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Archive for juillet 2007

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 869

 

 

En direct d’un Tarmac parisien

 

Si comme Anita et quelques autres amis vous suivez régulièrement mon espace vous connaissez forcément les palmiers qui m’offrent de l’ombre du côté du 33 rue de Lyon et vous savez tous que j’ai élu, non pas domicile mais bureau, en ce lieu dénommé Tarmac.

Tarmac est une brasserie contemporaine très en vogue actuellement. Lors du « happy hours », par exemple, l’établissement est littéralement prit d’assaut et je me fais à ces heures là tout petit sur mon bout de terrasse. On y rencontre des gens de la bonne société et des personnes plus simples. Une chose m’a toujours frappé en ce lieu : l’ambiance détendue qui y règne. Les raisons en sont pour moi évidentes et multiples : Un cadre soigné avec décoration de qualité (mention particulière pour le plafond en vitraux décorés façon taverne alsacienne), une carte éclectique et un chef, Arnaud, connaissant et maitrisant parfaitement son sujet.

Tarmac c’est aussi du personnel, jeune, souriant et dynamique, parfaitement poli et respectueux, mais c’est également une équipe dirigeante remarquablement performante et à l’écoute des besoins de ses clients, quasiment tous des habitués. Dominique la patronne et son mari Vincent, gens éminemment sympathiques veillent à la bonne marche de leur établissement, secondés par Stéphane, jeune homme très professionnel qui sait insuffler à ses collaborateurs le goût du travail bien fait.

Si vous passez par le 33 rue de Lyon n’hésitez pas à franchir le pas et à vous poser un moment sur ce Tarmac. Vous aurez droit aux sourires gracieux de Mélanie, Marie, Sophie, Cyrine  ou bien encore Marion à moins que Mickael ou Joss soient de service ce jour là.

Pour l’heure j’ai composé une petite œuvre dans laquelle je vous parle de Stéphane, jeune homme remarquable à tous points de vue.

Bonne visite chez Tarmac.

 

 

 

Hommage à un grand chef de piste

 

 

Je connais cet homme plus que sympathique depuis quelque temps

Je l’observe du coin de l’œil et le regarde œuvrer dans ce restaurant

Il connait parfaitement le mot gentillesse qu’il pratique couramment

Chez ce professionnel la routine reste une ennemie jurée assurément.

 

Il m’a toujours accueilli en véritable ami mais jamais comme client

Il m’a interrogé sur mon travail d’écriture, l’a trouvé fort intéressant

Il a passé des consignes à ses collaborateurs pour que je sois soigné

Il m’a offert son temps et a même puisé pour moi dans ses deniers.

 

Il a su comprendre la situation délicate qu’est la mienne aujourd’hui

Il s’est souvent enquis de savoir si j’étais correctement traité chez lui

Je peux affirmer que son cœur est réceptif et véritablement sensible

Cet homme gagne à être connu surtout grâce à ses actes si crédibles.

 

Voilà le portrait que j’esquisse de cet homme sans aucune flagornerie

Je vais maintenant vous révéler le nom de celui pour lequel j’ai écrit

Stéphane est responsable chez Tarmac, belle brasserie contemporaine

Passez donc le saluer 33 rue de Lyon, vous lui ferez une joie certaine.

 

ecrivainparisien

 

30 juillet 2007

 

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 868

 

Grandeur, devoir et plénitude

 

Je gratouille le fond de ma galerie pour rejoindre la surface.

Je ne fais que passer pour composer pour vous une préface

Les lunettes posées sur le museau je viens noircir la page

Jetez un œil ci-dessous j’ai fait pour vous cet hommage.

 

 

      

 

  

    

 

 

Le baiser de Lataupe

 

 

 

Il y a vingt mois que naissait le forum de l’écrivain

Il représente une grande partie de mon dur chemin

Plusieurs centaines de billets y auront trouvé place

Elle est parfaitement justifiée sur ce noble espace.

 

Mais ce digne travail ne s’est pas réalisé aisément

L’appui de nombre de lecteurs a été déterminant

Sans eux je n’aurais jamais pu tenir mon serment

Cette œuvre vient ici les remercier humblement.

