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Archive for février 2008

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1107

 

 

La phrase du jour : « Pendant que nos politiciens nous amusent avec des idées vagues, des images de comédie et de boulevard ou nous effraient avec le chiffon
rouge élimé du danger migratoire, des enjeux démocratiques fondamentaux sont gravement menacés en coulisse : Les conditions de notre survie, de notre dignité, de notre citoyenneté réelles sont en train d’échapper totalement à notre contrôle pour le plus grand profit d’une oligarchie que nous n’avons pas élue et sur laquelle nous n’avons aucun contrôle. » Danielle Mitterrand, Présidente de l’association France Libertés.

La raison du plus fort n’est pas toujours la meilleure

J’ai reçu hier, de la part d’un ami, un message adressé à l’Agence France Presse, message rédigé par Danielle Mitterrand, la veuve du Président de la République Française (1981-1988 et 1988-1995) et Présidente de l’Association « France Libertés » dans lequel elle pointe du doigt et dénonce, en termes non équivoques, les agissements d’une des filiales du groupe privé Veolia, l’un des géants dans la distribution de l’eau en France.

J’adhère totalement aux idées défendues dans ce texte par Danielle Mitterrand. L’une des vocations de mon travail est de dénoncer les abus et irrégularités de toutes sortes ainsi que les injustices criantes de vérité. C’est la raison pour laquelle je porte à la connaissance des lecteurs du forum le texte intégral du message de Danielle Mitterrand.

Vous le trouverez ci-après quelques explications concernant l’un des mots contenus dans le texte, à savoir le mot « Oligarchie », reproduit en gras dans la phrase du jour.

Le dictionnaire donne pour définition du mot « Oligarchie » : Système de gouvernement où le pouvoir est aux mains de quelques privilégiés.

Je pense que la définition du mot est suffisamment imagée et précise pour se passer de tout commentaire.

 Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, pamphlétaire transparent comme l’eau pure.

 

Le message de Danielle Mitterrand :

 

france-libertes.fr – Vous trouverez ci-dessous le texte intégral du communiqué que j’adresse ce jour à l’AFP pour prendre la défense des habitants de Neufchâteau et de leur maire.
« La commune de Neufchâteau (Vosges) c’est-à-dire ses presque 8000 habitants ont été condamnés par le Tribunal Administratif de Nancy à verser près de 1,7 millions d’euros (soit plus de 217 euros par habitants y compris les enfants) à une filiale du groupe VEOLIA à
cause de la résiliation par le maire du contrat de gestion de l’eau qui liait (et étranglait) la commune à ce géant de l’Eau pour cause d’irrégularités et pour manque absolu de transparence.
L’UFC Que choisir avait déjà souligné les surfacturations importantes du service de l’eau fournis dans de nombreuses villes par les géants privés de la distribution de l’eau comme Veolia et Suez.
Pour nous tous, cette condamnation est un avertissement : inconsidéré. Une entreprise privée qui n’est plus autorisée par des élus du peuple à faire des profits sur le dos des citoyens dans un service public vital, a le pouvoir de faire payer à ces mêmes citoyens des amendes colossales pour compenser le manque à gagner financier de ses actionnaires.
Pendant que nos politiciens nous amusent avec des idées vagues, des images de comédie et de boulevard ou nous effraient avec le chiffon rouge élimé du danger migratoire, des enjeux démocratiques fondamentaux sont gravement menacés en coulisse : Les conditions de
notre survie, de notre dignité, de notre citoyenneté réelles sont en train d’échapper totalement à notre contrôle pour le plus grand profit d’une oligarchie que nous n’avons pas élue et sur laquelle nous n’avons AUCUN contrôle. C’est cela qui devrait être en couverture du Nouvel Observateur ou de l’Express et pas telle ou telle starlette d’un jour.
Ne nous laissons pas impressionner par des explications alambiquées et contradictoires, par des schémas économiques plus ou moins controversés, des arguments statistiques ou financiers facilement maquillés.
Ce qui est en jeu est très simple : la domination d’intérêts financiers privés totalement incontrôlables sur tous les aspects de notre vie. L’eau que vous buvez, les transports publics que vous emprunterez pour aller vous promener ou travailler, le journal où vous croyiez lire des faits objectifs, la nourriture que vous croyiez saine et sans tromperie, et demain peut-être l’air que vous respirerez, seront entièrement aux mains de gens qui n’ont AUCUN compte à vous rendre. »
Danielle Mitterrand

 

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1106


 
La phrase du jour : « Avec du calme, de la patience et un zeste d’observation on peut parvenir à tout. Enfin, presque. » Lataupe

 

 

Le festin des moineaux

 

Petite observation de la nature

Les jours rallongent quelque peu et le temps se fait sensiblement plus doux sur la région parisienne. Dès quatre heures du matin le concert improvisé des oiseaux dans les branches des arbres du côté de la place Rutebeuf (Poète français du 13° siècle, érudit connaissant le Latin) bat son plein. Les trilles montant, alertes et joyeux résonnent alentour apportant un air de gaîté sur ce coin de Paris qui sommeille encore.

Depuis quelques jours je profite de la pause déjeuner pour aller m’oxygéner les neurones. Je vais me promener ou bien me reposer durant deux heures sur la promenade plantée, également appelée « coulée verte » qui surplombe en partie l’avenue Daumesnil (Gouverneur général du Château de Vincennes)

Chacun connaît la chansonnette enfantine débutant par ces paroles « Ils sont dans les vignes les moineaux » Il n’y a pas de vignes dans les diverses plantations agrémentant la coulée verte. Les multiples espèces d’oiseaux se perchent sur les branches des divers arbustes ou arbres le long de ce parcours de quelques kilomètres, quasiment rectiligne, allant de l’Opéra Bastille jusqu’aux environs de la mairie du 12ème arrondissement et se terminant par un grand parc.

