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Archive for décembre 2007

Dernière ligne droite

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1059

 

Dernière ligne droite

Armoiries de Sao-Paulo

 

Nous sommes le 31 décembre, jour de la saint-Sylvestre.

Le titre de ce billet n’est pas tout à fait choisi au hasard et ce billet sera un hommage. Rose rouge

Un hommage à qui me direz-vous ?

Un hommage à plusieurs milliers de personnes qui ne verront pas le ou les feux d’artifice tirés en l’honneur de la nouvelle année de par le monde.

Ces mêmes personnes ne seront pas non plus confortablement attablées dans un restaurant et ne prendront pas de « pantagruélique repas ».

La Saint-Sylvestre est en effet dans l’esprit de beaucoup de gens une fête et un réveillon avec l’attente des douze coups de minuit. Réception

Au douzième coup de minuit tout le monde embrasse tout le monde, dans la rue et ailleurs. Pour ceux qui ont choisi de célébrer l’arrivée de la nouvelle année au restaurant chacun embrassera sa ou ses voisines de table et toutes les femmes du restaurant dans lequel ils se trouvent en leur souhaitant des tas de bonnes choses pour cette nouvelle année naissante. Bisou Bisou Arc-en-ciel Étoile

Certaines et certains autres n’auront cependant pas « loisir » de pouvoir embrasser leur voisin ou leur voisine pour la simple et bonne raison qu’il n’est pas facile d’embrasser quelqu’un à travers les barreaux d’une prison. Triste Motus et bouche cousue Embarrassé

Je voudrais, une fois de plus, adresser toutes mes pensées à celles et ceux qui « moisissent » dans le fond d’une prison depuis trop longtemps déjà. Je parle surtout des personnes retenues contre leur gré comme par exemple Ingrid Betancourt et tant d’autres, connus et inconnus, célèbres ou anonymes. Rose rouge Rose rouge Rose rouge Rose rouge Rose rouge Rose rouge

Cette dernière ligne droite à laquelle je fais allusion dans le titre de mon article est celle que franchiront, j’espère, celles et ceux dont je parle dans le paragraphe précédent lorsqu’ils quitteront leur prison. Arc-en-ciel Arc-en-ciel Soleil Soleil

Mais cette dernière ligne droite est aussi celle que plus de 30 ou 40 mille personnes franchiront, parfois avec difficulté en puisant dans leurs ultimes ressources.

Cette dernière ligne droite est celle que ces 30 ou 40 mille personnes parcourront, après parfois plus de trois heures d’effort, de lutte, de combat surtout contre eux-mêmes.

Au bout de cette dernière ligne droite, qui paraîtra interminable à certains, ces « forçats du bitume» verront enfin distinctement devant leurs yeux fatigués mais aussi plein d’images encourageantes, galvanisantes et même parfois émouvantes une grande bande blanche en travers de leur route.

Quand ils franchiront, souvent épuisés après avoir perdu parfois plus de 5 kilos, cette ligne sous les applaudissements frénétiques de milliers de spectateurs ils auront accompli un véritable exploit.

Ils seront plus de 20 000 ce soir, en particulier à Sao-Paulo, les Marathoniens Rire Horloge, puisque c’est d’eux dont je parle.

Complément d’information (Source Eurosport) : La Corrida de la Saint-Sylvestre a été remportée, chez les femmes, par la Kenyane Alice Timbilili. Pour les hommes c’est le Kenyan Robert Cheruyot qui s’est imposé, pour la troisième fois, au cours de cette course pédestre se déroulant dans les rues de Sao-Paulo. La température régnant hier sur Sao-Paulo était de 30 degrés. Robert Cheruyot a également à son actif trois victoires dans l’épreuve de Boston.

Ils seront également plusieurs milliers à Luanda, en Angola et ailleurs de par le monde à tenter de parcourir les 42, 195 km de cette course mythique : La Reine des Reines des épreuves sportives. Soleil

J’ai assisté en spectateur, place de la Bastille, au dernier marathon de Paris et je dois dire que le spectacle offert par les coureurs et le public est magique et l’ambiance y est indescriptible.

J’étais très ému en voyant surtout les invalides, aux corps d’athlète, semblant peiner et parfois souffrir sur certaines difficultés du parcours et je souffrais moi aussi, mais pour eux. J’ai versé de chaudes larmes au cours de leurs deux passages devant moi. J’étais admiratif devant l’exploit qu’étaient en train de réaliser ces sportifs hors norme mais aussi devant les « cracks », presque tous africains, qui semblaient avaler le bitume avec une facilité déconcertante. J’ai vu passer aussi dans le peloton de tête quelques femmes qui m’ont infiniment impressionné.

Je souhaite à chacun de connaître un jour et surtout de pouvoir vivre l’ambiance d’un Marathon. C’est totalement indescriptible et il faut réellement le vivre pour comprendre ce que je ne peux vous expliquer ici, les mots étant parfois trop faibles pour exprimer certains sentiments que l’on peut ressentir.

Voici donc la dernière ligne droite de ce billet consacré aux Marathoniens, ligne droite agrémentée d’une œuvre honorifique que je dédie aux Marathoniens du monde entier.

Vive le Marathon et vive le sport « propre », en général.