 

Grâce à mes amis j’ai trouvé force de persévérer

C’est pour émouvoir que je continue à composer

Je le fais pour honorer mes plus fidèles lectrices

En tout premier lieu je citerai mon admiratrice.

 

Anita suit mon œuvre depuis quasiment le début

Elle passe chaque jour pour voir si elle a tout lu

Il y a aussi Gys qui vient sans ses jolis chevaux

Elle est poétesse du fond de son cœur si beau.

 

Je cite également Alain, cette crème d’homme

Il est vraiment passionnant ce sacré bonhomme

Et puis il y a tous les autres qui passent parfois

J’apprécie leur beau commentaire chaque fois.

 

Comment omettre de citer mon amie Sylvie

Elle qui gère une véritable petite ménagerie

La poulette en délire a beaucoup de mérite

Malgré cette cuisine quelque peu en faillite.

 

Je veux tous vous dire grand merci mes amis

Vos encouragements dopent mon noble défi

Jean Claude Lataupe va continuer le combat

S’il n’en reste qu’un il sera vraiment celui là.

 

 

ecrivainparisien

30 juillet 2007 

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La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 867

 

Le monde du septième art est en deuil

 

Il perd, coup sur coup Ingmar Bergman, réalisateur suédois et Michel Serrault, acteur français

 

Lorsque j’ai vu sa photo et le titre en première page du Parisien j’ai compris instantanément que son âme s’était envolée vers d’autres destins.

J’ai reçu une immense claque en plein visage comme chaque fois que nous quitte un être que j’appréciais.

J’avais déjà reçu cette claque pour Philippe Noiret comme pour Georges Grouès plus connu sous le nom d’abbé Pierre, entre autres.

J’ai un plan de travail chargé aujourd’hui puisque j’ai prévu de composer quatre œuvres et de créer un diplôme honorifique avec sa lettre d’accréditation à l’attention d’une amie (ne lui dites surtout pas sinon ce ne sera plus une surprise)

Mon cœur a mis le holà à ma raison en lui demandant de créer une œuvre honorifique en hommage à Michel Serrault. Je l’ai entendu et me suis rangé à ses arguments.

Vous trouverez donc, ci-après, le résultat de mon hommage personnel à Michel Serrault, l’acteur aux cent cinquante films.

Aujourd’hui je suis triste !

 

 

Hommage anonyme

 

 

 

Il nous a quittés cette nuit, son âme a été emportée par les ailes d’un papillon

Il a joué remarquablement dans plus de cent films des rôles pétris de passion

J’ai souvenance de sa prestation dans le rôle d’Offenbach le grand musicien

Il y déployait avec belle aisance les multiples facettes d’un talent souverain.

 

Albin a régné en maître dans cette cage aux folles durant plus de cinq années

Le théâtre du Palais royal a connu, grâce à lui, de beaux moments de célébrité

La garde à vue, mise en place spécialement pour lui s’est vraiment prolongée

Le fabuleux viager de son beau talent lui a, en revanche, logiquement profité.

 

Ses débuts n’ont pas été faciles en vérité mais il a su faire preuve de ténacité

Sa persévérance et sa pugnacité l’ont porté jusqu’au Panthéon des célébrités

Durant nombre d’années il a pourtant été boudé par des réalisateurs notoires

Il jouait ses rôles avec un talent unique ce qui lui valu de connaître la gloire.

 

Il va laisser un incommensurable vide à l’instar des êtres pétris de valeur

Les gens de sa trempe méritent véritablement d’avoir droit aux honneurs

Son âme est partie vers d’autres destins mais son nom restera longtemps

Merci à vous Michel Serrault de nous avoir fait rêver merveilleusement.

 

 

ecrivainparisien

30 juillet 2007

 

Lien vers Ingmar Bergman

http://news.fr.msn.com/Article.aspx?cp-documentid=5761933

 

Ingmar Bergman

 

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La petite sirène

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 866 


La petite sirène (conte philosophique)

 

Encore un petit conte sans modestie mais plein d’enseignements

 

La petite sirène

 

 

Perchée sur sa sphère la belle sirène s’ennuyait dans le port

Elle eut envie de découvrir d’autres pays l’envers du décor

Voyant passer un immense yacht tout illuminé elle plongea

Elle mit peu de temps pour rejoindre son bord et s’y cacha.