Les hôtes de ce jardin observent les passants. Lorsqu’un visiteur prend place sur un banc, les passereaux sautent de branche en branche afin de se rapprocher du visiteur. Si ce dernier mange les moineaux viennent alors se poser prudemment à quelques mètres du visiteur, devenant pour eux et pour la circonstance persona grata. Le quadrille des petites pattes dessine ses figures sur le béton de l’allée centrale puis se dissout pour se reformer un peu plus près des pieds du visiteur. Quelques moineaux, semblant plus hardis que les autres, se risquent à venir, d’une envolée courte et rapide, rapiner d’un coup de bec les reliefs et miettes, restes du repas consommé par le visiteur puis s’envolent en un éclair allant se poser sur une branche ou au sol, à quelques mètres de là, pour, tranquillement déguster le produit de cette manne gustative.

J’aime beaucoup observer ces petits moineaux aux couleurs parfois un peu ternes. J’ai toujours dans mon sac à dos quelques morceaux de pain que je partage avec ses visiteurs fort agréables.

Lorsque j’émiette un morceau de pain et le jette alentour sur le béton les observateurs ailés voient pratiquement à plusieurs mètres tomber les petits morceaux et les croûtes de pain, de taille quelquefois minuscule et ne se trompent jamais, ne confondant pas, comme les pigeons, le comestible avec d’éventuels leurres.

C’est plaisir de les voir fondre sur ce festin à grande vitesse d’un coup d’aile, planter un ou deux coups de bec dans la mie ou la croûte s’offrant à eux puis repartir aussi vite qu’ils étaient venus pour aller se poser sur la terre de l’autre côté de l’allée pour tenter, à coups de bec rapides, d’aplatir, de réduire puis d’avaler le morceau dérobé. Malheur au malheureux moineau qui laisse retomber le morceau trop gros pour son bec, les merles sont en embuscade, cachés derrière les taillis de branches au fond des massifs et fondent sur la proie à la vitesse de l’éclair puis, d’un coup de bec rageur, s’emparent du morceau convoité et trop facilement gagné puis l’ingurgitent sans autre forme de procès retournant aussitôt après dans l’ombre, prêts pour tenter une nouvelle attaque, étant toujours en embuscade. Voir sans être vu, la règle d’or du camouflage !

Les pigeons alertés par l’activité régnant au sol, arrivent en petits groupes après la venue de leur éclaireur. La compétition alimentaire devient à partir de cet instant effective et les morceaux sont âprement disputés entre les différentes espèces présentes sur l’allée de béton, transformée, l’espace d’un instant, en champ de bataille. Contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas forcément le plus gros volatile qui tire le mieux son épingle du jeu. Beaucoup de moineaux infiniment plus véloces que les pigeons leur ravissent les proies qu’ils convoitaient.

On peut observer le même phénomène entre passereaux eux-mêmes et ce n’est pas toujours le plus gros qui gagne, loin s’en faut. Les plus petits sont très vifs, ayant moins de masse à déplacer et se jettent plus rapidement sur le morceau disponible. Et quand le petit gagne le sieur Lataupe jubile intérieurement. Allez savoir pourquoi !

Je ne désespère pas, d’ici quelque temps, à parvenir à les faire venir manger dans le creux de ma main. Avec du calme, de la patience et un zeste d’observation on peut parvenir à tout. Enfin, presque.

 

  Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, pamphlétaire observateur

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1105

 

 

La phrase du jour : "Reconnaître une erreur est une bonne chose, ne pas la commettre est nettement préférable. Nul besoin, de la sorte, de devoir présenter des excuses." Mélusine

 

 

Point de vue : un certain regard

N’ayez crainte, chers lectrices et lecteurs, je ne vais pas vous imposer dans ce billet les derniers potins à la mode qui font la petite et la grande actualité comme pourrait le laisser entendre le titre de cet écrit, titre inspiré de celui d’un certain journal « spécialisé » dans la vie des « grands » de ce monde.

Vous échapperez donc de ma part ce matin au commentaire concernant les états d’âme de Miss Hilton, amoureuse pour la « xième fois » en l’espace de six mois, tout comme je passerai sous silence la série de photos de Miss France 2008, publiée dans « Choc » ainsi que celles exposant Lou Doillon nue dans « Play Boy »

Le forum de l’écrivain est un espace de « tenue » qui se doit de se respecter et respecter, par la même occasion, son lectorat, en hommage à trois Princesses qui me regardent de là-haut.

Pour en revenir aux titres énoncés ci-dessus ces journaux mettent en pratique, pour la circonstance, et avec brio, le slogan de l’un de leur « confrère » : le poids des mots, le choc des photos.

Ils sont forts, très forts même, quels sorciers ces journalistes !

Je ne vous parlerai pas non plus des peines de cœur de Sean Penn, se consolant dans les bras de Petra Nemcova.

Je suis de bonne humeur ce matin malgré une petite « contrariété » m’ayant été imposée hier après-midi.

Je vais revenir dans cet article sur les dernières frasques Elyséennes en date ; je sais que d’autres que moi en ont parlé mais je porterai sur l’évènement la vision, l’éclairage, le point de vue du sieur Lataupe.

