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Archive for décembre 2010

Transmutation

 

Transmutation

 

Karine, on m’a demandé de te contacter en ce jour particulier

L’un de mes aïeux a des choses très importantes à te révéler

Il va te transmettre révélations par la plume d’un de tes amis

C’est un moyen utilisé quelquefois par ceux qui sont partis.


Mon aïeul était célèbre pour la qualité de ses prédictions

Il vivait à la Renaissance et avait Nostradamus pour nom

Il est entré en contact cette nuit avec ton ami l’écrivain

La puissance de la pensée de mon aïeul guidera sa main.


Une force surnaturelle guide en cet instant mes doigts

Je tape des mots sur mon clavier qui ne sont pas de moi

Il semble qu’on me demande de transmettre un message

Je pense que ces mots émanent de la pensée d’un sage.


Karine, je suis Michel de Nostredame, c’est moi que tu lis

Ton ami l’écrivain n’est pour rien dans ce qui est écrit ici

Il n’est qu’instrument exprimant les forces de mon esprit

Je veux d’abord te souhaiter un merveilleux retour à la vie.


Tu dois savoir que grands bouleversements vont survenir

Très bientôt chère Karine, par un miracle tu vas guérir !

Quelqu’un t’aime en silence et t’attend en 2011à Paris

Il va te faire vivre des moments inconnus en ton esprit.

.

Il va t’aimer comme tu le mérites pour honorer ton cœur

Il t’offrira tout ce qu’il possède en son âme de meilleur

Vous allez connaitre ensemble intense et pur bonheur

Il va se dépasser pour toi chaque jour à chaque heure.


Pour que tu vives bonheur permanent il fera diligence

Il t’offrira, au fil des ans, Corinne, son amour intense

Je sais que ce qui lui importe ce n’est que ton bonheur

Il ne vit que pour cela depuis que tu es en son cœur !


N’oublie pas de le garder en ton cœur avec loyauté

Ne le trompe pas sinon en enfer ton âme irait bruler

Mais je connais la force de l’amour que tu lui portes

Nostradamus te salue Karine, ses vœux te portent !


Signature indéchiffrable 31 décembre 2010

 


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Les vœux de l’écrivain

L’horloge du dieu Cronos, le maitre du temps, fait le compte à rebours des derniers instants de celle qui va incessamment passer aux oubliettes de l’histoire : l’année 2010 est en train de vivre ces derniers instants et va laisser sa place à celle qui doit logiquement lui succéder.

Bon nombre de gens ont déjà l’esprit ailleurs en cette période particulière, une période surnaturelle au cours de laquelle d’aucuns croient, en leur for intérieur qu’un miracle va survenir et ainsi transformer leur vie fade et insipide en une existence dorée.

Je laisse ceux-là à leurs rêves chimériques, le rêve ne faisant de mal à personne et n’apportant que du bonheur à celui qui a la chance de pouvoir s’en emparer.

Je vais, à mon tour, rêver mais à des choses plus « terre à terre » pour l’année qui va voir le jour dans quelques heures.

Mes pensées se tournent en premier lieu pour l’année à venir vers tous les malades qui souffrent de par le monde et je leur dis de ne jamais perdre l’espoir et de garder en permanence un moral intact car le mental est excessivement important lorsque le corps souffre et permet bien souvent de guérir. J’en suis une preuve vivante pour avoir vaincu un cancer il y a de cela un an.

Je voudrais saluer, à ce propos, mon amie Marie Dominique qui souffre quelque part du côté de la capitale britannique et l’assurer de mes pensées les plus douces et les plus tendres pour ce qu’elle représente à mes yeux et mon cœur : une âme magnifique et totalement désintéressée, tout comme l’est celle de ma journaliste préférée, enracinée en mon cœur à tout jamais, elle qui se lamente sans doute du côté d’un hôpital quelque part en Seine Saint-Denis. J’espère du fond du cœur que 2011 sera enfin l’année de nos retrouvailles.

