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Archive for juillet 2008

Les pieds dans le plat


La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1227

 

La déclaration du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen.

Art. 1er. –

Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »…

Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen du 26 août 1789

 

Les pieds dans le plat

 

Rêve africain

Un conte ubuesque de Jean Claude Lataupe

 

Il était une fois une Perle noire qui rêvait de voir la Tour Eiffel.

Elle était belle, jeune et émouvante, si émouvante même que son conte de fée a interpellé un chevalier errant sur la toile magique, un de ceux ressemblant à un certain personnage d’un roman de Miguel de Cervantes Saavedra.

« Don Eltopo » revêtit son armure, sortit sa plus belle plume et s’en alla quérir des informations pour tenter de débrouiller l’écheveau complexe d’un problème comptable à la saveur d’arnaque, voire d’escroquerie nettement prononcée.

Episode premier de la quête

Un message adressé à Air France demandant explications concernant un vol sur un de leurs appareils :

 

Objet : Demande d’informations, vol Air France Abidjan/Paris

Paris le 18 juillet 2008

Madame, Monsieur,

J’offre prochainement un voyage à destination de la France à l’une de mes amies de nationalité ivoirienne demeurant actuellement à Abidjan.

Elle s’est rendue le 7 juillet 2008 dans une agence de voyage, agent agréé IATA, en l’occurrence la société « Univers Voyage », sise à Abidjan Plateau, rue du commerce, 01 CEDEX 157 ABIDJAN.

On lui a remis une  facture Proforma donnant le détail du coût de son voyage. Vous la trouverez, en pièce jointe, à l’appui de ce message.

A la lecture de ce document je constate un certain nombre d’irrégularités, notamment au plan comptable, à savoir, l’absence d’indication du montant de la TVA sur les sommes réclamées. D’autre part il est annoté sous le libellé en lettres du montant de cette facture, une mention en gras indiquant, tel que je la reproduis « NB : SOMME A RESTITUER AU TITULAIRE DES SON ARRIVEE A DESTINATION »

Après avoir regardé attentivement ce document je ne vois nulle part l’indication de la somme en question, sauf erreur de ma part.

Je constate également une exorbitance des sommes réclamées par rapport au coût du billet Air France, aller Abidjan/Paris, se montant à 550 euros.

Je lis, fort étonné, voire en colère, qu’elle doit acquitter, entre autres « anomalies gravissimes », à mon sens, un « droit de sortir du territoire national » se montant à 160 euros [cette jeune femme est âgée de XX ans et se trouve donc être majeure ; que fait-on du respect individuel fondamental des droits de l’Homme en République de Côte d’ivoire ?]

Viennent s’ajouter à cette « bizarrerie administrative au goût d’escroquerie » un « droit consulaire » se montant à120 euros, des « travel chèques » d’un montant de 350 euros, une « inscription sur la fiscalité gouvernementale » se montant à 40 euros, une « assurance maladie » d’un montant de 200 euros ( ?), un « timbre fiscal » d’un montant de 130 euros [un de plus que celui ornant son passeport, déjà payé, double emploi !], et pour terminer des « frais d’ouverture de dossier » d’un montant de 70 euros. Soit donc au total, la somme exorbitante de 1620 euros (trois fois le prix du billet Air France)

Pour la petite histoire le préposé qui a rédigé ce document devrait savoir que le mot timbre étant du genre masculin, fiscal s’accorde donc au masculin et pas au féminin et aurait du se relire, corrigeant ainsi ses fautes d’orthographe, de syntaxe et de typographie, rendant par cette action son document « présentable » et « professionnel », ce qui semble être bien là un minimum, vu le prix demandé pour la « prestation »

Si mes souvenirs scolaires ne me font pas défaut je constate donc que pour pouvoir prendre l’avion, le billet coûtant comme annoncé plus avant, 550 euros, un ressortissant ivoirien souhaitant venir admirer les monuments parisiens doit donc disposer de 1070 euros supplémentaires sinon il lui est impossible d’embarquer sur l’un de vos avions pour rejoindre Paris.

Ma question est donc extrêmement simple, voire simplissime : Ces pratiques vous sont-elles connues et vous semblent-elles légales ?

Je souhaiterais obtenir réponse dans des délais raisonnables.

Si d’aventure ces pratiques sont illégales, ce que je subodore fortement, je pense déposer plainte auprès du conseil de l’Europe pour escroquerie caractérisée.

Je vous remercie par avance, Madame, Monsieur, de bien vouloir porter attention à cette demande.

Je vous prie de croire en l’assurance de ma haute considération.

Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire


 

Ce message a obtenu accusé de réception puis réponse figurant ci-dessous moins de 36 heures après sa réception :

 

Cher(e) Jean Claude Lataupe,
Nous avons bien reçu votre message. Nous vous répondrons dans les plus brefs délais.
Ceci est un accusé de réception automatique, merci de ne pas y répondre.
Cordialement
L’équipe Internet Air France

 

La réponse d’Air France :

 

Cher Monsieur Lataupe,

Nous avons bien reçu votre courriel accompagné d’une facture éditée par une agence de voyages ivoirienne.

Notre service étant à votre disposition pour vous assister dans l’utilisation de notre site airfrance.fr, nous ne sommes pas en mesure de vous apporter des informations concernant les frais prélevés par les agences de voyages.

Chaque marché ayant sa politique propre, nous vous invitons donc à vous orienter vers une agence de voyages sur place afin d’obtenir de plus amples renseignements.

Cordialement

L’équipe Internet Air France

Société Air France, Société Anonyme au capital de 1 901 231 625 Euros, immatriculée au registre du Commerce et des Sociétés de Bobigny sous le numéro d’identification 420 495 178.

Siège social: 45 rue de Paris 95747 Roissy CDG Cedex

Episode second de la quête

 

Un message adressé à Monsieur le Ministre des Transports de la République Française, réplique de celui adressé à Air France, à titre de compte-rendu.

Episode troisième de la quête

 

Un message adressé au siège social de l’agence de voyage dans laquelle Perle noire a réservé son billet d’avion :

Questions ouvertes à Univers Voyages (siège social) Abidjan

Objet : Demande d’informations, vol Air France Abidjan/Paris

Paris le 20 juillet 2008

Madame, Monsieur,

J’offre prochainement un voyage à destination de la France à l’une de mes amies de nationalité ivoirienne demeurant actuellement à Abidjan.

Elle s’est rendue le 7 juillet 2008 dans une de vos agences de voyage, agent agréé IATA, en l’occurrence la société « Univers Voyage », sise à Abidjan Plateau, rue du commerce, 01 CEDEX 157 ABIDJAN.

On lui a remis une  facture Proforma donnant le détail du coût de son voyage.