D’autres avant moi ont raconté l’évènement en long, en large et même en travers. Ils ont en effet narré, par le menu, le dernier travers du locataire de l’Elysée. L’altercation s’étant produite devant des centaines de personnes samedi dernier a été filmée par quelques dizaines de cadreurs dans le cadre du Salon de l’Agriculture. La vidéo qui a été réalisée, actualité oblige, a d’ailleurs été mise en ligne et diffusée sur le Net. La séquence fait un « tabac », un « carton » puisqu’elle a été téléchargée par des milliers d’internautes de par le monde ; bref elle a remporté un franc succès puisqu’elle est au « top des hits », ayant réalisé un score fleuve, bien supérieur à celui qu’a réalisé il y a quelques mois de cela l’un des acteurs de cette vidéo, acteur y jouant son propre rôle. Le score et l’audience obtenus par ces images « d’actu » ridiculisent celui de l’actuelle cote de popularité de « l’artiste » en question, ce dernier n’hésitant pas d’ailleurs à travailler sans filet, comme on le fait dans les cirques qui se respectent. Travaille-t-il plus ? Je ne sais pas, par contre ce dont je suis sur c’est qu’il gagne infiniment plus. Le rush de l’évènement a été tourné in situ, sans trucages ni colorants d’aucune sorte et sera peut-être la révélation d’une nouvelle vocation ! Allez savoir !

Suite à cette « bavure » la France n’est pas vraiment en « odeur de sainteté » chez ses partenaires européens. C’est ce qui ressort des commentaires lus et entendus à droite et à gauche, dans la presse ainsi que sur les bancs dans l’hémicycle du côté de Bruxelles, de Strasbourg ou même de chez nous.

Le roi de la transparence, empereur du Karcher, se devait de rectifier le tir pour que sa cote de popularité ne chute vertigineusement, s’éloignant ainsi un peu plus de celle du « Châtelain Sarthois ».

Il a fait son mea culpa dans les colonnes du Parisien hier.

Il appert (*) que « Reconnaître une erreur est une bonne chose, ne pas la commettre est nettement préférable. Nul besoin, de la sorte, de devoir présenter des excuses. »

Mon amie Mélusine me le rappelait en 2003, terrible année de canicule ayant emporté plus de 15000 personnes. Mais cela est une autre histoire infiniment douloureuse dont j’ai parlé à de nombreuses reprises sur le forum. J’y reviendrai peut-être lors d’un prochain billet.

Qui sait ce que l’avenir réserve.

Pour terminer ce billet sur une note plus optimiste je voudrais saluer fraternellement un ami que j’ai retrouvé par la magie du Net, ce dernier m’ayant adressé plusieurs messages hier. J’utilise l’adverbe fraternellement puisque Jean Jacques était un frère, d’arme en l’occurrence. Il était, dans les années 1970, cadre dans l’armée et spécialiste des « Transmissions », tout comme moi. Je l’ai perdu de vue il y a quasiment 28 ans lorsque j’ai quitté l’armée active.

Nous avons vécu ensemble de grands moments au quartier mais aussi et surtout en manœuvres. Et Dieu sait si des manœuvres et services en campagne nous en avons connus puisque nous étions dans un régiment de missiles nucléaires « Pluton », arme et régiment de pointe à l’époque. Aujourd’hui les missiles « Pluton » et leur variante améliorée, le « super Pluton » ont disparu, au grand dam de certains généraux d’Etat-major.

L’ami Jean Jacques possède le même don que mon ami William. Il a un « coup de patte » fabuleux, comprenez par là qu’il est doué pour le dessin. Si Angèle, sa fille, que j’ai connue pas plus grande que l’est actuellement Kylian, a le même don que papa j’espère qu’elle saura en tirer plaisir et bénéfice.

Angèle aujourd’hui est une belle jeune femme, souriante, qui doit avoir vingt sept ou vingt huit ans je crois et qui a un adorable petit bonhomme de trois ans. Jean Jacques m’a envoyé deux photos hier sur lesquelles j’ai le plaisir d’avoir vu papa, sa fille et le petit fils, tous les trois tout sourire.

Lorsque Jean Jacques a quitté l’armée il s’est reconverti en dessinateur styliste dans le domaine de la chaussure. Je crois me souvenir qu’il a travaillé pour des usines de Romans, dans la Drôme, capitale française de la chaussure. Il est d’ailleurs tout à fait possible que certains lecteurs aient porté des chaussures dessinées par Jean Jacques.

Depuis cette époque l’ami Jean Jacques a fait du chemin. Il a dirigé une usine de fabrication de chaussures au Vietnam durant quelques années. Depuis un an il dirige toujours une usine de chaussures, mais cette fois en Europe, en l’occurrence en Roumanie.

Pour la petite histoire il avait dessiné et fabriqué, spécialement pour moi, il y a de cela quelques années, une magnifique paire de chaussures. Elles étaient vraiment belles mais avaient cependant un énorme défaut : Jean Jacques s’était trompé dans la pointure et elles étaient trop petites pour mes pieds.

J’espère qu’un jour prochain Jean Jacques aura l’opportunité de passer par Paris apportant dans son sillage quelque mélodie de Simon Stanciu ou du grand Georges Zamfir, interprète de la musique du « Grand blond avec une chaussure noire ».

Georges Zamfir a été enregistré à plusieurs reprises par Marcel Cellier, un preneur de son d’envergure, ce qui a donné des disques d’exception, faisant référence encore aujourd’hui quant à la qualité musicale et technique de leur contenu.

Je vous quitte sur la pointe des pieds vous laissant rêver à trois petites notes de musique vivant au fond des souvenirs des spectateurs n’ayant pas oublié l’œuvre de Jean Becker, « Un été meurtrier ». Cette chanson, interprétée par Cora Vaucaire reste un régal.

 

  Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, pamphlétaire mélomane

 

(*) Appert (il) : forme du verbe apparoir, signifiant : il ressort, il apparaît.

 

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Transhumance

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1104

 

Transhumance

 

Des odeurs senteurs et parfums divers embaumeront l’air du Parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris durant les huit prochains jours.

