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Archive for octobre 2010

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1452

 

Histoire vécue : la malédiction

Un récit véridique

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Amie lectrice, ami lecteur

Je vais tenter de retracer dans cette nouvelle une partie de ma vie dans les grandes lignes.

Je vais expliquer un certain nombre de choses que j’ai vécues, parfois endurées et que je subis encore pour ce qui concerne mes drames.

Je suis né il y a près de 64 ans dans un bourg de la Haute Vienne.

Pour la petite histoire ma mère m’a mis au monde dans le lit dans lequel elle a elle même vu le jour.

Ce n’est déjà pas banal comme arrivée dans ce monde.

Dans la France profonde d’il y a un peu plus d’un demi siècle il n’y avait pas de maternité, de clinique, d’hôpital dans les campagnes et les médecins accoucheurs étaient quasiment inexistants. La noble mission de faire naître les enfants incombait aux sages- femmes qui étaient à l’époque irremplaçables et le restent encore de nos jours malgré les progrès de la science.

Mon enfance n’a pas été rose comme on dit couramment.

J’ai subi, de la part de mon père, jusqu’à l’âge de 4 ou 5 ans, coups, privations, vexations ainsi que quantités de choses désagréables qui ne m’ont pas donné l’envie de m’épanouir.

Dans mon subconscient j’ai toujours craint mon père et cela jusqu’à un âge avancé.

De lourdes images restent encore au fond de ma mémoire comme celle d’un certain dimanche au cours duquel ma mère, ayant fait trop cuire un gigot, s’est fait insulter, avilir et abaisser, de la part de son mari. Il l’a méprisée et traitée comme on ne le ferait pas pour une domestique et cela devant ses enfants. Il a été totalement odieux ce jour là.

Mon père a fait subir à sa propre femme et ses enfants ce qu’il a lui même enduré de son père adoptif, celui qui l’a reconnu.

Ce dernier était un alcoolique notoire. Lorsqu’il rentrait chez lui il passait sa colère et sa mauvaise humeur sur cet enfant, qui était pour cet être ignoble, un exutoire, un défouloir et un souffre douleur.

J’ai pardonné à mon père d’avoir agi de la sorte par rapport à sa propre famille lorsque je l’ai vu pour la dernière fois en 1993.

Pour la première fois de ma vie il ne me faisait plus peur. Il était très amoindri par la longue maladie qui allait l’emporter cinq ans plus tard et lorsque je l’ai revu, après bien des années, un sentiment de peine m’a envahi brusquement et je n’ai pu retenir mes larmes.

Pour en revenir à ma petite enfance je me suis assez rapidement refermé sur moi même.

Je me suis senti investi d’une mission d’assistance auprès de ma mère qui était souvent seule pour s’occuper du commerce d’alimentation que mes parents tenaient en qualité de gérants. Mon père était souvent absent. Lorsque je rentrais de l’école, en milieu d’après midi, je m’installais à la table de la cuisine et faisais mes devoirs avec application, rapidement, consciencieusement.

J’aimais beaucoup l’école et j’avais soif d’acquisition, soif de savoir. Je voulais apprendre et, très tôt, je m’étais découvert l’envie d’une vocation, celle d’enseigner, d’apprendre aux autres, de leur faire découvrir à mon tour la richesse du savoir. Je voulais être instituteur. Cette noble vocation a cependant volé en éclats quelques années plus tard et je le raconterai sans doute plus avant.

Je reprends aux devoirs pour dire que sitôt qu’ils étaient achevés j’allais au magasin aider ma mère à remplir de petites tâches. Cela dura quelques années durant lesquelles j’allais faire, entre autres choses, les livraisons dans le village.

Les supermarchés et Internet n’ont rien inventé puisque les livraisons à domicile se pratiquaient déjà il y a 50 ans. La notion de service et de commerce de proximité était appréciée à sa juste valeur à l’époque. Il m’est arrivé souvent d’avoir droit à une petite « pièce » en remerciement du service que j’apportais aux clientes du magasin. J’ai toujours donné ces « pourboires »à ma mère.

Pour faire les livraisons j’avais un vélo à l’arrière duquel était accrochée une grande remorque. Les livraisons étiquetées et empaquetées étaient bien alignées dans cette remorque qui était parfois bien lourdes à tirer lorsqu’on a à peine huit ans et que certaines rues montent à plus de 8 pour cent.

Mon frère cadet qui venait parfois avec moi pour, soi disant m’aider ne trouvait rien de mieux à faire que s’accrocher à l’arrière de la remorque trouvant amusant, sans doute, de se laisser tirer dans les côtes pendant que je pédalais pour faire avancer l’attelage. Nos premières « bagarres » remontent à cette époque. Les choses ont bien empiré depuis.

J’ai toujours obtenu de bonnes notes à l’école. Je faisais partie des élèves disciplinés et travailleurs. Comme je l’ai écrit plus avant j’aimais beaucoup l’école et j’adorais apprendre.

