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Archive for août 2011

La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1504

Les chroniques de la place

Il est certains articles que j’ai du mal à rédiger mais je me dois cependant de le faire.

Respect mérité : le coeur en berne

Je ne verrai plus son catogan qui lui donnait un air particulier et faisait de lui quelqu’un de différent, pas seulement dans son look.

Différent, il l’aura été ! Il était philosophe de la vie en toutes circonstances. Il avait perdu sa femme, il y a un peu plus de deux ans et se débattait avec les tracasseries administratives depuis cette époque. Pour la petite histoire la sécurité sociale l’a déclaré défunt il y a quelques mois, suite à une erreur administrative…

Beaucoup de ceux qui l’ont bien connu savaient qu’il avait grand cœur. Il a aidé certaines personnes en difficulté en prenant quelques uns de leurs problèmes à bras le corps.

Nous parlions souvent le matin, un moment et je sais qu’il appréciait mon travail de plume.

Il y a quelques jours nous avions pris le pot de l’amitié pour fêter ses 43 ans.

J’ai récemment parlé de lui dans mon article intitulé « Les lauriers de la reconnaissance » et lorsque je lui ai lu ce que je disais de lui il a fondu en larmes.

[ Il y en a, comme par exemple Gilles, ce jeune veuf avec lequel nous avons régulièrement des discussions intéressantes sur les problèmes de la vie. Gilles possède un cœur bien assez grand pour accueillir beaucoup de monde mais, comme beaucoup de gens ayant du cœur, il n’est pas toujours payé de retour, loin s’en faut.]

Il y avait quatre jours que personne ne l’avait vu dans le quartier et l’une de ses amies a alerté les secours ; les pompiers l’ont découvert, sans vie à son domicile.

Gilles nous a quittés, discrètement ; j’ai perdu un des rares amis que j’avais dans le quartier.

Il laisse un fils de 18 ans, je crois qui réside en Bretagne, la région d’origine de Gilles.

Je présente mes condoléances attristées à son fils, que je ne connaissais que par ce que Gilles m’en avait dit, tout autant qu’à ses quelques amis.

Dors en paix, Gilles et merci de m’avoir tenu compagnie durant quelque temps.

Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1503

Les chroniques de la place

Réflexions

Austérité (définition du grand Littré) : manière de vivre rigoureuse à soi-même. Homme plein d’austérité.

Il semble, d’après la définition du grand Littré, que le châtelain sarthois, alias Saint-Pierre, veuille nous imposer ce qu’il est sciemment incapable de s’appliquer à lui-même, tout autant d’ailleurs que les personnages qui nous « exploitent démocratiquement » (puisque nous les avons choisis en « connaissance de cause ») et qui nous rendent indirectement responsables de leur faillite personnelle de la gestion collective de la crise puisque nous allons prochainement payer 12 milliards : le prix de leur légèreté et de leur irresponsabilité morale face à l’inévitable crise qu’ils n’ont pas su gérer puisqu’ils ne se sentent apparemment pas comptables des deniers dont ils ont pourtant la charge en qualité de responsables, voulant faire croire aux yeux de l’opinion que le problème de la crise n’est pas de leur responsabilité.

Et pourtant !

Si l’Etat commençait à montrer l’exemple en s’acquittant de ses propres dettes ainsi qu’en réduisant drastiquement son train de vie, un gouffre abyssal, les choses iraient sans doute un peu mieux et le discours des « puissants » ayant « suprématie sur rue » pourraient être mieux compris de monsieur « tout le monde », vous savez cet obscur, ce sans-grade qui travaille plus pour gagner moins, qui ne prend pas forcément ses vacances pourtant amplement méritées, qui y regarde à deux fois avant de pouvoir s’offrir un extra (du genre restaurant), qui se lève aux aurores et se couche parfois à « pas d’heure », qui se désintéresse de la politique car il imagine qu’il n’a rien à attendre de ceux qui « palpent » l’oseille qu’il leur a fait gagner à la sueur de son front.

