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Archive for novembre 2008


La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1292

 

La réflexion du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « "Quel exploit pour atteindre la célébrité ! Certains se font ériger de prestigieux monuments funéraires. D’autres ont une statue en ville ou des décorations plein la poitrine. D’autres encore préfèrent une avenue, une rue, voire une modeste impasse. Louis Pasteur, lui, a gagné l’immortalité : par les dictionnaires. Je m’explique : son nom figure dans tous les dictionnaires du monde.
Le verbe pasteuriser, le nom pasteurisation. Voir son nom propre devenir un nom commun. Et dans toutes les langues du monde. Il faut le faire. Bravo Louis".

Jacques Bourgon, écrivain et fils du directeur du CEG Louis Pasteur (1959-1962)

 

 

La Venise du Gâtinais à l’heure des retrouvailles

 

1959-2009, 50 ans : l’essentiel d’une vie d’homme.

Il y aura 50 ans dans quelques mois, une poignée de collégiennes et de collégiens faisait son entrée dans un nouvel établissement qui ouvrait ses portes lors de la rentrée scolaire 1959 : le Collège d’Enseignement Général Louis Pasteur implanté à Montargis, paisible petite ville provinciale surnommée la Venise du Gâtinais en raison de nombreuses voies d’eau qui arrosent cette cité de 15000 habitants à cette époque ; une jolie petite ville au riche passé historique.

Ces collégiennes et collégiens de l’époque sont quasiment aujourd’hui en retraite pour la plupart d’entre eux après avoir vécu une vie professionnelle plus ou moins riche d’expériences diverses.

Nombre d’entre eux vivent toujours sur la région montargoise et se voient régulièrement, la période scolaire commune ayant créé d’indéfectibles liens unissant nombre de ces scolarisés, devenus amis et restés fidèles, grâce, en particulier, à des souvenirs vécus en commun ; souvenirs souvent heureux ne s’étant jamais estompés malgré l’usure engendrée par le temps qui passe.

Le CEG Louis Pasteur a fermé définitivement ses portes 10 ans après sa création pour laisser place à une école Louis Pasteur.

Il y a environ trois ans de cela, une des collégiennes de ce groupe, faisant partie de la première classe de 6ème de 1959 ayant fréquenté le collège, émit l’idée, audacieuse, de lancer un appel pour réunir tous ceux ayant fréquenté le CEG durant ces dix ans, professeurs compris. Vaste défi et chantier pharaonique que celui de vouloir rechercher tous ses camarades de collège pour les rassembler dans le temple qui a forgé notre adolescence et fait de nous des femmes et des hommes responsables, la vie ayant éparpillé, par la force des choses tous ces collégiens aux quatre coins de l’hexagone et au-delà, peut-être même.

Armée de son seul courage et d’une volonté sans faille notre amie Christiane, puisqu’il s’agit d’elle, a tout d’abord crée un blog pour faire connaître son idée. Elle s’est démenée et battue comme un beau "diable", expression imagée empruntée, pour la circonstance à la plume et à l’esprit de George Sand, femme de lettres ayant mis en scène un certain diable justement, hantant les abords de la mare d’un roman du même nom qu’elle écrivit en 1846 et dont l’action se situe dans la région dans laquelle réside Christiane.

Elle s’est battue Christiane, oh oui ! Notamment contre le Dieu "informatique" ! Quel mérite quand on n’est pas de la partie !

Fédératrice, catalyseur et vecteur hors pair notre amie Christiane a mis en route son projet en joignant tout d’abord quelques camarades ; l’idée et l’appel de Christiane ont ainsi fait leur chemin ; et boule de neige par la même occasion, chacun y allant de sa bonne volonté et de son enthousiasme communicatifs pour faire que ce projet prenne corps.

Pour la petite histoire, mon frère cadet ayant fréquenté lui-aussi notre CEG, a été l’un des tous premiers à se passionner pour le projet de Christiane et pour ce faire il à fait référencer notre collège sur le site « copainsdavant »

Mon ami William, dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur le forum s’est attelé à la besogne lui aussi. Etant naturellement doué pour un certain nombre de choses, en particulier l’écriture et le dessin, notre ami William, doté d’une mémoire phénoménale a rassemblé et mis en page ses nombreux souvenirs ainsi que ses délicieuses anecdotes pour illustrer le blog de Christiane, devenant ainsi le rédacteur en chef de cet exceptionnel et précieux livre de la mémoire collective qu’il a agrémenté de caricatures émanant de sa « patte » magique, caricatures réalisées à partir de photos de certaines et certains de nos anciens camarades.