Je voulais devenir instituteur. En classe de troisième j’avais demandé à présenter le concours d’entrée à l’école normale d’instituteurs. Nous étions 3 élèves à nous être présentés pour tenter de réussir ce concours. Le conseil des professeurs s’est réuni pour savoir quel élève devrait avoir l’honneur de représenter notre CEG pour ce concours qui était assez prestigieux à l’époque. Le verdict est tombé comme un couperet : Le collège qui venait d’ouvrir ne pouvait se permettre de subir un échec à ce concours en y envoyant un élève dont il n’était pas certain qu’il puisse réussir à coup sur.

Cela aurait été du plus mauvais effet pour son image de marque.

Le conseil des professeurs a donc décidé d’envoyer Mademoiselle « X », la meilleure élève en français. Pour cette brillante élève ce concours ne serait qu’une simple formalité disait la professeure de français. Les deux autres postulants n’avaient plus qu’à envisager de modifier leurs vocations et aspirations puisque leur vocation volait en éclats suite au véto de la professeure de français.

Le jour du concours arrive et les résultats officiels tombent quelques jours plus tard : Mademoiselle « X » du CEG « Y » n’est pas admise à l’entrée de l’école normale d’instituteurs. Celle ci est recalée pour note éliminatoire en … Français.

Au début des années 60 après les examens scolaires et universitaires les journaux locaux publiaient les épreuves des dits examens. Mon père m’a fait faire la dictée qui figurait au concours d’entrée à l’école normale d’instituteurs. J’ai commis un quart de faute…

J’ai longtemps voulu à mon père de ne pas m’avoir inscrit en candidat libre alors qu’il avait la possibilité de le faire puisque j’étais pupille de la nation.

Je ne cache pas que, de ce jour également, j’ai maudis la fameuse professeure de français qui avait dit de moi que je n’étais pas suffisamment bon en cette matière.

Aujourd’hui avec le recul cette remarque me fait sourire et je suis bien certain que si cette personne vit encore et qu’elle a pu lire quelques une de mes œuvres elle doit se sentir honteuse, enfin je le souhaite.

J’ai obtenu mon BEPC, avec mention, la même année puis j’ai été admis en classe de seconde Technique Mathématiques dans un LTN. J’y ai obtenu le premier prix d’anglais pour l’année scolaire soit dit en passant. J’ai été admis, pour l’année suivante, en classe de première, toujours en Technique Mathématiques.

A la fin de l’année scolaire j’ai arrêté mes études. J’avais des scrupules à voir ma mère « trimer » et se sacrifier à longueur d’année dans ce magasin pour que je puisse continuer.

Pour la petite histoire de 12 à 16 ans je n’ai pas eu de vacances scolaires, travaillant durant ces périodes pour gagner un peu d’argent afin de payer mes fournitures scolaires pour l’année suivante.

J’entrais, sans transition dans la vie active et le monde du travail aussitôt.

J’ai débuté ma carrière professionnelle en tant que visiteur contrôleur du service qualité d’une grosse verrerie qui travaillait pour le groupe Saint Gobain. J’avais en charge le contrôle de conformité des écrans de télévision. Au bout d’une année il m’a été proposé un poste de responsabilité que j’ai refusé car j’avais pris la décision de m’engager dans l’armée.

Bien que dispensé de service militaire puisque j’étais considéré comme soutien de famille et me trouvais être pupille de la nation je me suis rendu au bureau de recrutement pour souscrire un engagement. Ne voyant pas de réponse revenir du bureau de recrutement j’y suis retourné et me suis entendu répondre que mon dossier s’était perdu. J’ai donc constitué un nouveau dossier et je suis parti un premier avril en direction de l’Ecole d’Application de l’Artillerie à Chalons sur marne (aujourd’hui Chalons en champagne)

Je voulais vraiment m’engager pour servir avec honneur et fidélité les armes de la France comme on disait à l’époque mais ce départ me permettait également de quitter la maison familiale et ce père qui nous empêchait de vivre et de nous épanouir normalement.

J’étais heureux lorsqu’il a signé l’autorisation de mon départ pour l’armée.

A l’issue de ma formation militaire initiale j’ai choisi de servir au 1er Régiment d’Artillerie, basé à Nevers, régiment illustre puisqu’il se trouve être le plus ancien régiment de l’armée française mais aussi régiment dans lequel un certain Lieutenant Bonaparte a servi en tant que Lieutenant de tir à la seconde batterie.

Le régiment a été muté à Montbéliard deux ans après mon affectation et c’est dans cette ville franc-comtoise que j’ai fait la connaissance de ma première femme.

Je me suis marié deux fois, une première fois le 6 novembre 1971, avec une femme qui n’avait malheureusement rien pour me retenir. Je l’ai épousée parce que nous avons eu un enfant ensemble et il fallait réparer comme cela se faisait à l’époque, mon père n’aurait pas compris.

Dès les premiers mois de mariage, alors que nous vivions en Allemagne, les choses n’allaient pas du tout. Elle était totalement incapable de tenir sa maison correctement. Je passe sur les détails.

J’avais pris la décision de rompre et lui ai demandé de monter dans la voiture en lui disant que je la ramenais chez sa mère.

Elle s’est assise sur une chaise et s’est mise à pleurer. Je ne supporte pas de voir une femme pleurer et j’ai eu pitié, première erreur.

La vie a continué ainsi car j’ai été trop lâche pour prendre les vraies décisions.