Le salon de l’agriculture, la plus grande manifestation du genre a élu, pour la circonstance, ses quartiers dans la Capitale.

Le salon de l’Agriculture c’est une occasion de balade infiniment intéressante pour certains, une visite « technique » enrichissante et constructive pour d’autres, un point de passage obligé et forcément « incontournable » pour quelques « prétendants » espérant obtenir la « moyenne » dans le nombre de voix des mandants de leur circonscription. Hors de cette visite « obligatoire », faite parfois au pas d’une charge inspirée de celle des cuirassiers de Reichshoffen, point de salut !

A part cela le Salon est une fête, une parade, des jours mémorables pour la famille des agriculteurs, surtout pour ceux qui seront primés lors des différents concours organisés durant ces journées. Mais cette fête a ses exigences : un souci de tous les instants pour prodiguer des soins aux animaux qui en ont grand besoin, car, pour eux, ces journées sont des journées difficiles durant lesquelles on change leurs habitudes. Pour les animaux de la plus belle et plus grande ferme du monde ces journées sont synonymes de stress quasi permanent, compte-tenu du bruit qui va régner au passage des quelque six cent mille visiteurs qui vont arpenter les allées du Parc des expositions.

Je suis admiratif des gens du monde agricole et ceux qui me lisent depuis longtemps savent que, chaque année, je consacre un billet à cette manifestation que beaucoup nous envient.

Je suis admiratif disais-je car tous ces gens, femmes et hommes travaillent durement, très durement même pour certains. Eh puis, le monde agricole n’est pas figé, il a su s’adapter. Beaucoup se mettent aujourd’hui à la gestion par informatique et là je dis « Bravo Mesdames et Messieurs ! ».

Certains « citadins » se contentent d’une trop habituelle routine professionnelle, infiniment dangereuse à long terme, alors qu’ils ont pourtant latitude et moyens mis à disposition pour pouvoir évoluer.

Il faut dire les choses telles qu’elles sont, n’en déplaise à certains, s’étant fait greffer des œillères.

Le « politiquement correct » ne fait pas partie de mon langage, encore moins de mon bagage. J’ai bénéficié d’un enseignement de qualité de la part du Corps enseignant et ai su en tirer quelques leçons à la plus grande joie de mon esprit bouillonnant.

Quelques uns m’auront compris.

Je notais récemment, sur l’espace d’un visiteur ayant « atterri » sur le forum qu’il disait de mon blog que ce dernier était net, avec des avis francs et tranchés. Il pourra, une fois de plus, s’il lit ce billet, le vérifier.

Ma forme de pensée tend, de toute manière, à tenter d’approcher la qualité ; la perfection n’étant pas de ce monde.

De toute façon et comme je l’ai écrit il y a 26 mois sur la carte de visite du forum de l’écrivain : « Toutes les vérités sont bonnes à dire, surtout les mauvaises » et d’ajouter « S’il n’en reste qu’un je serai celui-là ».

Ces quelques réflexions, bien que de bon aloi, nécessaires mais insuffisantes, s’imposaient malgré tout dans le cadre de ma réflexion bien que nous éloignant un peu, si peu si l’on prend la peine d’y réfléchir, des allées du Parc des expositions.

Ecrivainparisien souhaite un bon salon de l’agriculture à tous.

 

Ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, chroniqueur « champêtre »

 

 

Transhumance

 

 

La plus grande ferme du monde est arrivée dans les beaux quartiers

Parisiens et provinciaux vont pouvoir, une fois encore, se ressourcer

La vitrine d’un certain savoir faire agricole va scintiller de mille feux

Chacun se fait un point d’honneur à montrer ce qui se fait de mieux.

 

L’agriculture traditionnelle aura toujours, en ce palais, droit de cité

Les produits estampillés biologiques ont fait une percée remarquée

Ils confirmeront ainsi le savoir faire d’une agriculture plus innovante

Les producteurs sont enfin sensibilisés aux normes peu polluantes.

 

Dans les allées on parlera sans doute protection et environnement

Les règles communautaires ont sensiblement modifié les règlements

Chacun doit adapter maintenant son produit à des normes sévères

Il y a lieu de modifier les formes de pensée pour adapter sa manière.

 

Durant ces quelques jours le monde agricole dormira infiniment peu

La tournée des politiques verra des gens pas spécialement heureux

L’amateur de bonne chair a déjà prévu une journée de dégustations

Ce salon sera-t-il d’excellent cru ? D’aucuns se poseront la question.

 

  Ecrivainparisien-23 février 2008

 

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Suspense

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1103

 

Suspense

A la fin de l’été dernier je vous ai proposé le début d’un roman intitulé « Nuit au musée » qui est encore en cours d’écriture.

Pour varier les plaisirs je me lance aujourd’hui dans l’écriture d’une nouvelle œuvre dont vous aurez le tout début en avant première à la suite de ce préambule.

Godefroy, le héros de cette aventure pleine de suspense part sur les traces de son passé à la recherche de ses racines. Il va découvrir la vérité sur ses origines qu’il ne connaissait pas avec certitude.

Le nom des personnages de cette histoire a été modifié mais les lieux existent bel et bien et la trame de l’histoire est totalement véridique.

Je vous souhaite une bonne lecture.

Ecrivainparisien

 

La relique

Une nouvelle de Jean Claude Lataupe

 

Godefroy, le héros de cette aventure marche prudemment sur un terrain qu’il ne connait pas. Ses pieds, mal assurés, se posent sur un sol gras, collant et parsemé de trous. Il fait nuit noire dans le souterrain dans lequel il se trouve depuis un moment, terme d’un jeu de piste, entamé il y a quelques mois déjà. Une faible lumière diaphane émet un rayonnement à une distance qu’il a du mal à évaluer puisqu’il se trouve dans un noir quasi-total. De temps à autre de légers bruissements se font entendre animant l’air. Quelque chose d’indéfinissable bouge sur place, venant parfois le frôler mais Godefroy ne parvient pas à identifier l’objet, la chose responsable de ce frôlement.