Ce blog a grandi et s’est bonifié pour devenir site et ce site s’est professionnalisé, techniquement parlant, s’entend, grâce au talent remarquable de Régis, un de nos camarades, excellant dans la maîtrise de l’informatique.

Aujourd’hui le site du CEG Louis Pasteur est un adulte qui se porte bien puisque ses pages ont été visitées par plus de 51000 personnes depuis février 2008. Les souvenirs scolaires semblent motiver et fédérer davantage et infiniment mieux que la politique…

La « cérémonie de retrouvailles du cinquantenaire » aura lieu le samedi 19 septembre 2009, quasiment 50 ans, jour pour jour après l’ouverture de notre CEG dans les locaux même qui nous ont vus sourire, voire rire, grimacer ou bien encore souffrir et quelquefois même pleurer.

Cette fête devrait logiquement rassembler plus de 5 à 600 personnes dont certaines ne se sont pas revues depuis près de cinquante ans.

Nostalgie quand tu nous tiens !

Christiane n’a pas fait les choses à moitié puisque, non contente de se démener, cela sans compter mais en contant et sans ménager son temps ni sa peine, a créé un dossier de presse qu’elle a fait parvenir aux principales chaînes de télévision nationales pour annoncer l’évènement. Monsieur le Maire de Montargis a également été informé et rendu destinataire du projet de retrouvailles tout comme l’Eclaireur, le journal local qui a déjà publié depuis plus de deux ans plusieurs articles sur les « pasteurisés », surnom ayant été donné aux élèves ayant fréquenté notre mythique CEG.

Je voudrais, pour terminer saluer Christiane et la féliciter officiellement ici pour l’énergie et le travail qu’elle a déployé depuis plus de deux ans pour faire avancer ce projet, son projet. Je salue également mon ami William pour son talent infini aux multiples facettes et je sais qu’il lira sans doute prochainement cet article puisqu’il passe de temps en temps sur le forum. Je salue également pour terminer Régis sans lequel le site de notre CEG ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

Une dernière chose avant de "refermer religieusement" ce billet comme on le ferait d’une précieuse relique après en avoir respectueusement tourné les pages : je suis très ému vous vous en doutez bien et je voudrais dédier cet article, à titre d’hommage honorifique, à l’âme de Guy Carriau notre professeur de musique et de chant choral, à celle de Monsieur Morizet, notre professeur de mathématiques, décédé en 1968 des suites d’un accident de la circulation, je crois, à celle de Monsieur Bourgon, notre directeur d’établissement, dont la maxime « Et si tout le monde en faisait autant » résonne encore à mon oreille et pour finir à celle de Madame Petit, notre professeure de sciences naturelles.

  Ecrivainparisien


 

Christiane Daire (née Lanier)

29 rue chaude

37270 – Veretz

02.47.50.33.41

06.69.98.95.35

 

Objet :

19 septembre 2009

Rassemblement des anciens du CEG Pasteur

Site : www.ceg-pasteur-montargis.com

 

 

Monsieur le Maire,

Faisant suite au rendez-vous avec Monsieur J.P. Fonteneau fin août dernier, je vous prie de trouver ci-joint un dossier de presse reprenant les grandes lignes de notre projet de rassemblement.

Dans quelques jours, TF1 et France 2 recevront ce même dossier, ainsi qu’évidemment l’A.M.E. puisque 80% des personnes concernées habitent encore l’agglomération de Montargis.

Depuis 18 mois, grâce à la mobilisation de nombreux montargois et grâce à Internet, nous avons réussi à retrouver plus de 560 personnes. (ce nombre changeant chaque jour)

Nous ne concevions pas de faire cette manifestation en dehors de l’école Pasteur, aussi avons-nous déjà pris contact pour que les «salles du fond» (où nous avons connu des préfabriqués) nous soient réservées.

L’organisation de la journée n’est pas encore arrêtée, cela pourrait commencer à partir de midi jusqu’en début de soirée.