Avec le recul je comprends aujourd’hui pourquoi j’ai été si en dessous de tout : par peur !

Peur de me retrouver seul, peur de ne pas retrouver une femme, peur d’affronter la solitude.

La routine s’est rapidement installée dans notre couple. L’absence de dialogue s’est fait réellement sentir, nous n’avions rien à nous dire malheureusement. Triste constat d’échec !

Ma carrière militaire m’occupait énormément puisque j’ai toujours servi dans des régiments de pointe.

Sur 12 mois j’en passais environ 8 en manœuvres et démonstrations de tous ordres.

Je n’étais pas souvent chez moi vu la vie que je menais par choix et idéal.

Au fil des années nous avons eu 5 enfants.

J’ai quitté l’armée en 1980 et me suis reconverti, seul, dans une carrière civile.

J’ai œuvré durant 15 ans dans la vente conseil en Haute Fidélité et Vidéo de très haut de gamme.

Là encore il fallait une disponibilité de tous les instants pour assumer ce métier que j’ai adoré puisqu’il était en rapport direct avec la musique, l’une de mes plus grandes passions, passion qui me dévore depuis plus de cinquante ans. Durant une quinzaine d’années j’ai travaillé approximativement 15 heures par jour et parcouru environ 80 000 kilomètres par an pour assurer l’installation et le suivi des produits que je mettais en place chez des clients qui devenaient quasiment tous des amis fidèles et m’amenaient au magasin de nouveaux clients qu’il me fallait équiper.

En 1993 un premier bouleversement important est intervenu dans ma vie. Je me suis retrouvé, du jour au lendemain, licencié pour raison économique. J’ai pris, à ce moment là, la décision de divorcer. J’ai quasiment abandonné l’essentiel de mon patrimoine personnel sur place.

Pendant quelques semaines j’ai dormi à droite et à gauche, j’ai même connu l’hôpital de Nanterre qui a fait l’objet de plusieurs reportages. Il y a eu en ce lieu plusieurs assassinats de SDF. Puis la descente aux enfers à commencée. J’ai connu les bancs du métro quelque temps. Heureusement un ancien collègue avec lequel j’ai travaillé durant 3 ans m’a ouvert sa porte quelques jours pour me dépanner.

J’ai retrouvé un travail en consultant les offres proposées par le bureau de reclassement des cadres de l’armée.

J’ai trouvé également un appartement décent. Une vie un peu plus normale s’est instaurée pour moi. J’ai fait la connaissance d’une femme qui m’a énormément fait souffrir. Nous avons vécu 400 jours ensemble exactement. En 400 jours elle m’a jeté dehors comme un chien 5 fois et m’a supplié de revenir 4 fois. J’ai donc déménagé 9 fois en l’espace de 400 jours.

J’ai rencontré une autre femme avec laquelle j’ai vécu un an puis nous avons décidé de nous marier.

Moins de 3 ans plus tard nous nous sommes séparés.

Puis j’ai vécu les plus grands moments de ma vie lorsque j’ai rencontré Esméralda.

Je vais essayer de vous expliquer rapidement ce qui est arrivé ; je me dois de le faire pour plusieurs raisons : la première de ces raisons est que cette histoire est proprement incroyable pour quelqu’un qui ne l’a pas vécue et à elle seule cette dernière justifie sa place dans le cours de ce récit puisqu’elle explique parfaitement le titre de cette nouvelle. La seconde de ces raisons est que je me dois de faire comprendre, par honnêteté intellectuelle vis-à-vis des lecteurs l’ampleur des souffrances que j’endure depuis maintenant plus de six longues années.

Je demande par avance pardon aux personnes sensibles car je sais que je vais sans doute les faire souffrir également.

Esméralda était professeur dans un collège pas loin de chez moi. Son amie Mélusine qui est devenue la mienne rapidement avait une fille de 15 ans. Mélusine était en instance de divorce depuis plusieurs années, son « ex » mari trainait des pieds et faisait tout ce qu’il pouvait pour lui mettre des bâtons dans les roues afin de ralentir au maximum la bonne marche de leur divorce, ce dernier ne voulant pas, par jalousie maladive, que sa femme disparaisse de sa vie.

Esméralda avait un frère. Les deux mamans se nommaient toutes deux Brigitte. Ces deux familles étaient originaires de la même région (Santander, Espagne), ces deux femmes étaient mariées avec deux messieurs qui exerçaient le même métier (experts comptables) dans la même entreprise. Ils sont partis tous deux à 3 mois d’intervalle, victimes, tous deux, de la même longue maladie.

Esméralda a été victime d’un terrible accident de circulation en rentrant de Normandie où elle était partie donner un coup de main à une copine pour l’aider à déménager.

Sa voiture a été percutée par celle d’un individu qui roulait à plus de 175 km/h.

Sa Peugeot a fait plusieurs tonneaux, elle a failli brûler vive dans l’incendie qui a suivi.

Transportée aux urgences d’un grand hôpital parisien, elle a été inscrite en tant qu’anonyme suite à des manipulations de certaines personnes du corps médical qui agissaient aux ordres de la personne qui avait percuté sa voiture (Le PDG d’une très grosse société qui a tenté de lui faire endosser les responsabilités de l’accident, tentant de faire pression sur elle en lui infligeant des intimidations de toutes sortes)

Esméralda s’est retrouvée paraplégique mais nous avions pris la décision de nous marier fin décembre 2003, le 27 précisément.