A la lecture de ce document je constate un certain nombre d’irrégularités, notamment au plan comptable, à savoir l’absence d’indication du montant de la TVA sur les sommes réclamées. D’autre part il est annoté sous le libellé en lettres du montant de cette facture une mention en gras indiquant, tel que je la reproduis « NB : SOMME A RESTITUER AU TITULAIRE DES SON ARRIVEE A DESTINATION »

Après avoir regardé attentivement ce document je ne vois nulle part l’indication de la somme en question, sauf erreur de ma part.

Je constate également une exorbitance des sommes réclamées par rapport au coût du billet Air France, aller Abidjan/Paris, se montant à 550 euros.

Je lis, fort étonné, voire en colère qu’elle doit acquitter, entre autres « anomalies gravissimes », à mon sens, un « droit de sortir du territoire national » se montant à 160 euros [cette jeune femme est âgée de XX ans et se trouve donc être majeure ; que fait-on du respect individuel fondamental des droits de l’Homme en République de Côte d’Ivoire ?]

Viennent s’ajouter à cette « bizarrerie administrative au goût d’escroquerie » un « droit consulaire » se montant à120 euros, des « travel chèques » d’un montant de 350 euros, une « inscription sur la fiscalité gouvernementale » se montant à 40 euros, une « assurance maladie » d’un montant de 200 euros ( ?), un « timbre fiscal » d’un montant de 130 euros [un de plus que celui ornant son passeport, déjà payé, double emploi !], et pour terminer des « frais d’ouverture de dossier » d’un montant de 70 euros. Soit donc au total, la somme exorbitante de 1620 euros (trois fois le prix du billet Air France)

Pour la petite histoire le préposé qui a rédigé ce document devrait savoir que le mot timbre étant du genre masculin, fiscal s’accorde donc au masculin et pas au féminin et aurait du se relire, corrigeant ainsi ses fautes d’orthographe, de syntaxe et de typographie, rendant par cette action son document « présentable » et « professionnel », ce qui semble être bien là un minimum, vu le prix prohibitif demandé pour la « prestation »

Si mes souvenirs scolaires ne me font pas défaut je constate donc que pour pouvoir prendre l’avion, le billet coûtant comme annoncé plus avant, 550 euros, un ressortissant ivoirien souhaitant venir admirer les monuments parisiens doit donc disposer de 1070 euros supplémentaires sinon il lui est impossible d’embarquer sur un avion pour rejoindre Paris.

Les questions que je vous pose, questions auxquelles je souhaite réponse dans des délais raisonnables sont les suivantes :

– Quel est le montant des sommes à restituer au titulaire dès son arrivée à destination ?

– Pourquoi impose-t-on un second timbre fiscal alors que la personne a déjà réglé celui figurant sur son passeport ?

– Pourquoi un ressortissant ivoirien doit-il payer une « rançon » de 160 euros pour avoir le droit de quitter son pays ? Ceci n’est pas admissible au plan humain : un être humain n’est pas du bétail que l’on convoie d’un point à un autre !

– Pourquoi le même ressortissant ivoirien doit-il « financer » un « droit consulaire » de 120 euros ainsi qu’une « taxe » sur la fiscalité gouvernementale ?

– Que représentent ces 350 euros de « travel chèques » ?

Ces pratiques ressemblant à de « l’extorsion de fonds » me semblent pour le moins abusives et inacceptables, voire illégales.

Je ne puis accepter de telles pratiques s’apparentant à une forme « d’escroquerie » et sachez que je déposerai une question écrite auprès des services compétents ainsi qu’une demande d’enquête si les choses restent en l’état.

Je vous remercie par avance, Madame, Monsieur, de bien vouloir porter attention à cette demande.

Je vous prie de croire en l’assurance de ma haute considération.

Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire

Episode quatrième de la quête

Un message adressé à Monsieur l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire :

 

Questions ouvertes à Monsieur l’Ambassadeur de France en Côte d’ivoire

Objet : Demande d’informations, vol Air France Abidjan/Paris

Paris le 21 juillet 2008

Monsieur l’Ambassadeur,

J’offre prochainement un voyage à destination de la France à l’une de mes amies de nationalité ivoirienne demeurant actuellement à Abidjan.

Elle s’est rendue le 7 juillet 2008 dans une agence de voyage, agent agréé IATA, en l’occurrence la société « Univers Voyage », sise à Abidjan Plateau, rue du commerce, 01 CEDEX 157 ABIDJAN.

On lui a remis une  facture Proforma donnant le détail du coût de son voyage.

A la lecture de ce document je constate un certain nombre d’irrégularités, notamment au plan comptable, à savoir l’absence d’indication du montant de la TVA sur les sommes réclamées. D’autre part il est annoté sous le libellé en lettres du montant de cette facture, une mention en gras indiquant, tel que je la reproduis « NB : SOMME A RESTITUER AU TITULAIRE DES SON ARRIVEE A DESTINATION »

Après avoir regardé attentivement ce document je ne vois nulle part l’indication de la somme en question, sauf erreur de ma part.

Je constate également une exorbitance des sommes réclamées par rapport au coût du billet Air France, aller Abidjan/Paris, se montant à 550 euros.

Je lis, fort étonné, voire en colère, qu’elle doit acquitter, entre autres « anomalies gravissimes », à mon sens, un « droit de sortir du territoire national » se montant à 160 euros [cette jeune femme est âgée de XX ans et se trouve donc être majeure ; que fait-on du respect individuel fondamental des droits de l’Homme en République de Côte d’Ivoire ?]

Viennent s’ajouter à cette « bizarrerie administrative au goût d’escroquerie » un « droit consulaire » se montant à120 euros, des « travel chèques » d’un montant de 350 euros, une « inscription sur la fiscalité gouvernementale » se montant à 40 euros, une « assurance maladie » d’un montant de 200 euros ( ?), un « timbre fiscal » d’un montant de 130 euros [un de plus que celui ornant son passeport, déjà payé, double emploi !], et pour terminer des « frais d’ouverture de dossier » d’un montant de 70 euros. Soit donc au total, la somme exorbitante de 1620 euros (trois fois le prix du billet Air France)

Pour la petite histoire le préposé qui a rédigé ce document devrait savoir que le mot timbre étant du genre masculin, fiscal s’accorde donc au masculin et pas au féminin et aurait du se relire, corrigeant ainsi ses fautes d’orthographe, de syntaxe et de typographie, rendant par cette action son document « présentable » et « professionnel », ce qui semble être bien là un minimum, vu le prix prohibitif réclamé pour la « prestation »

Si mes souvenirs scolaires ne me font pas défaut je constate donc que pour pouvoir prendre l’avion, le billet coûtant comme annoncé plus avant, 550 euros, un ressortissant ivoirien souhaitant venir admirer les monuments parisiens doit donc disposer de 1070 euros supplémentaires sinon il lui est impossible d’embarquer sur un avions pour rejoindre Paris.