Je pense aussi en cette toute fin d’année à nos deux journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ainsi qu’à leurs trois accompagnateurs afghans, séquestrés pour de bien mauvaises raisons, pas véritablement avouables car très éloignées de ce qui fait la grandeur et la noblesse de l’esprit de l’Homme,  rappelant en cela le calvaire enduré par Florence Aubenas et son guide Hussein Hanoun, séquestrés eux aussi jadis, tout comme celui de Marcel Carton, Marcel Fontaine, Jean Paul Kaufman et Michel Seurat, tous séquestrés. Mes pensées les plus émues s’en vont vers eux tous ayant énormément souffert ainsi que vers la veuve de Michel Seurat, tout autant que vers l’âme du malheureux Michel Germaneau, lâchement assassiné.

Une nouvelle année qui commence permet de faire un certain vide en son esprit et de se motiver pour envisager de prendre de belles et bonnes résolutions, chalenge parfaitement louable et respectable.

Je souhaite à chacune et chacun des lecteurs de cet article de pouvoir connaitre en cette nouvelle année toute proche de grands moments d’émotion de joie et de bonheur, tous instants qui feront naitre en leur cœur un immense sentiment de plénitude.

Puisque j’en suis à évoquer les sentiments je souhaite du fond du cœur à ceux qui n’ont jamais connu le bonheur suprême d’aimer et être aimé en retour, de vivre en cette année cet exceptionnel sentiment, le plus beau de tous, celui qui donne l’impression, lorsqu’on en bénéficie, de marcher en permanence à dix centimètres au-dessus du sol.

Un conseil de bon sens pour terminer cet article : si vous prenez la route, ne consommez aucune boisson alcoolisée quelle qu’elle soit, levez le pied et respectez le sacro-saint code de le route car il est infiniment préférable d’arriver en retard dans ce monde que beaucoup trop tôt dans l’autre.

Je vous aime infiniment mes ami(e)s et je souhaite vous retrouver l’an prochain pour de nouvelles aventures.

Bonne année 2011 à toutes et tous.

Ecrivainparisien

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Aveux

Chers lectrice et lecteur

Ce récit est la suite logique des grandes lignes de ma vie, document de 12 pages récemment mis en ligne sur ma page Facebook et qui relate, entre autre chose, les drames qui ont jalonné ma vie.

Je n’ai pas envie de tricher ni de vous mentir, vous ne le méritez nullement chers amis qui me suivez depuis maintenant quelques années. Je vous dois vérité et transparence et je veux que vous connaissiez certains détails de ma vie. Je ne vous cacherai rien mes amis. Je dois respect et considération à ceux qui me soutiennent et m’obligent à me dépasser dans chacun de mes écrits.

Entrons donc dans le vif du sujet, si j’ose m’exprimer ainsi et commençons par la maladie : j’ai eu un cancer du colon qui s’est déclaré il y a un an et demi. J’ai été remarquablement suivi et traité à l’hôpital Saint-Antoine par le professeur Yann Parc, un homme tout à fait remarquable tout comme le professeur Emmanuel Touboul, chef du service oncologie à l’hôpital Tenon. J’ai subi 6 opérations dont une sans aucune anesthésie bien que le chirurgien belge m’avait proposé de m’endormir, l’opération étant douloureuse m’avait-il dit. J’ai refusé et c’est vrai que durant les quinze minutes qu’ont nécessité la réduction de l’éventration de mon colon j’ai jonglé et serré les dents. Mais, je ne voulais pas perdre la face, question de simple fierté et d’engagement moral de la parole donnée. Lorsque j’ai revu ce jeune chirurgien le lendemain matin nous avons parlé et je l’ai félicité pour la qualité du travail qu’il avait réalisé sur moi. Lorsque nous nous sommes quittés il m’a dit « Vous êtes très courageux Monsieur »

J’ai séjourné 10 mois entre l’hôpital et une maison de soins de suite et je suis définitivement guéri aujourd’hui. Ce cancer n’est plus qu’un souvenir, pas forcément mauvais d’ailleurs car j’ai rencontré des gens formidables parmi le personnel médical tout autant que parmi les malades qui étaient comme moi dans cette clinique pour soins de suite.