 

  Lataupe, pamphlétaire, chroniqueur sportif

 

 

 

Kilomètre 42,195

 

 

On le voit courir tous les jours et il n’arrêtera jamais

Il est calme et concentré sur l’objectif qu’il se fixait

Pour lui, pas de dimanche, il ne commet pas d’excès

Sa vie est réglée comme un métronome, il sera prêt !

 

Il a soigneusement consulté la carte, étudié le parcours

Il a vraiment tout prévu, pour lui le hasard n’a pas cours

Il a inspecté ses équipements sous toutes les coutures

Il a même vérifié jusque dans le fond de ses chaussures.

 

Il a tout analysé et cela jusque dans le plus petit détail

L’épreuve reine est son objectif, un cheval de bataille !

Il se forge, jour après jour, un vrai mental de vainqueur

Il est gonflé à bloc pour l’épreuve et a chassé sa peur.

 

Son jour de gloire tant attendu est finalement arrivé

Pendant deux longues heures il est parti s’échauffer

Il voit déjà distinctement dans sa tête la ligne d’arrivée

Le pistolet du starter retentit, le Marathon est lancé !

 

 

En hommage à tous les Marathoniens, en général et à Alain Mimoun et Benoît Z en particulier

 

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Bille n° 1058

 

Le « boyau » de la rigolade

 

Je sais le titre de ce billet est un peu bizarre mais vous allez comprendre assez rapidement les raisons de ce choix.

Allez, assez perdu de temps ! Entrons dans le vif du sujet (1,65m pour 62 kilos) Tire la langue

Confortablement installé à la brasserie « Les Artisans » devant une vitrine à petits carreaux qui m’offre le spectacle sur le carrefour de l’avenue Ledru-Rollin et de l’avenue Daumesnil je rédige l’un de mes derniers billets de l’année en attendant le « bon vouloir » des Dieux « Informatique » et « Electronique » pour obtenir la « franche connexion » dont j’ai besoin pour mettre « gracieusement » en ligne une partie de mon travail du jour. Fâché

« Ca s’en va et ça revient » comme chantait un certain artiste d’origine égyptienne qui aurait aimé avoir un marteau. Premier de la classe

Lorsque j’écris « Ca », je veux bien sur parler de la connexion, aujourd’hui « anémique », qui me permet d’accéder à la toile, enfin au Net, autrement dit. Yeux roulants

La connexion « maison » est en « dérangement » depuis quelques jours et les ingénieurs informaticiens, pourtant apparemment informés de la situation, ne semblent pas avoir résolu le problème inhérent à la connexion interne à l’établissement. Grenouille

Je suis donc obligé de rechercher, au hasard, une connexion avec un Hot-spot et je préfère vous épargner un certain nombre de détails genre « noms d’oiseaux » de tous ordres sortant silencieusement de ma bouche puisqu’une partie de ping-pong animée se déroule, par écran interposé, devant mes yeux impatients commençant à éprouver le mal de mer. Malade

Comme le hasard fait parfois facétieusement les choses ma « Ferrari » (traduire mon PC « of course », je sais, c’est tiré par les cheveux mais nous sommes à la veille de la nouvelle année et je plaisante un peu, il le faut bien) a éclaté un « Michelin of compétition » dans la ligne droite du circuit « Bill Gates », me demandant, juste avant l’entracte qu’il a généré : « Etes-vous sur ? ».

Vous l’aurez compris, mon petit doigt « boudiné » (Boudin blanc aux pommes, hum ! J’en ai l’eau à la bouche !) N’a pas eu le temps de cliquer et « crac », M’sieur Windows me joue le grand air de « La nuit des morts vivants » du côté de chez « Les Artisans » (Vous avez remarqué que ça rime, en supplément ?) Rire

Dix minutes plus tard mon écran interprète avec brio : « Windows redémarre », une pièce en trois actes et quinze fichiers dont les décors sont de Roger Hart et les costumes de Donald Cardwell (Super j’ai réussi à la placer celle-là depuis le temps que j’en rêvais ! J’espère que j’aurai une bonne note à la composition de Français !, Clin d’œil à mon ami William en passant.). Clin d'oeil

Super (Son prix monte encore, en passant !) me dis-je ! Surpris

Trois minutes plus tard je retrouve la mer, non, non, pas celle du « Fou chantant » ! Celle qui ornait mon fond d’écran (Tiens ça rime encore ! –comme disait un ami, « poète » à ses heures : Ce que tu composes là, c’est pas du « caca » ! Et d’ajouter aussitôt « Akaî, c’est pas de la « couille » ! Pardonnez ces mots, je ne pouvais pas résister ! Et si vous pouviez me voir en ce moment, je suis tordu de rire !) Rire Rire Rire

Un jour je vous parlerai sans doute de ce « camarade », représentant d’une marque de Hi FI haut de gamme qui passait régulièrement à Nantes au cours des salons de prestige que le magasin dans lequel « j’exerçais » mes talents organisait chaque année à l’Hôtel Sofitel. Je me souviens d’une mémorable soirée dans un restaurant, comble ce soir là, en plein cœur du Vieux Nantes. A cours de cette soirée mon ami Ludovic, puisque tel est son prénom, a fait mieux qu’amuser « la galerie ». Le simple fait de voir les mimiques qu’il donnait à son visage en racontant ses histoires suffisait à faire rire nombre de gens. Certains Nantais présents ce soir là doivent encore s’en souvenir, cela s’est pourtant produit il ya plus de 15 ans. Chaud