 

Elle avait soif d’indépendance voulant connaître la liberté

Ses sœurs lui en avaient tant parlé qu’elle voulait vérifier

Elle voulait se forger sa propre opinion basée sur le vécu

Elle sillonna les mers du globe de Stockholm à Honolulu.

 

Le vaisseau croisa pendant des jours et des nuits sans trêve

La sirène apercevait parfois les lumières d’un port en grève

D’autres fois elle entendait des musiques de fêtes résonner

Elle vit même une de ses sœurs qui n’oublia pas de la saluer

 

Après des mois en mer loin de sa rive elle ne s’amusait guère

Elle avait compris que le soleil n’enjolive pas la dure misère

Elle se dit que le monde n’était pas aussi beau qu’elle croyait

La sirène ayant rejoint son port d’attache maintenant souriait.

 

 

ecrivainparisien

28 juillet 2007 

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La chronique de Jean Claude Lataupe 

Billet n° 865

 

Histoire d’un amour sans limites

Je vous offre ce matin quelques extraits d’une histoire que je suis en train d’écrire. Je sais qu’elle va sans doute faire rêver certaines de mes amies et j’en suis fort heureux. Cette histoire est simple et belle, c’est un rêve que je souhaite à chacun de connaître.

Louisa et Godefroy, les deux héros de cette aventure sont des personnages de fiction mais les lieux, eux, en revanche, sont parfaitement réels. Ce qui arrive à ces deux êtres va totalement transformer leur vie puisqu’ils vont vivre le grand amour, celui qui fait hurler le cœur de bonheur et le transforme au point de ne plus le reconnaître.

Je ne vous cache pas qu’en écrivant cette histoire j’ai versé spontanément des larmes d’émotion qui m’aveuglaient au point d’être obligé de suspendre l’écriture ne voyant plus l’écran.

J’avoue qu’à certains moments j’ai rêvé que j’étais Godefroy et je vibrais avec lui.

J’espère que vous pourrez tous ressentir physiquement l’intense émotion que j’ai enfermée dans mes phrases.

Je vous souhaite de passer un grand moment.

 

Nuit au musée (extraits)

 

Une nouvelle de Jean Claude Lataupe

 

Godefroy avait rencontré Louisa à la terrasse du Café des Arts. Il était raccordé à Internet ce jour là et mettait en ligne ses dernières œuvres quand il vit arriver une jeune femme vêtue d’une robe assez courte faite de tissu imprimé de fleurs bleues. Une ceinture de métal doré enserrait sa taille, un long foulard sur ses épaules tombait dans son dos au profond décolleté. Elle avait un tatouage sur son épaule droite qui représentait une gazelle en pleine course. Elle en avait un autre, en hauteur sur sa cheville gauche fait de signes de l’alphabet chinois. Elle était blonde, les cheveux plutôt courts. Elle portait des chaussures à hauts talons dont le ton s’harmonisait parfaitement à celui de la robe et du foulard qu’elle portait avec beaucoup d’élégance. Le contre jour laissait deviner des formes harmonieuses sous la robe de fin tissu malgré la doublure censée voiler ces formes. Elle vint s’asseoir à une table proche de celle de Godefroy et commanda un thé au jasmin. Le garçon apporta la commande et la posa sur la table. Elle ouvrit son sac à main duquel elle tira un étui en métal doré et en sortit une cigarette qu’elle porta à ses lèvres puis déposa l’étui doré sur la table. Elle fouilla à nouveau dans son sac, en sortit un briquet en laque de chine et alluma sa cigarette. Godefroy reconnut le bruit caractéristique du Dupont lorsqu’elle le referma et le posa sur l’étui à cigarettes. Elle fumait nonchalamment en attendant que le thé infuse dans la théière. Sa robe laissa voir assez haut ses jambes lorsqu’elle les croisa. Elles avaient un galbe et un teint hâlé admirables. Elle porta son regard sur Godefroy, lui adressa un discret sourire lui disant qu’elle était de passage à Paris. Godefroy lui demanda alors ce qu’elle faisait à Paris. Elle lui répondit qu’elle était en stage de formation pour devenir naturopathe et qu’elle profitait de ses journées de repos pour visiter les monuments et musées de la capitale. Godefroy la complimenta pour le choix de cette orientation professionnelle basée sur le principe que nombre de maladies peuvent être soignées ou évitées avec des régimes végétariens ou à base de produits naturels. Il lui fit également compliments sur sa tenue et sa beauté ce qui lui fit arborer un large et gracieux sourire indéfinissable. Elle lui demanda ce qu’il faisait sur cette terrasse. Godefroy lui répondit qu’il était écrivain et qu’il venait souvent en ce lieu puisque le café disposait d’une connexion sur le réseau Internet et il en profitait donc pour mettre en ligne son travail. Godefroy lui proposa de se rapprocher pour lui montrer son travail justement. Elle accepta, se leva et vint s’asseoir à la table la plus proche de la mienne. Godefroy tourna l’écran afin qu’elle puisse lire. Elle tourna également légèrement sa chaise afin d’avoir l’angle de lecture le mieux adapté. Elle semblait intéressée par la teneur des textes de Godefroy. Elle les parcourait avec assiduité et lui dit, au bout de quelques minutes que ce qu’il écrivait était très intéressant. Elle voulut se lever pour aller chercher son thé. Godefroy avait anticipé sa pensée et se leva pour aller le lui chercher. Elle le trouva serviable. Godefroy lui répondit que c’était un honneur pour lui que de la servir. Elle sourit à nouveau lui disant qu’elle aimait ses manières et qu’aujourd’hui peu d’hommes se comportaient de la sorte.

