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Archive for mai 2008

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet hors numérotation


 

 

En cette nuit de début de weekend

 

Ecrivainparisien

 

offre aux lecteurs du forum

 

toutes ses plus belles…

 

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Syntaxe

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1193


 

La phrase de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Une phrase bien écrite est celle dont on ne saurait enlever une syllabe sans fausser la mesure de la phrase. » [Pierre Louÿs] Ecrivain français (1870-1925)


Syntaxe

 

Un soir, l’âme du vin chantait dans les bouteilles : " Homme, vers toi je pousse, ô cher déshérité, Sous ma prison de verre et mes cires vermeilles, Un chant plein de lumière et de fraternité !

Oh ! Combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l’aveugle océan à jamais enfouis !

Et dire qu’elle est morte! Hélas! Que Dieu m’assiste ! Je n’étais jamais gai quand je la sentais triste ; J’étais morne au milieu du bal le plus joyeux
Si j’avais, en partant, vu quelque ombre en ses yeux.

Tout cela c’est vulgaire, ça pue, ça intoxique Mais cela fait partie du jeu radiophonique Vendre la merde, oui, mais sans dire un gros mot Tout le monde est gentil, tout le monde il est beau Mais là, mon cher Plantier, vous ne pouvez comprendre Et dans un tel combat, je ne puis que me rendre Alors Plantier, salut, je préfère me taire Je crains, en continuant, de devenir vulgaire."


Ces quatre phrases appartenant respectivement à Charles Baudelaire pour la première, Victor Hugo pour les deux suivantes et Jean Yanne pour la dernière ont un point commun. Elles sont pur délice à déclamer ou réciter devenant merveille pour l’oreille qui les reçoit.

Ces phrases respirent, chantent et dansent puis s’envolent.

Une phrase est une aventure à construire et une simple virgule, judicieusement placée, suffit parfois à générer l’émotion. La ponctuation c’est la respiration de la phrase ! Elle est primordiale puisque c’est elle qui donne la vie et un véritable sens au verbe, c’est-à-dire au mot.

Je viens de me livrer à un petit exercice fort plaisant en rapport avec le verbe et la phrase, exercice que je vous livre et dont vous trouverez le résultat ci-après.

Ecrivainparisien 30 mai 2008

 

 

Label phrase

 

Une phrase bien construite c’est de l’émotion à l’état pur

Sa diction, empreinte de mélodie vous conduit dans l’azur

Elle chante et s’envole à la plus grande joie de l’auditeur

Elle laisse l’esprit totalement médusé, empli de splendeur.

 

Une belle phrase coulera, limpide telle une petite rivière

Elle prendra envol délicieux s’en allant planer dans l’air

Elle sera savoureusement onctueuse, fondante à cœur

Elle distillera à l’âme son divin nectar, tout de douceur.

 

Une phrase stylée laisse transparaître l’âme de l’auteur

Il manie le verbe avec dextérité offrant délicat bonheur

Il se délecte à la lire et la relire en versant parfois pleurs

Quand sa phrase sonne bien elle fera battre son cœur.

 

Une phrase de classe reste une aventure à construire

Il n’existera jamais de recette miracle pour y parvenir

Le moteur guidant la plume de l’écrivain porte un nom

Le maître mot de toute création se nomme inspiration.

 

  Ecrivainparisien

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1192


La phrase du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « L’important n’est pas de gagner mais de participer. » Baron Pierre de Coubertin

Echec mais pas mat !

 

Dans mon billet n° 1161 du 23 avril je vous ai parlé de Michel Fournier, ce colonel en retraite de 64 ans qui allait tenter de réaliser un saut en parachute à très haute altitude.

Il devait monter à 40 kilomètres d’altitude précisément, au dessus du Canada pour effectuer ce saut. L’ascension devait se faire à l’aide d’un ballon de 600 000 mètres cubes et de 161 mètres de hauteur. Des chiffres hallucinants !

Ce saut lui aurait permis, s’il l’effectuait, de battre au passage plusieurs records du monde. A l’occasion de ce saut incroyable il aurait du dépasser la vitesse du son, soit plus de 1000 kilomètres à l’heure.