Il avait d’ailleurs participé, à son insu, à l’enregistrement de l’une des « Caméras invisibles » des frères Rouland, émission que diffusait à l’époque le service public. Il avait peut-être la « Gueule de l’emploi » comme le faisait dire Pierre Tchernia, alias Monsieur Cinéma, au regretté Michel Serrault dans un de ses films. (Le rire, un « truc » qu’il ne faut surtout pas acheter en viager !) Pellicule

Pour en revenir à des choses un peu plus sérieuses, j’ai parlé dans un récent billet de « Hot-spot » (Voir mon billet n° 1042, intitulé « Au sujet des ordinateurs portables »)

Ici, chez « Les Artisans », il y a du courant pour recharger les ordinateurs, c’est bien. Personne ne m’a « gentiment » dit que mon ordinateur consommait plus que la centrale de Chinon. C’est mieux ! Arc-en-ciel

Il y a également un cadre assez original, ce qui est déjà du domaine du beau. Soleil

Nous frisons presque le superlatif ! Je ne suis pourtant ni coiffeur ni barbier et je n’exerce aucunement à Séville pas plus qu’à Belleville (Voir la discographie de Serge Reggiani) Note Note

La décoration du lieu fait appel à des outils et autres instruments utilisés par des artisans justement, d’où le nom de l’établissement. On peut voir, plantés pêle-mêle dans le décor : Pinces (Ca pince Monseigneur- Un drôle de paroissien, J.P Mocky), tenailles, varlopes, palmers et autres pieds à coulisse (Comme le trombone, pas celui qui permet d’attacher des feuilles de papier, non ! L’instrument de musique de la famille des cuivres, version moderne et plus élaborée de la saquebute qui peut être à piston ou à coulisse, le trombone mais pas la saquebute ! La boucle est bouclée !). Étoile

J’espère que tout le monde suit ! Rose rouge

Où en étais-je ? Chien

J’ai perdu le fil de mon inspiration, un peu comme Pierre Dac, avait oublié son texte devant Francis Blanche dans l’inoubliable sketch d’anthologie humoristique : Le « Sar Rabin-Dranath Duval », sketch dans lequel les « Sar » dînent à l’huile, entre autre chose et dans lequel également un célèbre « Tatovage » représente, enfin lorsque Monsieur est dans de bonnes dispositions, d’un côté la cueillette des olives en basse Provence et de l’autre une prise de la Smala d’Abd-el-Kader par les troupes du Duc d’Aumale en 1843. Et de plus : C’est en couleurs ! (Eh, de mémoire mes amis sans regarder sur le Net. Promis, juré, mais pas craché ! Maman m’a enseigné, il y a bien longtemps déjà, que ce n’était pas propre) (Clin d’œil en direction de mon amie Sylvie).

Les « bons mots » ne s’oublient pas. Confiant un secret

Comme par exemple un autre célèbre sketch de Jean Yanne, metteur en scène de « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil », entre autres satyres, dans lequel un certain « Louis Marcel Tulle », alias Bernard Blier, tout puissant Patron de « Radio Plus » tente d’apprendre à jouer avec deux petites boules, en essayant d’imiter le garçonnet de son concierge qu’il a fait réveiller en pleine nuit. Le jeu consiste à faire se choquer entre elles deux boules qui pendent au bout de deux ficelles qu’on doit faire se toucher le plus grand nombre de fois possible sans se taper violemment sur les doigts.

Ca faisait tellement mal quand ça cognait les doigts que j’ai oublié le nom de ces « saloperies » (« Nobody is perfect »-L’homme à la tête de choux). Note Note

Pour en revenir à Jean Yanne il jouait dans un sketch dans le milieu des années 60 qui s’intitulait « Le permis ». Voiture

Je vous le retranscris partiellement comme ma mémoire me le restitue, mais pas entièrement tout de même, il ne faut pas prendre les enfants du Bon Dieu pour des canards sauvages (Tiens on dirait que je suis parti !) : Rire

L’examinateur : Examinateur c’est pas un métier ! Tous les candidats veulent avoir leur permis ! Y’se donnent même pas la peine d’apprendre le code de la route ! Enfin avec moi, pas question de passe-droit !

Candidat suivant ! (Silence) Candidat suivant !

Le postulant, Jean Yanne : Ouais, une seconde ! Y’a pas le feu, non ! On peut bien prendre un p’tit remontant avant l’examen !

Il s’installe difficilement dans l’habitacle et prend de la « place », coinçant quelque peu l’examinateur.

L’examinateur : Je vous demande pardon, vous êtes bien installé là ?

Jean Yanne : Oui, ça va, sauf mes genoux ! Ca me gêne un peu les genoux vot’truc !

L’examinateur : La prochaine fois on prendra un autocar !

Jean Yanne : Ben y’a intérêt, parce que je changerai pas mes genoux !

L’examinateur : Bon ! Première question : Vous montez dans votre voiture, vous tirez sur le démarreur, rien ne se passe. Qu’est-ce que vous faites ?