Car c’est bien lui, monsieur « tout le monde » : cet employé, cet ouvrier, ce petit commerçant besogneux et collecteur de taxes pour l’Etat, non rémunéré, cela dit en passant, ce livreur de pizzas qui parfois se joue du Code de la Route ; c’est bien lui, monsieur « tout le monde », oui ! Qui fait la force, la richesse et la grandeur du patronat et celui de la France.

Et ce patronat, dirigé par une femme, soit dit en passant, se fiche royalement de savoir si Arthur, troisième enfant d’une famille dont seul le père travaille, pourra manger à la cantine scolaire lors de la rentrée tout proche.
Ce patronat qui oublie de redistribuer systématiquement à ceux qui font chaque jour sa force, sa richesse et sa parfaite cohésion face à « l’adversité », une partie des plus-values qu’il engrange depuis l’époque de la révolution industrielle.

Alors que l’on ne vienne pas me seriner depuis des lustres que la France est un grand pays dans lequel la solidarité n’est pas qu’un mot !

Que les personnages à la tête de l’Etat tout autant que nos élus et représentants de toutes sortes commencent à montrer l’exemple en réduisant leurs revenus tout autant que leur train de vie de manière significative ; en n’utilisant pas, pour le moindre déplacement, le véhicule de grosse cylindrée leur ayant été affecté uniquement pour les besoins du service dont ils ont la charge, un véhicule plus modeste remplirait sans aucun problème la même fonction, soit dit en passant ; qu’ils déclarent l’intégralité de leurs revenus et soient ainsi imposés sur la totalité de ceux-ci et pas uniquement sur la moitié, considérée comme frais de fonctionnement, non imposables ; qu’ils règlent, sur leurs deniers, les notes de restaurant et d’hôtel lorsqu’ils se déplacent comme cela se fait dans certains pays d’Europe du Nord (exemple d’actualité : les Universités d’été qui fleurissent tous azimuts) ; qu’ils soient systématiquement présents dans les hémicycles pour remplir la mission pour laquelle les mandants que nous sommes les ont élus ; qu’ils sachent être humbles et reconnaissent leurs erreurs manifestes, coutant parfois quelques dizaines de milliers d’euros au contribuable ; qu’ils se sentent responsables de la mission qui est la leur et qui leur permet de vivre décemment et qu’ils aient, dans les faits, obligation de résultat et de comptes à rendre comme cela se pratique en entreprise.

A revenus conséquents, obligation de performances !

Dans ces conditions je reste persuadé que monsieur « tout le monde » comprendra mieux et ne rechignera pas à payer sa part.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire, politiquement incorrect, libre et, plus que jamais, fier de le demeurer.

http://www.france24.com/fr/20110825-fillon-detail-plan-austerite-mesure-taxe-riche-societe-impot-soda-cigarette-tabac-alcool?ns_campaign=nl_quot_fr&ns_mchannel=email_marketing&ns_source=NLQ_20110826&f24_member_id=&ns_linkname=node_4477249&ns_fee=0

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1502

Les chroniques de la place

Mariage de passion tout autant que de raison

Demain sera, sans aucun doute possible, un jour à marquer d’une pierre blanche comme le dit l’expression populaire pour une amie et sa famille tout autant que pour ses amis.

Blanche, puisque tel est son prénom, bien que vivant avec Christian depuis quelques années a décidé, en accord avec son compagnon, d’attendre que leurs deux enfants soient en âge de comprendre un certain nombre de choses pour officialiser leur union devant Monsieur le Maire.

Idée « responsable » et respectable, s’il en est !

Demain, à pareille heure, Blanche et Christian seront en passe de vivre sans doute l’un des moments les plus intenses en émotion de leur vie : celui où ils prononceront, à tour de rôle, devant l’édile communal ce petit mot de trois lettres qui les engagera officiellement pour de nombreuses années.

Dans tout mariage qui se respecte il est convenu de prononcer un discours à l’intention des jeunes mariés.

Je leur offre le mien, ci-dessous exposé :

Quelques mots pour une union sacrée : celle de Blanche et de Christian

Le poète écrivain que je suis ne peut rester silencieux devant l’évènement que représente l’union sacrée d’un mariage.

Demain va voir en effet s’officialiser l’union de deux êtres qui se portent de nobles et beaux sentiments depuis un certain temps déjà.