J’ai rédigé, à l’attention des deux professeurs ainsi qu’à l’attention de leurs équipes respectives un témoignage très émouvant pour leur expliquer et expliquer aux yeux du monde que ces gens sont formidables et que l’on peut guérir du cancer. En lisant mon témoignage le professeur Parc m’a dit, après avoir lu trois phrases « Vous savez que vous vous exprimez remarquablement bien » et de lui répondre « C’est normal, Monsieur, je suis écrivain » Je lui ai expliqué les raisons pour lesquelles je suis devenu écrivain. Il était très ému de m’écouter et le rendez-vous qu’il m’avait accordé ce soir là devait durer 15 minutes mais a finalement duré une heure trente. Il m’a raconté un peu sa vie, nous avons parlé de son père, aujourd’hui à la retraite,, ancien directeur et grand patron de l’hôpital Saint-Antoine tout entier, ce qu’on nomme dans le jargon médical un grand « ponte » Il m’a dit que son père n’avait quasiment plus aucune activité médicale si ce n’est une réunion de temps en temps avec ses confrères du Conseil de l’Ordre des médecins en qualité de membre d’honneur. Il s’est retiré en Bretagne ou il élève des chevaux dans sa ferme.

Mon témoignage a été jugé digne de figurer dans le « Quotidien du médecin » car il pouvait faire naître l’espoir dans l’esprit de certains malades et j’avoue que je me sens quelque peu fier de cela.

J’ai dit au professeur Parc que si mon témoignage pouvait donner l’envie de guérir à un malade, seulement un seul malade je n’aurai pas perdu mon temps. Il m’a remercié.

Lorsque je suis sorti de l’hôpital, 10 mois plus tard j’ai retrouvé la structure d’hébergement dans laquelle je me trouvais. Pour comprendre la raison ou plutôt les raisons pour lesquelles je me suis retrouvé dans ce centre d’hébergement d’urgence il faut remonter quelque temps en arrière, précisément à l’hiver 2007.

J’habitais à l’époque un duplex de 70 mètres carrés très bien situé, près de la Défense avec toutes les commodités. Depuis quelque temps le montant de mon loyer devenait quelque peu exorbitant par rapport à mes revenus de l’époque et j’ai été contraint de rendre mon logement me trouvant donc, de ce fait, un 1er mars à la rue. J’ai fréquenté quelque temps les foyers et des centres d’hébergement d’urgence divers à commencer par le « Canal Saint-Martin » et l’association « Les Enfants du Canal » dont vous avez peut-être entendu parler à la télévision, Augustin Legrand, acteur et porte parole des SDF ayant été interviewé à plusieurs reprises il y a trois ans de cela.

C’est à cette époque que j’ai commencé à observer et à prendre des notes dans ma tête sur la vie de la rue et de ses « pensionnaires »

Je me suis retrouvé deux mois plus tard au Cœur des haltes une structure d’hébergement d’urgence située sous une chapelle tout près de la gare de Lyon et j’y suis resté 10 mois je crois. Bien que sans domicile je continuais à travailler avec mon ordinateur plus de 10 heures par jour. Je me connectais dans les cafés équipés de Hot-Spots et je mettais mes textes en ligne. Pendant quelques mois j’avais élu « bureau » dans une brasserie, pas loin de la gare de Lyon et j’avais sympathisé avec les patrons et un samedi matin la patronne me demanda de venir avec elle. Je la suivis et nos pas nous amenèrent au dessus de la brasserie où il y avait un appartement de trois pièces, appartement habité jadis par les anciens propriétaires de la brasserie. Les nouveaux patrons ne l’occupaient pas et avaient transformé l’une des pièces en bureau, la seconde pièce avait été aménagée en chambre pour permettre à un des membres du personnel de dormir sur place les jours de grèves et la troisième pièce servait de débarras pour ranger tables et chaises de la terrasse ainsi que certains autres objets plus ou moins encombrants. La patronne, en apparence compatissante devant ma situation, m’a donc proposé d’enlever ce qui se trouvait dans la pièce servant de débarras et d’y installer un lit, une table et deux fauteuils et du mobilier sommaire transformant ainsi cette pièce en chambre et bureau et de me la louer si j’acceptais sa proposition.

