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Archive for août 2008


La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1237

 

La pensée du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « La démocratie, c’est la moitié des cons plus un. "

Philippe Bouvard, Journaliste, humoriste et écrivain

 

La partie de cartes

 

Je coupe et j’en rejoue !

Elle a quasiment tous les atouts en main dans cette interminable partie de cartes et pourtant elle n’a pas encore gagné.

Elle a très adroitement raflé la mise à trèfle, laissant son adversaire sur le carreau en lui balançant quelques piques qu’il n’a pas su contrer, obnubilé et aveuglé qu’il est par la Dame de cœur.

Son adversaire est coriace, un tantinet tricheur et lui donne du fil à retordre puisqu’il campe sur ses positions ne voulant faire aucun effort pour rendre la partie plus attrayante.

La donne est quelquefois truquée tout comme les dés qui sont parfois pipés dans d’autres types de parties et il lui faudra bien du mérite pour avoir l’œil afin de retrouver la bonne carte dans ce jeu de bonneteau qu’est la vie moderne…

C’est là que la partie se gagne ou se perd !

« Belote, rebelote et dix de der »

 

Ecrivainparisien, le roi de l’énigme

 

 

 

Atout cœur

 

Elle découvre, vers vingt ans ses armes favorites

Elle en fera, toute sa vie durant un véritable rite

Elle travaille jour après jour l’art de la séduction

Elle en use, parfois en abuse jusqu’à la déraison.

 

Mascara et blush sont des mots de son quotidien

Je ne lui en veux pas car ces appâts lui vont si bien

Elle sait optimiser son look comme son intelligence

Elle sait bien mettre en avant talent et expérience.

 

Elle vous crève le cœur d’un simple sourire assassin

En un regard elle déstabilise le mâle, comme un rien

Elle est opiniâtre et courageuse et cela au possible

Avec elle à ses côtés, rien n’est vraiment impossible.

 

Malgré ses nombreux atouts elle a du mal à s’imposer

Nombre de sociétés ne lui donnent pas la place rêvée

Les esprits ont parfois du mal à concrètement bouger

Elle est encore loin cette parité qu’on a tant vantée !

 

  Ecrivainparisien 31 août 2008

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1236


 

La pensée du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Un poncif éculé véhicule la sottise d’un peuple tsigane qui aurait choisi le nomadisme comme mode de vie et qui rejetterait toute intégration »

Jean-Marie Dermagne, avocat

 

Comportement : froid dans le dos

 

Dans mon billet 1212, intitulé « Chronique d’un racisme ordinaire » j’ai évoqué le « sort » habituellement réservé chez nous aux gens venant d’horizons différents.

Extraits :

Plaidoyer contre la bêtise humaine

Ayant eu un peu de temps libre au cours de la nuit écoulée j’ai consulté quelques espaces créés par des amies et je me suis arrêté un moment sur l’espace de Lola, espace intitulé

« Pensées et coups de gueule de Lola » dont vous trouverez le lien ci-après http://alextonio.spaces.live.com/

J’ai lu attentivement l’un des derniers billets qu’elle a mis en ligne sur son espace, billet qui s’intitule : « Aidez-moi à lutter contre le racisme envers les tsiganes, gitans, voyageurs. » et dans lequel elle crie son indignation, avec sa sensibilité et ses mots propres.

Je comprends tout à fait sa révolte et sa rancœur à l’adresse de la société, notre société ! Excluant trop souvent ceux qui vivent de manière différente de celle communément admise et rencontrée habituellement chez nous et que ladite société, infiniment hypocrite, pour ne pas en ajouter d’avantage nomme « pudiquement » « Gens du voyage » et tant d’autres « plaies » qu’elle n’ose nommer et qu’elle a pourtant contribué à faire prospérer suite à de désastreuses politiques « élitistes »

Essayez donc d’imaginer, une seconde, juste une toute petite seconde que Monsieur le Maire de Neuilly, par exemple, autorise la construction d’une aire de stationnement pour « Gens du voyage » sur le territoire « chasse gardée » de sa commune comme la loi de notre République l’y oblige sans cependant l’y astreindre !

Le « délit de sale gueule » continuera encore longtemps à sévir et avoir droit de cité chez nous ! Il a encore de bien beaux jours devant lui ! Hélas !

Et ce « délit de sale gueule » ne s’applique pas spécifiquement aux « Gens du voyage », ce serait trop simple, voire simpliste et réducteur !

Le mal est profond, j’ose l’affirmer !