En consultant le journal le monde j’ai appris que Michel Fournier n’a pas pu réaliser son saut et battre ainsi les records espérés pour une raison majeure, totalement indépendante de sa volonté.

En cours de gonflage l’énorme ballon s’est envolé pour une raison inconnue, anéantissant du même coup, le rêve et les innombrables heures de travail de Michel Fournier et de toute son équipe.

Le compte-rendu des journalistes du Monde

Le parachutiste français Michel Fournier a finalement échoué, mardi 27 mai, dans sa tentative de "grand saut" à 40 000 mètres d’altitude au-dessus du Canada. Le ballon devant l’emmener en altitude s’est envolé pour une raison inconnue, seul, sans la nacelle où attendait le sauteur.

Ce ballon, qui devait hisser la nacelle pressurisée à 40 km d’altitude au cours d’une ascension de deux heures, est à usage unique et ne peut être réutilisé, même si l’équipe arrivait à le récupérer.

Troisième échec

Michel Fournier, colonel de réserve de 64 ans, était à bord de la nacelle depuis deux heures, inhalant de l’oxygène pur pour purger son sang d’azote, afin d’éviter une embolie suite à la variation subite de la pression atmosphérique lors du saut. Ce dénouement est d’autant plus une déception que les conditions météo étaient parfaites. Lundi, Fournier avait dû interrompre sa tentative en raison de vents trop forts qui auraient risqué de compromettre la montée du ballon.

Il tentait d’établir au moins trois records du monde : celui de la vitesse en chute libre (1 500 km/h), de la durée de la chute libre et de l’altitude du saut. Le parachutiste avait déjà dû renoncer à deux reprises, en 2002 et 2003 : les conditions météorologiques avaient empêché le saut en 2002 ; et en 2003, la toile du ballon stratosphérique s’était déchirée peu avant le départ.

J’ai consulté les réactions des internautes à la suite de l’article concernant Michel Fournier et je suis resté consterné par les messages de certains qui auraient mieux fait de s’abstenir plutôt qu’écrire des choses si sottes.

Exemples :

Moi, pour que ma fille ne perde pas son ballon gonflé à l’hélium, j’accroche quelque chose au bout de la ficelle. C’est pourtant simple…

Michel ce n’est pas du football, il ne faut pas shooter dans son ballon…

Bah ! Ca occupe leurs retraites…

Quand je lis de telles inepties j’ai honte, oui honte ! Pour Michel Fournier et toute son équipe qui ont travaillé d’arrache-pied pour tenter de mettre en place cet exploit.

Combien parmi les auteurs de telles inepties auraient eu le cran de vouloir tenter ce que Michel Fournier a tenté mais n’a pas réussi pour des raisons indépendantes de sa volonté ?

Aucun, sans doute !

Bravo Michel, bravo Messieurs ! Vous n’avez pas démérité et Ecrivainparisien reste admiratif pour ce qui le concerne même si la réussite n’était pas de la partie.

Ecrivainparisien

 

Cliquez sur le lien ci-dessous pour visiter le site de Michel Fournier

http://www.legrandsaut.org/

L’énorme ballon s’est envolé pour une raison inconnue

Michel Fournier et son équipe regardent,
impuissants, le ballon s’envoler

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1191

 

La phrase de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « La nostalgie c’est le désir d’on ne sait quoi… » [Antoine de Saint-Exupéry] Extrait de Terre des hommes


 

Nostalgie d’une époque révolue

 

J’ai découvert les lieux que je décris dans l’œuvre ci-dessous il y a cinquante ans précisément. J’ai passé toute mon adolescence à Montargis, petite ville du Gâtinais de 15 000 habitants. Cette petite ville a pris un essor considérable depuis lors puisque ne se trouvant qu’à cent dix kilomètres de Paris par la célèbre Route nationale 7 chantée par Charles Trenet.

Aujourd’hui Montargis est un lieu de villégiature pour nombre de parisiens qui y possèdent une résidence secondaire.