Elle but son thé à petites gorgées alors qu’il l’observait du coin de l’œil. Son maquillage soulignait ses yeux verts et les mettait en valeur tout comme ses lèvres bien dessinées. Elle avait un port de tête distingué. Un parfum aux senteurs de fleurs émanait de sa peau au grain fin. Elle était vraiment belle et produisait beaucoup d’effet sur Godefroy. Lorsqu’elle eut bu la moitié de sa tasse elle vint s’asseoir sur la seconde chaise de la table après lui avoir demandé la permission ce qu’il accepta volontiers. Elle était à trente centimètres de Godefroy et son parfum l’enivrait de tant de douceur. Elle prit la souris dans la main après lui avoir demandé et tourna la molette pour continuer sa lecture. Son aisselle était parfaitement épilée et dans l’échancrure de son chemisier Godefroy voyait le renflement de sa poitrine emplissant parfaitement le chemisier. Elle portait un soutien gorge sans bretelles à fleurs bleues également. Elle ne protesta pas lorsque la main de Godefroy se posa sur la sienne prétextant de l’amener sur une page très intéressante mais éloignée de l’endroit qu’elle parcourait. Elle avait la peau vraiment douce. Elle continua ainsi sa lecture alors que Godefroy se rapprochait doucement d’elle. Au bout de cinq minutes leurs corps se touchaient presque et elle ne protesta pas, une fois encore, lorsqu’elle sentit la cuisse gauche de Godefroy effleurer sa cuisse droite puis se coller contre elle. Elle était totalement absorbée par sa lecture. Godefroy sentait à travers son pantalon la chaleur du corps de Louisa qui réchauffait sa peau. Il en éprouva un bien être délicieux et aurait voulu que cette lecture dure longtemps, très longtemps. Trente minutes plus tard elle arriva au dernier billet du blog. Elle se tourna vers Godefroy et le remercia d’avoir partagé avec elle ce délicieux moment. Elle déposa un baiser sur sa joue gauche puis lui dit qu’elle devait rentrer à son hôtel. Godefroy lui demanda si elle était libre le lendemain. Elle répondit par l’affirmative. Il lui proposa donc de la revoir sur cette terrasse dès le lendemain ce qu’elle accepta. Ils se levèrent, Godefroy l’embrassa puis elle quitta la table en regardant dans sa direction lui faisant un signe de la main, signe que Godefroy lui rendit.

Il resta rêveur sur sa chaise durant de longues minutes en repensant à elle. Elle l’avait vraiment marqué durant cette heure qui comptera dans sa vie. Godefroy se sentait d’humeur joyeuse et avait hâte d’être plus vieux de quelques heures pour avoir la joie de la voir arriver.