Je livre ce matin à la réflexion des lecteurs du forum un article paru ce jour dans les colonnes de « La libre Belgique »

http://www.lalibre.be/debats/opinions/article/441897/les-tsiganes-peuvent-mourir.html

Cet article a été écrit par Jean-Marie Dermagne, avocat de son état et a pour titre choc : « Les Tsiganes peuvent mourir »

Plusieurs phrases de cet article m’ont interpellé, me donnant froid dans le dos :

« Facile à comprendre : comme ce sont des Roms, ça fait, dans l’inconscient collectif, "deux petites voleuses de moins". »

« Quant à l’hebdomadaire italien "Panorama", il a fait sa une du 10 juillet avec le titre "Nati per rubare" (Nés pour voler) avec, comme légende, deux phrases aussi imbéciles que nauséabondes : "A peine sont-ils nés, qu’on les dresse pour voler, détrousser, mendier. Et, s’ils n’obéissent pas, ce sont des coups et des violences…" »

« En Europe de l’Ouest, la mendicité à laquelle se livrent les Roms, souvent en compagnie d’enfants, provoque davantage le rejet, le mépris, voire la haine, que la charité ou la sollicitude. Et rien n’a plus la vie dure que la rumeur que cette mendicité est le fait de bandes organisées, de gangs ou de mafias. »

Comment ne pas être choqué et indigné par le comportement, au plan de la forme de pensée de nombre de « bons citoyens » auxquels on donnerait le « Bon Dieu sans confession », des citoyens respectables et respectés !

Je fais mienne ce matin de la question que posait Lola, ou plus précisément son porte-parole dans son « coup de gueule » : « Dans quel monde on vit là ? » et j’y ajoute la mienne « Pourquoi tant d’indifférence, voire de mépris ou pire, de haine à l’égard de nos semblables, eux qui nous ressemblent tant ? »

Il n’y a malheureusement pas qu’en France que l’on constate un état d’esprit lamentable de la part de bons et honnêtes citoyens au-dessus de tout soupçon puisque la scène décrite dans l’article de Jean-Marie Dermagne s’est produite récemment en Italie :

 

Les Tsiganes peuvent mourir

Jean-Marie Dermagne

Mis en ligne le 29/08/2008

Un poncif éculé véhicule la sottise d’un peuple tsigane qui aurait choisi le nomadisme comme mode de vie et qui rejetterait toute intégration. Sommet européen sur leur sort en septembre. Une opinion de Jean-Marie Dermagne, Avocat.

La photo "estivale" qui a secoué l’Italie (rappelez-vous : deux cadavres de gamines noyées, recouverts d’une serviette, abandonnés sous le regard bovin de deux bronzés pique-niqueurs de plage) a alimenté les conversations de comptoir et de sable comme les blogs. Les deux touristes indifférents à la présence des cadavres des jeunes filles ont bénéficié, le plus souvent, d’une assez large mansuétude, nourrie par des hypothèses favorables à leur indolence (d’ordre technique : la prise de vue a pu avoir un effet de compression qui les plaçait près des cadavres, alors qu’ils en étaient très éloignés; ou relevant de la critique historique : peut-être s’étaient-ils démenés auparavant pour tenter de les sauver). Peu de compassion, en revanche, pour les deux adolescentes noyées et leur famille ! Facile à comprendre : comme ce sont des Roms, ça fait, dans l’inconscient collectif, "deux petites voleuses de moins".

Le 16 septembre prochain, les Tsiganes tourneront leurs regards sombres, tristes et fiers vers Bruxelles où un Sommet européen se penchera sur les discriminations les plus graves qui les ostracisent. Beaucoup de pain sur la planche pour les dirigeants européens ! "Le Courrier International" du 1er août titrait : "Les Roms ou l’âme de l’Europe : fichés en Italie, méprisés ailleurs". Et il rapportait qu’en Hongrie ou en Roumanie, 80 % des personnes interrogées refusent d’avoir des Roms dans leur voisinage et qu’en Espagne, où on pense pourtant que les Gitans ont bonne presse, une enquête de 2006 a révélé que 40 % des Espagnols ne veulent pas d’un Gitan à côté de chez eux !

Quant à l’hebdomadaire italien "Panorama", il a fait sa une du 10 juillet avec le titre "Nati per rubare" (Nés pour voler) avec, comme légende, deux phrases aussi imbéciles que nauséabondes : "A peine sont-ils nés, qu’on les dresse pour voler, détrousser, mendier. Et, s’ils n’obéissent pas, ce sont des coups et des violences…"

En 2005, a été lancée la "décennie d’inclusion des Roms". Beau programme ! Les gouvernements des pays à forte population tsigane (Bulgarie, Croatie, République tchèque, Hongrie, Macédoine, Monténégro, Roumanie, Serbie et Slovaquie) ont obtenu 34 milliards d’euros de fonds européens pour "combler le fossé en matière d’éducation, d’emploi, de santé et de logement". Mais les résultats sont maigres… Lorsque les enfants Roms sont envoyés à l’école, ils se retrouvent le plus souvent dans des écoles spéciales pour enfants "attardés", ce qui renforce l’opprobre et les préjugés. L’hebdo britannique "The Economist" résume la situation : "Pour les 4 à 12 millions d’Européens désignés en général sous le nom de Roms ou de Tsiganes, la vie se résume à ceci : ils sont parqués dans des zones qui les placent physiquement et psychologiquement en marge d’une existence normale, tandis que le fossé qui les sépare de la modernité se creuse au lieu de se réduire."