La ville de Montargis est connue à divers titres comme par exemple celui d’une certaine friandise enrobée de miel caramélisé, douceur créée par un certain César Gabriel de Choiseul-Chevigny, marquis de Choiseul, puis duc de Praslin et pair de France (1763), comte de Chevigny et de La Rivière, vicomte de Melun et de Vaux, baron de La Flèche, de Sainte-Suzanne et de Giry, seigneur de Chassy. Cette douceur s’enorgueillit de porter l’une des particules du nom de son inventeur puisqu’elle se nomme praline. Lumineusement simple, non ?

César Gabriel de Choiseul-Chevigny, marquis de Choiseul, puis duc de Praslin


D’un goût délicieux cette praline est actuellement hors de prix. A croire que cette douceur est réservée à la Noblesse (si, si, il en reste !) où aux gens fortunés (il y en a mais je ne suis pas sur la liste et vous sans doute pas plus que moi chers lecteurs)

Pour redevenir un peu plus sérieux, outre cette praline, Montargis a la chance d’avoir à sa périphérie une forêt domaniale de 4600 hectares portant son nom, lieu de promenade sur ses nombreuses allées. C’est également un lieu prisé des amateurs de champignons qui investissent cette forêt à la fin de l’été et au cours de l’automne venant y rechercher cèpes, coulemelles, girolles et autre pied de mouton.

Le Loing, rivière traversant Montargis permet de s’adonner aux plaisirs halieutiques. Je ne sais si les pécheurs d’aujourd’hui prennent encore du poisson dans le Loing mais j’en doute compte-tenu du niveau de pollution impressionnant de cette rivière comme de nombreuses autres en France.

Il y a cinquante ans au déversoir du Loing l’eau était limpide comme de l’eau de source et on aurait sans doute pu la boire sans risque d’attraper de maladie. Je suis revenu à Montargis il y a quelque temps et l’eau du Loing est quasiment noire et a été victime d’une eutrophisation galopante due à la pollution. Cette belle rivière a été colonisée par des algues et autres herbes folles.

Tel est le constat d’une lente et réelle asphyxie.

Ecrivainparisien


 

 

Nostalgie

 

Un délicat trait de hautbois m’incite à la rêverie

Mon esprit quitte ce bureau aux murs blanchis

Je me laisse porter comme fétu de paille au vent

Adieu Paris et son brouhaha quelques instants.

 

Je plane et suis totalement détendu en ce moment

Tiens revoilà la belle forêt de Montargis d’antan !

On donnait parfois la chasse à courre en ces lieux

Eh puis il y avait tous ces champignons délicieux !

 

C’était régal de voir chasseresses et chasseurs

Ils avaient si fière allure également ces veneurs

La sonnerie des trompes résonnait en ces bois

Ce que je n’aimais pas c’était le cerf aux abois !

 

La bête traquée par les meutes était paniquée

Je ne pouvais soutenir son regard si désespéré

On faisait donner les trompes afin de l’honorer

Puis venait, pour les meutes l’heure de la curée.

 

Il y avait aussi ses odeurs de fougères et de terre

Et tous ses parfums aux senteurs si particulières

J’ai parcouru ses chemins au cours de ma jeunesse

La nature n’était alors que source infinie de liesse.

 

Cette belle forêt c’était mon terrain favori de jeux

J’ai vécu en ces espaces des souvenirs merveilleux

Je garde en bouche le goût du cèpe de Bordeaux

Tout comme celui des pissenlits ou des escargots.

 

J’entends le bruit de mes pas écrasant les feuilles

Des images restent gravées au fond de mon œil.

Nombre de fois je me suis trouvé face à du gibier

C’était merveille de le voir observer puis détaler.

 

Elle est loin aujourd’hui ma forêt de Montargis !

Au déversoir l’eau du Loing était limpide à l’envi

Je ne reconnais plus désormais ma rivière de jadis

En repensant à ces lieux je ne suis que nostalgie.

 

  Ecrivainparisien 28 mai 2008

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1190


 

La phrase de la nuit, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » Blaise Pascal, mathématicien et physicien, philosophe, moraliste et théologien français.