J’aurais fait n’importe quoi pour elle. N’importe quoi pour la rendre heureuse et c’est ce que j’ai fait durant les 3 mois qu’ont durés son calvaire insupportable, insoutenable, inadmissible.

En 3 mois elle a été déménagée dans 3 lieux différents sans son accord (Quasi séquestration pour qu’on ne retrouve pas sa trace). La retrouver n’a pas été une mince affaire car toutes les personnes qui « s’occupaient » d’elle avaient pour mission (rétribuée cela va sans dire par l’équipe du PDG) de faire l’impossible pour retarder les recherches au maximum.

Elle a été rapatriée la dernière semaine de son hospitalisation dans un centre psychiatrique pour accidentés de la route en région parisienne où elle a subi un traitement digne des camps de concentration. Nous avons une amie qui évolue dans les hautes sphères de l’état et qui l’a fait récupérer par le ministre de la santé. Heureusement pour elle la pauvre sinon elle serait morte en ce lieu sordide. Elle est rentrée chez sa maman le 6 septembre mais les traitements qu’elle a endurés, notamment durant la dernière semaine de sa vie, lui ont été fatals.

Le 7 septembre, jour de son anniversaire, elle a dormi toute la journée et une partie du lendemain tant elle était droguée par la quantité incroyable de médicaments qu’on lui a fait absorber durant les quelques jours qu’elle a passés dans cette incroyable clinique.

Le 9, au cours d’un scanner de contrôle, elle a appris l’insoutenable vérité et les médecins n’ont pas eu le courage de lui dire qu‘elle allait partir incessamment.

Dans la dernière lettre qu’elle m’a écrite elle m’a dit : « lorsque j’ai su j’ai de suite pensé à toi mon amour en demandant combien de temps il me restait, personne n’a osé me le dire… »

Excusez moi je fais une pause je ne vois plus clair.

Francis, le frère d’Esméralda m’a expliqué, après sa mort, qu’elle a dit à sa maman « invite le vite, avant que je parte »

Le 12 septembre vers 18h25 elle m’a appelé pour me dire que la cassette vidéo que je lui avais envoyée s’était coincée dans le magnétoscope de sa maman. Elle paniquait à l’idée de la casser. Je lui ai répondu que ce n’était pas grave. J’étais dans la rue à ce moment là, pas loin de chez moi, je l’entendais mal. Elle m’a dit « Je te rappelle dans 3 minutes mon amour »

J’ai couru comme un fou, j’ai monté les escaliers quatre à quatre pour arriver à l’appartement.

Je lui ai envoyé un texto pour lui dire que j’étais arrivé. Il était 18h40.

A 18h50 mon portable a bipé, je me suis dit que c’était elle.

Lorsque j’ai ouvert le message j’ai lu ce qui suit : Monsieur je suis le frère d’Esméralda. J’ai une mauvaise nouvelle à vous annoncer. Elle vient de nous quitter définitivement. Mais pas dans notre cœur, JAMAIS ! Elle a juste eu le temps de nous dire de vous prévenir qu’elle vous et nous aimait. Ma sœur était merveilleuse elle souffrait le martyre et nous remontait le moral. Je posterai la lettre qu’elle vous a écrite. Elle serrait sur son cœur la magnifique peluche que vous lui aviez offerte et m’avait demandé de la mettre dans son cercueil. Merci d’avoir été à ses côtés. Elle vous aimait plus que nous même et méritait votre amour. »

Elle est partie sous les yeux horrifiés de sa maman et de son frère qui a brusquement perdu l’usage de sa voix suite au choc et ne l’a jamais retrouvée jusqu’à sa mort le 10 janvier 2004.

Je suis resté tétanisé, pétrifié, atomisé sur la chaise de ma cuisine durant environ 3 heures je ne me souviens plus très bien. Puis les messages de condoléances et de soutien ont commencé à tomber sur mon portable toute la nuit. Je n’étais plus dans ce monde et je ne sais pas très bien d’ailleurs encore aujourd’hui, près de 7 ans après si je ne m’y trouve pas encore.

Esméralda avait annoncé officiellement à toute la famille, rayonnante et radieuse que nous allions nous marier et tout le monde me considérait de la famille à commencer par son frère qui était heureux pour nous deux. Il m’appelait grand frère et moi c’était petit frère, celui que j’avais tant rêvé d’avoir.

Leur maman est tombée dans le coma le 15 et a été évacuée aux urgences grâce à Mélusine qui, devant pressentir quelque chose, était passée la voir et l’a trouvée déjà évanouie.

La maman d’Esméralda nous a quittés le 27 octobre après 43 jours de coma. (J’abrège)

La semaine qui a suivi la mort d’Esméralda, Mélusine est venue plusieurs fois à la maison, pour me soutenir.

Elle devait venir me voir le samedi 20 sept vers 15h pour m’apporter des choses et me prendre avant d’aller chercher le frère d’Esméralda pour que je puisse aller me recueillir devant sa dépouille et lui dire au revoir.