Il remballa ses affaires puis se rendit à la caisse pour régler ses consommations. Godefroy quitta la terrasse non sans avoir regardé une dernière fois la table qui avait vu se dérouler leur rencontre. Il marchait d’un pas léger. Le monde était beau ce soir ! Un vent frais soufflait sur le boulevard. Il écoutait le pépiement des oisillons dans leurs nids perchés sur les hauts platanes. Le boulevard était calme en cette douce soirée et les voitures se faisaient rares à cette heure, une majorité de parisiens ayant déserté la capitale en cette fin juillet.

Dans la grande salle du rez de chaussée de l’Hôtel du Nord une jeune femme, assise dans un fauteuil lisait le Parisien. Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil. En l’observant le veilleur de nuit trouva qu’elle semblait gaie et heureuse de vivre. Il eut un petit sourire puis continua à vaquer à ses occupations. Lorsqu’elle arriva aux pages centrales Louisa posa le journal sur ses genoux et ferma les yeux repensant à Godefroy. Elle se dit qu’il écrivait remarquablement, ses textes la touchaient véritablement et ses prises de position par rapport aux évènements de la vie lui plaisaient. Elle se souvenait particulièrement de ce pamphlet adressé aux grands de ce monde qui les fustigeait pour leur attitude égoïste par rapport à notre planète. La sonnerie de son portable la tira de ses réflexions. Elle fouilla dans son sac, en sortit le portable, décrocha et reconnu immédiatement la voix de Godefroy. Ils parlèrent de longues minutes de choses et d’autres et Godefroy lui souhaita une douce nuit avant de raccrocher. Louisa referma le couvercle du Motorola et le remit dans son sac, visiblement heureuse. La grande salle de l’Hôtel du Nord était maintenant vide. Elle demanda sa clé au veilleur de nuit et monta l’escalier qui menait à sa chambre.

…/…

Godefroy termina son article, rangea son ordinateur dans la valise puis sortit pour se rendre au Café des arts afin de mettre en ligne son billet du jour, billet pamphlétaire parlant des dopages sur le tour de France.

Il s’installa à la place qu’il occupait la veille, commanda un grand café avec du lait froid puis sortit son ordinateur. Pendant que la connexion s’établissait il but son café au lait puis commença son travail journalier, ouverture de sa messagerie, lecture et exploitation de ses nombreux messages et connexion sur son blog, sa signature morale honorifique.

Godefroy travaillait plusieurs heures par jour sur cet espace qu’il avait ouvert il y a 20 mois en hommage à ses trois amies assassinées. Il était 16 heures lorsqu’il ferma son blog. Il sortit son portable et appela la brasserie Tarmac pour réserver une table pour 20 heures puis se rendit chez le fleuriste voisin.

Il commanda une rose satinée de teinte saumon pastel. Il la fit emballer et demanda qu’on y agrafe l’enveloppe qu’il tendit à la vendeuse. Il paya puis retourna s’installer à la terrasse. Il était presque 17 heures et Louisa n’allait pas tarder.

Il reconnut de loin sa démarche alors qu’il ne voyait pas encore les traits de son visage. Elle marchait du pas tranquille de quelqu’un bien dans sa peau. Elle portait un mignon petit sac pendu à son épaule gauche et une sacoche de cuir clair dans la main droite. Lorsqu’elle vit Godefroy elle lui fit un signe de la main et un discret sourire illumina les traits de son visage. Il se leva pour l’accueillir, posa la main droite sur son épaule et ses lèvres tremblantes embrassèrent ses joues fraîches. Ils prirent place à la table alors que Godefroy appelait le serveur. Louisa posa sa sacoche sur la table se trouvant à côté d’elle et se laissa doucement tomber sur la chaise face à Godefroy alors que le garçon arrivait. Godefroy commanda deux coupes de Champagne rosé puis prit la rose posée sur la chaise à sa gauche et la tendit à Louisa lui disant que ce petit présent émanait de son cœur. Louisa prit la rose saumon la regarda et la posa sur la table puis se leva et embrassa Godefroy dont les joues s’empourprèrent. Elle lui dit apprécier l’élégance et le geste en se rasseyant sur sa chaise. Elle souleva le dos de l’enveloppe de son index à l’ongle peint de rouge vif et en tira entre deux doigts un bristol sur lequel figuraient ces quelques mots :

Lorsqu’hier sur cette terrasse je t’ai aperçue

Ta beauté naturelle m’a soudainement vaincu

Accepte chère Louisa cette si modeste reine

Elle honore en cette journée une souveraine.