Je crois qu’il est maintenant temps de vous passer la main, pour faciliter son déroulement: ceux qui veulent participer, pourraient s’inscrire en mairie, (comme pour vos déjeuners de séniors), vous aurez ainsi le nombre de participants (ne pas oublier d’indiquer une adresse courriel pour ceux qui viennent de loin). Un buffet et des boissons coûteront moins chers et seront plus agréables pour la convivialité.

A partir de 14 heures les discours commenceront ; nous pouvons ensuite imaginer de nombreux scénarios : chorale d’enfants reprenant quelques chants qui étaient dans nos répertoires de l’époque. La grande majorité des photos de classe est sur le site, nombreux sont ravis de voir ces photos, qu’à l’époque peu de parents achetaient en raison du prix. Pour les autres, nous aurons ordinateurs et imprimantes et nous répondrons aux demandes ponctuelles. Bien d’autres idées ont déjà germé dans notre imagination ; mais nous en reparlerons.

Tous les frais annexes seront pris en charge individuellement, mais il paraît judicieux que la municipalité prenne en charge le buffet d’accueil prouvant ainsi son implication en faisant que cette manifestation soit le «projet» de toute une ville, et que Montargis puisse s’enorgueillir d’être la 1ère ville de France à réaliser un tel exploit.

Bien respectueusement.

C.Daire

Les images, cadeau du jour

Notre amie Christiane, une fleur parmi ses fleurs !

Article paru dans l’Eclaireur du Gâtinais, le journal local montargois

La cantine de notre CEG

Article de l’Eclaireur concernant un ancien camarade de notre CEG

Photo montage, réalisée par Régis, représentant toutes les classes de notre CEG en 1962
Chapeau Régis, tu es un crack !

Samedi 19 septembre 2009 : les "retrouvailles du cinquantenaire" se tiendront sur les lieux même de"notre" CEG

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Humour (quoique…)

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1291

La blague du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « C’est une petite fille qui va à la boulangerie pour commander un gâteau d’anniversaire :
– Bonvour Madame, ve voudré un gâtô d’annifersaire f’il vos plait.
– A oui, qui fête son anniversaire ?
– Ma p’tite foeur !
– Ah, et il faut mettre un nom sur le gâteau ?
– Moui, pétale !
– Oh, c’est joli comme nom, et qui a eu cette idée ?
– Ben fé parce après fa naissance, ma ptite foeur était sous un arbre dans fon berfeau et une pétale est tombée dedans alors on la appelée pétale !
– Ah, et toi c’est quoi ton nom ?
– Poutrelle ! »

Vu sur http://www.blague.info/

 

 

Humour (quoique…)

 

Une fable des temps modernes

J’ai récupéré la petite fable, à peine exagérée mais remarquablement racontée, que je vous propose ci-dessous sur le site « Questions/Réponses » de Yahoo au hasard de l’une des nombreuses rubriques de ce site communautaire, en l’occurrence celle des « blagues et humour ».

Cette fable, écrite par un dénommé « Eddy » me fait dire qu’il existe encore chez nous des personnes douées d’un excellent sens de la narration, doublé d’un non mois grand sens de l’humour et de la dérision.

 

Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d’une pizza en 2015, ou les dérives de l’interconnexion des données informatiques :