Un mariage c’est un contrat ; officiel aux yeux de la société, certes, mais c’est surtout et avant tout une fusion morale entre deux êtres devant aboutir à une osmose parfaite avec le temps qui passe ; et cette fusion doit être partage et échange de tous les instants.

L’un doit vivre pour l’autre, penser pour l’autre mais également agir pour l’autre à chaque instant ; l’autre, celui que l’on porte en son cœur, celui pour lequel on se sent prêt à se surpasser afin qu’il se sente aimé, choyé et valorisé.

L’autre, celui que le cœur à choisi, parfois au détriment de la raison et pour lequel on se sent fier d’exister et qui sait forcément vous le rendre.

Je vous souhaite, à tous deux de connaitre de longues années d’un bonheur sans nuage.

Ecrivainparisien 26 août 2011


Dix bonnes raisons d’aimer

Aimer, ce verbe à lui seul est déjà merveilleux
Aimer, c’est rendre les autres heureux
Aimer, c’est savoir écouter et se taire
Aimer, c’est reconnaître les mérites de son partenaire
Aimer se « conjugue » à tous les temps, tous les jours
Aimer, c’est offrir sans rien attendre en retour
Aimer, c’est savoir se sacrifier parfois !
Aimer, c’est divin ! Cela procure d’immenses joies
Aimer est un geste forcément fraternel
Aimer ne meurt jamais ! Ce verbe restera éternel !

Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n°1501

Les chroniques de la place

La pilule

Bonjour à toutes et tous,

La France est encore en vacances pour quelques jours mais ceux qui nous « exploitent démocratiquement » ont déjà repris leurs activités, nous préparant ainsi une rentrée en fanfare (petit rappel écologique : l’usage du « Mirror » est aujourd’hui prescrit pour faire briller les cuivres) ; une rentrée assortie de mesures restrictives et privatives (voir par exemple l’augmentation du prix des fournitures scolaires tout autant que la suppression de milliers de postes d’enseignants) et le châtelain sarthois, alias Saint-Pierre, ne chôme pas pour commettre un discours poli (pas au sens du terme signifiant « bien élevé », non, mais plutôt à celui indiquant une surface lisse et belle ; parfaite au plan de son aspect visuel) ; discours lissé, voire cérusé pour tenter de nous faire avaler la « pilule » qui va faire sans doute grincer des dents nombre de français pour lesquels la coupe est quasiment pleine depuis un moment.
Et cette coupe ils vont être contraints, une fois de plus, de la boire jusqu’à la lie pendant que quelques privilégiés boiront, eux, un breuvage royal, géniale découverte d’un certain Dom Pérignon, moine de son état, pour arroser ainsi leurs privilèges.

Vous avez dit altruisme ? Bizarre, je n’ai rien entendu !

L’altruisme n’a jamais été une vertu pratiquée par les nantis puisque ce mot, dont ils ne connaissent aucunement la signification réelle ne fait pas partie de leur vocabulaire limité.
Ces « gens-là » se complaisent à exploiter (le monde qui travaille plus pour gagner moins), à affamer (la population), à brasser (du vent et de l’oseille), à renier (amis et origine) mais en aucun cas à faire le bien autour d’eux.
Le monde qu’ils nous font subir n’est effectivement pas du cinéma c’est bien celui de la réalité ; notre réalité, c’est à dire le résultat de leur arrivisme forcené tout autant que celui de leurs ambitions personnelles et de leur réussite.

Notre père

Puisque nous sommes en période préélectorale je vais faire une prière adressée au tout puissant :

Notre « Père »

Monsieur que l’on nomme « grand » !
Vous qui êtes odieux,
Que votre nom soit conspué,
Que votre fin de règne arrive,
Que votre nombrilisme soit montré du doigt,
Sur la terre comme au ciel ;
Donnez nous aujourd’hui votre mensonge quotidien,
Pardonnez nous notre désobéissance revendicatrice
Ainsi que notre lassitude à devoir vous supporter
Comme nous le faisons, par obligation démocratique
Depuis quelque temps déjà.
Ne nous laissez pas succomber à la tentation malsaine
De vouloir vous singer
Et délivrez-nous du mal,
Cette pratique que vous maitrisez à la perfection !