Jean Yanne : Ben je descends !

L’examinateur : Ben oui ! La manivelle ?

Jean Yanne : Non je descends p’i j’file un grand coup de pompe dans cette salop’rie de bagnole. P’i j’prends une clé à molette, j’ouvre le capot et je casse le moteur en mille morceaux. Je frappe, je cogne ! Parce que j’suis pas du genre à m’laisser emmerder par un tas de ferraille, ni par au’te chose non plus d’ailleurs ! Suis-je assez clair ?

Plus loin

L’examinateur : Un agent de la force publique vous fait signe de vous arrêter. Qu’est-ce que vous faîtes ? (rire nerveux)

Jean Yanne :(Rire sonore) Je passe ! P’i je m’débrouille pour l’attraper avec mon aile gauche, p’i j’y roule sur le buffet p’i au passage j’ouvre ma portière et j’lui balance un grand coup de latte dans la gueule par la même occasion ! Parce que c’est pas un flic qui va faire la loi, non ! Prenez pas tout le siège !

Plus loin.

Jean Yanne : La seule chose que j’vous demande c’est si vous m’le donnez oui ou non mon permis ! Oh, qu’est-ce qu’on peut perdre comme temps en formalités hein !

Bon c’est assez pour ce soir (Comme dirait la baleine ! : La baleine, cétacé !).

Je vous raconterai la suite un autre soir près du boulevard Richard Lenoir ou dans les tribunes d’une patinoire. (Ca rime toujours, c’est comme l’amour que chantait Aznavour !) Note

Si je ne débraye pas ça risque de fumer et comme on ne pourra plus en faire dans les cafés dans deux jours (de la fumée, vous me suivez toujours !) Je préfère mettre au point mort et rentrer au garage, pardon sous la « Chapelle du Bon Dieu » Tasse à café

  Lataupe, pamphlétaire narrateur

 

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Il est l’heure !

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1057

 

 

Il est l’heure !

 

« Monsignor, il est l’or, l’or de se réveiller, il est huit or ! »

Eh oui il est l’heure, enfin presque !

Mais chacun sachant que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt d’une part et qu’un chasseur doit savoir chasser sans son chien d’autre part, ecrivainparisien présente aux lecteurs du forum ces vœux pour une nouvelle année pleine de surprises, de joies et de plaisirs de toutes sortes.

Lataupe espère vous retrouver encore plus nombreux l’an prochain, enfin demain quoi !

J’embrasse tous ceux que j’aime et estime (Ca fait déjà du monde croyez-moi !)

 

ecrivainparisien, alias Jean Claude Lataupe, écrivain et pamphlétaire libre et indépendant

 

 

Les vœux de l’écrivain

 

Chers amis, connus et inconnus, je vous adresse ce message

Je souhaite que, pour vous, il constitue un excellent présage

L’année se termine avec ses déceptions, parfois ses pleurs

Une autre commence apportant l’espoir d’une vie meilleure.

 

Je souhaite que vous concrétisiez quelques uns de vos rêves

J’espère que certains vont connaître des joies, même brèves

Si d’aucuns pouvaient appréhender le plaisir du don de soi

L’année deux mille huit serait bien exceptionnelle je crois !

 

J’incite chacun, dans mes vœux, à être un peu plus tolérant

Je demande à tous d’oser le regard de celui qui est différent

Vous aurez apporté à l’autre plus que du temps, de l’espoir

Vous vous sentirez en paix avec vous après cette victoire !

 

Voilà ce que j’espère voir se réaliser en cette année nouvelle

Des gens heureux et une terre plus humaine et moins cruelle

Si les vœux que je forme pour vous pouvaient se concrétiser

Nous connaîtrions finalement tous une exceptionnelle année.

 

  ecrivainparisien

 

Bonne année 2008 à tous

 

 

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Soubresauts

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1056

 

Soubresauts

 

Elle est moribonde et va bientôt assister, impuissante, à son dernier repas, enfin je veux dire à celui que des millions de personnes vont savourer en son honneur pour la noyer sous des flots de Châteauneuf du Pape, de Brouilly ou autre Morgon. Malade

Elle se meurt cette année « Deux mille sept » et laissera sa place, en douceur, à celle qui va lui succéder au douzième coup de minuit demain soir. Réception

Deux mille huit s’annonce avec ses futures joies mais aussi ses peines et parfois ses drames à venir… Embarrassé

En attendant cette heure quelques six milliards et demi d’hommes sur la planète « Terre » vont oublier ou tenter d’oublier pour un temps, mais pour un temps seulement, les vicissitudes et soucis divers de leur vie et se consacrer, souvent entre amis, à une fête pour célébrer l’arrivée de la nouvelle année. Réception Réception Réception Réception Réception Réception Chien Réception Réception Chat Réception Réception Réception Réception Réception Note

On va rire un peu partout sauf sans doute dans « certaines » prisons et autres lieux de « contrainte physique ».

