une scène très agitée, en forme de tribunal, au cours de laquelle les apôtres présents jugeaient un des leurs, un nommé Judas qui avait vendu le secret de Polichinelle à un Cheik de passage qui l’avait payé grassement en faux pétrodollars.

Dans le tumulte général on avait du mal à distinguer la voix de chacun puisqu’ils parlaient quasiment tous en même temps, atteints de logorrhée verbale, sans doute due aux vapeurs de l’alambic du perfide Père Cauchon, un ancêtre de l’évêque ayant carbonisé Jeanne la pucelle. Une voix de stentor dominait tout de même le tumulte, celle de Ponce Pilate qui ne semblait pas être en accord avec ses « accolitres » et qui hurlait « Je m’en lave les mains, je m’en lave les mains ! »

Le malheureux Houillard ne savait plus où donner de la tête et du burin pour décrire la scène de la Cène si bien que dans le feu de l’action il se mit un coup de maillet sur les doigts et poussa un juron, resté célèbre et emprunté à la Sainte Bible, bien plus tard, par un dessinateur belge de génie, qui fit dire, par la bouche de l’un de ses personnages, un certain Chevalier de Hadocque, quelques uns des bons mots de Houillard «Sacrebleu, saperlipopette, Bachi Bouzouk, bande d’ectoplasmes, vous parlez trop vite, je ne peux pas transcrire ! »

Il avait pourtant du mérite Houillard puisqu’il travaillait comme un forcené et pourtant il ne gagnait pas plus, ayant été victime, comme certains de ses collègues, du discours d’un beau parleur de l’époque, haranguant couramment les foules lors de forums mémorables ; un certain Nabotix 1er .

Déjà !

L’histoire, avec un grand « H », contrairement à la taille du harangueur susnommé, se répéta à maintes reprises et si l’on prend la peine d’analyser les textes nous ayant été laissés par les descendants de Houillard, on se rend compte que l’envie de domination de certains est inversement proportionnelle à leur taille physique, avec ou sans talonnettes.

Ainsi va la vie !

« Ite Missa Es », fouette cocher et vogue la galère, celle d’un descendant de Noé qui est pleine à craquer et qui n’avance guère pourtant malgré le nombre impressionnant de rameurs qui s’escriment et faire de l’escrime armé d’une rame n’est pas une sinécure.

Bon Dieu, mais c’est bien sur !

A ciao, bonsoir.

Lataupe, pamphlétaire

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Havre de paix

La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1497

Havre de paix

Je ne résiste pas au plaisir de vous proposer en ce dimanche d’été de découvrir un petit coin de paradis que j’ai fréquenté assidument il y a bien longtemps et que j’ai réel plaisir à décrire pour vous, lectrices et lecteurs du forum.

Histoire naturelle, pas vue à la télé


La petite guinguette

Il était une fois une petite guinguette, perdue en rase campagne au beau milieu d’un grand vignoble régional. Cette guinguette était fort animée chaque fois qu’arrivait le vendredi soir et cette « fête » durait ainsi jusqu’à la nuit du dimanche au lundi suivant.

Les clients affluaient de toute la région dans ce lieu pas ordinaire. On y mangeait et y buvait après être allé faire le tour de la propriété en empruntant le petit sentier surplombant les trois étangs de pêche. On allait regarder les pêcheurs qui s’adonnaient à leur passe temps favori entre deux tournées de muscadet ou de bières, prises au bar entre copains et l’on ne manquait pas de raconter à Jeannot ou à petit Louis et avec force détails, les circonstances et péripéties de la capture de la carpe de Léon ; une « cuir » de 13 kilos qui lui avait donné du fil à retordre avant de se laisser enfermer dans la profonde épuisette.