Amen

Lataupe, poète, écrivain et pamphlétaire, politiquement incorrect, libre et, plus que jamais indépendant.

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1500 (mille cinq cents)

Regard en arrière

1500 articles représentant approximativement 7500 pages de rédactionnel, soit environ 150 000 lignes totalisant approximativement 1 500 000 mots : tel est le bilan de près de 2000 jours d’un travail de titan d’un dénommé « Houillard », scribe de son état dans une vie antérieure, devenu depuis « Lataupe », une sorte de phénix, renaissant de ses cendres et avocat des causes désespérées, suite à une mutation surnaturelle…

Ce Lataupe là, amis lectrices et lecteurs n’est pas peu fier du travail effectué, non pas pour lui, mais pour l’âme de trois amies ; des amies parties vers un autre destin, il y aura bientôt huit longues années ; des amies exceptionnelles, chères à son cœur et pour l’âme desquelles il s’est lancé un défi : celui de continuer à les faire vivre, elles et leurs idées pour celles et ceux qui les ont aimées et estimées de leur vivant.

Elles sont mes anges gardiens sur terre depuis huit ans et je suis devenu leur avocat et le porte parole des idées qu’elles défendaient avec brio.

Quel noble défi qui m’anime et me motive magnifiquement, m’évitant ainsi de sombrer puisque je me dois de rester digne au nom de leurs âmes merveilleuses en continuant le combat qui était le nôtre, à savoir encenser mais aussi faire toucher du doigt et dénoncer tout autant que vitupérer vigoureusement lorsque cela est nécessaire.

Mais ce défi beau, noble, difficile tout autant que valorisant et enrichissant n’est possible que grâce à vous tous, amis lectrices et lecteurs car sans vous, je le redis, une fois encore, je ne suis rien ou bien si peu de chose comme le disait poétiquement la rose à l’oreille de Françoise Hardy.

Merci mes amis, grâce à vous le combat continue et j’espère avoir bientôt le plaisir tout autant que le bonheur de rédiger, pour vous mon deux millième billet sur le forum de l’écrivain.

Je m’enfuis sur la pointe des pieds car l’émotion est en train de m’étrangler une fois encore. Qui s’en étonnera ?

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1499

Quand le spectacle est sur la place

Je vous amène aujourd’hui au théâtre mais ce théâtre est quelque peu particulier puisque l’action se joue et se déroule à ciel ouvert, dans la rue, faisant office de scène théâtrale pour la circonstance et le spectacle qu’il vous sera donné de voir ici, sur et autour d’une place, du matin jusqu’au soir est celui d’un certain nombre d’individus qui se complaisent dans leur « crasse intellectuelle » tout autant que physique et qui se donnent lamentablement en spectacle aux yeux des habitants du quartier tout autant qu’à ceux des touristes de passage, ce qui n’est pas à l’avantage de ce quartier de Paris.

Ces gens là sont totalement irrécupérables puisque désocialisés depuis longtemps déjà et ce n’est pas leur alcoolisme récurant qui peut arranger les choses puisqu’ils se complaisent dans l’état qui est le leur, refusant d’admettre leur maladie et refusant, par la même occasion de se faire soigner puisqu’ils n’admettent pas le moins du monde leur état pathologique.

Ces êtres sont tous ou presque des assistés à divers titres qui bénéficient des indemnités sociales et qui s’empressent de les investir en liquides divers, ceux qui doivent normalement être consommés avec modération puisqu’ils sont dangereux pour la santé.
En contre partie de ce que la République bienveillante pour ses enfants leur offre ils ne se donnent pas la peine de remplir les obligations liées à leur statut, à savoir rechercher activement du travail, comme le prévoient les textes propres à la mesure dont ils bénéficient.

Dans le pamphlet qui illustre mes propos, ci-dessous développés, je me suis inspiré d’un texte de Brel, l’un de mes maitres à penser et ce texte est celui de « Ces gens là »

Ecrivainparisien

Ces gens là

D’abord il y a le fêlé
Lui qui est grand et con
Lui qui porte casquette
Lui qui est toujours rond
Tellement qu’il a éclusé
Et tellement qu’il est cuivré
Qui prend le jour pour la nuit
Qui chaque jour se détruit
Et qui tape sur sa femme
Quand il a perdu son âme
Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là
On compte sur le RSA, le six de chaque mois.