Ma question est donc extrêmement simple, voire simplissime bien qu’un peu longue à expliciter : ces pratiques vous sont-elles connues et vous semblent-elles légales ?

– Pourquoi un ressortissant ivoirien doit-il payer une « rançon » de 160 euros pour avoir le droit de quitter son pays ? Ceci n’est pas admissible au plan humain : un être humain n’est pas du bétail que l’on convoie d’un point à un autre ! Si un ressortissant ivoirien doit payer une « rançon » pour avoir le « droit » de quitter son pays cela sous-entend qu’il est prisonnier dans son propre pays.

– Pourquoi le même ressortissant ivoirien doit-il « financer » un « droit consulaire » de 120 euros ainsi qu’une « taxe » sur la fiscalité gouvernementale ?

– Que représentent ces 350 euros de « travel chèques » ?

Ces pratiques ressemblant à de « l’extorsion de fonds » me semblent pour le moins abusives et inacceptables, voire illégales.

Je ne puis accepter de telles pratiques s’apparentant à une forme « d’escroquerie »

Je souhaiterais obtenir réponse dans des délais raisonnables.

Si d’aventure ces pratiques sont illégales, ce que je subodore fortement, je pense déposer plainte auprès du conseil de l’Europe pour escroquerie caractérisée.

Je vous remercie par avance, Monsieur l’Ambassadeur, de bien vouloir porter attention à cette demande et d’avoir consacré un peu de votre temps que je sais précieux à lire ma requête.

Je vous prie de croire en l’assurance de ma haute considération.

Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire

A la date à laquelle je rédige ce billet, le 25 juillet 2008, seule la Compagnie Air France a donné réponse à « Don Eltopo »

La prochaine action de « Don Eltopo », si les réponses attendues, à savoir celles du Ministre des Transports de la République Française, du Responsable de la société ivoirienne de voyages et celle de Monsieur l’Ambassadeur de France en Côte d’Ivoire tardent à arriver, « Don Eltopo » se verra contraint et forcé mais ravi d’adresser deux messages, peut-être même trois ; l’un à Monsieur le Président de la République Française le second au Conseil de l’Europe à Bruxelles et le dernier à Monsieur le Président de la République de Côte d’Ivoire.

Ce qui me révolte le plus sans doute et vous l’aurez compris c’est le fait qu’un ressortissant ivoirien doive payer une « rançon » pour avoir le « droit » de quitter la « Mère Patrie », ce qui laisse sous-entendre que les ivoiriens sont prisonniers dans leur propre pays.

Je tiendrai informés les lecteurs du forum des développements de cette affaire que je n’ai pas l’intention de laisser en l’état pour le principe et pour que les droits de l’Homme aient le dernier mot et triomphent.

Post Scriptum : Cette affaire aura au moins le mérite, si elle aboutit, de rendre service à tous les ivoiriens et cela demeure à mes yeux le plus important, même si certaines personnes sont "agacées" et deviennent agréssives suite à certaines de mes actions.

En cas de récidive quant à la teneur de certains commentaires je n’hésiterai aucunement à appliquer ce que j’ai fait pour une certaine "mégère mal apprivoisée", quelque peu "diseuse de bonne aventure".

 

  Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe (Don Eltopo), poète, écrivain, pamphlétaire libre et toujours indépendant.

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1226


 

La citation du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Du "Président du pouvoir d’achat", il est devenu le "Président de la morosité et de la paupérisation croissante" ! Du "Président du patriotisme et de l’identité nationale", il est devenu le "Président de l’antipatriotisme et de la repentance de fait" »

Khader Moulfi, Porte-parole de la Coalition nationale des Harkis


 

Rencontre au sommet

 

Quand deux pamphlétaires se rencontrent par l’intermédiaire de la « toile magique » :

Le Bal des casse-pieds

Rubrique : synthèse de l’actualité

Je vous offre ci-dessous un article journalistique m’étant parvenu par l’un de mes canaux d’alerte « particuliers »

Je ne résiste pas au plaisir d’offrir ci-dessous aux lecteurs du forum l’intégralité d’un article rédigé par Khader Moulfi, porte-parole de la Coalition nationale des Harkis.

Cet article au ton pamphlétaire certain correspond assez bien à la forme de pensée qui est la mienne dans l’analyse qui est faite de l’actualité récente.

Disposant d’un lien direct pour contacter le rédacteur de l’article je ne me suis pas fait prier pour lui adresser un message lui donnant mon sentiment sur son excellent travail de synthèse et sur ma vision personnelle de l’homme dont il est abondamment question dans son article.

Le message que j’ai adressé à Khader Moulfi figure à l’issue de son rédactionnel.

 

L’article de Khader Moulfi

 

Nicolas Sarkozy a-t-il réellement un cap pour la France ?

Ou nous mène-t-il droit dans le mur ?

La saga de l’été "Sarkozy & ses amis" !

 

Nicolas Sarkozy : "Eh Maud, dis camion !". Maud Fontenoy : "Camion !". Nicolas Sarkozy : "Pouet Pouet !".

Voici un exemple affligeant de la "rupture sarkozienne" ? No Comment !


 

Nicolas Sarkozy a-t-il la stature d’un véritable Président de la République Française ? Depuis son accession, à la fonction étatique suprême, on peut se poser, en toute objectivité, la question. Du "Président du pouvoir d’achat", il est devenu le "Président de la morosité et de la paupérisation croissante" ! Du "Président du patriotisme et de l’identité nationale", il est devenu le "Président de l’antipatriotisme et de la repentance de fait", et j’en passe des pires et des pires car, jour après jour, l’image et la situation, de la France se dégradent comme jamais et l’époux de Carla Bruni ne paraît pas s’en soucier !

Dernier camouflet en date, le très ridicule "ballet élyséen" (un demi-pas en avant, deux énormes pas en arrière), afférent aux menaces de "boycott des Jeux Olympiques de Pékin 2008", qui n’ont pas du tout impressionné, la Chine, se permettant même de nous interdire, désormais, de manière altière et vindicative, d’inviter le Dalaï Lama et, bonjour le respect de la souveraineté nationale de notre pays, par le reste du Monde, indépendamment de la nécessité (ou pas) de convier le "bonze en chef tibétain" !

Puis, le 14 juillet 2008 est venu, le "jour de la honte nationale", où furent invités, de manière intempestive (en raison du symbole y afférent), des dictateurs à profusion, à l’occasion du Sommet de l’Union pour la Méditerranée (UPM) qui sera, parions-le, un échec cuisant qui n’aura servi qu’à légitimer, sur la scène internationale, des tyrans en quête d’honorabilité !