Louisa était manifestement touchée de ce présent et des mots valorisants qui l’accompagnaient. Une larme d’émotion perla bientôt à ses paupières. Il y avait si longtemps qu’on ne l’avait pas traitée avec tant de délicatesse. Elle se sentait grandie, flattée, considérée et valorisée elle qui avait enduré, tout comme Godefroy,  son lot de malheurs et de solitude. Elle lui dit qu’il était un homme formidable. Godefroy posa sa main droite sur la nuque de Louisa, la regarda dans les yeux et lui dit que ces modestes mots ne reflétaient qu’une infime partie de ce que son cœur meurtri ressentait pour le sien. Il l’embrassa sur la joue et sa main droite vint se poser sur celle de Louisa qui passa ses doigts dans les siens. Le garçon revint avec les deux coupes de Champagne rosé, accompagnées de quelques boudoirs rémois qu’il déposa sur la table puis s’éloigna discrètement. Godefroy dégagea ses doigts de ceux de Louisa prit sa coupe en main regarda Louisa dans les yeux et lui déclara : « Je porte un toast à notre belle rencontre qui restera ancrée en mon cœur ; Je ne te connais que depuis deux jours et tu m’offres déjà du bonheur. »

Louisa était manifestement sur une autre planète depuis quelques instants. La tête lui tournait mais les quelques gorgées de breuvage royal n’en étaient pas responsables. Elle était étourdie et éblouie par tant de délicatesse et de belles manières qu’elle ne se déroba pas lorsque les lèvres de Godefroy se posèrent sur les siennes. Ce baiser furtif lui communiqua des bouffées de chaleur. Les doigts de Godefroy se glissèrent dans ceux de Louisa et il lui dit d’une voix tremblante qu’il se sentait bien avec elle. Louisa était elle aussi heureuse, si heureuse même qu’elle avait l’impression de vivre un rêve éveillé. Elle ne se souvenait pas d’avoir vécu, par le passé, une telle plénitude auprès d’un homme, homme qu’elle ne connaissait que depuis deux jours à peine. Elle ne s’expliquait pas non plus cette délicieuse magie qui était en train d’opérer entre eux. Peut-être même ne souhaitait-elle pas se l’expliquer d’ailleurs.

Lorsque leurs coupes furent vides Godefroy dit à Louisa qu’il avait réservé une table dans une brasserie contemporaine. L’idée lui parue sympathique et elle accepta. Godefroy appela le garçon, demanda la note puis sortit son portable et appela un taxi. Il venait de régler l’addition lorsque le taxi arriva. Ils prirent place à l’arrière de la Mercédès après que Godefroy eut rangé dans le coffre de la voiture la sacoche de Louisa et sa propre valise. Godefroy demanda au chauffeur de les conduire à la brasserie Tarmac. La circulation, particulièrement fluide en cette fin juillet permit à la Mercédès d’arriver rue de Lyon en moins de dix minutes. Godefroy régla le chauffeur et reprit leurs affaires entreposées dans le coffre de la Mercédès.

La grande salle du Tarmac, pleine comme un œuf, diffusait du jazz. Le bruit de la cloche émanant de la cuisine tintait à intervalles réguliers indiquant aux serveuses que les commandes étaient prêtes. Les plats, à la présentation harmonieuse et sans faille, étaient livrés sans retard en un ballet parfaitement réglé et rodé par l’expérience acquise au fil du temps par les serveuses de cette brasserie en vogue. Les plateaux, chargés de cocktails aux couleurs exotiques trouvaient place sur les tables au gré des commandes.

Il ne restait que quatre places sur la terrasse et Stéphane le responsable, tout sourire, plaça Louisa et Godefroy près du gros palmier de droite puis tendit à chacun une carte et s’éloigna. A la table voisine de la leur, juste à côté de la valise de Godefroy, un petit  caniche au pied de sa maîtresse fit sourire Louisa qui le trouva mignon. L’ambiance était détendue et le courant passait remarquablement entre eux. Ils étaient en phase sans même parfois prononcer un seul mot. Le miracle de l’amour les portait dans cette douce soirée dont ils garderaient un souvenir empli d’émotion.