Tout le monde se connaissait dans ce bourg de quelques centaines d’habitants, agriculteurs ou retraités pour la plupart. Tout le monde connaissait bien sur la guinguette de Maryvonne et de Joël que tout le monde appelait Jojo ; une guinguette qui, au fil des années, avait acquit une réputation ayant dépassé les limites du département et on venait parfois de loin, le weekend pour venir se détendre, s’amuser et pêcher à « l’Etang des Landes »
Ce lieu était le point de passage obligé du weekend pour les habitants de ce village et de cette région du vignoble nantais qui vivaient de la vigne et plus précisément du Muscadet et du Gros Plant que la région produisait.

Il y avait de l’ambiance au bar et les choses se passaient toujours bien car Jojo qui n’était pas « manchot » avait mis de l’ordre depuis longtemps et avait sélectionné, au fil du temps, la clientèle qui fréquentait son établissement.

Jojo avait un employé, Gérard, un « malheureux » qu’il avait sorti du caniveau et avait recueilli il y a quelques années qui s’occupait comme il pouvait de l’entretien du « domaine ». Jojo lui fournissait gîte et couvert en échange de son travail d’ouvrier agricole.

Jojo supervisait et avait l’œil à tout. Les choses tournaient rond dans ce petit coin de France profonde et les clients, presque tous devenus des habitués du lieu, ne s’y étaient pas trompé.

Lorsqu’arrivait le vendredi soir l’ami Jojo qui aimait cuisiner se mettait derrière ses fourneaux et préparait les commandes que Maryvonne apportait à table ou que les clients, pécheurs ou autres, récupéraient eux-mêmes directement au comptoir. Tout se passait dans une ambiance décontractée et bon enfant.
Lorsque la soirée avançait en heure et que tout le monde avait mangé l’ami Jojo changeait de « casquette » et abandonnait son piano pour retrouver ses claviers.
Jojo était en effet musicien en plus d’être cuisinier. Un musicien frustré car il n’avait pas pu se perfectionner ; son père ne l’ayant pas autorisé à quitter la maison paternelle pour « monter » au conservatoire régional lorsqu’il était adolescent. Il en avait pourtant les capacités l’ami Jojo ! En désespoir de cause il s’était fait tout seul, à force de travailler ses gammes. C’était un autodidacte méritant car capable de mener de multiples activités de front.

La grande roue de la vie avait tourné et Jojo s’était consolé en animant les bals régionaux le samedi et le dimanche tout en continuant de gérer avec Maryvonne le café qu’ils possédaient non loin des étangs et de sa guinguette qui n’existaient pas encore à l’époque.

Pour en revenir à la musique Jojo avait même réussi il y a une quinzaine d’années à créer son CD avec ses propres compositions et à le faire produire.

Cet homme sympathique et haut en couleurs était un touche à tout plutôt adroit et il aimait bricoler.
Il avait saisi l’opportunité, il y a une trentaine d’années de racheter des terrains à un prix intéressant à l’époque. Il avait un projet en tête qui lui tenait à cœur : créer un espace de pêche et de pisciculture. Comme il avait des dons de sourcier il avait trouvé dans son grand terrain plusieurs sources et avait donc fait creuser pour faire monter l’eau. Il avait passé un marché avec une briqueterie locale qui creusait les terrains et récupérait la terre riche pour en faire des briques en contrepartie du creusement gratuit.

Les étangs étaient nés et il ne « restait plus » à Jojo qu’à s’occuper du reste. La guinguette du tout début était une cabane en planche qu’il avait construite de ses propres mains dans laquelle on servait des frites aux premiers pécheurs découvrant les étangs par hasard.

On pouvait lire une certaine fierté dans ses yeux lorsqu’il montrait les photos de la naissance du site se trouvant en bonne place au tout début de l’album photo, sorte de mémoire collective des lieux. Puis le bouche à oreille a fonctionné à merveille car dans les étangs de Jojo on prenait vraiment de beaux et gros poissons.