En Europe de l’Ouest, la mendicité à laquelle se livrent les Roms, souvent en compagnie d’enfants, provoque davantage le rejet, le mépris, voire la haine, que la charité ou la sollicitude. Et rien n’a plus la vie dure que la rumeur que cette mendicité est le fait de bandes organisées, de gangs ou de mafias. Rebecca, une petite Rom roumaine de 12 ans, a mendié elle aussi. C’était en Espagne, puis en Italie. Avant que ses dessins d’enfant ne soient repérés et publiés. Elle a raconté sa vie et celle de sa famille, notamment au quotidien espagnol "El Païs" : les baraquements de leur camp à Milan rasés par des pelleteuses sur ordre du préfet, sa maman qui "pleurait tout le temps" parce que "la vie dont nous rêvions était tout autre", sa tristesse parce que "les Roms sont haïs par beaucoup de gens".

Un poncif éculé véhicule la sottise d’un peuple tsigane qui aurait choisi le nomadisme comme mode de vie et qui rejetterait toute intégration. Même si elle est encore baignée de légendes et de mythes, on connaît pourtant mieux l’histoire des Roms. Leurs ancêtres exerçaient, dans le nord de l’Inde, des métiers (tanneurs, fossoyeurs, éboueurs, etc.) nécessaires à la communauté, mais considérés comme impurs. Ils n’avaient pas le droit d’être sédentaires et étaient hors castes, en quelque sorte "intouchables". C’est déjà le mépris dont ils faisaient l’objet au sein de la société brahmane qui paraît les avoir chassés de l’Inde vers l’Europe à partir de l’an 1000. L’émigration n’a rien changé à leur sort misérable, tout au contraire. Sauf peut-être une principauté à Corfou vers 1360, ils n’ont jamais eu leur propre Etat. Dans les Balkans, ils étaient vendus comme esclaves jusqu’au milieu du 19e siècle. Ils sont passés ensuite de la condition d’esclaves à celle de paysans sans terre. De nos jours, les emplois saisonniers les plus pénibles dans l’agriculture représentent quasiment leur seule source de revenus. Avec la mendicité bien sûr. Et ils ne sont que quelques-uns que le cirque ou la musique ont sortis de la misère et, plus rarement, de l’anonymat.

Sans doute en raison de l’analphabétisme et parce qu’à la différence des juifs, aucune religion ne les soude, les Roms n’ont même pas eu droit à une reconnaissance post mortem et doloris causa après leur extermination par le régime nazi (de 1933 à 1945 : plus de 200 000 morts !). La guerre finie, ils firent encore l’objet de mesures discriminatoires en Allemagne et il fallut attendre 1982 pour que Helmut Kohl reconnaisse la réalité de leur génocide (la "Porrajmos", littéralement "dévoration"), à une époque où la plupart des victimes susceptibles de toucher des réparations conformément à la loi allemande étaient déjà mortes.

 

Je tiens personnellement à remercier Jean-Marie Dermagne pour la qualité de son article, remarquablement didactique qui explique parfaitement, notamment au plan historique les mécanismes d’une situation devenue intolérable au 21ème siècle en Europe quant au comportement latent, dans certaines situations, de nombres de gens, pourtant dits « civilisés ».

  Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1235


 

La citation de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Pour ce qui est de l’avenir, il ne s’agit pas de le prévoir, mais de le rendre possible. »
[Antoine de Saint-Exupéry], poète, écrivain, aviateur, humaniste.

 

Pour l’amour de Gaïa

Cent fois sur le métier remettez votre ouvrage

Une nouvelle œuvre alarmante, voire alarmiste intitulée « Ode à Gaïa » voit le jour sous la capacité d’improvisation d’un Lataupe, conquit par une jolie photographie d’un lieu qu’un certain Monet, artiste peintre de son état a merveilleusement mis en scène et rendu sur la toile.

Cette ode ouvre le « bal » donné en l’honneur de Gaïa, justement et dénonce infiniment plus qu’elle n’encense tout comme les œuvres qui suivent, publiées sur le forum il y a de cela plusieurs années maintenant pour la plupart.

Place à la poésie !

Ecrivainparisien


Ode à Gaïa

 

Le petit pont de bois enjambe l’étendue d’eau qui sommeille encore

L’onde ne frémit que par de petits  ronds dans l’eau ornant le décor

Pas un souffle de vent ne trouble les branches des saules pleureurs

On croirait voir une toile de Renoir ou Monet, peinte avec ferveur.

 

Ce joli havre de paix dégage une atmosphère des plus romantiques

Il pourrait être décor pour quelque photo véritablement symbolique

Il peut être également refuge pour l’amoureux de naturel bucolique

Tout comme il pourrait être royaume pour le pécheur mélancolique.

 

Dans ce petit coin de paradis la nature demeure encore souveraine

Elle crée pièce d’orfèvre tel l’artisan d’un chef-d’œuvre pour reine

Dame Nature est artiste pour laquelle on ne facilite pas les choses

Elle nous commet pourtant œuvres admirables pour la bonne cause.

 

L’Homme ne prend plus le temps d’observer et admirer la beauté

Il reste insensible et hermétique aux arcanes de l’art personnifié

Ce détrousseur, prédateur qui ne s’ignore, demeurera un goujat

Honte à lui pour ses enfants comme pour l’admirateur de Gaïa !