Standardiste :
– Speed-Pizza, bonjour.
Client :
– Bonjour, je souhaite passer une commande s’il vous plaît.
Standardiste :
– Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?
Client :
– Mon Numéro d’Identification National ? Oui, un instant, voilà, c’est le 6102049998-45-54610.
Standardiste :
– Je me présente je suis Habiba Ben Saïd. Merci Mr Jacques Lavoie.
Donc, nous allons actualiser votre fiche, votre adresse est bien le 174 avenue de Villiers à Carcassonne, et votre numéro de téléphone le 04 68 69 69 69. Votre numéro de téléphone professionnel à la Société Durand est le 04 72 25 55 41 et votre numéro de téléphone mobile le 06 06 05 05 01.
C’est bien ça, Monsieur Lavoie ?
Client (timidement) :
– oui !
Standardiste :
– Je vois que vous appelez d’un autre numéro qui correspond au domicile de Mlle Isabelle Denoix, qui est votre assistante technique.
Sachant qu’il est 23h30 et que vous êtes en RTT, nous ne pourrons vous livrer au domicile de Mlle Denoix que si vous nous envoyez un XMS à partir de votre portable en précisant le code suivant AZ25/JkPp+88
Client :
– Bon, je le fais, mais d’où sortez-vous toutes ces informations ?
Standardiste :
– Nous sommes connectés au système croisé, Monsieur Lavoie.
Client (Soupir) :
– Ah bon !… Je voudrais deux de vos pizzas spéciales mexicaines.
Standardiste :
– Je ne pense pas que ce soit une bonne idée, Monsieur Lavoie.
Client :
– Comment ça ?…
Standardiste :
– Votre contrat d’assurance maladie vous interdit un choix aussi dangereux pour votre santé, car selon votre dossier médical, vous souffrez d’hypertension et d’un niveau de cholestérol supérieur aux valeurs contractuelles. D’autre part, Mlle Denoix ayant été médicalement traitée il y a 3 mois pour hémorroïdes, le piment est fortement déconseillé.
Si la commande est maintenue la société qui l’assure risque d’appliquer une surprime.
Client :
– Aie ! Qu’est-ce que vous me proposez alors ?…
Standardiste :
– Vous pouvez essayer notre Pizza allégée au yaourt de soja, je suis sûre que vous l’adorerez.
Client :
– Qu’est-ce qui vous fait croire que je vais aimer cette pizza ?
Standardiste :
– Vous avez consulté les "Recettes gourmandes au soja" à la bibliothèque de votre comité d’entreprise la semaine dernière, Monsieur Lavoie et Mlle Denoix a fait, avant hier, une recherche sur le Net, en utilisant le moteur "_http://www.moogle.fr > "_avec comme mots clés soja et alimentation.
D’où ma suggestion.
Client :
– Bon d’accord. Donnez-m’en deux, format familial.
Standardiste :
– Vu que vous êtes actuellement traité par Dipronex et que Mlle Denoix prend depuis 2 mois du Ziprovac à la dose de 3 comprimés par jour et que la pizza contient, selon la législation, 150 mg de Phénylseptine par 100 g de pâte, il y a un risque mineur de nausées si vous consommez le modèle familial en moins de 7 minutes. La législation nous interdit donc de vous livrer.
En revanche, j’ai le feu vert pour vous livrer immédiatement le modèle mini.
Client :
– Bon, bon, ok, va pour le modèle mini. Je vous donne mon numéro de carte de crédit.
Standardiste :
– Je suis désolée Monsieur, mais je crains que vous ne soyez obligé de payer en liquide. Votre solde de carte de crédit VISA dépasse la limite et vous avez laissé votre carte American Express sur votre lieu de travail. C’est ce qu’indique le Credicard Satellis Tracer.
Client :
– J’irai chercher du liquide au distributeur avant que le livreur n’arrive.
Standardiste :
– Ça ne marchera pas non plus, Monsieur Lavoie, vous avez dépassé votre plafond de retrait hebdomadaire.
Client :
Mais ?… Ce n’est pas vos oignons ! Contentez-vous de m’envoyer les pizzas ! J’aurai le liquide. Combien de temps ça va prendre ?
Standardiste :
– Compte-tenu des délais liés aux contrôles de qualité, elles seront chez vous dans environ 45 minutes. Si vous êtes pressé, vous pouvez gagner 10 minutes en venant les chercher, mais transporter des pizzas en scooter est pour le moins acrobatique.
Client :
– Comment diable pouvez-vous savoir que j’ai un scooter ?
Standardiste :
– Votre Peugeot 408 est en réparation au garage de l’Avenir, par contre votre scooter est en bon état puisqu’il a passé le contrôle technique hier et qu’il est actuellement stationné devant le domicile de Mlle Denoix. Par ailleurs j’attire votre attention sur les risques liés à votre taux d’alcoolémie. Vous avez, en effet réglé quatre cocktails Afroblack au Tropical Bar, il y a 45 minutes. En tenant compte de la composition de ce cocktail et de vos caractéristiques morphologiques, ni vous, ni Mlle Denoix n’êtes en état de conduire. Vous risquez donc un retrait de permis immédiat.
Client :
– @#%/$@& ?# !
Standardiste :
– Je vous conseille de rester poli, Monsieur Lavoie. Je vous informe que notre standard est doté d’un système anti-insulte en ligne qui se déclenchera à la deuxième série d’insultes. Je vous informe en outre que le dépôt de plainte est immédiat et automatisé.
Or, je vous rappelle que vous avez déjà été condamné en juillet 2009 pour outrage à agent.
Client (sans voix) :
– ….
Standardiste :
– Autre chose, Monsieur Lavoie ?
Client :
– Non, rien. Ah si, n’oubliez pas le Coca gratuit avec les pizzas, conformément à votre pub.
Standardiste :
– Je suis désolée, Monsieur Lavoie, mais notre démarche qualité nous interdit de proposer des sodas gratuits aux personnes en surpoids. Cependant à titre de dédommagement, je peux vous consentir 15 % de remise sur une adhésion flash au contrat Jurishelp, le contrat de protection et d’assistance juridique de Speed assurance. Ce contrat pourrait vous être utile, car il couvre, en particulier, les frais annexes liés au divorce.
Vu que vous êtes marié à Mme Claire Lavoie, née Girard depuis le 15/02/2008 et vu votre présence tardive chez Mlle Denoix, ainsi que l’achat il y a une heure à la pharmacie du Canal d’une boîte de 15 préservatifs et d’un flacon de lubrifiant à usage intime, je vais faire joindre aux pizzas, et ce, à titre promotionnel, un bon de 5 EUR de réduction pour vos prochains achats de préservatifs valable chez Speed-Parapharma. Toutefois veuillez éviter les pratiques susceptibles d’irriter les hémorroïdes de Mlle Denoix, pour lesquelles Speed-Parapharma se dégage de toute responsabilité.
Bonsoir Monsieur et merci d’avoir fait appel à Speed-Pizza.