Au fil du temps la cabane en planches du début à laissé place à une grande salle vitrée avec vue sur les étangs. Puis cette salle eut bientôt un prolongement alors que les affaires allaient bien. Maryvonne et Jojo vendirent leur café et s’installèrent dans leur guinguette, récupérant une grande partie de la clientèle de leur ancien café. L’affaire était sur les rails et se développait correctement. La clientèle composée, au tout début, de curieux et de pécheurs a rapidement fait place à celle des habitués revenant régulièrement comme en pèlerinage.

Au fil du temps les clients étaient de plus en plus nombreux à venir faire un petit tour le samedi ou le dimanche pour prendre un verre entre amis. Les pécheurs locaux fréquentaient régulièrement les étangs et la guinguette car Jojo, pécheur lui-même à ses moments perdus, attachait une grande importance à la qualité de son site et surtout à la qualité du poisson qu’il lâchait régulièrement dans ses étangs. Les pécheurs se faisaient photographier avec leurs plus belles prises et les photos rejoignaient l’album que Jojo avait mis en place. Cet album était consultable au bar et créait une certaine émulation entre pécheurs : une saine, belle et bonne publicité pour le lieu en somme !

Les clients aimaient l’ambiance décontractée et bon enfant qui régnait ici. Les sourires et les mots gentils tout comme les plaisanteries de bon aloi étaient monnaie courante à l’Etang des landes, puisque tel était le nom de ce petit complexe à la fois piscicole et gastronomique tout autant que musical comme je l’écrivais plus avant.

Sur les étangs et alentours on voyait toutes sortes d’animaux attirés par l’eau d’excellente qualité ; des colonies de canards y avaient élu « domicile » à l’année bien sur mais on y voyait régulièrement également des hérons cendrés et des ragondins de belle taille. Les ragondins étant exclusivement herbivores se régalaient sur les berges herbues du domaine. A la belle saison le chant des grenouilles habitait les berges le jour et la nuit et à la période de la fraie, les incessants sauts de carpes témoignaient de leur présence et de leur activité sur ce site ayant acquis, au fil du temps, une très bonne réputation quant à la qualité de sa faune. Jojo y était pour quelque chose et se donnait du mal pour faire « fructifier » son patrimoine.

Dans l’eau des étangs provenant donc des sources découvertes par Jojo beaucoup d’espèces de poissons cohabitaient. On y péchait des gardons mais aussi des tanches et des brèmes de taille impressionnante tout comme des anguilles qui donnaient pas mal de fil à retordre à ceux qui les tenaient au bout de leur canne ; des anguilles qui vrillaient souvent quelques mètres de nylon avant de se laisser capturer.

On a sorti également de ces étangs très poissonneux des truites dont certaines accusaient les trois et quatre kilos. L’album souvenir regorgeait de photos de carpes de plusieurs kilos en particulier ; des carpes souvent remises à l’eau par les pécheurs qui pratiquaient le « No-Kill », cher aux vrais carpistes qui s’y retrouvaient en terrain connu.
Des amours blancs de plusieurs kilos également donnaient beaucoup d’émotion et de fil à retordre à qui en tenait une au bout de sa canne. Elles ne finissaient pas toujours dans l’épuisette ces « bêtes de race » d’une puissance et d’une nervosité inouïes et c’est un véritable combat, pouvant durer parfois 20 minutes, voire plus qui s’engageait entre l’homme et l’animal dont l’issue de cette lutte pacifique et émouvante n’était pas toujours au profit du pécheur.
Loin s’en faut !
De beaux sandres ont été péchés ici aussi dont certains faisaient entre 4 et 5 kilos. Plusieurs brochets ont été capturés dans ces étangs dont un de 14 kilos et plus de 1m60, représentant le record du lieu, tenu fièrement, mais avec peine, par son propriétaire tremblant d’émotion. Pensez donc, un monstre de 14 kilos avec une gueule démesurée capable de saisir un chaton dans sa gueule hérissée de centaines de dents tranchantes comme des rasoirs.