Les roses ont des épines


Catégorie : Histoires vécues.

Il faut que je vous conte une histoire qui, hier, fut belle et attachante, j’irai même jusqu’à dire idyllique voire paradisiaque.

Il était une fois, toutes les belles histoires commencent comme ça.

Il était une fois donc un troubadour à moins qu’il ne fût trouvère, la différence n’est qu’une question de latitude géographique, enfin en un mot c’était un artiste véritable. Et comme tous les artistes ce baladin était un écorché vif d’une sensibilité à fleur de peau, celle-là même qui lui permettait de réaliser des choses incroyables et cela avec une facilité déconcertante.

Le hasard mis sur sa route une belle, une de celles qui vous empêche de dormir vous donnant remords et regrets à profusion.

Le cœur de la damoiselle, conquis par l’artiste faisait oublier à sa raison les réalités de la vie courante selon le grand principe que le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point comme l’a justement écrit Blaise Pascal.

Nageant dans un bonheur sans limites qui la portait par delà l’horizon la belle était quelque peu insouciante pensant que sa beauté et sa jeunesse lui ouvriraient forcément toutes les portes.

Le stakhanoviste de la plume d’oie écrivait, rédigeait, composait des œuvres à la gloire de la belle et de son cœur qui la chavirait.

Au début, tout nouveau tout beau !

Tout n’était que délice à se croire dans un rêve, un rêve qui vira doucement au cauchemar pour l’artiste (sans « d » au final, petite remarque pour une certaine « mégère mal apprivoisée » dont j’ai parlé à plusieurs reprises sur le forum ces temps derniers)

Et croyez-moi, un cauchemar d’artiste est une chose insupportable !

Ce malheureux ayant souffert et continuant de souffrir depuis cinq ans suite à des drames insupportables pensait avoir enfin trouvé la sérénité en la personne de cette belle damoiselle.

Il ouvrit tout grand son cœur dans lequel la belle s’engouffra sans hésitation, j’allais écrire sans vergogne mais l’expression est quelque peu excessive.

D’aucunes mauvaises langues diront qu’elle avait trouvé un pigeon à plumer.

D’autres plus lissées, donc forcément aimables prendront la défense de l’artiste rétorquant qu’il voulait tellement connaître enfin un peu de bonheur que le destin lui avait volé il y a cinq ans en emportant sa muse, que le troubadour s’était laissé faire. Ce en quoi ils avaient raison.

Toujours est-il que la belle commençait à planter ses jalons. Jouant le grand air de la corde sensible elle interprétait avec brio « Jérémiades », une pièce musicale pour jeune soliste. Nul besoin, dans le cas précis, d’avoir fréquenté le conservatoire pour interpréter cette pièce de style avec maestria, les bancs de l’école primaire suffisant largement pour parfaire la maîtrise de cette œuvre couramment donnée sous toutes les latitudes.

Le rêve devenait quasiment réalité pour la Miss au point qu’elle en oubliait presque ses devoirs de respect et de loyauté par rapport à ce malheureux troubadour.

Malheureux il l’était le troubadour ; pas un mot d’encouragement pour le travail remarquable de son cœur écrivant à l’encre des ses larmes d’émotion des choses belles comme le jour. La belle le délaissait de plus en plus. Ses messages et conversations se faisaient parcimonieux.

Le troubadour était très malheureux que son travail ne reçoive, si ce n’est éloges du moins encouragements.

La partition était une œuvre écrite pour quatre mains mais la petite soliste, jouant « solo » avait quelque peu négligé ce détail d’importance, ce que l’oreille experte du troubadour avait parfaitement ressenti, elle.

Il prit donc le taureau par les cornes sachant qu’il allait avoir mal et rédigea un message de remarques qui ne reçut pas de réponse. Pas plus que ne reçurent de réponse les messages suivant qui restèrent lettre morte.

Blessé dans son amour propre l’écrivain emprunta la plume du pamphlétaire et rédigea en cinq minutes ce qui suit puis l’adressa à la belle.