Eh puis il ya l’autre qui gueule comme un putois
Qui injurie son mâle lorsqu’elle est aux abois
Qui préfère aux hommes son chat siamois
Et qui nourrit les pigeons bien des fois
Qui s’enfile son Porto à grandes rasades
Et qui regarde les gens avec un air maussade
Elle qui fait la manche à l’inter du coin
Puis qui s’en va tranquillement chercher son vin
Qui s’endort quelquefois sur les bancs de la place
Et qu’on réveille matin quand elle a cuvé sa vinasse
Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là
On compte sur le RSA, le six de chaque mois.

Eh puis il y a les autres, l’anglais et ses baguettes
Lui qui est rond du matin au soir car il boit comme une bête
Eh puis il y a aussi le couple qui vient d’ailleurs
Et qui veut imposer ses idées qu’il croit supérieures
Il y a aussi les amis de la rue qui passent quelquefois
Simplement pour faire acte de présence, juste pour la loi !
Ah, j’allais oublier le second anglais qui vient de nulle part
Lorsqu’il cause, le crado, on ne le comprend pas ce lascar
Et tout ce joli monde se donne en spectacle sur la place
Et ça picole copieusement car ils n’ont pas une tête à sucer de la glace
Faut vous dire, monsieur, que chez ces gens là
On compte sur le RSA, le six de chaque mois.

Eh puis il y a Helena accompagnée de son cabot et de sa gamine
Elle ne peut pas me souffrir mais je le lui rends bien cette gourgandine
Elle ne sait ni lire ni écrire pas plus qu’elle ne sait compter
Mais, le six de chaque mois, elle n’oublie jamais d’aller encaisser
Sa gamine se prend pour une star qui fait parfois l’école buissonnière
Elle est livrée à elle-même depuis toujours puisqu’elle n’a jamais eu de père
Elle trimbale son cabot dans un caddy comme ceux qu’on trouve à l’inter
Et le soir, elle le lange avant de le coucher dans un lit, quelle misère !
Mais je bavarde, comme toujours, et la nuit est en train de tomber chers amis
Je vous laisse à toutes vos réflexions et m’en retourne à mes écrits.

Lataupe, pamphlétaire

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La chronique de Jean Claude Lataupe
Billet n° 1498

Catégorie humour (mystique)

La bible, vue et revisitée par Lataupe

En ces temps là, Dieu le Père travaillait d’arrache-pied pour faire un paradis terrestre dans lequel Adam et Eve allaient pouvoir s’éclater comme des « bêtes » Eh bien, justement, Dieu leur en envoya une. Et quelle bête ! Un perfide reptile qui sifflait au-dessus de leurs têtes et qui devait être sans doute anglais tant il était perfide. C’est dire, chers lecteurs et néanmoins amis !

Eh là, chers amis, les emmerdements ont commencé !

Surtout lorsque le serpent hypnotisa Eve qui, victime du regard de braise au strabisme convergent du reptile, sorte d’oiseau de mauvaise augure, croqua la pomme à belles dents (et être oiseau de mauvaise augure lorsqu’on est un animal rampant relève d’un sacré tour de force).

L’histoire ne dit pas si Eve était blonde pas plus qu’elle ne révèle si elle utilisait, pour se brosser les dents et avoir des gencives en béton armé, (merci monsieur Bouygues) le « Sufrice dentiper Colphylle à la clorogate » (traduisez l’anagramme par-Super dentifrice Colgate à la chlorophylle), celui qui donne des dents comparables en blancheur à celle de Sabatier (le regretté Coluche disait au sujet du personnage susnommé qu’il avait les dents les plus blanches et le sourire le plus niais de toute la télé ; c’est dire !)

L’histoire n’indique donc pas ces détails puisque le scribe qui officiait était quelque peu distrait et manquait de concision et d’esprit de synthèse pour relater avec précision ce qui s’est passé à l’époque ; ce qui explique, peut-être finalement quelques interprétations erronées commises par certains drôles d’apôtres ayant pris de singulières libertés avec le protocole de la réalité des choses de l’époque.