 

Ecrivainparisien-28 août 2008

 

Réquisitoire poignant

 

Je m’adresse ici à tous les dirigeants qui gouvernent le monde

Je suis très malade vous avez fait de moi une chose moribonde

Vous ne vous souciez jamais de ma santé je suis très furibonde

Je suis en train d’agoniser vous êtes véritablement immondes !

 

Depuis des siècles vous me trahissez pour pouvoir vous enrichir

Vous m’exploitez honteusement sans vous soucier de mon avenir

Vous avez empoisonné mon sang et trop souvent vous le gaspillez

Vous agissez en ne regardant pas plus loin que le bout de votre nez.

 

Vous êtes bien trop égoïstes pour penser un seul instant à demain

Vous vous souciez bien peu de l’état de mon devenir très incertain

Sans réfléchir aux conséquences de vos actes vous m’avez mutilée

Vous êtes vraiment irresponsables vous m’avez pourtant défigurée !

 

Vous m’avez salie, abîmée, dévastée pour arranger vos petites besognes

Vous continuez d’ailleurs de le faire de nos jours sans aucune vergogne

Vous me faites avaler les poisons que vous produisez en grand nombre

Si vous n’y prenez garde vous vivrez forcément demain dans l’ombre !

 

Vous allez trouver que je vous tiens un discours bien trop irrévérencieux

Je n’ai pourtant pas tout révélé de vos agissements hautement pernicieux

Si vous n’écoutez pas mes arguments de bon sens vous courez à la défaite

Vous paierez capital et intérêts cumulés au prix fort, je suis votre planète !

 

Ecrivainparisien 2003

 

Mise en garde

 

Amocco Cadiz, Erika, Lexon Valdez, Torrey Canyon

Tous ces noms, fort bizarrement, à nos oreilles résonnent !

Ils nous remettent en mémoire de bien sinistres naufrages

Ils ont tué la faune et dramatiquement souillé nos plages !

 

Tous les Bretons s’en souviendront très longtemps, je le sais !

Pour nettoyer ces désastres, ils y ont passé bien des années !

Cette magnifique région sauvage a été totalement défigurée

Les malheureux oiseaux y sont morts mazoutés par milliers !

 

Il y a eu, plus récemment, le "Prestige", ce navire tout pourri

Il est venu polluer les côtes françaises et espagnoles aussi !

Tout le monde fut touché, maculé, englué, de Brest à Vigo !

Il a détérioré deux mille kilomètres de côtes ce satané rafiot !

 

Il serait temps une fois pour toutes que ces horreurs cessent !

Si nous ne voulons pas que nos petits-enfants vivent la détresse

Si personne ne fait rien pour préserver et s’occuper de leur avenir

Nous sommes en train de leur préparer un bien sinistre devenir !

 

Ecrivainparisien 2004

 

Le blues du pessimiste

 

Ce poème pourra paraître quelque peu alarmiste, je le sais bien !

Il va vous parler longuement de pollution car cela n’est pas rien !

L’homme est inconscient dans ses conquêtes parfois irréfléchies

Il n’imagine pas, dans son égoïsme, qu’il tue la terre petit à petit.

 

On constate, de nos jours, avec étonnement que la déforestation

A provoqué, entre autres choses, de catastrophiques inondations !

Une bonne partie de l’Europe restera longtemps "Tchernobylisée"

Dans les Vosges on va continuer à manger des cèpes "atomisés".

 

La vache folle a entraîné bien des psychoses redoutables !

Le saumon d’élevage inquiète, une fois rendu sur nos tables !

Que dire des magnifiques plages souillées par les marées noires,

Celles de tous ces rafiots pourris ? Vraiment quelle sale histoire !

 

Je pourrai continuer longtemps ces bien tristes constatations !

Il serait temps, tout de même, de prendre de sages décisions !

Messieurs les responsables du monde entier ! Réfléchissez !

Rencontrez vous d’urgence ! Discutez entre vous ! Agissez !

 

Ecrivainparisien 2003

 

Croisade d’un désespéré

 

De nos jours nous sommes une petite poignée

Nous partons tous les jours pour une croisade

L’affaire que je dénonce est loin d’être gagnée

Notre beau paradis, la Terre, est bien malade !

 

Nous pillons lamentablement ses richesses

Nous sommes vils, méprisables et cupides

Mon cœur en lambeaux n’est que tristesse

Mon âme fatiguée est désespérément vide.

 

Que pourrions-nous entreprendre ou faire ?

Nous sommes une poignée de désespérés !

Nous sommes pourtant tous entrés en guerre

Contre les nantis de cette détestable humanité.

 

Bien souvent un sentiment de honte m‘envahit

Lorsque je pense avec nostalgie à nos ancêtres

Qu’ont donc fait les privilégiés du beau paradis

Qu’ont légué nos anciens avant de disparaître ?

 

Nous oublions que nous sommes responsables

Nous devons des comptes à nos descendants !

Nous sommes des gestionnaires lamentables

Que dira-t-on de nous dans deux mille ans ?

 

Ecrivainparisien 2003

 

Nostalgie

 

Un délicat trait de hautbois m’incite à la rêverie

Mon esprit quitte ce bureau aux murs blanchis

Je me laisse porter comme fétu de paille au vent

Adieu Paris et son brouhaha quelques instants.