Il pose son sac à dos à terre et cherche à en ouvrir à tâtons la poche centrale. Il y parvient au bout d’un moment. Sa main droite plonge à l’intérieur, tentant d’identifier, au toucher, l’objet qu’il cherche : une vieille torche trouvée sur un chantier voisin. Elle semblait encore visiblement en état de marche lorsqu’il l’a récupérée, à toutes fins utiles. Il la touche enfin et réussi à l’extraire du sac. Il cherche dans sa poche gauche et y trouve une boite d’allumettes achetée à l’épicerie d’un autre âge dans le dernier village traversé, perdu dans cette campagne limousine qu’il a bien connue puisqu’il y joua durant quelques années, étant enfant.

Comment Godefroy s’est-il retrouvé dans ce coin reculé dans lequel il n’avait pas remis les pieds depuis plusieurs décennies déjà est bien long à expliquer.

Godefroy a reçu, il y a quelques semaines une lettre épaisse au cachet de la poste quasiment indéchiffrable, la lettre ayant manifestement séjourné en milieu légèrement humide. Une chose frappa Godefroy d’emblée : les timbres d’affranchissement n’avaient plus cours depuis longtemps déjà, démontrant, à priori, que cette lettre avait été rédigée il y a fort longtemps ou bien que la personne qui l’avait postée n’écrivait pas souvent et qu’elle avait utilisé, pour affranchir cette lettre, des restants d’un bloc de timbres n’ayant plus cours mais étant toujours valables quant à leur utilisation.

Tout en se faisant cette réflexion Godefroy ouvrit donc la grosse enveloppe et en tira une autre enveloppe de plus petite dimension fermée par du scotch ainsi qu’une feuille de papier, genre parchemin, légèrement ramollie, sur laquelle était rédigé un texte écrit à l’encre noire à l’aide d’une plume comme on en utilisait il y a une cinquantaine d’années. Cette écriture qu’il ne connaissait pas était identique à celle de l’enveloppe extérieure et disait, dans un français sans fautes d’orthographe ce qui suit :

Cher Godefroy,

Je me nomme Rachel et suis l’une des petites filles juives, enfin j’étais, l’une des petites filles que ta maman a fait passer en zone libre dans la campagne de Dournazac au nez et à la barbe de l’armée d’occupation au cours d’une nuit de l’automne 1943.

Nous nous sommes retrouvées toutes les deux par le plus pur des hasards à la poste de Perpignan il y a quelques années. Je ne sais si ta maman t’a parlé de cela.

Toujours est-il que nous sommes restées en étroit contact depuis cette époque. Nous nous sommes vues à plusieurs reprises en cachette car ton père aurait vu d’un mauvais œil cette amitié.

Il y a quelque temps ta maman m’a appelé au téléphone et souhaitait me voir pour me confier quelque chose.

Je ne pouvais pas lui refuser ce service puisqu’elle m’a sauvé la vie ainsi que celle d’autres amies et je me suis donc rendu à Bordeaux. Nous avons été très heureuses de nous revoir après ces années.

A suivre

 

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1102

 

 Platon vu par Raphaël

 

La Vérité dans tous ses états

 

A la manière de…Platon (1)

Par Jean Claude Joannidès (2), auteur de « Un chemin vers les Dieux » et « Journées de noces », entre autres ouvrages.

 

Explications liminaires

Le texte que je reproduis ci-dessous m’a été offert par Jean Claude Joannidès (voir mon billet n° 1099, intitulé « Journées de noces »)

Jean Claude Joannidès a pensé, conçu et rédigé ce texte pour une conférence qu’il a donnée il y a une vingtaine d’années.

Après avoir attentivement lu cet exercice remarquable celui-ci me semble intéressant et propre à faire réfléchir. J’ai ajouté à la fin de ce brillant exposé quelques liens, numérotés pour faciliter la compréhension et la lecture, liens apportant des précisions sur les personnages dont il est question dans le cadre de ces écrits.

Sans plus attendre je laisse la parole à Socrate et Phèdre, les deux acteurs de cette passionnante conversation, décrite de « Plume de Maître » par Jean Claude Joannidès, écrivain captivant de grande culture :

Socrate

 

Phèdre (3) Puisque nous sommes à l’aise sous le platane à regarder jouer les eaux de l’Illissos (4), je voudrais, Ô Socrate, te poser une question qui me tient à cœur.

Socrate (5) Je t’écoute, Phèdre.

Phèdre N’as-tu pas dit que la recherche de la vérité était ce qui importait le plus et qu’un discours ne valait que la part de vérité qu’il contient ?

Socrate Je l’ai dit en effet.

Phèdre N’as-tu pas dit également qu’i fallait prêter l’oreille à ces mythes rapportés par nos ancêtres car is recèlent une part non négligeable de vérité sur la vie des hommes ?

Socrate C’est vrai. J’ai dit cela.

Phèdre Mais il te faut convenir que le discours de ces mythes n’a rien qui puisse être vérifiable, et par là même être déclaré véritable. Car où a-t-on jamais vu visage et buste de femme accolés à des pattes de lion et des ailes d’oiseau, et pourtant n’est-ce-pas là les merveilles dont nous entretiennent le plus souvent les mythes ?

Socrate J’en conviens.

Phèdre Alors éclaire moi Socrate, car j’ai peur de ne pas comprendre comment une vérité non vérifiable peut être reçue comme vérité ?