Sans parler de la "mascarade outrancière" faite autour d’Ingrid Betancourt car il convient de s’interroger sur sa très "bonne mine", sa "loquacité" (même en français qui n’est pas sa langue maternelle), sa parfaite santé physique et mentale alors qu’elle était qualifiée, très récemment, par son entourage, de "quasi-moribonde", après six années de captivité, par les FARC, dans la jungle colombienne ! A y réfléchir et, hormis le témoignage équivoque d’une supposée "ex-détenue" (et non moins, mère d’un enfant conçu avec un FARC et, apparemment, aucunement par viol mais par un consentement de fait !), qui peut attester, sérieusement, de la réalité des conditions de la détention de Dame Betancourt ? Gare à la manipulation mes amis (es) ! 

Photo récente de la "prisonnière" et ci-dessous celle de la remise de la légion d’honneur
à la même, au teint de pêche : Trouvez l’erreur !

L’expérience de terrain m’a permis de constater que, généralement, les SDF commençaient à montrer des signes très significatifs de dégradations physiques et mentales, parfois irréversibles, après à peine deux mois passés dans les rues de nos villes ! Alors, imaginez, six années, dans une jungle et, de surcroît, en tant que prisonnière ! Il est de notoriété publique que la "séquestration" détruit la sociabilité des victimes et, il est étonnant de voir qu’à peine libérée (mais de qui et de quoi au fait ?), Ingrid Betancourt a eu la force, après une conférence de presse en Colombie de prendre dans la foulée un avion pour Paris et de s’exprimer, avec une énergie et une aisance surnaturelles, en se référant à son "passé récent", non-stop et partout (à la télévision, au Sénat, à l’Assemblée Nationale, …), depuis sa "libération" (?). Alors de deux choses l’une ! Ou l’ex-Madame Deloye est dotée d’une "constitution surhumaine" et elle devrait permettre à la médecine d’utiliser ses "défenses naturelles supranormales" pour soigner toutes les maladies incurables, ou alors, il serait temps de mettre un terme, à cette "supercherie" que n’aurait même pas envisagée le plus doué des "spin-doctors" pour tenter de "sauver" M. Sarkozy sur le déclin ! 

La "cerise sur le gâteau" fut, probablement, l’échange ubuesque et atterrant, entre "Nicolas 1er" et "Ingrid la miraculée", notamment lorsque notre Président de la République a déclaré, à la franco-colombienne, en lui remettant la Légion d’Honneur, que : "La République veut vous témoigner son admiration et sa reconnaissance !" mais, de qui se moque-t-on ? Quelle action exceptionnelle, pour la Mère-Patrie, la susmentionnée a-t-elle accompli pour mériter, in fine, la plus haute distinction nationale et, le reste ? Imaginez, par exemple, l’ANPE dire, aux chômeurs : "Désolé, pas d’emplois pour vous mais soyez heureux Ingrid est libérée !" et idem pour les autres fléaux de notre société (le pouvoir d’achat périclitant, l’insécurité aggravée malgré le "Kärcher" visiblement en panne, la crise du logement, …) ! Manifestement le locataire de l’Elysée essaie de nous la refaire comme son prédécesseur Jacques Chirac, "victoire des bleus lors du mondial 1998" mais, le "miracle black-blanc-beur" n’a pas eu lieu car la Nation n’est pas si dupe et la "méthode Coué" n’est qu’éphémère dès le retour aux très cruelles réalités de la vie !

Et, à Ingrid Betancourt de rétorquer : "Qu’elle sait qu’elle ne la mérite pas mais ça lui fait plaisir de recevoir la Légion d’Honneur !" telle un vulgaire "bouquet de fleurs" en somme ! Sans parler de sa "bourditude à la Royal" en déclamant, préalablement, que : "Elle comptait sur Nicolas Sarkozy et la charmante voix de Carla pour libérer les autres otages des FARC !" et là, les "bras m’en sont tombés" mes amis (es) car, selon les dires "lèche-bottisés", de notre nouvelle "héroïne nationale from Colombia" (sorry mais avec "cocaïne" ça ne marchait pas !), la "voix de crécelle aphonisée chronique" de Miss Carla Bruni-Sarkozy aurait des "vertus divines" alors que ma seule envie, en l’écoutant, serait de "déclarer la guerre", à l’Italie, qui nous l’a envoyée nous "torturer les oreilles" en gardant leurs vraies chanteuses, ce qui est de très mauvais augure pour les autres "captifs" sauf si l’ultimatum est : "Libérez tous les prisonniers ou alors on vous diffusera 24 H sur 24 les disques de Carla !"  (Bah, c’est juste pour rigoler quoique certaines vérités soient parfois bonnes à dire !) 

Et, si d’aventure la Coalition Nationale des Harkis et des Associations de Harkis (via son humble porte-parole Khader Moulfi) pouvait donner, sans la moindre prétention, un "petit conseil avisé", à Nicolas Sarkozy, ce serait : "Monsieur le Président, reprenez-vous et appliquez-vous à respecter vos engagements de campagne, envers les Français, incluant les Harkis et leurs familles !". Et, rendez-vous, le 25 septembre 2008, à l’occasion de la "Journée d’Hommage National aux Harkis", afin de s’en assurer pour se "rassurer" quant à votre parole donnée ! 

Affaire à suivre…

Khader Moulfi

 

Le message adressé à Khader Moulfi

Bonjour cher ami,

Le pamphlétaire que je suis ne peut
qu’être admiratif devant l’incroyable facilité, la fluidité et l’éloquence d’une
plume mouillée d’acide telle que la vôtre.

Nous nous comptons un "ami" commun,
vous savez, ceux qui nous veulent du bien ! En la personne d’un certain "agité"
du bocal, en l’occurrence celui ayant le teint "bruni" par un récent séjour dans
un palace méditerranéen qui demeure l’Empereur de l’esbroufe et de la poudre aux
yeux, toutes catégories confondues, reléguant un certain Chirac au rang d’enfant
de chœur. Et pourtant pas un débutant le Monsieur ! C’est dire le tour de force
du « fossoyeur » de " HB" (Souvenez vous du "vase de Soissons", présentement une
certaine école maternelle du côté de Neuilly)

Celui qui, pas encore Président de
notre belle République, mais sachant qu’il y était quasiment, a eu
l’outrecuidance de se faire photographier sortant d’une "vénérable" maison sise
sur la plus belle avenue du monde, là où la tasse de café, servie en terrasse,
coûte la bagatelle d’une heure de salaire d’un obscur besogneux. Il s’est
complaisamment fait « mitrailler » pacifiquement en jean et chemise, de surcroît
sans cravate et n’a rien trouvé à redire que le cliché paraisse sur les
journaux. Le même qui a fait condamner, peu de temps après, une société de
voyage « osant » utiliser son image…

Celui qui a seriné à longueur de
discours, écrit par ses "nègres", et prôné durant une année entière au cours d’une
campagne électorale « éreintante » et « étrillante », les vertus du travail et
qui s’est empressé, à peine débarrassé de son écharpe de Grand Croix (pour la
photo officielle) de filer à l’anglaise couler des vacances offertes par un
magnat de la presse sur un yacht de pacha. Magnat de la presse qui ne manquera
pas, n’étant pas spécifiquement philanthrope, de réclamer des "retours
d’ascenseur" avant la fin de la mandature de celui qui se prend pour un grand et
ne restera, toute sa vie qu’un petit, cela vu au plan de la stature de la
fonction étatique qu’il exerce.