 

Je plane et suis totalement détendu en ce moment

Tiens revoilà la belle forêt de Montargis d’antan !

On donnait parfois la chasse à courre en ces lieux

Eh puis il y avait tous ces champignons délicieux !

 

C’était régal de voir chasseresses et chasseurs

Ils avaient si fière allure également ces veneurs

La sonnerie des trompes résonnait en ces bois

Ce que je n’aimais pas c’était le cerf aux abois !

 

La bête traquée par les meutes était paniquée

Je ne pouvais soutenir son regard si désespéré

On faisait donner les trompes afin de l’honorer

Puis venait, pour les meutes l’heure de la curée.

 

Il y avait aussi ses odeurs de fougères et de terre

Et tous ses parfums aux senteurs si particulières

J’ai parcouru ses chemins au cours de ma jeunesse

La nature n’était alors que source infinie de liesse.

 

Cette belle forêt c’était mon terrain favori de jeux

J’ai vécu en ces espaces des souvenirs merveilleux

Je garde en bouche le goût du cèpe de Bordeaux

Tout comme celui des pissenlits ou des escargots.

 

J’entends le bruit de mes pas écrasant les feuilles

Des images restent gravées au fond de mon oeil.

Nombre de fois je me suis trouvé face à du gibier

C’était merveille de le voir observer puis détaler.

 

Elle est loin aujourd’hui ma forêt de Montargis !

Au déversoir l’eau du Loing était limpide à l’envi

Je ne reconnais plus désormais ma rivière de jadis

En repensant à ces lieux je ne suis que nostalgie.

 

Ecrivainparisien 28 mai 2008

 

Patrimoine

 

Près d’une rivière s’endormait un moulin aux pales moussues

Jadis elles se muaient naturellement au rythme crée par le flux

Ce courant naturel apportait sa richesse aux habitants des lieux

Cette roue tournait générant sa petite musique bénie des Dieux.

 

La mélodie s’arrêta pourtant un jour, victime de la modernité

Les pales rouillées du moulin cessèrent bientôt de fonctionner

La petite rivière s’écoule toujours à travers la roue immobilisée

Le vieux moulin, impuissant, continue de la regarder s’éloigner.

 

Des gouttes d’eau suintent sur ses pales ressemblant à des larmes

L’âme du génie du lieu exprime ainsi la dure réalité de son drame

Du temps de sa jeunesse il a fait la fortune du maître du domaine

Aujourd’hui on l’a mit à la retraite, il en éprouve un peu de peine.

 

Il se sent encore très capable de fonctionner comme au premier jour

Il aimerait pouvoir le démontrer mais le nouveau patron reste sourd

Ce dernier ne voit pas que sous la mousse verdâtre se cache un trésor

Sa priorité est toute autre, il ne pense que rentabilité, gains et rapport.

 

Dans son aveuglement ce parvenu n’a pas pris le temps de regarder

Il n’a pensé qu’à amplifier les investissements qu’il venait de réaliser

Dans son empressement à rentabiliser il a commis de graves erreurs

Il a voulu transformer ce havre de paix en dancing au look ravageur.

 

Les affaires marchaient mal, le voisinage n’aimait pas ce lieu bruyant

Des plaintes furent déposées par nombre de riverains mécontents

Par arrêté préfectoral le maire de la commune fit fermer ce lieu agité

La municipalité racheta le domaine et en fit un magnifique écomusée.

 

  Ecrivainparisien 2005

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1234


 

La citation de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Depuis le premier jour, l’Eglise a pris et gardé la femme, comme l’aide la plus puissante de son œuvre de propagande et d’asservissement. »

Emile Zola, écrivain, journaliste et homme public (1840-1902)


 

« Ici, on "flingue" ceux qui le valent bien »

 

Une fois de plus je vais faire dans le politiquement incorrect pour ne pas déroger à mes « vieilles » habitudes et je vais enfourcher mon cheval de bataille comme le faisait jadis un certain Don Quichotte de la Mancha partant combattre les moulins à vent.

Pour ce qui me concerne je me contenterai en cette chaude nuit d’été de « commettre » un pamphlet, un de plus, juste pour montrer, voire démontrer à certaines « mégères mal apprivoisées » que mon inspiration continue d’avoir droit de cité.

Je me suis librement inspiré d’une chanson de mon Maître à penser pour élaborer ce qui suit. Cette chanson c’est « Les Flamingants »

Mon pamphlet dénonce une partie des choses qui pourrissent à longueur d’année la vie des internautes.

Je n’ai montré du doigt que les choses les plus criantes et les plus énervantes sinon mon pamphlet aurait nécessité beaucoup plus de strophes qu’il n’en contient.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire, libre et politiquement incorrect.

 

 

Pamphlet de lèse-enfoirés

 

 

A vous, la bande de petits minables qui polluez nos messageries

J’adresse ce pamphlet qui fera, je le souhaite beaucoup de bruit

Vous vous cachez derrière vos robots pour faire vos saloperies

Mesdames et Messieurs je vous emmerde, il faut que ça soit dit.