 

L’image souvenir du jour

Dernière minute : actualité

 

  Edna Parker, citoyenne
américaine et doyenne de l’humanité

est décédée ce jour à l’âge de 115
ans et 120 jours

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Pouvoir de verbe

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1290

 

L’explication liminaire du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : «  Les mots ne sont pas de simples particules de phrases. Ces syllabes entremêlées ont un réel pouvoir. Les mots nous gouvernent, nous trahissent, nous blessent, nous réchauffent. Mais en aucun cas, ils ne laissent insensibles. »

La force des mots

http://www.evene.fr/citations/theme/mot-parole.php

 

 

Pouvoir de verbe

 

Un parfum de séduction qui enivre

 

 

Pouvoir de verbe

 

 

Il était une fois le verbe avec son histoire

Je vais en faire tableaux pour vous ce soir

 

Au cours d’une vie il peut être méritoire

Comme ci-dessous, vous l’allez voir !

 

Le verbe a le pouvoir d’offrir émotions, beauté, splendeur

Les mots sont baumes, pouvant soigner les maux du cœur

Le verbe peut être efficace remède contre les turbulences

Offert par quelque ami, il saura éloigner la désespérance !

 

Quelquefois, cependant, il sera belliqueux

Cherchant vaine querelle comme un gueux

 

Il peut être duel s’en allant livrer bataille

Et entraîner l’imprudent hors du sérail

Il pourra frapper au cœur ou à la tête

En laissant indifférent l’analphabète.

 

Il lui arrive d’être inconscient, jouant les fanfarons

Le ridicule ne tue pas sera dans ce cas définition

 

Celui du pleutre se cachera dans un soupirail

Eh cela, par lâcheté, pour lui éviter la mitraille

Lorsqu’il vous toisera du haut de son mépris

Soyez sur qu’il sortira de la bouche du nanti !

 

Lorsqu’il il se voudrait être charmeur du cœur

La raison le contraint à réfréner ses ardeurs

 

Mon cœur apprécierait grandement de pouvoir la charmer

Mais pour réussir ce rêve ma raison se devrait de chanceler

Des conflits d’intérêt verront le jour et sont parfois subtils

Les choses opposant cœur à raison ne sont jamais faciles.

 

Il peut être jubilatoire pour qui n’a pas conscience

Pour lui, le bien, le mal, il ne voit pas de différence

 

Il peut devenir un jeu gratuit se sachant pourtant malsain

Il se délecte de l’effet qu’il produira sur les esprits sereins

Le verbe peut aussi amplifier malaise faisant verser pleurs

Non maîtrisé il deviendra l’arme efficace générant malheur.

 

Celui de la fin sera neuf, partant vers de nouvelles aventures

Il se grisera du parfum nouveauté, la renaissance qui rassure

 

Il ne pourra rester figé, devant savoir se remettre en question

Il lui faudra trouver nouvelles idées, les mettre en application

Trônera-t-il un jour au fronton de quelque noble académie ?