Mélanie, tout sourire, vint prendre leur commande. Louisa demanda une Caïpirinha, cocktail exotique à base de citron vert pilé et du jambon Serrano tandis que Godefroy commanda un Mojito, mélange à base de rhum Bacardi accompagné de croquettes de patates douces et de crevettes. Mélanie partit passer la commande et les laissa choisir la suite. Ils eurent du mal à se décider sur le choix du plat tant la carte offrait de délices tous plus appétissants les uns que les autres. Lorsque Mélanie apporta les cocktails et les tapas ils avaient arrêté leur choix. Louisa commanda des noix de Saint Jacques poêlées accompagnées d’un verre de Côtes de Gascogne-Domaine Joÿ 2005, Godefroy, lui, demanda un gigot d’agneau roulé au sel de Guérande et au romarin ainsi qu’un verre de Morgon-Foillard 2006. Mélanie, après avoir noté leur commande, leur souhaita un bon appétit et une excellente soirée avec son sourire habituel puis s’éloigna discrètement pour passer commande. Ils dégustèrent leur cocktail et grignotèrent amoureusement les tapas.

Le contexte et le lieu devenaient magiques pour eux et le lyrisme s’emparait de leur âme. Ils avaient envie de chanter tant ils se sentaient bien. La main gauche de Godefroy se posa sur celle de Louisa et la serra tendrement. Leurs doigts se nouèrent comme s’ils avaient voulu emprisonner le bonheur afin qu’il ne leur échappât pas. Ils se sentaient merveilleusement bien en cette soirée qui voyait approcher la nuit. Ils parlèrent de leurs goûts et leurs combats respectifs et se trouvèrent nombre de points de convergence. Godefroy proposa à Louisa d’aller écouter dimanche le concert d’orgue à Saint Eustache ce qu’elle accepta avec bonheur. Décidément Godefroy la comblait de délicates attentions et le cœur de Louisa s’en trouvait transfiguré.

Mélanie vint apporter la suite et les servit après avoir enlevé leurs verres et leurs assiettes vides. Ils dégustèrent leur plat de bon appétit, visiblement satisfaits de la qualité. Arnaud, le chef de cuisine vint poliment les saluer s’enquérant de savoir si le repas leur plaisait. Ils répondirent « oui ! », en chœur, éclatant de rire car leur affirmation était synchrone comme si une seule bouche l’eut prononcée. Ils étaient en phase, une fois de plus. Mélanie vint débarrasser la table leur demandant s’ils souhaitaient un dessert en leur tendant la carte. Lorsque Mélanie revint Louisa demanda une mousse de banane et coulis d’ananas au curry tandis que Godefroy opta pour une crème brûlée à la vanille de Bourbon. Les mains de Godefroy caressaient celles de Louisa qui le regarda lui disant qu’elle vivait ce soir un merveilleux conte de fée. Un sourire radieux illuminait leur visage. Ils étaient bien ensemble et auraient voulu que cet instant ne s’arrête jamais tant ils se sentaient heureux. Ils dégustèrent leur dessert puis prirent un café. La nuit était tombée sur le quartier de la gare de Lyon. Mélanie apporta l’addition. Godefroy régla la note puis commanda un taxi. Le taxi, une Jaguar vert bouteille se gara le long du trottoir. Le chauffeur en descendit, ouvrit le coffre puis la porte arrière droite. Godefroy déposa leurs affaires dans le coffre pendant que Louisa prenait place à l’arrière de la Jaguar. Il vint s’asseoir à côté d’elle et le taxi démarra en direction de l’hôtel du Nord, quai de Jemmapes près du Canal Saint Martin.

A suivre…

  

 

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A la dérive

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 864

 

A la dérive

 

A vaincre sans péril on triomphe sans gloire !