Celui qui, toujours durant la même
année, a culpabilisé les foules en assénant sa redoutable formule traumatisante
"Travaillez plus pour gagner plus" et qui s’est empressé, sitôt rentré de ses
"harassantes" vacances médiatiques et médiatisées, de ne surtout pas en faire
plus mais de ne pas manquer de s’auto augmenter de manière outrageuse, voire
outrageante, lui permettant aujourd’hui, avec la bénédiction du « staff » de la
« voyoucratie » (clin d’œil à la mémoire de GM) et grâce à la légitimité
conférée par sa nomination, avec moins de 50% du corps électoral français,
faut-il le rappeler, (d’où l’importance capitale de s’exprimer lors des scrutins
électoraux) de toucher la confortable somme de 50 000 euros, mensuels (Trente
cinq briques comme disent encore certains), dont partie non négligeable,
convertible en rente viagère au profil de ses héritiers après son décès.

Celui qui se permet de bafouer les
lois de notre République en divorçant et se remariant, faisant fi des règles en
vigueur, démontrant, par là même, son génie dans l’art de faire exécuter aux
autres ce qu’il ne s’applique pas à lui-même.

Cet homme orchestre, infiniment plus
zélé que Rémy Bricka, qui, sans entrainement particulier, est parfaitement à
l’aise pour diriger de la main gauche et de la baguette la cacophonie
"sinistrale" de piètres exécutants vieillissants et usés dans une symphonie
inachevée alors que de l’index de sa main droite il envoie et reçoit des "sms"
et que l’oreille collée au téléphone rouge il appelle Pékin pour réserver un
hôtel de luxe pour début août…

Ce "Zébulon" a régulièrement les
honneurs du "forum de l’écrivain", espace que j’ai créé il y a 27 mois en
hommage à l’âme de trois de mes amies, Agatha, Mélusine et Esméralda, lâchement
assassinées pour une poignée d’argent sale, Esméralda étant celle qui devait
unir sa destinée à la mienne trois mois après son assassinat, raisons profondes
qui ont déclenché le prodigieux don d’écriture sommeillant en moi.

Depuis septembre 2003, époque de la
mort de mes trois Princesses, j’ai composé plus de 3500 poèmes et écrit 15 livres
dont certains publiés et offerts à des « associations charitables à but non
lucratif » J’ai créé donc d’autre part, « le forum de l’écrivain », espace
d’expression libre représentant à lui seul 5000 pages de rédactionnel.

Avant de prendre congé je vous offre
un petit pamphlet parodique, librement inspiré d’une œuvre de Monsieur Jean de
La Fontaine, pamphlet intitulé "Humour Mitraillette et tango" que vous trouverez
en pièce jointe ainsi que ci-dessous.

Je vous en souhaite délectable
lecture.

Amicalement

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire, libre et plus que jamais indépendant

 

Humour mitraillette et tango : Fable politico comique

(Librement inspirée d’une œuvre de Monsieur Jean de la Fontaine)

Maître Kärcher sur un arbre perché

Scrutait fébrilement l’horizon voilé

Tenant entre ses mains une mitraillette

Il était à l’affût, guettant la midinette.

La Bellissima était cependant trop rusée

Pour se laisser aussi facilement abuser

Elle arriva alors qu’il ne l’attendait plus

« Ave Monsieur Propre ! Je te trouve bourru !

Si tu continues la chasse aux immigrés

Je te prédis des nuits quelque peu agitées !»

A ces mots le ténor sentit son calme s’envoler

Il commença à débiter sa tirade parfaitement rodée

Dans le feu de l’action et un ample geste de manches

Il perdit subitement l’équilibre et tomba de sa branche

La Zapatera le regarda chuter et lui dit en riant

« Tu pensais m’impressionner avec cet engin de débutant ?

Je te signale que j’ai ai vu de bien plus grosses au Liban ! »

A ces mots, peu flatteurs, Maître Kärcher honteux et déçu

Jura, mais infiniment trop tard, qu’il ne se vanterait plus.

 

Lataupe, pamphlétaire

 

Le savoir est un passeport pour la liberté.
La vie est infiniment plus belle en poésie.

  Ecrivainparisien

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La fête continue !


La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1225


 

L’extrait du jour, choisi pour vous par Ecrivainparisien : « Quelle punition pourrait être plus importante que la certitude que je ne saurai jamais (.. .) Ce que je valais vraiment ? (.. .) Pendant toute ma carrière, j’ai cru que le bonheur sportif passait par la victoire, la gloire et l’argent. Je me suis dopé pour exister, pour toucher des salaires de plus en plus élevés mais j’ai beaucoup perdu. Maintenant je réalise que je ne sais pas quel sportif j’étais vraiment… »

Extrait de « Prisonnier du dopage » de Philippe Gaumont, ancien coureur cycliste français, aujourd’hui écrivain.

éditeur : Grasset – date d’édition : 2005 –

http://www.oshooa.com/search_test.php?q=Philippe+Gaumont

 

 

La fête continue !

 

Comme chaque année, systématiquement maintenant, ressurgit une « bête » noire que le chevalier Lataupe combat avec toute la force de ses convictions.

Il me semblait pourtant qu’en hauts lieux le nécessaire pour se donner « bonne conscience » avait été fait pour que ce fléau international perde droit de cité.

Il n’en est rien compte-tenu de ce qui vient de se passer pour une raison bien simple c’est que les règlements « sanitaires » concernant cette « maladie » ne sont pas appliqués comme il le faudrait puisque la législation en vigueur n’est que poudre aux yeux en fait.

Si les choses s’appliquaient comme la loi le prévoit cette « épidémie » cesserait immédiatement puisque ladite épidémie n’aurait plus lieu d’exister, n’ayant plus aucun sens.

Mais les bons « docteurs » qui veillent sur la santé des « forçats du bitume» n’ont qu’un avis consultatif et pas décisionnaire. La décision appartient en dernier ressort à ceux qui « gèrent vos sous », eux qui ne tueront jamais la poule aux œufs d’or et la manne providentielle qu’elle représente.

Les bourgeois capitalistes n’ont pas l’esprit suicidaire !

Le monde sportif nage en pleine hypocrisie sur un océan aux eaux troubles.

Mais que raconte donc Lataupe diront certains ?

Je vais donc décoder pour ceux faisant semblant de n’avoir pas compris.