J’ai, en cet instant précis, des pensées pour Ingrid Betancourt et tant d’autres personnes retenues contre leur gré et je souhaite que l’année deux mille huit voit un dénouement heureux pour nombre de ces « otages » qui font, depuis trop longtemps, la une de l’actualité, toutes chaînes confondues, à l’instar d’un certain Président très « médiatique »…

En attendant je vous offre, pour apporter mon « grain de sable » à l’édifice « Fête » (Le grain de sable c’est un petit « truc » qui a tendance à faire se gripper et coincer les engrenages, même les mieux « huilés Tire la langue), une œuvre en forme de clin d’œil qui devrait faire sourire nombre de lecteurs du forum. Le sujet abordé dans cette « fable » est un sujet pourtant grave mais j’y apporte une touche d’humour.

J’ai parfois remarqué que le fait de plaisanter « gentiment » sur un sujet sérieux permet aux gens de mémoriser plus facilement le sujet traité, surtout si ce sujet est ou semble tabou.

Comprenne qui pourra ou voudra ! Premier de la classe

 

 Lataupe, pamphlétaire

 

Le "delirium tremens" du toxico

 

 

Il est acro à l’herbe bleue celle qui rend les neurones furieux

Lorsqu’il fume son pétard il vit des moments fort mystérieux

Par la magie du shoot il est propulsé dans la jungle africaine

Il entend le tam-tam donnant le rythme aux rires des hyènes.

 

La dope n’est pas de première qualité et semble être frelatée

Il voit de drôles de choses défiler devant ses pupilles dilatées

Un rhino saute de branche en branche dans un baobab géant

Des chimpanzés hilares font une course, montés sur éléphant.

 

Une autruche applaudit le passage des coureurs qui exultent

C’est la joie dans les tribunes et cela provoque un vrai tumulte

Toute la jungle est en liesse célébrant ce tiercé dominical inédit

Sur les gradins les phacochères ont revêtu leurs beaux habits.

 

A la piscine municipale les crocos champions font la course

Ils se tirent la bourre pour le gain et la gagne contre les ours

Les relais âprement disputés sont commentés à la télévision

L’indétrônable Thierry Roland africain relate avec passion.

 

L’ambiance est totalement indescriptible au fond des cases

L’oncle Tom, d’ordinaire endormi est aujourd’hui en extase

Mais la finale n’aura pas lieu un hippo a débranché la prise

Un court-circuit a fait fondre les plombs et la matière grise.

 

Telle est la fable dont on ne connaîtra pas le mot de la fin

Voilà donc ce qui guette les shootés qui hâtent leur déclin

Prenez en de la graine mais attention pas celle d’un pavot

Elle est malsaine et vous amènerait bien trop vite là-haut.

 

  ecrivainparisien, lucide

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Les yeux du cœur

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1055

 

Les yeux du cœur

 

Ceux qui suivent le forum depuis longtemps se souviennent sans doute que j’ai publié le 13 mars 2006 une œuvre qui s’intitule « Complainte musicale » et qui cachait au cœur de ses vers des noms d’œuvres artistiques, plus particulièrement des titres d’opéras, comme par exemple « Le trouvère », « L’Italienne à Alger » ou encore « La pie voleuse », (« La Gazza ladra », en italien je crois) d’un certain compositeur qui a donné son nom à une célèbre pièce de bœuf.

Le dernier vers de ce poème disait « Je vous raconterai la suite de cette histoire plus tard ».

Plus tard c’est aujourd’hui !

Vous trouverez dans ce billet ma « Complainte musicale » du 13 mars 2006 pour permettre à tout un chacun de comprendre la suite. Cette suite s’intitule « Les yeux du cœur », œuvre qui raconte donc la suite véridique de l’aventure que j’ai vécue il y a cinq ans et qui continue de me poursuivre pour ce qui concerne certains aspects de son incroyable et hallucinante histoire.

Bonnes émotions

 

ecrivainparisien

 

 

Complainte musicale

 

Le trouvère partit rejoindre l’Italienne à Alger

Il fit le voyage en hiver pour aller la retrouver

Son périple l’amena à dormir à l’hôtel du nord

Il y avait un bœuf sur le toit qui jouait du cor.

 

Sa nuit fut éprouvante telle une danse macabre

Il quitta bientôt ce lieu malsain empli de palabres

En route il croisa Figaro qui partait faire la noce

Une pie voleuse, perchée sur sa tête, tenait un os.

 

Ces évènements sentaient le mystère à plein nez

Il se demanda vite s’il n’était pas en train de rêver

Il repensa à la triste vie de bohème qu’il subissait

Il tempêta contre cette force du destin qui jouait.

 

Il continua cependant sa route en direction d’Alger

Il partait en croisade et personne ne pourrait l’arrêter

Il la retrouva après bien des aventures avec sa guitare

Je vous raconterai la suite de cette histoire plus tard.

 

 

 

Les yeux du cœur

 

La suite de l’aventure est proprement hallucinante

Ils avaient décidé d’unir leurs destinées exaltantes

Le destin facétieux en avait décidé tout autrement

La mort, injustement, emporta celle qu’il aimait tant.

 

Elle lui ravit aussi d’autres Princesses au cœur pur

Mélusine puis Agatha partirent également vers l’azur

Dans ses basses besognes elle prit aussi les mamans

Pour finir elle vola Francis, ce frère qu’il aimait tant.