 

 

Stances pour une petite reine

 

Il était une fois une petite reine persuadée d’avoir un cœur

Elle rencontra un prince et se mit alors à croire au bonheur

Elle était séduisante et si jolie cette poupée de porcelaine

Elle papillonnait joliment mais n’avait pas de bas de laine !

 

Sa grâce et ses apparentes manières plurent au prince

Lui aussi se mit à rêver à un bonheur même s’il fût mince

Ce prince avait un don exceptionnel, celui de l’écriture

Il composait et versifiait adorant écrire belle littérature.

Il composa œuvres magnifiques destinées à la jeune femme

Il pensait qu’elle serait touchée jusqu’au tréfonds de l’âme

Elle ne dit rien de ses sentiments par rapport à l’hommage

L’artiste qui vivait dans le cœur du prince en prit ombrage.

 

L’artiste fut chagriné de ne pas sentir de considération

Il était blessé jusqu’au fond de l’âme, cela à juste raison

Il adressa remarques à la belle qui restèrent sans action

Il écrivit des messages à la miss édictant ses sanctions.

 

Il expliqua que la considération est le salaire de l’artiste

Il rajouta, furieux, qu’elle ne pourrait plus être en piste

Elle n’avait pas vraiment perçu l’aspect de la question

Ulcéré, l’écrivain lui rendit sa liberté, cela à juste raison.

 

Elle a tout détruit en peu de temps par son attitude

Elle aura gâché une belle histoire, cela est certitude

L’écrivain fit don à la demoiselle de sa petite oraison

Elle aura désormais le temps de réfléchir au sermon !

 

Jean Claude Lataupe Pamphlétaire

 

 

Tel est donc ce conte moderne que je vous offre en cette nuit d’orage sur la région parisienne, cette fable de la rose qui bien que fort désirable a des épines. Et ces épines égratignent. Mais les griffures, finalement superficielles, devraient cicatriser rapidement n’entraînant pas de séquelles.

  Jean Claude Lataupe

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1189


 

La phrase du jour, choisie pour vous par Ecrivainparisien : « Tout sur terre est baroque. Le bateau n’est pas plus fait pour la mer que pour le ciel. »
[
Nouvelles-Hébrides et autres textes (1922-1930) ]
Robert Desnos , Poète français, mort le 5 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt en Tchécoslovaquie.


Sur les traces d’Hesperion XXI

Pour beaucoup ce nom semble totalement « baroque ».

Il l’est en effet mais écrit avec une majuscule, comme hier on usait de la particule puisque ce nom désigne un ensemble de musiciens dirigés de baguette de Maître, là encore écrit avec une majuscule, par un artiste baigné dans la lumière d’une Aura céleste.

Cet homme, cet artiste est catalan et s’appelle Jordi Savall.

Ce nom devrait réveiller des souvenirs chez certains. Il s’est trouvé au générique d’un film sorti sur les écrans il y a dix sept ans, un certain jour où « Tous les matins du monde » se mirent à briller au zénith, mais pas celui de la salle qui fait parfois grand bruit.

Ce film a permis au grand public de découvrir un instrument, quelque peu bizarre pour certains, la basse de viole et par voie de conséquence le répertoire de la musique baroque, un répertoire excessivement riche pour qui l’appréhende.

Pour en revenir au Maître catalan il a nombre de cordes à son arc puisque outre le fait qu’il est reconnu dans le monde entier comme l’un des Maîtres de la musique baroque il est, entre autre, un vulgarisateur hors pair, ayant permis au grand public, par sa collaboration avec le cinéaste Alain Corneau, de découvrir la basse de viole et plus généralement le répertoire baroque comme je l’écrivais plus haut.

Jordi Savall a étudié le violoncelle au conservatoire de Barcelone mais c’est à Paris qu’il découvre les manuscrits de Marin Marais à la Bibliothèque Nationale et oriente dès lors sa carrière vers la musique baroque.

Quelle excellente idée !

J’espère que ces quelques lignes ainsi que ma petite « Ode au Baroque », apposée ci-dessous donneront l’envie à certains lecteurs de découvrir l’univers de la musique baroque.