 

Vous qui fourguez vos montres en toc, vous faites partie du lot

Quant à vous qui vendez du viagra, vous êtes de beaux salauds

Vous jouez sur la détresse des gens, ça n’est vraiment pas beau

Le Grand Homme vous prescrira bientôt l’ordonnance là-haut.

 

Vous les affreux croupiers qui tournez la roulette dans vos casinos

Le virtuel est punissable puisque vos jeux sont totalement illégaux

Vous déroulez le tapis rouge pour attirer le pigeon, offrant un gain

Mesdames et Messieurs je vous vomis, vous êtes vraiment malsains.

 

Quant à vous, les vendeurs de sexe, je vous ai gardé pour le final

Vous êtes de sacrées ordures, vous et vos claques puant le vénal

Si j’étais justicier, je vous traînerais, sans coup férir vers le pénal

Vous iriez croupir à l’ombre d’une maison à barreaux, point final !

 

  Jean Claude Lataupe, pamphlétaire, politiquement incorrect

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1233


 

La citation de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « J’appelle bourgeois quiconque renonce à soi-même, au combat et à l’amour, pour sa sécurité. »

Sous la lampe (1929)

Léon-Paul Fargue, poète français (1876-1947) qui évoqua dans son œuvre le Paris de la première moitié du siècle.

 

Civilités ne sont pas flagorneries

J’ai fait la connaissance d’une artiste, passionnée de cinéma et de spectacle, ancienne parisienne vivant aujourd’hui en province.

Je lui ai transmis quelques écrits concernant le monde du cinéma et plus particulièrement Sergio Léone et son inséparable Ennio Morricone, Michel Serrault, Philippe Noiret, Claude Lelouch, Claude Chabrol, Lino, Jacques et quelques autres.

Elle m’a adressé en retour un très beau commentaire, de ceux que j’apprécierais de lire de temps en temps sur le forum mais qui se font si rares.

Vous trouverez ci-après son commentaire sur mon travail ainsi que la réponse que je lui ai adressée.

Ecrivainparisien


 

Vous n’êtes pas un Ecrivainparisien, vous êtes un écrivain du monde.

Quel choc en découvrant le dernier texte. Vous faites partie de ces personnes qui se battent avec les outils qu’ils peuvent, vous avez choisi la plume à la démence. Chapeau bas, Monsieur le troubadour.

J’ai peur de ne pas être à la hauteur avec mes petites nouvelles à la con et mes courts métrages.

Disons que j’ai passé 20 ans dans l’ombre du spectacle et je reste avec ma passion tout en essayant de rester debout.

Nous avons tous nos malheurs mais je reste joyeuse et curieuse.

Merci pour tous ces souvenirs de personnes avec lesquelles j’ai grandi.

Merci d’avoir écrit tout ça et merci pour eux.

C’est moi, Madame, qui m’incline avec déférence devant votre savoir-vivre et ces mots, vos mots, empreints de respect !

Vous êtes, tout comme moi, Madame, animée du feu sacré de ce que l’on nomme « passion » et qui permet aux humbles que nous sommes d’inscrire leur nom en lettres capitales ; « capitale » étant pris ici, non pas au sens désignant la forme calligraphiée des lettres qui le composent mais bien plutôt à celui du patrimoine que ce patronyme représente puisqu’il lèguera aux autres son héritage se trouvant en bonne place au Panthéon des artistes.

  Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1232


 

Les pensées de la nuit, choisies pour vous par Ecrivainparisien : « Faites que le rêve dévore votre vie afin que la vie ne dévore pas votre rêve. »

« Toutes les grandes personnes ont d’abord été des enfants, mais peu d’entre elles s’en souviennent. »

« Les hommes ne se respectent plus les uns les autres. Huissiers sans âme, ils dispersent aux vents un mobilier sans savoir qu’ils anéantissent un royaume. »

 

[Antoine de Saint-Exupéry], poète, écrivain, aviateur, humaniste, parti pour sa « dernière mission » le 31 juillet 1944 à bord d’un Lightning P 38…

 

Dans le silence de la nuit

 

Il est 4 h 30 et le boulevard Diderot est quasiment silencieux. La grande ville, livrée aux touristes en cette période d’insouciance ou de vacances, ce qui revient à peu de chose près au même, dort encore.

Je vous emmène en rêve ce matin de l’autre côté du Channel, quelque part en Irlande et également en Ecosse, terre de légendes par excellence, tout autant que royaume de prédilection pour fantômes en tous genres…

Ecrivainparisien


 

 

L’homme qui marche sur la lande

 

 

Je vois un homme qui marche sur le sentier descendant vers la mer

Il arpente le petit chemin revenant de la côte et s’en va vers la terre

Je me demande ce que peut faire un homme dans ce paysage déserté

Nous sommes sur la lande d’Ecosse, cette terre de châteaux hantés.

 

La mer est calme, cependant l’orage n’est pas bien loin car il tonne

Curieusement aucun éclair ne vient zébrer le ciel gris de l’automne

Tant de choses ne sont pas rationnelles sur cette terre de légendes

On y entend parfois la cornemuse jouer quelque part sur la lande.