Ne l’a voyant pas arriver j’ai envoyé un texto au frère d’Esméralda pour lui dire que je ne l’avais toujours pas vue.

J’ai reçu un texto dans lequel elle me disait qu’elle serait en retard mais que je ne m’inquiète pas, sa voiture était en panne. Elle attendait le dépannage.

Elle m’a indiqué qu’elle se trouvait sur le boulevard circulaire de la Défense et n’arrivait pas à joindre le frère d’Esméralda. Je lui ai dit que j’allais le prévenir pour qu’il ne s’inquiète pas car il se faisait un sang d’encre.

Elle m’a dit « je vois le dépannage qui arrive ; à tout de suite »

J’ai prévenu le frère d’Esméralda qui m’a écrit « merci, je pars de suite la chercher » Il était 18h30 environ.

A 19h15 j’ai reçu le texto suivant émanant du frère d’Esméralda « Je la vois, il l’a tue »

Je me suis dit sur l’instant « Cette fois il a sombré dans la folie »

Je lui ai écrit, n’y comprenant rien « qui voit qui, qui tue qui ? »

Il m’a répondu 3 minutes plus tard « Un flic a moto vient d’assassiner Mélusine, il l’a écrasée avec sa moto contre sa voiture» (j’abrège, là encore, sur le second traumatisme que nous avons tous enduré, en moins de 8 jours, surtout la fille et la maman de Mélusine)

Enterrement de Mélusine le lundi (avant le délai légal ce qui a attiré l’attention des enquêteurs sur l’ancien mari [garde à vue, etc., etc.], il a avoué avoir saboté la voiture pour que Mélusine soit immobilisée)

Les deux personnes qui comptaient le plus dans la vie de Mélusine, le frère d’Esméralda et moi même n’avons pas été prévenus, ni du lieu, ni de l’heure de l’inhumation, volontairement.

Le plus incroyable ? Figurez vous que la nuit qui a suivi le décès de Mélusine, son ex mari a fait disparaître sa dépouille du cimetière avec la complicité de personnes y travaillant (moyennant paiement).

Son corps restait introuvable. La maman de Mélusine a demandé à son ancien gendre où il l’avait caché il lui a répondu textuellement la chose suivante « J’ai jeté Sœur Teresa dans une fosse elle pourra continuer à s’occuper des autres »

La fille de Mélusine (15 ans, adorable, c’était notre petite fée à tous, la filleule d’Esméralda) n’a pas supporté le choc de la mort de sa maman et ce père indigne qui lui a pourri la vie les 15 jours qui ont suivi la mort de sa maman (elle m’a adressé un message dans lequel elle me disait, entre autre chose, que son père n’était qu’un salop et que sa maman m’aimait beaucoup)

Elle a fait une dépression profonde et a été conduite aux urgences le 3 octobre.

Elle a eu la malchance de tomber sur un interne qui lui a administré une dose mortelle de médicaments, elle a sombré directement dans le coma3 (irréversible) et nous a quittés le 5 octobre à 18h40 (à la même heure que sa marraine qu’elle aimait tant)

L’incroyable scénario qui s’était déroulé pour le décès de sa maman s’est reproduit pour la petite fée (séquestration par le père indigne du corps de sa fille)

Nous avons mis 4 mois pour les retrouver. Ils les avaient fait enterrer dans le parc d’un de ses amis qui avait une grande propriété. Ils sont tous deux en prison (je vous passe les détails sordides de cette affaire)

Le frère d’Esméralda n’a pas supporté le poids de ses drames, il a vu partir sous ses yeux sa sœur, Mélusine, sa maman et la petite fée. Il s’est éteint le 10 janvier 2004 dans une clinique dans laquelle il se trouvait pour soigner sa profonde dépression.

La maman de Mélusine, brisée par le chagrin, s’est éteinte le 16 avril 2004…

Depuis cette époque le prodigieux don d’écriture qui sommeillait en moi s’est brusquement réveillé, m’apparaissant soudain comme une évidence : j’avais découvert, à cause mais aussi grâce à tous ces affreux drames la mission qui m’incombait désormais et que je me devais de remplir pour faire honneur à la mémoire de mes amis : écrire, en prose mais aussi en vers pour raconter l’histoire de mes princesses et de leur famille, parties vers d’autres destins pour continuer de les faire vivre aux yeux de tous et surtout aux yeux de celles et ceux, nombreux, qui les aimaient afin qu’elles ne sombrent pas, comble de l’horreur, dans les abysses de l’oubli. Depuis la fin de 2003, année ayant fait basculer ma vie, jusqu’à ce jour j’ai composé poèmes, pamphlets et billets rédactionnels apposés sur « Le forum de l’écrivain », un blog honorifique ouvert en 2005 en l’honneur de l’âme de mes amis.

Mon œuvre comporte approximativement 4000 poèmes et près de 5000 pages de rédactionnel. Il faut ajouter à cela 15 livres dont la majorité offerte à des associations et œuvres de bienfaisance.

Le combat continue, pour elles, pour eux mais aussi pour défendre ceux qui le méritent tout autant que pour dénoncer et montrer du doigt les gens à l’âme noire comme de l’encre, encre permettant de rédiger pamphlets et autres satires à leur encontre, toutes œuvres qui, à leur lecture par ces gens là, n’empourprera pas leur front du rouge de la honte.