Elle ajouta que cette pièce se trouvant être incluse dans un bail commercial elle ne pouvait pas me la sous-louer ni me fournir de quittances de loyer. Je lui ai dit que si le tarif n’était pas trop élevé je lui louerais sans doute la pièce mais que le dit tarif ne devrait pas dépasser 400 euros puisque je n’allais pas pouvoir toucher d’allocation logement dans la mesure où je n’aurais pas pu présenter de justificatifs de paiement auprès des services chargés d’attribuer les allocations logement.

Elle me donna réponse en fin de matinée : elle avait donc fixé le montant du loyer et ce montant était de 400 euros. J’ai finalement accepté sa proposition compte tenu du fait que j’allais pouvoir travailler en particulier la nuit, chose qui était totalement impossible à la chapelle et j’ai emménagé de suite dans les lieux.

Je payais régulièrement mon loyer, rubis sur l’ongle et au bout de 11 mois, le 1er mars 2009, précisément, le patron m’a dit «barre toi on ne veut plus de toi» J’ai refusé en lui disant qu’il ne pouvait pas me mettre dehors avant le 15 mars, date de fin de la trêve hivernale. Je lui ai dit qu’il devait connaitre les lois. Il n’a rien répondu et je lui ai rendu les clés le 13 mars mais durant ces treize jours il m’a mené la vie dure, me coupant le courant le premier soir m’empêchant, par la même, de pouvoir travailler puisqu’il avait coupé le courant et avait sécurisé son Hot-Spot m’empêchant ainsi d’accéder à Internet. J’étais dans le noir la nuit venue. Le second soir, en rentrant dans ma chambre je constatai que la patronne avait récupéré ses oreillers et le troisième soir mes draps avaient disparu. Le quatrième jour le patron, que j’ai surnommé « Ténardier » dans mes écrits en référence aux Misérables, l’œuvre intemporelle de Victor Hugo, menaça de mettre toutes mes valises sur le trottoir si je ne quittais pas les lieux immédiatement. Je suis allé au commissariat du 12eme arrondissement pour établir une main courante contre ces deux « ordures » de la pire espèce.

Mais ce que ces « enfoirés », qui n’ont rien en commun avec les artistes qui se produisent depuis quelques années, défendant par leur action désintéressée une noble cause, ne savaient pas c’est que malgré le fait que je sois à la rue il me reste quelques amis fidèles qui apprécient l’homme que je suis, en particulier une grande amie journaliste politique travaillant à France 2 ainsi qu’une certaine Isabelle Debré, sénatrice des Hauts-de-Seine, fille de Jean Louis Debré, ancien président de l’Assemblée Nationale. Mon amie journaliste a lancé contre ces gens malhonnêtes une enquête journalistique conjointement avec un contrôle fiscal de la part des services de Bercy. Mes « Ténardier » ont été placés en VASF (vérification approfondie de la situation fiscale) et les services de Bercy les ont contrôlés durant plusieurs mois. Isabelle Debré, pour sa part, a appelé mon « Ténardier » en le menaçant d’une enquête parlementaire s’il mettait mes valises sur le trottoir. Il a pris peur et n’a pas mis sa menace à exécution.

Pour résumer la situation sa brasserie a écopé d’un certain nombre de désagréments : une obligation d’augmentation du capital social de la SARL de la part des services de Bercy, un contrôle technique de conformité du local que je louais, un contrôle sanitaire, un contrôle par les services du Ministère de travail pour des irrégularités constatées dans l’embauche de certains des personnels, non déclarés ou travaillant au « black », ainsi que pour la non application de certaines directives dans les contrats de travail, etc. Pour résumer le côté finances : entre les amendes infligées pour dissimulation de recettes (mon loyer) et l’inévitable redressement fiscal, l’addition s’est montée à 150 000 euros, payable de suite. Qu’est ce qu’on dit : merci Lataupe !

Voici donc les quelques raisons qui font que je me suis retrouvé à la case départ le 13 mars 2009, à savoir le centre d’hébergement d’urgence sous la chapelle, près de la Place Fresnay.