 

Il ne lui restait que ses yeux pour pleurer ses drames

Il ne vivait plus que pour honorer leurs nobles âmes

Les gens le fuyaient en pensant qu’il portait malheur

Il se plongea, corps et âme dans un incessant labeur.

 

Dans sa nuit ténébreuse l’espoir brillait quelquefois

Il se découvrait, surpris, de vrais amis dignes de foi

Ses mots émouvants touchaient les âmes vertueuses

Ce salaire était pour lui source de joies lumineuses.

 

L’un de ses bonheurs était d’ouvrir son ordinateur

Il composait inlassablement des écrits enchanteurs

Il écrivait quelquefois des pamphlets au ton rageur

Il tirait de son œuvre plaisirs nimbés de splendeur.

 

Tel est donc l’incroyable destin de votre serviteur

Depuis cinq ans le malheur est un vrai générateur

J’ai composé infiniment plus que bien des auteurs

La recette est simple, je ne vois que par le cœur !

  ecrivainparisien

 

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Un zeste de fraîcheur

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1054

 

Un zeste de fraîcheur

 

Je vous offre un soupçon de fraîcheur avec ses deux images enneigées exhalant un doux parfum de fête en cette journée particulière pour moi et je tiens à remercier Anita pour la gentille illustration qu’elle m’a fait parvenir pour me souhaiter mon anniversaire.

J’envoie aussi une myriade de baisers à ma Dame de cœur, entrée dans ma vie par la grande porte sans m’en avertir et cela pour ma plus grande joie.

  ecrivainparisien, charmé

 

PS : Je te rassure Sylvie tes lentilles sont bonnes mais "M’sieur MSN" Chaud est quelque peu facétieux aujourd’hui à moins que ce ne soit "M’sieur Windows" Surpris

Heureusement que tu es là "touuuuuuuuaaaaaaaa"Sylvie pour me permettre de rire un peu ! Tire la langue  

J’ai un peu de difficultés pour charger les images. Me faire ça un jour comme aujourd’hui ! Ils devraient avoir honte ! Fâché

 

Avec juste un soupçon de chance et un zeste de "savoir faire" les images devraient apparaître avant, disons, Euh…, 15 heures ! Rire

Objection votre honneur, il est 15 h 08 !

En effet Monsieur le Président ! 

 

Regarde Sylvie ! Rire

Abracadabra ! Île déserte

 

Et toc ! Ampoule

Ca c’est de la magie !

 

Bonne journée à tous

Il est 15 h 08 !

Rire Merci "M’sieur MSN" Rire

 

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Disparition

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1053

 

Disparition

 Oscar Peterson

J’apprends à l’instant la disparition d’Oscar Peterson.

Le jazz perd l’une de ses grandes figures à l’instar d’un Duke Ellington ou d’un Count Basie.

Ces doigts magiques ne feront plus jaillir et s’envoler les notes de son clavier qui vient de se taire à tout jamais.

Mais comme tous les grands Oscar Peterson n’est pas mort ! Il est parti ailleurs, charmer les Princesses et les anges du paradis en leur jouant « des ronds dans l’eau »…

Il nous reste sa merveilleuse discographie pour nous le faire vivre et revivre encore.

Merci Oscar et au revoir cher frère !

 

  Lataupe, mélomane, trop ému pour pouvoir en ajouter davantage dans l’immédiat

 

Pour aller plus loin http://fr.news.yahoo.com/showbizz/20071226/ten-les-reactions-la-mort-d-oscar-peters-0819c30_1.html

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Ne les oublions pas !

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1052

 

 

Ne les oublions pas !

 

Depuis 2 jours nous sommes entrés dans la période la plus festive de l’année.

C’est la fête tous azimuts. On mange et on boit parfois plus que de raison…

Certains s’offrent même des vacances en couple au soleil de la Méditerranée.

Ces vacances là ne leur seront même pas facturées, pas plus que le billet d’avion aimablement « offert » (C’est Noël après tout, non ?)

"C’est dur pour tout le monde Edouard" disait Bernard Blier à son chauffeur dans je ne sais plus quel film…

Pendant ce temps, Boulevard Diderot ou ailleurs quelque part près d’un porche, sur un banc…

 

Douloureux oubli

 

 

Il est assis sur un banc caressant doucement son petit compagnon

Il y a fort longtemps qu’ils vivent ensemble une magnifique passion

Il le regarde avec de la reconnaissance plein le fond de ses yeux

Il lui confie les joies et les peines de son parcours si douloureux.

 

Il n’a plus que lui au monde depuis qu’il a tristement sombré

Il subit durement la descente aux enfers que la vie lui a infligé

Il y a plusieurs jours qu’ils n’ont pas mangé tous deux à leur faim

Son compagnon ressent ses émois lui offrant son total soutien.

 

Il ne répond jamais mais son regard montre qu’il a vraiment compris

Le laissé pour compte, ne pourra pas se passer de sa compagnie

Ces victimes paumées se sont choisies et adoptées mutuellement

Elles survivent comme elles peuvent dans ce monde si déroutant.

 

Ces deux êtres partagent tout, cela est très fréquent en pareil cas

La misère leur a enseigné cette vertu c’est ce qui leur reste ici bas

Gustave est un sans domicile fixe tout comme son petit chien Foxy

Je dédie cette modeste œuvre à ceux qui sont tombés dans l’oubli.