Vaste chantier s’apparentant aux douze travaux d’Hercule que celui là !

Je relève chaque jour le défi en leur nom qui ne mourra jamais et je remercie le Grand Homme, qui, dans sa grande mansuétude, me permet de continuer de livrer ce combat…

Jean Claude Lataupe, poète, écrivain et pamphlétaire, politiquement incorrect, libre et fier de le demeurer.

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Paroles

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1451

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Paroles

Je vous offre en partage en ce dimanche un texte composé en 2004, texte destiné à vivre en musique en devenant chanson. J’ai proposé, à l’époque à quelques musiciens de mettre des notes sur mes paroles afin de les faire vivre et chanter . Personne n’a pu ou su entrer dans mon inspiration pour faire vivre ce texte, c’est la réponse qui m’a été faite, à l’époque. Je proposais pourtant d’abandonner mes droits au profit de celle ou celui capable de transcender ce texte mais ma proposition est restée lettre morte.

Ce qui m’intéresse n’est pas l’argent que je pourrais tirer de ce travail d’écriture mais plutôt le fait de savoir que mon texte serait devenu musique parlant à l’âme de tous.

Je renouvelle aujourd’hui ma proposition de collaboration avec d’éventuels musiciens se sentant capable de faire vivre ce texte écrit avec l’encre de mes larmes de… Regrets.

Si quelque musicien se sent capable de pouvoir réaliser ce que je souhaite qu’il n’hésite pas à me contacter sur ma messagerie : ecrivainparisien@hotmail.fr

 

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Rêve merveilleux

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Couplet 1

Mon fils, mon cœur, toi ! Dont j’ai rêvé depuis tant d’années

Te voilà finalement devant mes yeux émerveillés

Tu dors dans ton berceau comme un bienheureux

Tu es un don du ciel, un cadeau merveilleux !

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Couplet 2

Je te regarde dormir a poings fermés

Dieu que tu as pu me faire rêver !

Et maintenant, devant mes yeux, te voilà !

Toi ! Le fruit de mes amours avec Esméralda.

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Couplet 3

Tu es si petit encore ! Tu es le mystère de la vie

Je te regarde dormir paisiblement, le cœur ravi

Demain, tu vas grandir ! Tu vas apprendre chaque jour

Je vais te montrer patiemment le chemin de l’amour.

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Couplet 4

Je serai ta bonne étoile, ton guide, ton soutien

Tu auras une vie riche et limpide, ton cœur sera serein

Je vais jalousement veiller sur toi, le sang de mon sang

Je vais protéger ton cœur de l’émoi pour très longtemps.

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Couplet 5

Je t’apprendrai à connaître les joies du partage

Je vais te montrer ce que doit être l’image d’un sage

Tu deviendras très vite grand et fort dans ta tête

Quand tu rentreras de l’école tu me feras la fête.

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Couplet 6

Beaucoup plus tard tu connaîtras tes premiers tourments

Ton cœur battra pour celui d’une blonde aux yeux brillants

Tu seras fier d’aimer et de connaître de nobles sentiments

Prends garde à ne pas tomber dans le piège de l’argent.

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Couplet 7

Voila comment j’imagine ton avenir pendant que tu dors

Je me battrai pour que tu connaisses une vie en or

Dors mon fils chéri mon cœur veille attentivement sur toi

Je dépose un baiser sur ton front et ton joli minois.

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Refrain

Dors mon fils, dors ! Les fées veillent sur ton berceau

Dors petit homme, dors ! Demain pour toi il fera beau

Dors mon bébé, dors ! La vie te tend les bras

Dors mon enfant, dors ! Demain tu comprendras.

Ecrivainparisien

 

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Révélations

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1450

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Révélations

Je publie aujourd’hui sur le forum un message que j’ai récupéré hier et que je me dois de faire connaître à tous ; c’est la révélation que j’ai eue cette nuit, sur un banc, du côté du Faubourg Saint-Antoine.

Ce message date de 2003 et se trouve être le dernier de mon amie Mélusine, notre diva à la voix d’or et au timbre de velours, lâchement assassinée le samedi 20 septembre 2003 à 19h10 pour une poignée d’argent sale par des individus pour lesquels la vie humaine ne vaut pas grand-chose.

Mélusine était réellement une femme hors norme. Elle a aidé nombre de personnes dans divers domaines, en particulier un jeune chanteur à la mode pour laquelle elle a composé et arrangé la quasi-totalité des titres de son premier album, album ayant obtenu un franc succès. Ce dernier n’a jamais parlé d’elle et pourtant… Depuis la disparition de Mélusine ce jeune chanteur, devenu riche, ne fait quasiment plus parler de lui et ne fait pratiquement plus recette, du moins au plan de sa musique.

Comme c’est étrange !

Pour ce qui me concerne je ne pourrai jamais oublier celle qui m’a tant offert sans rien réclamer en échange, pas plus que mon amie Karine ne peut oublier non plus, puisque Mélusine était notre amie.

Ecrivainparisien

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Le message posthume de Mélusine

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Il était une fois

Toutes les plus belles histoires commencent comme ça

Alors !