 

Le vaisseau « Tour de France » est dans la tourmente voire dans la tempête. Les orages qui secouent son ciel depuis trop longtemps ont eu raison de lui. Il vogue lamentablement à la dérive et va finir par s’échouer, la coque laminée, sur les récifs de granit érodés par l’océan. Le capitaine du bâtiment est impuissant à enrayer les voies d’eau qui se font jour de toute part. Elle s’engouffre dans la coque minée l’alourdissant dangereusement. Le naufrage est imminent.

 

 

 

 

Apothéose de la servilité

 

 

 

La sentence est tombée, le cycliste s’en émeut, il semble étonné

Il a enfreint et bafoué toutes les règles et s’en trouve sanctionné

Il a triché espérant voir son nom enregistré en belles lettres d’or

Sa cupidité l’aveugle au point d’avoir occulté l’envers du décor.

 

 

Pour un soupçon de gloire éphémère, vite oublié, il abrège sa vie

Il est totalement inconscient dans sa méprisable et pitoyable folie

Il s’est menti à lui même en imposant sa folle histoire aux autres

En trichant à ce point il n’aura jamais l’image d’un grand apôtre.

 

 

Cet individu ne peut prétendre être un exemple pour débutants

Il aura surtout marqué les esprits par ses manières de mécréant

Il a faussé les règles de compétitivité en triomphant sans gloire

En jouant de la sorte, il retombera dans l’anonymat sans espoir.

 

 

 

Telle est donc la ballade que je dédie à tous les sportifs tricheurs

Ils sont légion dans le monde actuel qui a perdu bien des valeurs

L’empire de l’esbroufe a aisément obtenu ses lettres de noblesse

Il couronne des bouffons à l’âme emplie de vilénie et de bassesse.

 

 

 

 

Jean Claude Lataupe

26 juillet 2007

  

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Histoire de « cabot »

La chronique de Jean Claude Lataupe

Billet n° 863

 

Histoire de « cabot »

 

Je vais vous parler aujourd’hui d’un petit animal que j’ai rencontré le premier mai de cette année.

J’étais invité à déjeuner ce jour là chez mon amie Sylvie qui avait également convié Sandrine, inspectrice à la SPA, si ma mémoire ne me trahit pas.

Sandrine est ardente militante de la cause des animaux de toute nature tout comme Sylvie d’ailleurs et c’est grâce à Sylvie et Sandrine que j’ai eu connaissance des remarquables combats menés par l’AFIPA (travail de longue haleine en faveur et au profit des espèces protégées et menacées pour la seule et unique raison d’avoir été dotées par la nature d’une fourrure. Ce n’est hélas pas le seul combat mené par l’AFIPA)

Pour en revenir à Sylvie et sa « ménagerie » j’ai fait la connaissance de toute sa petite « troupe » menée par le petit « maître de la maison » un gentil « cabot » du nom de Bilou.

Il est plus rusé qu’une fouine. Je l’ai trouvé vraiment intelligent à tel point que j’ai décidé de lui consacrer ce billet et l’œuvre qui va avec. Je vais même afficher sa photo et je sais que Sylvie ne me poursuivra pas en justice pour cela (sourire)

 

Silence je l’entends aboyer !

 

 

 

Ode à petit Bilou

 

 

Je vais vous parler aujourd’hui d’une bestiole fort sympathique

Ce gentil toutou est en fait un compagnon vraiment dynamique

Bilou est un beau loulou qui remplit la vie de mon amie Sylvie

C’est le roi de la maison ce cabot rusé, il trône sur la ménagerie.

 

Quand je dis ménagerie je parle des autres animaux de Sylvie

Il y a les trois furets qui ne sont pourtant pas issus du bois joli

Il y a également le bien vieux colonel aux poils tout blanchis

Il est sourd et ne voit plus très clair cet animal bien affaibli.

 

Sylvie a reçu Gaylord comme cadeau alors qu’il était petit

Il vit auprès d’elle et des siens depuis plus d’une décennie

Il y a aussi un bien joli félin qu’on ne voit pas très souvent

Comme tous les chats qui se respectent il est indépendant.

 

Pour en revenir à Bilou il a de la classe avec son foulard

Il a le museau pointu, l’œil très vif et pas un poil de lard

Une véritable intelligence se dégage dans son joli regard

Il est attachant ce si mignon chien loin d’être un bâtard.

 

ecrivainparisien

25 juillet 2007 

 

 

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