 

  Jean Claude Lataupe, pamphlétaire, persiste et signe…

Pensées pour Bellissima C…

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Rêve éveillé

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1051

 

Ce billet de Noël est dédié à plusieurs dizaines de bénévoles qui ont œuvré avec talent, efficacité, gentillesse et sourire pour permettre à nombre de défavorisés de vivre un réveillon exceptionnel dont certains garderont fort longtemps à leur mémoire un souvenir ému.

Que toutes ces personnes de cœur en soient ici publiquement remerciées.

 

Rêve éveillé

 

Dans mon billet n° 1049, intitulé « Préparatifs » j’ai expliqué, en fin d’article, que certains défavorisés s’étaient inscrit pour participer à un réveillon de Noël offert en leur honneur par un groupe d’associations de la région Parisienne.

Ce réveillon ne se déroulait pas dans un centre d’hébergement d’urgence mais en un lieu exceptionnel à plus d’un titre.

Ce lieu grandiose et magique, en un mot féérique n’est autre que le Musée des Arts Forains qui se trouve 53 avenue des provinces Françaises, du côté de Bercy.

J’ai eu l’honneur de faire partie des convives invités à ce réveillon d’exception puisque je m’étais inscrit, sans grand enthousiasme je l’avoue.

On s’y rend par la ligne de métro « 14 », baptisée «  Météor » en descendant à la station « Cours Saint Emilion » : ces noms sont déjà, à eux seuls, plus qu’évocateurs : Météor c’est pour les étoiles, et croyez-moi, j’en ai vu des étoiles et tant d’autres choses au cours de cette nuit où j’étais presque sur une autre planète. Pour ce qui est de Saint Emilion je ne vous ferai pas l’injure de vous rappeler ce que représente ce « Château Bordelais » prestigieux.

Après cinq minutes de marche à pied dans un petit froid de Noël mes pas m’ont guidé sous un porche au dessus duquel était inscrit en grosses lettres « Musée des Arts Forains ».

J’ai franchi le porche et me suis retrouvé, en un instant, telle Alice au « Pays des Merveilles ». J’ai été projeté dans un rêve éveillé où je revivais, ce que je souhaite à nombre de gens d’appréhender, les rêves de mon âme d’enfant durant près de cinq heures, cinq longues heures magiques.

Sur la gauche de ce porche des chevaux de bois, impeccablement alignés, faisaient une haie d’honneur aux arrivants. De petites lumières rouges éclairaient la voûte en pierre de taille. Des haut-parleurs nichés sous cette voûte diffusaient des chants de Noël. L’ambiance y était déjà sans même avoir encore franchi les portes rouges flanquées de hublots entourés d’un jonc d’or.

Au travers de ces portes dont les battants s’ouvraient et se fermaient régulièrement au passage des gens sortant prendre l’air un instant, j’ai aperçu, sur la droite, quelque chose ressemblant à une loge de théâtre. J’ai vu dans cette loge deux jeunes femmes coiffées de bonnets de Noël avec le bord garni de fourrure synthétique blanche. Cette loge c’est le vestiaire dans lequel les convives pouvaient laisser leurs affaires au cours de la soirée : valises, manteaux et foulards entre autres choses.

Toutes les hôtesses arboraient cette coiffure et portaient un badge sur lequel figurait leur prénom ce qui permettait de les identifier immédiatement.

Dans le prolongement du vestiaire se trouve une immense salle, toute en longueur, éclairée presque autant que le « Château de Versailles ». C’est le hall d’accueil des convives, un hall décoré de vitrines de dimensions diverses exposant nombre de pièces rares retraçant l’histoire des « Arts Forains et du Cirque ». Dans le haut des murs des niches, éclairées de couleurs diaphanes, abritent des personnages à la manière de ce que l’on peut voir au Musée Grévin.

Tout au fond de cette « caverne d’ Ali Baba » un immense stand, comme on en trouvait dans les fêtes foraines d’antan, occupait les visiteurs en attendant le repas. Ce stand représente une ligne droite d’hippodrome sur lequel se déplacent des chevaux mus par des boules qui, lorsqu’elles tombent dans un trou, permettent au cheval d’avancer. Plus le trou est éloigné du bord du stand, plus le cheval avance vite. Une douzaine de joueurs lançant leurs boules tentaient de faire avancer leur cheval vers la ligne d’arrivée et s’affrontaient pacifiquement dans ce derby très prisé.

Un buffet derrière lequel officiaient de sympathiques hôtesses au sourire communicatif offrait des boissons fraîches à qui le souhaitait.

Un illusionniste se déplaçant de groupe en groupe amusait et étonnait les convives avec ses tours de magie parfaitement rôdés.

Sur la droite, vers le centre, à proximité d’un magnifique piano mécanique qui doit sans doute fonctionner encore, deux hôtesses, assises derrière une grande table, invitaient les convives qui pouvaient rédiger sur place une carte souvenir adressée à un ami, un parent, une fille ou un fils.

Tout le long du mur de droite, à intervalles réguliers, des voûtes percées dans le mur et habillées de longs rideaux de velours rouges permettaient d’accéder à l’immense salle à manger.