En juin je ressentis des douleurs persistantes dans l’abdomen et je continuais malgré tout à travailler mais au fil du temps les douleurs devenaient presque insoutenables. Je connaissais le nom du mal qui me terrassait et je n’eus pas besoin de médecin pour lui donner un nom : cancer. J’avais décidé de ne pas consulter et de continuer comme ça jusqu’à ma mort qui serait sans doute intervenue rapidement. La disparition de mes amies m’a tellement abattu que l’idée de partir les rejoindre ne m’effrayait plus. J’avais perdu le goût de vivre puisque j’étais devenu un marginal et je n’avais plus personne dans ma vie. Mais l’instinct de survie ainsi que les douleurs devenant insupportables en particulier la nuit, puisque j’étais contraint d’aller aux toilettes entre 30 et 40 fois par jour m’ont finalement décidé à consulter. J’ai également été convaincu de le faire grâce à une véritable amie qui m’a dit « Va consulter, je tiens à toi » et je crois que cette petite phrase a tout déclenché en fait.

Le médecin généraliste que j’ai consulté courant septembre s’est d’ailleurs lamentablement planté sur son diagnostic alors que je venais de lui expliquer les symptômes que je ressentais et que je lui avais fait une analyse détaillée de mon mal en lui disant pour conclure : « je pense que j’ai un cancer » Il m’a dit « Mais non, ne dramatisez pas ça peut être beaucoup moins grave… Etc. » Il a pratiqué un toucher rectal et m’a simplement dit qu’il trouvait que j’avais une prostate un peu grosse. En fait, ce qu’il pensait être ma prostate était ma tumeur en réalité.

Il m’a tout de même envoyé chez un de ses confrères, spécialiste et celui-ci ne s’est pas trompé, lui. Lorsque je me suis assis sur la chaise en face de lui après qu’il eut procédé à un nouveau toucher rectal et qu’il me dit brutalement « Vous avez une tumeur rectale » j’ai cru prendre un poids de quinze tonnes sur la tête. Je lui ai alors dis « Combien de temps me reste-t-il à vivre, docteur ? » avec une grosse boule dans la gorge. Sa secrétaire et lui-même ont émis des mots rassurants à mon endroit. Soudainement j’ai pris le taureau par les cornes et je me suis lancé mentalement à moi-même « Saloperie de crabe tu n’auras pas ma peau » Je me suis répété cette phrase des centaines de fois en 10 mois.

Le docteur Andréani, puisque tel est son nom, m’a prit tous les rdv nécessaires et s’est occupé de tout, vraiment tout et m’a mis entre les mains de gens compétents : le professeur Parc, donc et le professeur Touboul, comme cités plus avant.

J’ai terrassé mon cancer grâce à un mental en acier forgé faisant ainsi l’admiration de tous, surtout des personnels médicaux s’étant occupé de moi. L’un des médecins m’ayant suivi m’a d’ailleurs dit « Si tous les malades étaient comme vous qu’est que les choses seraient plus faciles pour nous »

J’ai quitté la clinique en juin 2010 et j’ai déjà subi plusieurs visites de contrôle depuis cette date, visites auxquelles je suis assujetti durant 5 ans je crois, à raison de trois visites par an.

A l’instant auquel j’écris ces lignes tout est parfait ; toute trace de cellules malades a disparu et cette « sale bête » n’a pas semé de métastases dans mon organisme. Ma prochaine visite de contrôle est prévue en avril 2011.

J’ai donc retrouvé la chapelle en sortant de la clinique en juin de cette année. J’y ai dormi encore quelque temps. En octobre l’assistante sociale de secteur m’a convoqué en me disant qu’elle avait trouvé une structure mieux adaptée à ma situation et elle m’a proposé cette structure qui se nomme « Maison blanche ». Etant curieux j’ai accepté tout en faisant observer que les services sociaux avaient tout de même mis près de deux ans pour trouver quelque chose d’adapté à ma situation. Elle m’a répondu que j’étais un privilégié et qu’il était très difficile de bénéficier d’une place dans cette structure. Un privilégié, moi ? Que nenni !

Vous allez très vite comprendre chers amis que je n’aurais jamais du faire confiance à cette assistante sociale qui m’a d’ailleurs avoué quelques jours plus tard qu’elle n’avait pas même visité la structure qu’elle me proposait mais que Nadège, l’une des travailleuses sociales du secteur lui avait soufflé dans l’oreille qu’elle pensait que cette structure était faite pour moi, à croire qu’elle avait été crée spécialement pour la circonstance.