 

Il n’y a pourtant personne alentour à perte de vue, c’est un mystère

Quelques âmes en pénitence viennent peut-être jouer sur cette terre

Elles aiment sans doute s’y retrouver improvisant quelque concert

Elles animent l’âme des lieux faisant chanter le cœur des pierres.

 

On entend parfois en pleine nuit des hurlements suspects au loin

Serait-ce le cri de quelque chien voyant surgir un monstre marin ?

Ne serait-ce pas plutôt la créature du lac qui hurlerait de chagrin ?

A moins que, finalement, ce soit l’imagination fertile de l’écrivain.

 

 

Ecrivainparisien

Une nuit d’été 2005


 

 

Conte Irlandais

 

Je la vois arriver, vers moi elle s’avance

Mon cœur bat très fort, quelle ambiance !

Elle est là devant moi, j’ai soudain rougi

Elle est divine, gentiment elle me sourit.

 

Bonsoir  Ô ! Si douce divinité du soir !

Ton âme éclaire joliment la nuit espoir !

Ô ! Que de compliments, je suis flattée !

Tu le vaux bien chère amie si dévouée !

 

Ainsi débuta une divine romance en vérité

La nuit était mystère en ce beau mois d’été

Ils étaient dans les plaines du Connemara

La lune luisait sur le paysage cette nuit là.

 

Ils s’embrassèrent doucement sous la lune

Ils occultèrent soudainement leur infortune

Ils se regardèrent un sourire dans les yeux

En cette divine nuit ils étaient fort heureux.

 

Ils se promenèrent joyeux et insouciants

La nuit leur offrait un moment envoûtant

Ils avançaient en se donnant bien la main

Ils se contèrent leurs futurs lendemains.

 

Sur cette lande il restait quelques flaques

Leur promenade les mena auprès d’un lac

Leur silhouette se reflétait sur la surface

Le vent se leva balayant la lande de face.

 

Pour se protéger de la bise ils se serrèrent

Les bras autour du cou ils s’embrassèrent

La lande résonna de leurs tendres soupirs

Leurs folles étreintes firent naître le désir.

 

Seul un menhir isolé fut témoin de la scène

Ce qui les unit ne fut certes jamais obscène

Ils s’aimèrent si fort que la lande frissonna

Cela est arrivé sous la lune du Connemara.

 

 

Ecrivainparisien

Une nuit d’été 2006


 

 

Conte de la pleine lune

 

Lord Kent était fort préoccupé dans son petit manoir

Il avait des soucis d’organisation pour la fête ce soir

Lord Kent était châtelain qui aimait souvent réjouir

Il offrait une aubade à ses vassaux pour les divertir.

 

Ils seront tous là ce soir dans la cour ovale du manoir

En demi-cercle au pied du perron ils y viendront boire

Lord Kent ces soirs là sort le pur malt offrant tournée

Il prend ensuite la grande cornemuse et se met à jouer.

 

L’assistance écoutera les notes tournant dans les airs

Elles voleront sur le comté s’égrenant sur cette terre

Les arias pénétreront le cœur des pierres ensorcelées

Les genêts de la lande baigneront dans cette mélopée.

 

Au loin sur la lande des formes surgiront du néant

Ces spectres seront réveillés par le chant entraînant

Ils prendront place sur les mâchicoulis sur le faîte

Eux aussi en cette folle soirée seront ici de la fête.

 

Pour l’heure Lord Kent a un souci insurmontable

Son stock de pur malt est vide, c’est épouvantable !

L’intendant a oublié de passer nouvelle commande

Lord Kent va lui faire déguster sévère réprimande.

 

La soirée est primordiale pour le vieux châtelain

Ce soir c’est pleine lune dans cette nuit du destin

Lord Kent joue sa tête devant conseil des anciens

S’il n’y a pas de pur malt il tombera c’est certain !

 

La mort dans l’âme il répète son récital bien huilé

Au manoir le téléphone sonne venant le déranger

Kent décroche et reconnaît la voix de son ancêtre

L’amiral présidera le conseil armé de son sceptre.

 

L’amiral adorait son pur malt, Kent se sent perdu

S’il ne trouve la solution, pour sur il sera déchu !

Le manque de Whisky est ici une faute inexcusable

Sur cette terre d’Ecosse cela reste impardonnable !

 

Le temps a laissé son empreinte sur cette histoire

Les vieux du comté la racontent près du feu le soir

Le conte de la pleine lune n’est pas ici une légende

Un son de cornemuse se fait entendre sur la lande.

 

Les soirs de pleine lune le vieux manoir est hanté

On y entend une cornemuse qui vient pour y jouer

Le fantôme de Kent vient ici exécuter sa punition

Il joue en kilt sur le perron dans la pure tradition.

 

 

Ecrivainparisien

Une nuit d’été 2007

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1231


 

La pensée de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : «Il s’agit de vivre un séjour confortable sans polluer en aucune façon l’environnement »

Jacques Deroo, Enfant de l’Assistance publique, taulard, SDF… travailleur social et éducateur.