AURILLAC (Reuters) – Le Tour de France 2008 a connu vendredi son premier cas de dopage avec l’exclusion de l’Espagnol Manuel Beltran, contrôlé positif après la première étape de cette édition, annoncent les organisateurs.

Ca y est vous y êtes Mesdames et Messieurs les hypocrites ?

Je constate à la lecture du lien édité par « Le point » que le tricheur ci-dessus nommé est l’ancien lieutenant de «l’Empereur de la malhonnêteté et de la manipulation intellectuelles », vous savez celui qui dit pompeusement avoir gagné avec panache 6 fois.

Je constate aussi que le contrôle positif du tricheur a eu lieu lors de la première étape.

On frappe fort d’entrée aujourd’hui mes amis !

Il faut dire que le sieur Beltran était à bonne école pour « l’apprentissage de la supercherie en bande organisée », chose couramment mise en pratique par l’équipe des postiers américains.

Mon Dieu quelle honteuse décadence !

L’âme des « Maurice Garin, Petit-Breton, et autre Pélissier » doivent vibrer d’indignation devant la vaste mascarade qu’est devenue ce « monument » qui ne veut plus rien dire.

Je leur dédie l’œuvre qui suit, tout comme je l’offre à ceux qui suivent mes écrits.

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, poète, écrivain, pamphlétaire satirique, libre et plus que jamais indépendant, « avocat » du sport propre.

 

 

Apothéose de la servilité

 

La sentence est tombée, le cycliste s’en émeut, il semble étonné

Il a enfreint et bafoué toutes les règles et s’en trouve sanctionné

Il a triché, espérant voir son nom enregistré en belles lettres d’or

Sa cupidité l’aveugle au point d’avoir occulté l’envers du décor.

 

Pour un soupçon de gloire éphémère, vite oublié, il abrège sa vie

Il est totalement inconscient en sa méprisable et pitoyable folie

Il s’est menti à lui même en imposant sa folle histoire aux autres

En trichant à ce point il n’aura jamais l’image d’un grand apôtre.

 

Cet individu ne peut prétendre être un exemple pour débutants

Il aura surtout marqué les esprits par ses manières de mécréant

Il a faussé les règles de compétitivité en triomphant sans gloire

En jouant de la sorte, il retombera dans l’anonymat sans espoir.

 

Telle est donc la ballade que je dédie à tous les sportifs tricheurs

Ils sont légion dans le monde actuel qui a perdu bien des valeurs

L’empire de l’esbroufe a aisément obtenu ses lettres de noblesse

Il couronne des bouffons à l’âme emplie de vilenie et de bassesse.

 

Jean Claude Lataupe

11 juin 2006


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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1224


 

La phrase du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Au fond, pour le capitalisme, la meilleure population, la plus réceptive, la plus docile et la plus enthousiaste serait une population complètement atomisée et infantilisée, dont les liens de solidarité seraient réduits à des échanges groupusculaires, fusionnels et festifs, une population dont les membres n’auraient plus en commun que le projet de jouir ensemble, de "s’éclater" infiniment, prisonniers béats d’un sybaritisme invertébré, c’est-à-dire d’un style de vie moralement anomique [vide de sens], où l’atrophie de la dimension éthique serait compensée par l’hypertrophie de la dimension esthétique, où le but de la vie serait de "se faire du bien" à défaut de faire le bien. »

Alain Accardo, sociologue

Le petit bourgeois gentilhomme, Labor, 2004


L’heure est grave

 

Comme à pareille époque chaque année il faut rester vigilant car en hauts lieux on profite de l’ambiance soleil, détente, farniente pour nous concocter un drôle d’avenir.

La preuve est ci-dessous.

 

Système de fichage EDVIGE : La France est désormais prête pour tourner la page des Droits de l’Homme.

Un décret publié le 1er juillet 2008 au Journal officiel institue un nouveau fichier dénommé EDVIGE, organisant le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgées de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». En clair, tous les citoyens ayant un jour souhaité s’investir pour leur cité.

Il est également prévu de ficher tout individu, groupe ou organisation dont l’activité est susceptible de troubler l’ordre public et de permettre aux services de police d’effectuer des enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois ou à certaines missions, sur la base des éléments figurant dans le fichier EDVIGE.

L’enregistrement des données à caractère personnel n’a aucune limite, ni dans le temps ni dans son contenu, puisque pourront être répertoriées toutes les informations relatives aux fréquentations, au comportement, aux déplacements, à l’appartenance ethnique, à la vie sexuelle, aux opinions politiques, philosophiques et religieuses, au patrimoine, au véhicule, etc.

Si le décret du 14 octobre 1991 permettait déjà aux Renseignements Généraux de récolter et détenir des informations sur les personnes majeures impliquées dans le débat public, EDVIGE étend considérablement le champ des données collectables, comme les motifs justifiant le fichage.

En effet, il s’agit aujourd’hui d’informer le gouvernement sur des individus engagés et non plus de lui permettre d’apprécier une situation politique économique ou sociale.

Malgré les recommandations du Conseil de l’Europe et les nombreuses réserves de la CNIL concernant ce fichier, le gouvernement fait le choix d’adopter un mode de recensement des populations particulièrement attentatoire aux libertés et au respect de la vie privée.

De même que la rétention de sûreté a vocation à prévenir d’un crime hypothétique, EDVIGE pourra avoir vocation à se prémunir contre toute forme d’opposition.

En effet, comment ne pas rapprocher EDVIGE (on s’interrogera au passage sur le choix d’un prénom féminin) d’un contexte autoritaire plus global qui remet en cause l’indépendance des médias, comme celle de la Justice, et qui mène une lutte permanente contre les acteurs du mouvement social ?

Cette dimension nouvelle du fichage politique introduit, au prétexte toujours bien commode de l’ordre public, un moyen puissant de dissuasion de toute forme de contestation ou d’opposition citoyenne.


Le Syndicat de la magistrature appelle à la mobilisation contre la mise en place de ce fichier d’inspiration anti-démocratique et examinera toute forme d’action juridique pour empêcher sa mise en œuvre.

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Impromptu

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1223


 

La citation de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Les saisons sont ce qu’une symphonie devrait être : quatre mouvements parfaits en harmonie intime les uns avec les autres. » [Arthur Rubinstein], pianiste (1887-1982)
Extrait de My young years

Guy Carriau, mon professeur de musique et de chant choral

 

Impromptu

 

« Music for a while » [Musique pour un moment] Henry Purcell (Alfred Deller)

 

Cette nuit j’ai apprivoisé pour vous sostenuto, glissando et autres pizzicati, le tout interprété rubato pour faire vibrer en vers, grâce aux soies d’un archet colophané, l’âme de la corde.