Socrate Laisse-moi te poser tout d’abord une question. Peux-tu vérifier que le ciel existe ?

Phèdre Non. Par Zeus !

Socrate Et pourtant tu dis qu’il existe véritablement ?

Phèdre Je le dis. Assurément.

Socrate Et tu as raison. Car, s’il n’existait pas, comment pourrions-nous encore disputer (6) de son existence ? Mais dis-moi, mon cher Phèdre, si le Sphinx dont tu parlais – car c’est bien de lui dont tu parlais, n’est-ce-pas ? – si le Sphinx donc n’existait pas, comment donc pourrais-tu en parler, ainsi que tu le fais du ciel ?

Phèdre Tu soutiens donc qu’un tel animal existe ?

Socrate Assurément.

Phèdre Et que des gens l’ont vu ?

Socrate Non pas des gens, Ô Phèdre, mais tout le monde ; mais Alcibiade (7), mais Aristodème (8), mais toi et moi.

Phèdre Que dis-tu ? J’aurais vu le Sphinx ? Et où cela ?

Socrate Mais ici même. N’est-ce-pas toi d’ailleurs qui a commencé à en parler ? Il fallait bien que tu l’eusses rencontré quelque part !

Phèdre Mais je n’en sais que ce que m’en ont dit les autres hommes.

Socrate Certes. Mais puisque partant de ce qu’ils en ont dit tu en as reconstitué l’image, c’est donc qu’une telle possibilité de reconstitution est en toi. Maintenant considère ceci : puisque des hommes ont pu en constituer l’image, et d’autres hommes la reconstituer en eux par la simple relation, j’en conclus que cette image est nécessairement une production humaine, donc intérieure non seulement à tel ou tel homme mais intérieure et commune à l’humanité toute entière.

Phèdre Je me rends, Socrate, et je comprends que ces images ne nous sont transmissibles d’homme à homme que parce qu’elles font intervenir une faculté qui est commune à tous les hommes. Mais il nous faut maintenant considérer deux autres points : comment ces images sont-elles formées et comment peut-on dire qu’elles ont en elles une part de vérité car n’est-il pas étrange de considérer de tels monstres comme ayant en eux une part de vérité ?

Socrate Fort bien ! Considérons donc ces deux points. Et tout d’abord comment ces images naissent. Peux-tu répondre à ceci : comment l’image du ciel t’est-elle parvenue ?

Phèdre Tu te ris de moi, Ô Socrate. Elle m’est venue en le regardant.

Socrate Eh bien ! De la même manière, le monstre dont tu parles est apparu en regardant un visage et un buste de femme, des pattes de lion et des ailes d’oiseau.

Phèdre Je comprends cela, Socrate. Mais si les parties ont un sens, le tout ainsi assemblé n’en a aucun.

Socrate Réponds encore à ceci : quel sens a le ciel, à ton avis ?

Phèdre Celui d’un infini étranger à la terre, assurément.

Socrate Mais n’est-ce point là également qu’habitent les dieux ?

Phèdre On le dit.

Socrate Ainsi le sens accordé au ciel n’est pas le même pour tous les hommes ?

Phèdre Il ne l’est pas d’après ce qu’il semble.

Socrate Dès lors le sens que tu accordes aux choses n’est pas le même que celui que d’autres hommes leur accordent. Ne dirons-nous pas qu’il y a une différence de logique entre ces hommes et toi ?

Phèdre Nous pouvons le dire, en effet.

Socrate Eh bien ! Il en est de même de cette faculté dont nous avons parlé et qui est commune à tous les hommes. Elle n’a pas la même logique.

Phèdre Tu as réponse à tout, Socrate. Mais je ne me rends pas encore sur ce point. Quelle logique peut-il y avoir entre nous qui nous soit ainsi étrangère ? Eclaire moi donc à ce sujet.

Socrate Eh bien ! Je vais t’éclairer également là-dessus car il est facile de voir que tu fais la même erreur que les autres hommes.

Phèdre Quelle erreur, Ô Socrate ?

Socrate L’erreur, Phèdre, de croire qu’une telle logique est étrangère à toi. Car lorsque tu dis que le ciel est un infini, tu veux bien dire que le ciel est comme un infini, le symbole d’un infini, ou bien me trompé-je et n’as-tu pas voulu dire cela ?

Phèdre Tu dis bien, Ô Socrate, et j’ai voulu dire exactement cela.

Socrate Eh bien, Phèdre, il en est exactement de même pour le symbole du Sphinx car il est comme un être qui aurait le visage et le buste d’une femme, les pattes d’un lion et les ailes d’un oiseau. Ainsi naissent les monstres dont tu parles en étant comme ceci que tu connais, plus comme cela que tu connais également, plus autant de parties chacune également connue de toi.

Phèdre Mais le tout n’a toujours aucun sens à mes yeux.

Socrate Tu vas trop vite, Phèdre, et tu ne me laisses pas développer mon argumentation, avec tant d’impatience.

Phèdre Je me tais donc et j’attends. Mais ne crois pas me circonvenir par un discours qui ne réponde pas à ma question.

Socrate Ceci est l’affaire du second point que tu m’as demandé d’éclaircir : quelle part de vérité y a-t-il dans ces images, car nous sommes d’accord que si nous trouvons un sens à ces images, nous aurons du même coup dévoilé la part de vérité qu’elles comportent ?

Phèdre Nous sommes bien d’accord.

Socrate Eh bien, allons ! Et que les Muses me viennent en aide. Pour répondre à ta question, Phèdre, et comprendre qu’elle est la part de vérité d’une telle production, il nous faut maintenant pousser notre réflexion hors des limites que nous nous sommes implicitement assignées. Te souviens-tu avoir reconnu que le monstre dont tu parlais était un pur produit d’une faculté essentiellement humaine ?