Ce serait pour lui, récompense de persévérance, pari réussi !

 

  Ecrivainparisien


L’image, cadeau du jour

YB pour YV

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Les chemins de lumière

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1289


La pensée du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Le chemin que nous devons suivre en ce monde est étroit et haut placé. Si nous nous en écartons, nous tombons dans un précipice profond
[Sagesse aztèque]

 

 

Les chemins de lumière

 

L’homme est grand mais il n’est rien tant qu’il n’a pas découvert et appréhendé les chemins de lumière !

Cette phrase peut paraître quelque peu paradoxale dans son énoncé de par le choix volontaire d’opposition de l’adjectif et du pronom associés au sujet. Elle est pourtant tout à fait évidente dans la réalité des faits pour peu qu’on y réfléchisse et ne la considère pas au sens « primaire » du verbe mais plutôt à celui de son aspect philosophique.

L’homme est grand lorsqu’avant d’agir il se réfère à ce que lui souffle sa conscience et tient compte dans son action de ce que lui dicte cet « ordre moral » qui différencie l’homme de l’animal.

En dehors de ce nécessaire cheminement intellectuel point de salut !

François Rabelais, médecin, écrivain et humaniste, alias « Alcofribas Nasier », pseudonyme qu’il utilisera pour signer certains de ses écrits, puisque n’étant pas spécifiquement en « odeur de sainteté » avec certaines autorités morales et spirituelles de son temps écrivait déjà au 16ème siècle « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme »

Plus près de nous François VI, duc de la Rochefoucauld, écrivain lui aussi et moraliste renchérissait en publiant dans « Sentences et maximes » « l’homme doit vivre pour quelque chose de mieux. »

Deux exemples qui démontrent, à l’évidence qu’il faut spirituellement élever le « niveau du débat » en toutes choses avant d’agir.

Je dédie ce billet à mon amie Karine qui renaît merveilleusement à la vie et à laquelle je pense très fort tout au long de mes laborieuses journées en tentant, par la qualité de mon travail d’être digne de la confiance qu’elle a placé en moi.

Ecrivainparisien

 

 

Prière au Grand Homme bienveillant

Ô, mon Dieu donnez-moi encore, s’il vous plait la force et la sagesse de ne pas m’endormir, indifférent à la douleur et la misère du monde !

Donnez-moi, chaque jour que vous nous offrez si généreusement pouvoir de laisser crier ma plume de colère contre les injustices flagrantes commises par ceux qui nous régissent en continuant de nous étouffer dans l’indifférence quasi générale !

Laissez-moi, dans le cours du temps qui passe faculté d’analyse pour discerner le bien du mal que me font certaines personnes prétendant être mes amis !

Offrez-moi, pour toujours, la force de ne jamais sombrer dans la faiblesse de céder aux arcanes tentateurs de la facilité !

Permettez-moi, à chaque instant de mon existence de penser à l’âme immaculée de celles qui m’ont tout offert sans jamais rien réclamer !

Accordez-moi, encore longtemps privilège de pouvoir faire don à celle m’ayant montré les chemins de lumière toutes les richesses contenues dans l’écrin de mon cœur meurtri !

Ô, mon Dieu permettez-moi, humblement, de continuer à vous servir dans la droiture intellectuelle et soyez ici remercié pour l’indicible magnanimité de vos facultés de sagesse infinie !

 

L’image, cadeau du jour

YB pour YV

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L’ordonnance


La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1288


 

Le texte du jour, choisi pour vous par Ecrivainparisien :


Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d’une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu’à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D’atteindre l’inaccessible étoile
Telle est ma quête,
Suivre l’étoile
Peu m’importent mes chances
Peu m’importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l’or d’un mot d’amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s’éclabousseraient de bleu
Parce qu’un malheureux
Brûle encore, bien qu’ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s’en écarteler
Pour atteindre l’inaccessible étoile.


La quête, Jacques Brel

 


  

L’ordonnance

 

J’ai reçu, tôt ce matin, un message agrémenté d’une image ; message que l’on nomme MMS en langage technique et que s’échangent quotidiennement des milliers d’accros à Nokia, LG, Sony, Ericsson et autres Blackberry pour ne citer que les plus connus des téléphones portables à la mode d’aujourd’hui et au forfait aussi faussement illimité que le coût réel en est exorbitant par manque de lecture de certaines phrases, libellées en police lilliputienne au bas du contrat émargé par les deux partis.