Le résultat de cette symbiose se nomme « Impromptu » et peut s’interpréter « molto allegro » et être entendu et surtout perçu « sublimissime »…

 

Ecrivainparisien

 

 

Impromptu

 

 

Tu es délicate et sublime comme l’Andante du vingt et un

Tu transcendes la partition y multipliant les chants divins

Tu es bouleversante comme peut l’être le Trio opus cent

Tu es beauté mystique à l’égal d’une œuvre de Messian.

 

Tu as la vie et la couleur de cette Espagne de Chabrier

A l’instar de cette rhapsodie chatoyante tu me fais vibrer

Tu possèdes magie de la musique des Lumières de la ville

Tu demeures indomptable comme la Symphonie des mille.

 

Tu te mues en Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont

Mon âme vibre, devenant alors table d’harmonie de violon

Ton sourire, c’est le grand Haydn qui entre en ma maison

Tes rires et c’est Floria Tosca qui chante alors au balcon.

 

Tu es Mimi ou Manon, ces héroïnes belles et émouvantes

Tu ne deviens jamais Walkyrie, infiniment trop effrayante

Tu fais venir mes larmes aux yeux quand j’entends ta voix

Tu demeures imposant monument musical générant l’émoi.

 

  Ecrivainparisien 8 juillet 2008

 

 

Lexique

Andante du 21 : second mouvement du Concerto pour piano n° 21 de Mozart

Trio Opus 100 : Franz Schubert

Olivier Messian ou Messiaen : Compositeur français (1908-1992)

Espagna : Rhpasodie d’Emmanuel Chabrier (1841-1894)

Les lumières de la ville : Film de Charles Chaplin (1889-25 décembre 1977)

La Symphonie des Mille : Gustave Mahler (1860-1911)

Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont : Marin Marais (Tous les matins du monde)

Franz Joseph Haydn : Compositeur autrichien contemporain de Mozart (1732-1809) a composé 104 symphonies, toutes numérotées et ayant reçu "nom de baptême" (Le matin, Le midi, Le soir, les adieux, Le philosophe, L’horloge, etc.) Mozart et Haydn s’admiraient mutuellement.

Floria Tosca : héroïne de l’Opéra de Giacomo Puccini, créé le 14 janvier 1900 à Rome.

Mimi : héroïne de "La Bohème" du même compositeur (opéra poignant comme presque tous les opéras italiens)

Manon : autre héroïne d’un autre opéra du même compositeur.

La Walkyrie : l’un des opéras composant la Tétralogie  de Richard Wagner ( L’anneau du Nibelung, appelé chez nous La Tétralogie se compose d’un Prélude et de trois actes se donnant en quatre journées au Théâtre de Bayreuth, construit spécialement suivant les plans de Wagner : L’Or du Rhin, La Walkyrie, Sigfried, Le Crépuscule des Dieux-un monument à tous points de vue)

Jordi Savall, Hesperion XXI


Guy Carriau, mon regretté professeur de musique et de chant choral

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1222

 

La pensée du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Le bonheur est un mythe inventé par le diable pour nous désespérer. »
[Gustave Flaubert], écrivain (1821-1880)
Extrait d’une Lettre à Louise Colet

 

Une histoire simple

 

La légende que je vous offre ce soir est très librement inspirée d’une chanson de Gilbert Bécaud, connu également sous le nom de « Monsieur 100 000 volts », chanteur, compositeur, pianiste et acteur à l’éternelle cravate à pois, s’étant produit 33 fois sur la scène de l’Olympia.

Cette chanson écrite par Pierre Delanoë date de 1964.

Puisque je parle ci-après « légende » je ne peux manquer de vous offrir l’histoire de la cravate à pois de Gilbert Bécaud, histoire non légendaire à priori que je trouve pour ma part attendrissante et que j’ai empruntée à Wikipédia.

Cette cravate à pois était pour lui un fétiche et un porte-bonheur car elle a une histoire : Gilbert avait étudié le piano et, encore jeune, cherchait du travail. Il s’est présenté pour faire un essai dans un piano-bar qui recherchait un pianiste. Mais le patron lui a dit que c’était impossible, compte tenu de l’image de marque de son établissement, car il ne portait pas de cravate. Comme il était accompagné de sa mère qui portait une robe bleue à pois blancs, celle-ci a immédiatement découpé le bas de son vêtement pour en faire un semblant de cravate que Gilbert a noué autour de son cou avant de retourner voir le patron du bar, qui l’a laissé jouer et l’a immédiatement embauché. Depuis ce jour, Gilbert Bécaud s’est toujours présenté sur scène avec une vraie cravate à pois, sans jamais changer de modèle, en souvenir de ce premier épisode de sa carrière.

Place maintenant à ma légende moscovite

 

Ecrivainparisien

 

 

Légende moscovite

 

Elle était guide et la Place Rouge était vide

Tout comme le cœur de cet homme était livide

Il marchait d’un pas tranquille vers le Kremlin

Elle attendait les visiteurs en ce blanc matin.

 

Il avait un peu neigé cette nuit sur Moscou

Elle aurait eu envie de se pendre à son cou

Eros exauça malicieusement ce tendre vœu

Soudainement elle glissa sur le sol neigeux.

 

L’homme tourna la tête, alerté par la chute

Il lui porta secours, n’étant pas une brute

Elle s’accrocha à son cou puis il la releva

Leur regard se souda, il ne s’en remis pas.

 

Il ramassa sa Matriochka tombée du sac

Après cette chute elle se trouvait en vrac

Ils se mirent à la reconstruire en souriant

Elle trouva cet homme élégant et galant.

 

Leur idylle vit le jour sur cette Place Rouge

Elle était guide pour touristes qui bougent

Il était à Moscou pour donner conférences

Elle avait belles manières, noble prestance.

 

Son coup de foudre l’accompagna à Paris

Le temps a passé, ils sont heureux depuis

Les vieux content leur histoire aujourd’hui

La jeune femme avait pour nom Nathalie !

 

  Ecrivainparisien 7 juin 2008

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1221


 

La phrase du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Faites le premier pas sur le chemin de la foi. Vous n’avez pas à le parcourir entièrement, juste à faire le premier pas. »

[Martin Luther King], pasteur américain, assassiné à Memphis, Tennessee le 04 avril 1968


 

Les réponses au jeu du solstice

 

Avant de fournir au lecteur les 24 réponses qu’il fallait trouver dans le texte intitulé « Parcours musical imaginaire » je dois fournir quelques explications.

Ce présent billet aurait du paraître le 1er juillet aux environs de zéro heure comme je l’avais expliqué. Il était d’ailleurs prêt depuis le 21 juin, jour de publication de mon jeu.

Je n’ai malheureusement pas pu le mettre en ligne suite à des problèmes techniques totalement imprévus puisque j’ai été trahi par le système d’exploitation équipant mon PC.

J’ai du réinstaller à deux reprises Vista édition intégrale ce qui explique de ma part ce silence d’une semaine.