Phèdre Certes, Ô Socrate.

Socrate Fort bien ! Mais penses-tu que seuls des monstres puissent être produits par cette faculté humaine ou bien aussi toute une série d’images n’ayant en soi rien de monstrueux ?

Phèdre Toute une série d’images, assurément.

Socrate Mais ces images n’ayant rien de monstrueux n’ont pas plus de sens par elles-mêmes puisque sortant du même moule que les images monstrueuses ?

Phèdre Puisque tu le dis Socrate, il doit en être ainsi.

Socrate Ce qui nous rend la chose malaisée n’est donc pas la monstruosité comme tu le croyais, Phèdre, ni l’origine mais le but même de ces images. Cependant, nous avons progressé car nous savons maintenant de quel côté nous tourner.

Phèdre Si tu le sais, cela est bien. Pour ma part, j’ai l’impression qu’une nuée nous enveloppe de toutes parts.

Socrate Considère seulement ceci : si dans chaque homme une telle faculté produit ces images de telle manière qu’un homme puisse en comprendre un autre, qu’en déduis-tu ?

Phèdre Rien.

Socrate Assurément, tu manques ici de cette vaillance dont je te voyais tantôt si pourvu ! Pour moi, j’en déduis que nous sommes en présence d’un langage.

Phèdre Mais un langage, Ô Socrate, est un acte volontaire et, outre cela, il ne saurait y avoir langage qu’entre deux personnes. Comment donc peux-tu soutenir ta proposition ?

Socrate Eh bien ! Examinons tes arguments un à un. Penses-tu que le corps te parle quand une fatigue aux yeux t’empêche de lire et qu’une faim te tenaille, ou penses-tu que ton repos ou ton repas soient des actes purement volontaires ?

Phèdre Ces actes me sont dictés par mon corps. Il n’y a aucun doute à cela.

Socrate Et pourtant c’est un langage, et un langage que tu comprends très bien. Le langage n’est donc pas toujours un acte volontaire. Quant à la seconde proposition, je l’agréé entièrement. Un langage se fait bien entre deux protagonistes.

Phèdre Où sont donc ces deux protagonistes ?

Socrate Eh bien ! Ton corps et toi.

Phèdre Tu railles, Ô Socrate. Est-ce là un interlocuteur ?

Socrate Certes ! Et de taille ! Le jour où il ne sera plus là, mon cher Phèdre, tu en mesureras tout le poids de l’absence. Mais tu vois maintenant que la production de telles images est un langage.

Phèdre Je le vois, en effet. Mais je ne vois toujours pas qu’elles aient un but.

Socrate C’est que tu n’as pas prêté suffisamment d’attention à mes paroles. N’ai-je pas, en effet, comparé ce langage à celui du corps ? Ainsi de la même manière que le corps avertit de ses exigences, l’âme avertit des siennes et envoie sous forme d’images des rêves et des mythes pour guider les hommes.

Phèdre Tu me découvres là des perspectives merveilleuses, Ô Socrate. Ainsi ces images que nous prenions pour anodines sont le reflet de la vie même de l’esprit ?

Socrate Assurément. Et tu comprends maintenant et le sens de ces productions de l’esprit et leur part de vérité. Si, en effet, elles sont un langage, elles portent donc un message à notre connaissance et tel est, en effet, le sens et le but de cette production de l’âme. Mais, faisant ceci, n’est-elle pas aussi la vérité de l’homme car tu penses bien comme moi que la vérité de l’homme est harmonie, joie et amour ?

Phèdre Je le pense, en effet.

Socrate Et quel meilleur chemin vers l’harmonie et l’amour y a-t-il que de suivre l’injonction intérieure de notre psyché ?

Phèdre Aucun, assurément. Et je m’en vais de ce pas essayer de m’y employer. Mais tu me diras un autre jour comment tu parviens à déchiffrer ces messages mystérieux que notre psyché nous envoie car une connaissance sans méthode est comme un attelage sans cocher.

Socrate Voilà une très belle image, Phèdre. C’est promis. La prochaine fois, tu auras le cocher. Mais pour l’heure profitons de ce que la chaleur est tombée pour aller voir nos amis et leur faire fête.

Jean Claude Joannidès

 

Alcibiade

 

Pour en savoir un peu plus

(1)Platon (en grec ancien Πλάτων / Plátôn, Athènes, 427 av. J.-C. / 348 av. J.-C.) est un philosophe grec, disciple de Socrate. Surnommé le « divin Platon », il est souvent considéré comme un des premiers grands philosophes de la philosophie occidentale. Selon une célèbre formule d’Alfred North Whitehead, « La plus sûre description d’ensemble de la tradition philosophique européenne est qu’elle consiste en une série d’annotations à Platon. »[1].

La philosophie platonicienne se caractérise par son extrême richesse. On a l’impression qu’il n’y a pas de problèmes ou de questions que Platon n’ait déjà soulevés. Platon s’est tourné aussi bien vers la philosophie politique que vers la philosophie morale, la théorie de la connaissance, la cosmologie ou vers l’esthétique. Ses positions sont encore souvent discutées ou défendues par la philosophie contemporaine. Karl Popper a critiqué en plein XXe siècle le « communisme de Platon », tandis que le platonisme est une position qui fut défendue de nos jours aussi bien par Frege que par Russell.

(2) http://auteurs.chapitre.com/page58/section83.html

(3)Le Phèdre (en grec: Φαίδρος) est un discours de maturité de Platon. Il porte sur l’amour et sur l’écriture. Socrate s’y entretient avec Phèdre, l’élève de Lysias.