Toujours est-il que le monde était né et ce monde n’était pas à l’image de Dieu qui fut horrifié de voir ce que les descendants d’Eve et d’Adam avaient fait de son chef-d’œuvre et qui dépêcha sur terre son émissaire pour faire rentrer dans le rang les brebis égarées qui beurraient, déjà à l’époque, leur tartine de caviar des deux côtés à la fois ; et à ce régime là (non, non, pas de bananes !), les urgences des hôpitaux allaient être mises à rude épreuve devant la recrudescence de crises de foie liées à l’abus de caviar.

Et qui a bu boira ! C’est bien connu !

Justement ! Puisqu’il est question de boissons le scribe de l’époque décrit, dans le « chapitre vin, versez toujours », la scène de la Cène de manière un peu cavalière puisqu’il ignorait le texte de loi qui allait dire, quelques lustres et pas mal de lunes plus tard que l’abus d’alcool est dangereux pour la santé et qu’en conséquence cette boisson doit être consommée avec modération.
Il grava donc, non pas un CD, puisqu’ils n’avaient pas encore été inventés par Bill, le gardien du temple de la fenêtre, mais il fit décrire quelques arabesques à son burin graveur pour raconter que Vincent, François, Paul et les autres, entourant Jésus étaient hilares et qu’en conséquence ils ne savaient plus trop si c’était du lard ou du cochon.

L’histoire racontera, beaucoup plus tard que le scribe qui se nommait Houillard avait été abusé par ses yeux et les vapeurs de l’alambic du Père Cauchon, un aïeul du Père Magloire et qu’en conséquence il ne distinguait pas trop la scène se déroulant devant ses yeux ; une scène très agitée, en forme de tribunal, au cours de laquelle les apôtres présents jugeaient un des leurs, un nommé Judas qui avait vendu le secret de Polichinelle à un Cheik de passage qui l’avait payé grassement en faux pétrodollars.

Dans le tumulte général on avait du mal à distinguer la voix de chacun puisqu’ils parlaient quasiment tous en même temps, atteints de logorrhée verbale, sans doute due aux vapeurs de l’alambic du perfide Père Cauchon, un ancêtre de l’évêque ayant carbonisé Jeanne la pucelle. Une voix de stentor dominait tout de même le tumulte, celle de Ponce Pilate qui ne semblait pas être en accord avec ses « accolitres » et qui hurlait « Je m’en lave les mains, je m’en lave les mains ! »

Le malheureux Houillard ne savait plus où donner de la tête et du burin pour décrire la scène de la Cène si bien que dans le feu de l’action il se mit un coup de maillet sur les doigts et poussa un juron, resté célèbre et emprunté à la Sainte Bible, bien plus tard, par un dessinateur belge de génie, qui fit dire, par la bouche de l’un de ses personnages, un certain Chevalier de Hadocque, quelques uns des bons mots de Houillard «Sacrebleu, saperlipopette, Bachi Bouzouk, bande d’ectoplasmes, vous parlez trop vite, je ne peux pas transcrire ! »

Il avait pourtant du mérite Houillard puisqu’il travaillait comme un forcené et pourtant il ne gagnait pas plus, ayant été victime, comme certains de ses collègues, du discours d’un beau parleur de l’époque, haranguant couramment les foules lors de forums mémorables ; un certain Nabotix 1er .

Déjà !

L’histoire, avec un grand « H », contrairement à la taille du harangueur susnommé, se répéta à maintes reprises et si l’on prend la peine d’analyser les textes nous ayant été laissés par les descendants de Houillard, on se rend compte que l’envie de domination de certains est inversement proportionnelle à leur taille physique, avec ou sans talonnettes.

Ainsi va la vie !

« Ite Missa Es », fouette cocher et vogue la galère, celle d’un descendant de Noé qui est pleine à craquer et qui n’avance guère pourtant malgré le nombre impressionnant de rameurs qui s’escriment et faire de l’escrime armé d’une rame n’est pas une sinécure.

Bon Dieu, mais c’est bien sur !

A ciao, bonsoir.

Lataupe, pamphlétaire

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