Laissez moi vous décrire en quelques phrases cette « Maison blanche » Cette structure se trouve à Neuilly sur Marne à environ 5 km du RER mais est desservie par une ligne de bus ; cependant il m’est arrivé à plusieurs reprises de faire le trajet à pied. Lorsqu’on franchit le portail d’entrée une inscription, gravée dans la pierre, sur le bâtiment de l’entrée indique « Hôpital Psychiatrique de Maison Blanche » Ca met déjà dans l’ambiance. La structure dans laquelle j’étais attendu et où je me suis rendue se trouve à environ 1 km et demi du portail d’entrée. Elle est baptisée « Pavillon 66 » En lisant cela j’ai repensé à Alexandre Soljenitsyne l’écrivain Russe et prix Nobel de littérature et à son « Archipel du Goulag » ou encore au « Pavillon des cancéreux ». En marchant j’ai observé le panorama s’offrant à mon regard et j’ai vu, planté dans cet étrange décor, des bâtiments de plain pied, inoccupés pour la plupart et se trouvant éparpillés sur un immense site de près de 100 hectares. Sur le toit de certains bâtiments trônent des… Miradors. On se croirait dans un camp de concentration. Pour encore assombrir le tableau les corbeaux qui se trouvent ici sont gras comme des moines et ne semblent pas trop craindre la présence de l’homme. Au hasard de ma route j’ai croisé quelques énergumènes aux yeux hagards et au regard perdu dans le vide, vêtus de vêtements, genre camisole, semblant errer sans but dans les allées du domaine.

Lorsque j’ai franchi la porte du « Pavillon 66 » j’ai été accueilli par un encadrant qui m’a présenté le bâtiment et ses équipements et qui m’a expliqué sommairement la manière dont fonctionne le centre ainsi que les règles qui sont en vigueur en cet endroit. Ce centre de « réhabilitation » est géré, tout comme la chapelle située sous la place Fresnay par l’association « Aurore » ayant repris la suite du « Cœur des Haltes », tombé en faillite, suite aux agissements indélicats de l’ancienne directrice ayant pris la poudre d’escampette nous sans avoir emporté avec elle  les crédits alloués à l’association, soit quelques 600 000 euros. Le Parisien s’était fait à l’époque l’écho de la chose.

Pour en revenir à Maison Blanche et à son agent d’accueil, il m’a présenté mon voisin  de chambre puisque la chambre qui m’avait été attribuée était une chambre double. Jean Jacques, puisque tel est le prénom de ce pensionnaire occupe cette pièce d’à peine 8 mètres carrés, encombrée de cartons, depuis plus de 5 ans et la chambre porte le numéro… 13 (la fête continue !)

J’ai appris le soir même de mon arrivée que cette personne était un alcoolique notoire et lorsque je suis rentré dans la chambre aux environs de 20 heures j’ai retrouvé le susnommé Jean Jacques dans un triste état. Il avait une ecchymose à l’œil gauche, ses lunettes étaient cassées et son élocution était difficile. Il était en état d’imprégnation alcoolique manifeste et prononcée et commença à m’insulter copieusement, me traitant de « fils de pute » ainsi que de quelques autres noms d’oiseaux que je ne puis répéter ici. Il ne se souvenait manifestement pas de moi alors que l’agent d’accueil nous avait présentés l’un à l’autre le matin même. Il ajouta qu’il était chez lui et que je n’avais rien à faire ici. Je lui ai rétorqué immédiatement qu’il n’était pas plus chez lui que je n’étais chez moi. Devant l’impossibilité de dialoguer avec le dénommé Jean Jacques, totalement hermétique à toute discussion compte tenu de son état d’imprégnation alcoolique, je me suis rendu immédiatement au bureau de l’accueil et j’ai alors avisé les deux agents qui se trouvaient en poste ce soir là de la conduite du colocataire de la chambre 13.