C’est tout le plaisir que je leur souhaite.

Je vous quitte et retourne écouter la Sonnerie à Sainte-Geneviève du Mont interprétée par Jordi Savall bien sur !

Bonne soirée à tous.

 

Ecrivainparisien

 

Pour aller plus loin et explorer le monde du Baroque

http://fr.wikipedia.org/wiki/Jordi_Savall

http://fr.wikipedia.org/wiki/Viole_de_gambe

 

 

  Jordi Savall

 

Ode au Baroque


J’apprécie le Baroque et ses accents acidulés

Ces traits d’archets acétiques me font vibrer

D’aucun dira que cette musique est confinée

Je lui répondrai qu’elle parle à l’âme illuminée.

 

Le chant des violes restera beauté suprême

Le Baroque est recueillement sur soi-même

En écoutant je revois l’Espagne ancienne

Je suis à Versailles ou bien encore à Sienne.

 

Le Baroque restera un univers de lumière

Je pense à Savall avec sa superbe manière

Avec Hesperion il porte haut le flambeau

Ils sont ambassadeurs ces Damoiseaux !

 

Ils font vivre partitions avec magnificence

Avec eux le Baroque reste dans la danse

Ils offrent cet art avec aisance et élégance

Aujourd’hui le Baroque renaît d’excellence !

 

  Ecrivainparisien 27 mai 2008

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Parlez-moi d’amour

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1188


 

Le texte du jour, choisi pour vous par Ecrivainparisien : [Parlez-moi d’amour, Redites-moi des choses tendres, Votre beau discours, Mon cœur n’est pas las de l’entendre, Pourvu que toujours, Vous répétiez ces mots suprêmes :"Je vous aime"] Parlez-moi d’amour Jean Lenoir, compositeur

 

Parlez-moi d’amour

Cupidon a décoché une flèche enflammée qu’il a planté dans un cœur. Il fallait que cela arrive un jour. ! Depuis le temps !

Elle est enchantée, subjuguée et admirative, en un mot sous le charme. Il est conquis, émerveillé, perché qu’il est sur un petit nuage sous la voûte céleste.

Son cœur bat d’amour ce qui la rend infiniment plus belle encore si tant est que cela fût possible. Elle rêve au prince charmant ! Il est loin, quelque part où personne d’autre que lui ne peut être !

Elle lui dit que l’amour est la plus merveilleuse chose qui existe au monde. Il lui répond avec émotion que l’amour est partage, beauté, splendeur !

Ecrivainparisien

 

 

Toi

 

Tu es belle et aussi mystérieuse que l’insondable voie lactée

Tu es mille fois plus brillante que Vénus, l’étoile du berger

Tu irradies mon âme de ton éblouissante lumière inépuisable

Tu es vecteur du cœur qui bat pour toi de façon incroyable !

Tu es bien tout cela belle Princesse et infiniment plus encore

Tu es divine sculpture quand j’admire les courbes de ton corps

Tu m’apportes harmonie et apaisant bien être chaque seconde

Tu émets, sans même le vouloir quantité de bénéfiques ondes !

 

Tu es vraiment inépuisable source de satisfaction intellectuelle

Tu es magie aussi inexplicable que l’univers et le bleu du ciel

Tu déclenches en mon âme vélocité que je ne soupçonnais point

Tu es catalyseur pour l’âme jusque dans ses moindres recoins!

Ton sourire, c’est Vivaldi qui s’impose à mon oreille enchantée

Tes mots d’amour, c’est Hugo, qui coule, limpide sur le papier

Ton cœur s’ouvrant au mien, c’est La Fontaine tout de fluidité

Ta silhouette de Déesse et c’est Rodin au centre d’un musée !

 

Tu es grand soleil réchauffant un cœur ayant tellement saigné

Ton délicieux sourire est un baume que tu étales avec dextérité

Tu m’offres généreusement tout ce qui existe de meilleur en toi

Tu restes la merveilleuse Princesse, celle en laquelle je crois !


  Ecrivainparisien 26 mai 2008


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