Il était une fois une vie, un regard sur le monde

Aveuglée par les larmes je croyais ne rien voir

Mais la musique m’a tenu un langage sans paroles :

On ne voit bien qu’avec le Cœur, le Cœur !

Parce qu’à force de vivre les peines, les joies

Les rêves et les désillusions s’amassent comme l’écume

Alors, un disque ! Animé par la foi d ‘un idéal

Choisir de ne pas se taire

Chanter

Jusqu’à ce qu’Amour s’ensuive !

 

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Résurrection

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1449

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Résurrection

Je tiens tout d’abord à m’excuser auprès de tous d’avoir été absent si longtemps de cet espace qui me tient pourtant tellement à cœur puisque je l’ai crée en décembre 2005 en hommage à Agatha, Mélusine et Esméralda, mes princesses, lâchement assassinées à 15 jours d’intervalle pour une poignée d’argent sale en septembre 2003.

Je voudrais également assurer de mon amitié la plus sincère celles et ceux qui me suivent depuis le début de ce travail de titan : je veux parler de Sylvie, remarquable rédactrice, passionnée, tout comme moi, par le « Devoir de mémoire », entre autres choses particulièrement honorables. Je saluerai également Anita qui, du fond de sa belle Vendée fut une des toutes premières personnes à venir lire mes billets ainsi que mon amie Gys, la poétesse bilingue, amatrice de chevaux auxquels elle offre des pommes en guise de friandise. Comment ne pas citer dans cet « inventaire à la Prévert » mon ami William, l’un de mes camarades de collège et de lycée, narrateur et dessinateur hors pair, que je n’ai pas eu le plaisir de revoir le 19 septembre 2009 à l’occasion des retrouvailles des camarades de notre CEG Louis Pasteur. J’étais à l’époque à l’hôpital où l’on commençait à traiter mon cancer à coups de rayons et de chimiothérapie légère. Je n’oublie pas non plus mon ami Saïd, amateur de mes écrits qu’il parcoure du fond de sa lointaine Algérie, écrits qu’il dit être sa « tasse de thé » ce qui me fait infiniment plaisir. Je demande par avance pardon à celles et ceux que je n’ai pas cité, ce billet serait infiniment long si j’avais du le faire.

Pour en revenir au fil de mon récit après plus de 10 mois passés entre les mains de professeurs, médecins, infirmières et infirmiers de l’hôpital Saint Antoine puis entre celles de personnels de santé dans une clinique de Villeneuve-Saint-Georges mon cancer a été totalement éradiqué.

Je tiens, en passant, à remercier une fois de plus Messieurs les professeurs Parc et Touboul ainsi que leurs remarquables équipes tout comme je citerai également Martine Delmer, la surveillante générale de la clinique du Docteur Boyer qui ne compte pas son temps pour remplir la délicate mission qui est la sienne et dont elle s’acquitte magistralement. Merci à vous tous, mesdames et messieurs les personnels de santé vous êtes des gens consciencieux, à l’écoute, en un mot « formidables »

Depuis la guérison de mon cancer je suis suivi à l’hôpital Saint-Antoine où je subis tous les quatre mois environ une visite de contrôle. Aux dernières nouvelles tout va bien pour moi.

Si j’ai retrouvé la santé, je ne peux pas en dire autant pour ce qui concerne le logement puisque je suis toujours dans la rue. En sortant de l’hôpital je suis retourné sous la « chapelle du Bon Dieu », le centre d’hébergement d’urgence que je fréquentais avant mon hospitalisation à la suite de l’expulsion illégale, en mars 2009 de la chambre que j’occupais du côté de la gare de Lyon, local que j’ai occupé 11 mois (revoir pour mémoire mes billets traitant de mes « Ténardier ») Après presque trois ans passés à la chapelle, les services sociaux m’ont orienté vers une structure faite, parait-il, pour des gens tels que moi. Cet endroit, baptisé « centre de stabilisation », est géré par la même association que celle qui s’occupe de la chapelle et des personnels qui y vivent et parfois malheureusement y meurent. Cette structure se trouve à l’intérieur d’un asile psychiatrique, ce qui peut inquiéter, des miradors étant disséminés ça et là sur le toit de certains bâtiments. Je logeais dans le « pavillon 66 » avec près de 40 personnes qui vivaient ici, certaines depuis plusieurs années. J’occupais la chambre n° 13, une pièce de 10 mètres carrés environ encombrée de cartons et sur l’unique table de laquelle était empilées plusieurs centaines de revues. J’ai réclamé une table que l’on m’a effectivement donnée mais je n’avais pas de chaise, le lit que l’on m’avait affecté en faisait office. Mon voisin de chambre est alcoolique ce qui m’a valu, le premier soir, le fait d’être copieusement insulté entre autres choses désagréables puisque ce monsieur était, ce soir là, en état d’imprégnation alcoolique caractérisé. Je suis allé voir les deux agents de service en poste cette nuit là pour me plaindre de l’accueil m’étant réservé. Ils se sont rendus dans la chambre et ont constaté l’état de mon voisin qui avait fait une chute dans l’après-midi et avait saigné abondamment au visage. Son visage était en effet quelque peu tuméfié et a nécessité des points de suture ou la pose de fils le lendemain. Au cours de la « perquisition » effectuée les deux « agents » ont saisi plus de 15 bouteilles de vin et d’alcools divers vides se trouvant sous le matelas du lit qu’il occupe. Ils ont conduit mon voisin dans le bureau et ont désinfecté sa plaie au visage puis ont mentionné l’incident sur le cahier de liaison. Les excuses sont venues le lendemain après que mon voisin eut retrouvé quelque peu ses esprits en sortant de l’hôpital. Mais ce que j’ai vécu m’a quelque peu refroidi et n’a pas contribué à rendre l’ambiance « euphorique » Les repas se prennent en commun dans la salle à manger. Des équipes, formées de 4 ou 5 résidents font le service à tour de rôle pour mettre les plats sur les tables, faire la vaisselle et nettoyer la salle à l’issue des repas. Les repas sont pris à midi et dix neuf heures. Toute personne arrivant plus de cinq minutes après le début du repas se voit privée de son quart de vin rouge. Je trouve personnellement cette « punition » puérile. Pour tout dire on fait tout ce qu’il faut ici pour infantiliser les résidents, je m’en suis aperçu très rapidement. L’ambiance qui règne en ces lieux, ambiance générée en grande partie par les actions et l’attitude de la directrice et de certains « encadrants » me rappelle étrangement celle qui transpirait des images de l’excellent film de Mylos Forman « Vol au-dessus d’un nid de coucous »