Pour en revenir à l’aspect « intendance » lorsque les clients avaient mangé l’ami Jojo comme je l’expliquais au début de l’article rangeait la toque et la blouse de chef, quittait son piano et se glissait derrière ses claviers. Il faisait danser l’assemblée en jouant des airs connus ou ceux de sa composition, soit au synthé, soit à l’accordéon, puisque telle était sa spécialité d’origine. Des « chanteurs en herbe » venaient parfois « s’essayer » à la guinguette, tentant ainsi leurs premiers pas dans le show business avec plus ou moins de bonheur.

Cela se déroulait dans une ambiance plutôt chaleureuse et pouvait parfois, certains samedis soirs notamment, durer jusqu’au bout de la nuit. L’accordéon et les inévitables flonflons étaient probablement l’une des raisons profondes du succès de ce lieu « enchanteur ».

Chaque trente et un décembre la guinguette vivait au rythme d’un réveillon dansant. Les familles locales venaient au grand complet pour s’amuser et réveillonner au son de l’accordéon. La fête prenait fin aux environs de 7 heures le premier janvier et voyait se quitter, un à un les quelques habituels cent quatre vingt convives.

Jojo a vu naître le dernier jour de l’an du siècle passé puis est mort subitement à ses claviers, après avoir rempli, comme tous les ans à pareille époque, sa mission du 31 décembre.

Il est parti, usé par une vie qu’il avait brûlée par les deux bouts. Il n’était pas quinquagénaire.

L’Etang des landes est aujourd’hui abandonné et la guinguette a définitivement fermé ses volets à l’aube du 21ème siècle.
Personne n’a repris la suite de l’ami Jojo.

Les paysans du coin racontent dans le bar du café du village voisin que les nuits d’été, en passant près des étangs, ils entendent le son d’un accordéon qui joue « Le roi du café tabac ». C’est sans aucun doute l’âme de Jojo qui vient animer ce petit coin de paradis qu’il aimait tant.

Voilà donc l’histoire véritable de cette petite guinguette que j’ai bien connue il y a de cela quelques années maintenant. Jojo était un ami, pécheur tout comme moi et nous avions tissé des liens d’amitié au fil du temps. Notre amour commun pour la nature et la pêche nous avait rapprochés mais aussi notre passion pour le billard que nous pratiquions tous les lundis après-midi à la guinguette, jour de fermeture.

Le rideau grince et se referme lentement sur la petite guinguette et ses personnages d’un autre temps, d’une autre époque, dont chacun des clients l’ayant connue et fréquentée en garde précieusement le souvenir ému au fond d’un tiroir de sa mémoire.

Je me retire sur la pointe des pieds et je vous offre, en guise de « générique », les paroles de la chanson de Serge Lama : Le roi du café tabac.

J’espère que mon histoire naturelle vous aura permis de vous « évader » un instant. C’était le but de cet article.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, chroniqueur halieutique

Le roi du café tabac
Paroles de Serge Lama

L’escalier craque d’autant plus quand il a bu
L’immeuble est de la dernière guerre, il a vécu
Son lit grince et sa table branle
Tout est de travers dans sa chambre
Mais c’est sa chambre et c’est sa vie.

C’est le roi du café tabac le roi du café des touristes
Tous les soirs, vous le verrez là à vingt heures quarante précises.
Sa table est toujours réservée tout contre la machine à disques
Tous les soirs jusqu’au dernier métro il attend puis il rentre
Avenue Secrétant.

Ses copains sont tous des tordus, des mal foutus
Ils ont la gueule patibulaire des chiens perdus
Pour l’amour, tous, ils se partagent
Une beauté qui a passé l’âge
Mais c’est la leur et c’est leur vie.

C’est le roi du café tabac le roi du café des touristes
Tous les soirs, vous le verrez là à vingt heures quarante précises.
Il a l’air toujours réservé tels que les anciens ministres
Tous les soirs, jusqu’au dernier métro il attend, puis il rentre
Avenue Secrétant.