Pour ce qui concerne les gens « raisonnables », dont quelques amis et moi-même faisons partie, ces engins modernes ne sont qu’outils permettant de se faciliter la vie, rien de plus.

Pour en revenir à ce message, sa lecture a déclenché dans mon imaginaire toujours aussi fertile, n’en déplaise à une certaine et ô toujours combien « mégère mal apprivoisée » un réflexe d’auto création qui a pris, pour la circonstance et compte-tenu de la teneur dudit message la forme d’une ordonnance ; pas celle qu’aurait pu édicter, parapher et signer quelque roi réfugié aujourd’hui dans un exil parfaitement compréhensible compte-tenu du "climat" actuel, non, mais bien plutôt celle prescrite par « le » médecin de l’amour, un parent éloigné d’un certain Eros.

  Ecrivainparisien

 

Remède miracle

Chacun de tes mots n’est qu’indicible présent qui génère en mon cœur des bouffées de tendresse ; chacune de tes phrases n’est que valorisation pour mon esprit redevenu radieux ; chacun de tes messages n’est que densité émotionnelle rare au cœur de la voix lorsque je les récite pour engendrer naturellement le plaisir que peut distiller le verbe.

Tu possèdes le rare privilège d’être à mes yeux muse, vecteur et catalyseur de chefs-d’œuvre et cela tout à la fois !

Le délicieux poison que m’a inoculé la pointe de la flèche que ton cœur a tiré en plein centre du mien est en train de me communiquer d’intenses fièvres et de tendres frissons qui transportent mon âme en pleine effervescence se trouvant attirée, aspirée et aimantée par la divine lumière générée par ton cœur incandescent.

Je souhaite que les mots pétris de nobles sentiments de mon cœur vers le tien, délices que mon âme génère spontanément, puissent faire voler en éclats les chaînes qui retiennent en otage tout au fond de la geôle de ton cœur depuis tant d’années tes nobles sentiments d’amour qui ne demandent qu’à renaître et te rendre enfin merveilleux pouvoir de redonner vie a toute chose sur laquelle ton regard se pose.

Détruis l’antidote du poison que ta flèche m’a injecté ; je ne veux surtout plus guérir de la divine maladie que ton virus m’a communiqué.

   YB


 

L’image, cadeau du jour

Eh, ne les réveillez pas, ils se croient jeudi !

Just for you YV

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet N° 1287

 

Le commentaire de la nuit, choisi pour vous par Ecrivainparisien : « J’ai lu votre livre avec un immense intérêt, c’était comme si enfin je trouvais un livre qui exprimait de façon claire mes idées sur l’homme et la société. Je tiens à vous dire merci, et je ne manque pas une occasion de recommander votre livre, ou même de l’offrir à des proches.
J’ai énormément apprécié la simplicité de votre approche, qui n’enlève rien à la profondeur du propos, et la structure logique.
Votre style n’a rien à voir avec les "livres de maîtres" qui ont la grosse tête et qui se croient plus intelligents en citant des références que personne ne connait et qui utilisent un style tordu pour s’assurer une soi-disant supériorité, leur livre ne s’adressant qu’à quelques érudits.
JDC »

Extrait d’appréciation d’un lecteur sur "La grenouille", une œuvre d’Olivier Clerc

Le Scribarium d’olivier Clerc

http://www.olivierclerc.com/welcome/index.php?accueil=1

 

 

Conte pour "adultes"

 

J’ai reçu d’un ami, « bon samaritain » un message dont le contenu correspond parfaitement à la forme de pensée étant la mienne. C’est la raison pour laquelle je souhaite en faire profiter le lecteur du forum.

Vous trouverez donc ci-dessous un conte pour adultes contant la mésaventure d’une grenouille, pas celle qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf, non ! Une cousine à elle.

Après ce conte plein d’enseignements vous pourrez exercer votre perspicacité en tentant de découvrir un personnage dont parle la devinette qui suit.

Ecrivainparisien


 

Petit conte de la grenouille, d’après un texte d’Olivier Clerc

Il s’agit du principe de la grenouille chauffée.

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille.

Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement.  Elle est bientôt tiède.  La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.

La température continue à grimper. L’eau est maintenant chaude.  C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

L’eau est cette fois vraiment chaude.  La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir, sans jamais avoir fait quelque chose pour s’extraire de la marmite.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

Des tas de choses qui nous auraient horrifiées il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

AU NOM DU PROGRES et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l’intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES. 

Le GAVAGE PERMANENT d’informations de la part des médias sature les cerveaux – Serf-Veaux:- qui n’arrivent plus à faire la part des choses…

Lorsque j’ai annoncé ces choses pour la première fois, c’était pour demain.

Là, C’EST POUR AUJOURD’HUI.

Alors, si vous n’êtes pas, comme la grenouille, déjà à moitié cuits, donnez le coup de patte salutaire avant qu’il ne soit trop tard !!!


 

DEVINETTE…

 

Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien.

Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eût changé la face de la France, de l’Europe peut-être.

Seulement voilà, il a pris la France et n’en sait rien faire.

Dieu sait pourtant que le Président se démène : il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète ; il cherche à donner le change sur sa nullité ; c’est le mouvement perpétuel ; mais, hélas ! cette roue tourne à vide.

L’homme qui, après sa prise du pouvoir a épousé une princesse étrangère est un carriériste avantageux.
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort.

Il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise.

On y ajoutera le cynisme car, la France, il la foule aux pieds, lui rit au nez, la brave, la nie, l’insulte et la bafoue ! Triste spectacle que celui du galop, à travers l’absurde, d’un homme médiocre échappé.

 

Victor HUGO, dans Napoléon le petit

Réédité chez Actes Sud


 

VOUS PENSIEZ À QUI… ?

 

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Tradition


La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1286

 

La pensée de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Lyon est une ville arrosée par trois grands fleuves : le Rhône, la Saône et le Beaujolais. »

[Léon Daudet], écrivain français (1867-1942)

 

  Ecrivainparisien dédie ce  billet à Monsieur Bernard Pivot


Tradition

Comme au théâtre il fait son entrée triomphale après les trois coups du brigadier.

On va, autour de sa personne refaire quelquefois le monde jusqu’à une heure avancée de la nuit. Je l’ai sobrement honoré dans la capitale des Gaules il y a de cela près de trente ans, ma vie professionnelle ayant conduit mes pas dans cette région à l’époque.

Le jour de sa venue toute la ville de Lyon est en fête, une atmosphère de liesse s’empare des places et des rues du centre ville ; on retrouverait presque l’ambiance particulière des "Fêtes de la Lumière"

Les petits bouchons, appellation de certains cafés typiquement lyonnais, bouchons dont je garde un excellent souvenir vont le servir accompagné de plats traditionnels faits de saucisses et de lentilles, entre autres ; on trouve aussi sur place quelques plateaux de cochonnailles, l’un des emblèmes de la gastronomie lyonnaise.

Lyon, jolie ville à l’architecture exceptionnelle, fera honneur durant quelques jours à l’enfant de la région : le Beaujolais nouveau, enfant qui s’exporte partout dans le monde de nos jours et que l’on est autoriser à déguster dès le douzième coup de minuit.

Quel nez aura-t-il cette année ? Fruits rouges, bananes, fruits secs ? La question est posée !

Mais attention ce breuvage est à consommer avec modération.

 

Ecrivainparisien

 

 

Oyez braves gens, le roi est là !

 

 

Comme tous les ans à cette heure il fait sa rentrée

Passés les douze coups de minuit il a droit de cité

D’aucuns l’attendront avec une certaine curiosité

Dans la capitale des Gaules le petit roi sera fêté.

 

Certains commenteront sobrement son palais

D’autres ne tariront pas d’éloge sur son nez

Les non initiés feront un commentaire sobre

Les grincheux jetteront sur ce roi l’opprobre.

 

De fins connaisseurs commenteront sa qualité

Certaines confréries l’honoreront avec gaieté

Il trônera parfois dans un petit tonneau cerclé

Durant la semaine ce petit roi sera apprécié.

 

Sonnez hautbois, résonnez musettes pour le roi !

Le beaujolais nouveau arrive partout dans la joie

D’aucuns lui feront honneurs plus que de raison

Attention il doit être consommé avec modération !

 

  Ecrivainparisien 20 nov. 2008

 

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