J’ai été « convoqué » deux jours plus tard par la directrice qui m’a réclamé un certain nombre de documents pour établir un dossier, documents que je ne possédais pas avec moi pour la plupart. Elle s’en est étonnée. Deux jours plus tard nouvelle « convocation » au bureau directorial en présence de toute l’équipe. On a parlé de m’intégrer dans une équipe pour faire le service et on m’a également demandé de m’intégrer aux « pensionnaires ». « On fait des activités en commun ici » m’a dit la directrice. En fait d’activités partagées il n’y en a aucune, hormis le fait de regarder la télévision, ce qui ne me convenait nullement. J’ai rétorqué à la directrice, que l’on nomme à droite et à gauche ici, Hitler ou la stalinienne, ou le garde chiourmes ou encore d’autres qualificatifs peu valorisant que je ne puis citer ici, j’ai rétorqué, donc, que je me sentais très mal dans son « centre de stabilisation » et pas du tout à ma place, n’ayant rien de commun avec des gens ayant connu la rue depuis trop longtemps, 15 ans pour quelques uns, voire plus pour certains des « pensionnaires » et d’ajouter que je préférais retourner d’où je venais. Elle a semblée plus que surprise et ne comprenait pas mon attitude. L’association a fait des efforts pour vous trouver cette place me dit-elle et c’est parait-il un honneur que de se trouver là.

Mettre près de trois ans pour me proposer une place dans ce « palace » ! Cette association manque singulièrement de réactivité, c’est le moins que l’on puisse affirmer.

Pour en revenir à la directrice elle a exigé que je lui fournisse une décharge pour quitter les lieux, ce que je lui ai fourni. Au cours de la discussion qui s’est déroulée dans le bureau ce jour là, j’ai eu la surprise d’apprendre de la bouche de l’un des « agents » que ce serait moi qui aurait, parait-il, agressé mon voisin quatre jours plus tôt. J’ai répondu que l’incident avait été noté sur le cahier. J’ai ajouté que l’on avait saisi quantité de bouteilles sous le matelas de mon voisin et que ce dernier est alcoolo-dépendant. Il m’a été répondu que ce n’était pas mon problème. Ce en quoi je ne puis être en accord avec cette affirmation puisque l’on m’a imposé de cohabiter avec un alcoolique alors que l’on connaissait parfaitement le « passé » de ce monsieur.

J’ai donc quitté le centre de stabilisation, pavillon 66 deux heures plus tard. Lorsque j’ai rédigé la décharge que j’ai remis à la directrice celle-ci a ajouté que pendant que je faisais mes bagages elle avait téléphoné à la chapelle et qu’il n’y avait pas de place disponible là-bas dans l’immédiat. Elle a effectivement téléphoné à la chapelle mais pas pour demander s’il y avait une place disponible mais plutôt pour dire que l’on m’interdise l’accès si j’avais l’outrecuidance de me présenter puisque j’avais refusé l’aide que l’on me proposait « généreusement » J’ai la preuve de la chose que j’avance puisque j’ai eu l’occasion de voir le cahier de la chapelle sur lequel était mentionnée cette « consigne » spéciale. J’ai, en quelque sorte fait subir à la directrice un affront personnel et elle a voulu me le faire payer, personne, en effet, n’est jamais encore parti de ce centre en désaccord avec certaines personnes de « l’encadrement »

Voilà comment des gens responsables de la gestion de certaines associations, financées par les crédits de la Mairie de Paris, donc par l’argent du contribuable, soit dit en passant agissent avec certains.

Depuis trois semaines je dors donc dans la rue, ce qui ne m’empêche nullement de continuer à travailler, vous en avez ici la preuve.

Je vous quitte pour aujourd’hui en espérant vous retrouver prochainement.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude, poète, écrivain et pamphlétaire, politiquement incorrect, libre et plus que jamais indépendant.

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