Chaque jour le voûte un peu plus, il perd la vue
Son cœur s’essouffle et ses poumons n’en peuvent plus
Un soir sous une porte cochère
Il tombera la tête en arrière
Ce sera sa mort, c’était sa vie.

C’est le roi du café tabac le roi du café des touristes
Tous les soirs, vous le verrez là à vingt heures quarante précises.
Sa place est déjà réservée au cimetière des pierrots tristes
Tous les soirs, il est là par n’importe quel temps
Il est là, toujours seul, qui attend
Un soir, on le ramènera les pieds devant dans sa chambre
Avenue Secrétant.

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A la mémoire d’un ange

La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1496

A la mémoire d’un ange

Il avait 49 ans, un âge bien jeune pour décider de tirer sa révérence. La décision lui appartenait et je ne puis la critiquer.

Il laissera, dans l’esprit de ses amis, tout comme dans celui de tout français, l’image d’un grand sportif, un ange de la perche comme l’ont surnommé certains journalistes sportifs.

Il a fait des émules, je le sais et Jean Galfione, l’un de ses amis, champion olympique de perche également, mais à Atlanta, douze ans plus tard a écrit de belles choses pour lui rendre hommage :

« Pierre était quelqu’un que j’admirais. C’était le seul poster que je possédais dans ma chambre de gamin ». « On le savait sensible. Il devait traverser une période difficile. Il y a un mois, je l’ai emmené avec moi pour naviguer. Je savais qu’il en avait besoin. On a passé 3 jours ensemble, il était heureux ».

Un journaliste de presse écrite de RMC Sports a également rédigé un bel article concernant Pierre Quinon, puisque c’est de ce champion dont je parle :

Extraits « A jamais le premier. Pierre Quinon restera dans la mémoire collective comme un pionnier : jamais avant lui un Français n’avait été sacré champion olympique de saut à la perche. Ce fut chose faite le 8 août 1984 au Memorial Coliseum de Los Angeles, grâce à un bond dès son premier essai à 5,75m. Une entrée majuscule dans l’histoire du sport hexagonal avec Thierry Vigneron (3e) à ses côtés. Et l’emblématique entraîneur des perchistes français de l’époque, Jean-Claude Perrin. « Je suis bouleversé, témoigne ce dernier. C’était un homme qui était à la recherche d’absolu. Cet absolu, il l’a prolongé au-delà de notre présence sur la terre. »

« Bill » Perrin avait découvert Quinon à Bourgoin-Jallieu (Isère) dans les années 70, alors que ce dernier n’était qu’un enfant : « J’avais vu ce gosse. Il avait quelque chose de totalement différent et de plus que les autres. Evidemment je pourrais vous parler des records et du titre olympique, mais non. Ça appartient au monde des hommes et il a dépassé ça. » Symbole de cette perche française qui allait plus haut que le reste du monde, plus haut que les Soviétiques même et qu’un tsar en gestation du nom de Sergei Bubka. Un an avant son titre olympique, Quinon avait posé son nom près des oiseaux avec un record à 5,82m. Il ne tiendra que trois jours… »

Je vous propose, pour terminer, le témoignage de Jacques Politi qui disait hier :

« Je souhaite aujourd’hui rendre hommage à Pierre QUINON décédé hier soir. Je voudrais saluer en lui ce sportif qui a su, après sa carrière, continuer à transmettre sa passion aux autres, notamment les plus jeunes.
J’ai eu l’occasion de faire sa connaissance lors de manifestations communales qu’il avait eu la gentillesse de parrainer, je pense ici notamment au Téléthon. Les Hyérois se souviendront d’un homme dévoué à la fois dans la vie sportive, mais aussi dans son commerce de rôtisserie.
A sa famille, à ses amis, je souhaite présenter au nom de la Ville, mes plus sincères condoléances »

Je propose, pour conclure cet article d’hommages, ma modeste pierre à l’édifice.