Ces derniers se sont rendus sur place et l’ont vertement tancé puis l’on conduit au bureau pour désinfecter la plaie qu’il avait au visage, non sans avoir, auparavant, soulevé son matelas et découvert une vingtaine de bouteilles d’alcool vides de toute nature. Les bouteilles ont terminé leur vie dans la poubelle et ont généré d’office la création d’une fiche d’incident mentionnée sur le cahier de liaison à l’attention de la directrice de Maison blanche, une certaine madame « Christina », salariée de l’association Aurore.

J’ai rencontré madame « Christina » deux jours plus tard qui m’a réclamé quantité de papiers pour établir un dossier me concernant. Je n’avais pas les papiers réclamés avec moi ce qui l’a vivement contrariée tout comme l’a agacé le fait que je ne voulais aucunement m’intégrer à des personnes avec lesquelles je n’éprouvais aucune affinité réelle.

Lorsqu’elle m’a convoqué le vendredi suivant dans son bureau, en présence de l’équipe d’animateurs au grand complet pour me réclamer les papiers qu’elle souhaitait obtenir j’ai pris la parole et je lui ai dit que je me sentais très mal à l’aise dans son association qui me rappelait infiniment trop le célébrissime film de Milos Forman « Vol au-dessus d’un nid de coucous » et d’ajouter que je préférais retourner sous la chapelle. Sous la chapelle, au moins, on n’a pas le sentiment d’être infantilisé en permanence.

Elle m’a dit « c’est votre choix » et m’a réclamé que je lui signe une décharge avant de repartir car mon cas ne s’était jamais produit auparavant et personne, depuis des lustres, n’avait jamais oser quitter maison Blanche.

J’ai encore appris avant de quitter ce lieu particulièrement inhospitalier à mon sens que ce serait moi qui aurait agressé mon voisin de chambre le lundi précédent. J’ai rétorqué que l’incident avait été mentionné sur le cahier et que mon colocataire était un alcoolique refusant de se faire soigner. Madame « Christina » m’a dit que ce n’était pas mon problème. Je lui alors rétorqué que de vivre à côté d’un alcoolique m’ayant copieusement insulté devenait mon problème et que la direction ainsi que les animateurs connaissant pertinemment l’état d’alcoolo dépendance de l’individu aurait du, en conséquence, ne pas imposer sa présence aux autres en lui affectant une chambre dans laquelle il aurait été seul. Je me suis levé et suis allé préparer mon sac pour repartir. Lorsque je me suis présenté au bureau madame « Christina » m’a réclamé la décharge qu’elle voulait, ce que je lui ai rédigé immédiatement puis ma demandé ce que j’allais faire. Je lui ai répondu que j’allais retourner sous la chapelle. Elle m’a dit avoir appelé Nadège, la travailleuse sociale du lieu qui lui aurait dit qu’il n’y avait plus de place disponible.

La réalité des choses est très différente en fait puisque madame « Christina » a effectivement appelé Nadège tout comme elle a contacté le 115 mais pour leur demander de me dire que la chapelle était complète si j’avais « l’outrecuidance » de les recontacter. La chose a été mentionnée sur le cahier de liaison de la chapelle ce qui fait une preuve irréfutable que je ne dis qua la vérité.

Je trouve personnellement inexcusable que des associations, gérant de l’argent public affecté par la Mairie de Paris au titre des crédits de fonctionnement servant au mieux être des mal lotis de notre société, se permettent de faire du « délit de sale gueule » et de la ségrégation active envers certains, surtout par temps hivernal, au vu que ces derniers bénéficient d’une retraite modeste, honnêtement gagnée par 45 ans d’activité professionnelle pouvant donc, en conséquence, se débrouiller seuls pour se loger et survivre.

Voilà donc la raison pour laquelle je me trouve actuellement à dormir dans la rue depuis plus de trois mois.

Je tenais à faire connaitre la chose car je trouve honteux de me trouver dehors en tant que français alors que certains étrangers, originaires de pays lointains n’appartenant pas à l’Europe bénéficient de la « manne » républicaine, eux, et ne se privent pas, le cas échéant pour s’inventer un passé leur permettant de frauder.

Je vous remercie, chers lecteurs, d’avoir eu la gentillesse de me suivre jusqu’au bout de mon raisonnement.

Ecrivainparisien, alias jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire, journaliste-pigiste et photographe free lance, politiquement incorrect, libre et plus que jamais fier de le demeurer.


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