J’ai franchi le pas et me suis trouvé devant une hôtesse qui m’a demandé avec un beau sourire le numéro de ma place. Je lui ai tendu mon invitation. Elle m’a prit par le bras et m’a escorté jusqu’à la table 45.

Une cinquantaine de tables rondes d’une douzaine de places chacune étaient dressées et numérotées attendant l’arrivée des convives. Devant chaque assiette se trouvait une carte personnalisée entrouverte sur laquelle figurait le menu de la fête :

 

Menu du Réveillon

Lundi 24 décembre 2007

Au Musée des Arts Forains

*

Foie Gras sur lit de salade sur vinaigre balsamique

Suprême de Pintade farci aux cèpes et Foies de volaille

Gratin de pommes de terre aux marrons poêlés

Gourmande aux fèves et champignons forestiers

*

Assiette de verdure fromagère

*

Délice de Noël chocolat

Blanc Stracciatella

*

En accompagnement

Petits pains, Vins, Soda et eau

 

En attendant le début du repas je suis sorti prendre l’air car il faisait très chaud dans cette grande salle.

Lorsque j’ai rejoint la salle cinq minutes plus tard le repas allait bientôt commencer mais comme il manquait les convives d’une ou deux associations les animateurs nous ont regroupés vers l’entrée laissant ainsi une dizaine de tables inoccupées.

Je me suis retrouvé, par le plus pur des hasards, à la table 24. Huit femmes y étaient assises pour seulement deux hommes : un pianiste et votre serviteur.

J’ai sympathisé avec le pianiste et le courant passait bien entre nous tout comme il passait remarquablement avec sa voisine de droite, se trouvant en face de moi : notre hôtesse de table, une belle femme brune, d’origine Italienne se prénommant Carole.

J’ai quelque peu animé la tablée en récitant quelques œuvres de ma composition. Il y a bien longtemps que je n’avais pas ressenti l’impression d’exister aux yeux des autres. J’ai tellement impressionné et « charmé » la belle Carole qu’elle a souhaité que je lui communique l’adresse Internet du forum de l’écrivain ainsi que mon adresse de messagerie. Une autre invitée de notre table a également noté les coordonnées de mon espace.

Carole m’a accompagné à deux reprises pour prendre l’air. Nous avons beaucoup parlé. Elle m’a même offert son bonnet de Noël en souvenir de notre rencontre. Mon « bureau à roulettes » conserve précieusement cette « relique » de grande valeur affective.

Vers la fin du repas, excellent à tous points de vue, la musique diffusée donna envie aux gens de bouger un peu. Tout le monde tapait dans ses mains. Quelques personnes firent une ronde serpentant entre les tables. L’ambiance était détendue, et une série de marches me donna des fourmis dans les jambes.

J’ai entraîné la belle Carole par la main et nous avons gagné l’espace situé au centre de la grande salle, tout près d’une estrade sur laquelle trônait un piano demi-queue Yamaha. J’étais dans l’obligation de me transcender pour faire danser une si belle cavalière. Je crois que nous « étions pas mal », comme me le rappelait il y a quelques mois mon ami William lorsqu’il évoquait Monsieur Bailly notre professeur de technologie du Lycée Durzy parlant de la cote des pièces que nous venions d’usiner.

Nous étions sans doute même mieux que cela au vu du nombre de flashs d’appareils photo ayant immortalisé notre série de danses. Nous étions le Prince et la Princesse d’un délicieux conte de Noël, enlacés et tournant dans une danse qui nous avait emportés dans un tourbillon merveilleux.

Nous nous sommes ensuite assis côte à côte sur le côté de l’estrade pour écouter notre ami le pianiste qui a donné à tous un bel aperçu de son talent. Il a été remplacé ensuite par un jeune homme au look romantique qui m’a fait verser des larmes lorsqu’il a interprété un impromptu de Chopin.

Quelle émotion !

Il était minuit passé et l’heure de la « douloureuse » séparation avait sonné.

Quelques photos souvenirs avec un groupe d’animateurs de cette exceptionnelle soirée, la déclamation de quelques unes de mes œuvres chantant à leurs oreilles et de gros bisous d’au revoir pleins de bonheur ont clôturé cette soirée féérique que je n’oublierai pas de sitôt.

Je pense que je ne serai pas le seul…

Avant de quitter ce magnifique « Musée des Arts Forains » chaque convive a reçu un sac contenant, entre autres choses, bonbons, chocolats et friandises diverses et variées que j’ai offert ce matin à un « pensionnaire » qui loge sous la « Chapelle du Bon Dieu », tout comme je lui avais offert, avant de partir à ce réveillon, un ballotin de chocolats fins.

C’est peut-être pour me remercier de ce geste que muses et petits lutins de la nuit de Noël m’ont permis de découvrir cette aventure exceptionnelle que je ne m’attendais pas à vivre en cette « douce » nuit

Qui sait !

 

 Jean Claude Lataupe, écrivain, pamphlétaire, émerveillé

 

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Ô douce nuit…

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 1050

 

 

 

Ô douce nuit…

 

 

ecrivainparisien souhaite de bonnes fêtes

aux lectrices et lecteurs du forum

et leur offre

quelques images de paix et de sérénité

 

 

Merci à toutes et tous pour votre

invisible mais efficace soutien

 

 

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