 

« Salauds de pauvres » en vadrouille

 

Dans mon billet n° 1228, mis en ligne le 12 août et intitulé « Salauds de pauvres » je vous ai parlé de Jacques Deroo et de son association.

L’une des missions actuelles de cette association était de faire partir en vacances du 18 août au 1er septembre une quinzaine de jeunes en difficultés.

Ils sont partis, direction la Normandie et je ne résiste pas au plaisir de vous faire partager, par compte-rendu de Jacques Deroo et Francis Motemps interposé, les vacances de ces « Salauds de pauvres » bien sympathiques, découvrant à leur arrivée un environnement totalement nouveau et véritablement insolite en plein cœur de la Normandie puisqu’ils vont vivre 15 jours durant dans des yourtes, habitat typique des mongols et des turcs.

La yourte est une tente en peau ou en feutre des nomades mongols et turcs qui vivent en Asie centrale, notamment au Kirghizstan, au Kazakhstan et au Karakalpakistan

Vous trouverez ci-après quelques explications sur les orientations philosophiques concernant les choix faits par Jacques Deroo et son équipe, informations que j’ai récoltées sur le site de Jacques Deroo http://www.jacquesderoo.com/lesite/


 Jacques Deroo

Après le projet avorté à la Croix Valmer à cause de divergences familiales entre les hébergeants, nous ne pouvions laisser les personnes qui nous avaient fait confiance sans vacances et sans réponse. Un groupe de quarante personnes étant irréalisable en pleine saison, nous avons décidé de couper la poire en deux afin d’offrir à tous des conditions optimales et des vacances correctes. Ainsi, nous nous sommes mis en quête d’un nouveau lieu pour organiser un séjour pour les jeunes et les familles, nos amis de la rue auront leur séjour à eux que nous commençons à préparer pour Octobre. Ce séjour devait avoir des conditions au moins tout aussi agréables que la Croix Valmer à savoir :

proximité de la mer

grands espaces

possibilité d’activités diverses.

Après plusieurs tentatives infructueuses, nous avons fini par tomber sur l’endroit idéal. Situé à dix kilomètres de Deauville et d’Honfleur, en bordure du lac de Pont l’Evêque, le domaine du Houvre est un superbe endroit de 27 hectares de grande qualité disposant d’une ferme éducative et de nombreux attelages. Foncièrement écologiques, ils ont une formule de séjour qui a particulièrement retenu notre attention de part son intelligence et sa qualité. En effet, notre séjour se déroulera sous des yourtes.

La yourte est l’habitat traditionnel mongol. Elle est utilisée depuis plusieurs siècles par ces peuples nomades. Il s’agit d’une structure en bois recouverte de plusieurs couches de feutre et parfaitement isolée et chaleureuse. En hiver, les couches de feutres superposées protègent du froid, et en été, une ouverture astucieuse du toit permet de garder la fraîcheur de la nuit. L’intérieur de la yourte est coloré. La forme ronde rappelle le tepee ou l’igloo et vous invite à la relaxation et à une prise de distance réelle avec le monde de votre quotidien l’espace d’un temps.

Ferme vouée à la défense de l’environnement et tournée vers l’écologie, le Domaine du Houvre a créé ce village nomade pour profiter pleinement de la nature normande tout en consommant le moins d’énergie possible. Chaque yourte est orientée vers le sud-est pour capter les rayons solaires dès le matin et bénéficie des équipements écologiques utilisant toutes les ressources naturelles, réserve d’eau pluviale, toilettes sèches, douches solaires.

Il s’agit de vivre un séjour confortable sans polluer en aucune façon l’environnement

 Jacques Deroo

Vous trouverez à l’issue de l’article des photos de yourtes vous permettant de « visualiser » ce type particulier d’habitat, photos empruntées à l’encyclopédie Wikipédia.

Je laisse maintenant la place aux « jeunes » et à leur compte-rendu initial et donne rendez-vous au lecteur pour la suite du séjour de ces « Salauds de pauvres », par compte-rendu interposé.

Ecrivainparisien

 

Place d’Italie, douze heures trente.
Nous attendons nos vacanciers, ils arrivent peu à peu.
Quatorze heures trente, nous prenons le départ de [NDLR : lire "pour" plutôt que "de", je pense] Pont l’évêque et du (le) Domaine du Houvre.
Nous décidons de ne pas prendre l’autoroute. C’est long. Six heures plus tard on se dit que, quand même, l’autoroute c’est bien sympa.
Finalement, nous arrivons sur place à dix-neuf heures trente, alors que le trajet normal peut-être fait en simplement deux heures. Chacun est un peu surpris par le confort rudimentaire et doit s’acclimater.
C’est rude, surtout les toilettes sèches !
Les réflexions fusent et c’est la fin du monde pour un jeune quand il s’aperçoit qu’il n’y a pas de télé !
Les yourtes nous étonnent, nous ne les imaginions pas comme ça. Cet habitat mongol, revisité à la mode occidentale, est tout de même bien étrange quand on est habitué à des constructions en dur.
Puis chacun commence à prendre ses marques, nous discutons, rigolons…
Finalement, nous mangeons à vingt-deux heures, dans une ambiance excellente.
Une nouvelle aventure commence…


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