Merci à vous, Pierre Quinon, vous avez porté haut et avec infiniment d’honneur le flambeau du sport tout autant que celui du peuple français !

Ecrivainparisien

Le saut de l’ange

C’était un beau sportif qui nous a fait honneur
Il a fait résonner l’hymne national à son heure
Il a été le premier français à tutoyer les étoiles
Son patronyme brillera longtemps sur la toile !

Son style particulier reflétait une grande pureté
Il a été modèle auquel certains se sont identifié
Il a été chef de file d’une lignée qui volait haut
On l’a décrit comme un ange ou bien un oiseau.

C’était un perfectionniste qui recherchait l’absolu
A Los Angeles, au premier saut il y est parvenu
Il a été l’homme le plus haut de toute l’histoire
Son nom restera et cela n’est pas du au hasard.

Avant-hier, il aura décidé de tirer sa révérence
Ces amis en restent atterrés, de toute évidence
Un grand champion s’en est allé manifestement
Pierre Quinon est parti trop tôt au firmament.

Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1495

Devoirs de vacances

Un matin d’automne, près d’une ferme, maitre goupil étant à l’affut avait vu s’éloigner le fermier et se dit que c’était le moment où jamais de s’introduire dans la basse-cour pour venir dérober son repas, au nez et à la barbe du chien de garde, parti je ne sais où.

Le sieur goupil fit donc une entrée fort remarquée par l’ensemble des hôtes du fermier. Les pensionnaires du brave paysan se liguèrent et firent front, comme un seul « homme » contre l’envahisseur qui ne dut la vie sauve qu’au tir au jugé du paysan revenu sur les lieux.

Vous remarquerez, en lisant le texte ci-dessous, que certains animaux ont de drôles de façon de s’exprimer et les cris de certaines espèces m’ont beaucoup fait rire lorsque j’avais composé cette œuvrette en octobre 2006.

Je vous souhaite de passer un bon moment.

Ecrivainparisien

Basse-cour en folie

Une basse-cour vit une folle effervescence ce matin
Les pensionnaires ont repéré maitre goupil, si malin
Il s’est glissé subrepticement au cœur du poulailler
Il profite de l’absence du fermier pour venir chasser.

Une poule tachetée caquète, s’enfuyant en gloussant
Elle est poursuivie par le renard au pelage rougissant
Le dindon glougloute en signe de réelle protestation
Le renard glapit montrant ainsi sa réelle domination.

Un corbeau croasse passant dans le ciel bien nuageux
Une grenouille coasse, non loin, sur un étang herbeux
Un chat miaule il aimerait pouvoir croquer un oiseau
Un chiot jappe aussi, ne comprenant rien au scénario.

Un colvert claque du bec par pur esprit de solidarité
Le cygne trompette car le voilà furieusement énervé
Près des roseaux un grillon réveillé craquette apeuré
Une fauvette grise zinzinule perchée sur un peuplier.

Un jeune étourneau dérangé aussi jase dans son nid
Un criquet stridule s’en retournant vers son fournil
Dans son box, le vieux cheval a puissamment henni
Un cochon rose est sorti, attiré qu’il était par les cris.

Dans sa cage la perruche verte jabote ajoutant son cri
Sur le bord d’une fenêtre un geai cacarde fort surpris
Ce si bruyant tintamarre a finalement alerté le fermier
Il n’était pas très éloigné, dans un champ à proximité.

Les choses rentrèrent dans l’ordre assez rapidement
Il sortit le fusil et introduisit deux cartouches dedans
La volée de plombs frôla maitre renard qui prit peur
Il s’est enfui sans avoir pu manger son quatre heures.

Je pense que ce conte animalier vous a fait sourire
Il n’a aucune prétention si ce n’est celle de divertir
Je me suis bien détendu avec tous ces cris animaliers
Certains font rire et j’espère qu’ils vous ont amusé.

Ecrivainparisien
11 octobre 2006

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