Les choses étant rentrées à peu près dans l’ordre vous trouverez donc ci-après les 24 réponses qui se cachaient dans le texte.

Ecrivainparisien

 

 

Parcours musical imaginaire

Dans le sillage du « Maître »

J’ai reçu, il y a deux jours, un message de la Fondation Brel accompagné d’une courte vidéo montrant un canal, un de ceux qui coulent dans le « Plat Pays » [Première réponse, en clair ne posant aucune difficulté, tout le monde connaissant le titre de cette chanson de Jacques Brel dont on honorera le 9 octobre prochain le trentième anniversaire de la disparition]

Ce petit bout de film m’a emporté dans un long et beau voyage.

J’en ai vu des choses, belles à pleurer, au cours de ce périple que je vous invite à faire avec moi !

Mon imagination aidant m’a fait embarquer à bord d’un chaland ou d’une péniche pour une balade « exploratoire » sur les traces de l’univers de celui qui demeure mon « Maître » et dont l’âme hante sans doute encore quelque « Casino » [Les jardins du Casino, seconde réponse] du côté de Knokke, [Knokke-le-Zoute tango, troisième réponse] là où, dans les jardins, des « Bourgeois », [Les Bourgeois, quatrième réponse] vous savez « Ces gens », [Ces gens là, cinquième réponse]ceux qui prient, comptent et trichent viennent se divertir sous l’œil morne d’un « éclusier » [L’éclusier, sixième réponse] qui a perdu ses illusions. Dans ces jardins rôde peut-être aussi l’âme de Pierrot qui rêve sous la lune blafarde et « décroissantée » par des marins qui « pissent et pleurent » dans un certain port, là où ça sent la morue jusque dans le cœur des frites. [Amsterdam, septième réponse]

J’en ai vu des gens, l’espace d’un instant, au cours de cet incroyable parcours : Inconnus ou célèbres, des obscurs, des sans-grade ! J’ai même croisé un certain Colonel, rêvant de devenir héros et aujourd’hui trop vieux Général quittant le fort qui domine la plaine alors que l’ennemi est là ! [Zangra, huitième réponse]

J’ai vu des filles en troupeau suivant le cercueil de Fernand. [Fernand, neuvième réponse] Aujourd’hui il n’y a même pas de vent pour agiter leurs fleurs d’ailleurs.

J’ai vu des « Vieux », [Les vieux, dixième réponse] en pleurs, venir saluer une dernière fois « Jeff » [Jeff, onzième réponse] et aussi « Jojo », [Jojo, douzième réponse] l’ami de toujours, au cours de leur « Dernier repas ». [Le dernier repas, treizième réponse]J’ai entendu une certaine pendule d’argent qui dit oui, qui dit non, ronronner au salon.

J’ai vu la Place de Brouckère où un homme attendait le tram 33, un bouquet de lilas à la main. [Madeleine, quatorzième réponse]

J’ai vu aussi ceux qui étaient vieux avant que d’être, avec un visage au teint de cendres répétant inlassablement « Pourquoi ont-ils tué Jaurès ? » [Jaurès, quinzième réponse]

Aussi étrange que cela puisse paraître j’ai même découvert, émerveillé, des cocotiers dont le vent, caressant les feuilles, écrivait des chants d’amour. [Les Marquises, seizième réponse]

J’ai aperçu, sortant d’une vague mourante générée par le Bon Dieu [Le Bon Dieu, dix septième réponse] la perfide Fanette [La Fanette, dix huitième réponse] tenant par la main l’ancien ami de toujours. Ils ont bien ri lorsqu’ils m’ont vu pleurer et ont même chanté quand je les ai maudits.

J’ai vu une calèche rouler sur le sable d’une plage avec à son bord une grande dame brune, toute habillée de noir, accompagnée d’un homme qui n’avait pas de petite auto, seulement un petit manteau et un petit chapeau. Il voulait avoir l’air mais n’avait pas l’air du tout, enfin l’air de celui qui voulait jouer les riches mais n’avait pas le sou. [Cette longue phrase devait évoquer en votre esprit non pas un titre de chanson, bien qu’on y trouve des éléments de « Ces gens là », titre déjà cité précédemment mais en lisant bien le début de la phrase vous auriez du penser au premier des deux films de Jacques, Franz, film dans lequel il donnait la réplique à Barbara, alias Léonie. Ce film ressortira d’ailleurs en vidéo en octobre prochain pour les trente ans de la disparition de mon « Maître à penser » Franz était donc la dix neuvième réponse à fournir]

J’ai vu dans ce rêve incroyable le Far West [Le Far West, est le titre du second film de Jacques, ayant officiellement représenté la Belgique au festival de Cannes 197 3 et se trouvait donc être la vingtième réponse à fournir] en plein cœur de Vesoul [Vesoul, vingt et unième réponse] où Marcel chauffait la foule venue de Vierzon, de Paris ou d’ailleurs.

J’ai vu, outré, Madame osant promener son cul sur les remparts de Varsovie. [Les remparts de Varsovie, vingt deuxième réponse] Les traits de son visage me rappellent étrangement ceux d’une « amie » qui me voulait du bien.

J’ai même vu un gradé en uniforme qui de sa voix sentant l’ail et le mauvais alcool disait sur un ton monocorde « Au suivant, au suivant ! ». [Au suivant, vingt troisième réponse]

J’ai vu l’univers de mon « Maître » défiler devant mes yeux émerveillés, comme ceux d’un enfant découvrant la magie de Noël.

Ah, l’enfance, l’enfance ! [L’enfance, vingt quatrième et dernière réponse]

Quel voyage mes amis !

 

 

Hommage à mon Maître

 

Il les a connues ces voies d’eau qui sillonnent son plat pays

Elles coulent, parfois serpentent dessinant sa géographie

Elles portent en leur flanc des bateaux lourdement lestés

Ils convoient en leur ventre du fret, du sable ou du gravier.

 

On y croise, au fil de l’onde, l’éclusier qui habite sa chanson

Sa vie est réglée par le ballet des péniches en toute saison

On peut y voir aussi Madeleine mais pas les frites de Léon

On n’y verra pas plus le colonel Zangra reparti en mission.

 

Ces rubans d’eaux, aux tons acier, se jettent tout en haut

Là où il composa son si célèbre Knokke-le-Zoute Tango

Il l’a si bien décrit son plat pays avec ses mots très imagés

On voit bien ce chef-d’œuvre peint sur la toile ou dessiné.

 

Ces mots là sont comme soleil dans un pays qui en a peu

Son œuvre vit toujours rendant nombre de gens heureux

Son univers, tout comme celui de Tintin demeurera infini

Merci Jacques tu es tel le Bon Dieu, un artiste de génie.

 

  Ecrivainparisien-20 décembre 2007


 

Observation : La photo figurant dans l’article d’origine est celle de Jean Corti, l’accordéoniste attitré de Jacques.

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