À la demande de Socrate, Phèdre lit le discours sur l’amour que Lysias a écrit très peu de temps auparavant. Socrate réagit contre ce discours dont la forme et le contenu sont mauvais et prononce un discours sur le même thème mais qui se veut meilleur. Après quoi Socrate affirme que son discours non plus n’était pas correct et prononce un nouveau discours sur l’amour, dans lequel il expose notamment la théorie de la réminiscence et de la transmigration des âmes. La fin du texte est consacrée à une réflexion sur l’écriture.

Cette partie peut sembler être une digression sans lien avec le thème originel, ce qui a conduit de nombreux critiques à considérer le Phèdre comme un ouvrage mal construit. Toutefois Jacques Derrida défend l’idée que ce n’est pas le cas. Dans La pharmacie de Platon, il montre comment le Phèdre est en réalité un dialogue portant essentiellement sur l’écriture, les discours sur l’amour étant à rattacher à l’amour de l’écriture et des discours, qui sont comme une drogue pour Socrate.

(4) http://fr.encarta.msn.com/text_741535957___3/Ph%C3%A8dre_%5BPlaton%5D.html

(5)Socrate (en grec Σωκράτης Sōkrátēs) est un philosophe de la Grèce antique (Ve siècle av. J.-C.), considéré comme le père de la philosophie occidentale et l’un des inventeurs de la philosophie morale. Il n’a laissé aucune œuvre écrite ; sa philosophie nous est parvenue par l’intermédiaire de témoignages indirects (en particulier par les écrits de son disciple Platon).

(6) Disputer : avoir une discussion sur un point déterminé

(7)Alcibiade, en grec ancien Ἀλκιϐιάδης / Alkibiadês, né à Athènes vers 450, mort à Melissa (Phrygie) en 404, homme d’État et général athénien.

(8)Aristodème ou Aristodémos (du grec ancien Ἀριστόδημος / Aristódêmos , de αριστος / aristos, « meilleur » et δημος / dêmos, « peuple ») : dans la mythologie grecque, Aristodème est un des Héraclides

 

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Séquence émotion

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1101

 

Séquence émotion

 

Une balade musicale et visuelle dans l’Europe du 18ème siècle.

 

Dieu que je suis loin de Paris en cette fin d’après-midi !

Le train des souvenirs musicaux m’emporte quelque part en Europe tantôt du côté de l’Irlande, tantôt à Londres ou Vienne ou bien encore du côté de Varsovie ou de Schönbrunn au 18ème siècle au gré des musiques qui parlent en cet instant à mon âme.

Je suis en train de vivre intensément, plongé que je suis dans la bande sonore du film « Barry Lyndon », le chef d’œuvre de Stanley Kubrick. On vient de me prêter le Cd original de la musique du film que je viens de recopier et que je retrouve avec plaisir et émotion puisque je le possédais déjà sur mes anciennes machines.

Quelle beauté, quelle pureté, quelle insolente classe possèdent les œuvres gravées sur cette petite rondelle magique ! Un pur régal s’offre, une fois de plus, à mes oreilles et mon cœur charmés.

La rigueur d’analyse et le détachement d’un Bach, le Maître incontesté et « Père » de la musique moderne, presque austère, contraste avec la délicatesse d’un Prêtre roux aux accents lyriques pathétiques et flamboyants, fort loin d’un Haendel aux accents entraînants martiaux et presque militaires. La Cavatine de Paisiello aux sons perlés détachés fruités et aériens d’un clavecin impérial insuffle un vent de tendresse en mon âme infiniment touchée.

Dieu que tout cela est beau ! Comment peut-on faire pour vivre sans musique ?

Le temps a suspendu son vol au dessus du Café Courant spécialement pour le sieur Lataupe, gentleman d’un autre âge, revêtu, dans ce rêve intemporel, d’une redingote cousue de fils d’or à l’instar d’un Redmond Barry, héros malheureux de cette histoire romantique qui finit bien mal et coiffé d’un tricorne tel celui ayant inspiré Manuel de Falla.

Mon âme se laisse emporter par le trait soutenu des archets faisant vivre les cordes, les tables d’harmonie et les caisses des violoncelles et contrebasses sans opposer la moindre résistance. Tout cela est si beau, si poignant, si humain que ça fait presque mal en dedans, quelque part au plus profond de l’âme.

Me voilà sur le perron du somptueux château de Schönbrunn, moi l’exilé à l’âme brûlée et écorchée vive en train de savourer les accents pathétiques d’un ensemble à cordes donnant vie à un sublime concerto pour cordes, beau à pleurer d’émotion, du délicat Prêtre roux.

Les accents de la Marche d’Idoménée qui montent doucement venant emplir et habiter l’espace me transpercent le cœur d’émotion.

Les joues de « Redmond Lataupe » sont soudainement mouillées et il voit se dresser devant lui, dans un brouillard, une ombre, une forme, une silhouette gracieuse qui lui sourit. Les traits imprécis de ce visage fantomatique lui rappellent ceux d’un autre visage dont il continue de rêver toutes les nuits.

Les trilles du clavecin replongent Lataupe au présent, dans l’instant, alors que la silhouette s’évanouit et disparaît dans le néant, comme elle était venue.

Le fracas des roulements de tambours provoqués par les ra frappant les peaux tendues ramènent brusquement Le Lieutenant Général Lataupe face au défilé des troupes partant au combat. Ils ont fière allure dans leurs élégants uniformes ces braves, pense-t-il.

La marche de Frédéric le Grand accompagne ces vaillants grenadiers qui ont en effet fière allure et s’éloignent au son des tambours des flûtes et des fifres s’affaiblissant avec la distance laissant le Lieutenant Général aux prises avec son destin.

 

  Ecrivainparisien, alias « Redmond » Lataupe, gentleman romantique

 

 

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